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samedi 9 février 2013

Carte postale de Téhéran - 21 janvier 2013 - Daria Kirsanova




Téhéran est une ville étrange : une métropole énorme de 12 millions d’habitants, dotée d’un réseau impressionnant d’autoroutes, à la circulation extrêmement indisciplinée et en même temps la capitale d’un état religieux qui a tendance à restreindre sa société au carcan de la tradition. Et paradoxalement, contre vents et marées, d’autres mots conviennent à Téhéran en tant que ville, à l’Iran en tant que pays et à l’art contemporain iranien en tant que phénomène social. Une multitude d’obstacles, le manque de financement, le manque de structures publiques, des études universitaires peu propices (ni l’art contemporain ni la théorie qui le traite ne sont bien accueillis comme sujets de recherche) n’ont pas pu empêcher l’apparition d’une scène d’art contemporain dynamique et diversifiée, dont un système de galeries en croissance constante qui aspirent toutes au statut « professionnel » dont elles jouissent en occident.

Fresque dans une rue de Téhéran

Mon premier voyage en Iran a eu lieu en 2010 ; j’avais beaucoup entendu parler de la censure et d’autres problèmes que les artistes et les cinéastes rencontrent dans ce pays et j’ai été surprise de découvrir beaucoup de galeries exposant des œuvres d’art conceptuel intéressantes et sophistiquées qui portaient un message politique. C’était exactement un an après la répression du soulèvement du « Mouvement Vert » révolutionnaire de 2009 ; des artistes dont Amir Mobed, Shahab Fotouhi, Barbad Golshiri, Neda Razavipour, Mahmoud Bakhshi et Rozita Sharafjahan tentaient de donner du sens à ce qui s’était passé durant les mois de manifestations. C’était une époque qui alliait la réflexion sur les évènements et le deuil des victimes prises individuellement et non du Mouvement Vert en tant que force politique.

Cette liberté d’expression était, et reste encore, possible à cause de la situation marginale des arts plastiques en Iran ; il constitue presque un monde à part. Le public des galeries est surtout composé des personnes impliquées dans l’art, d’une façon ou d’une autre. Même maintenant, la majorité du public ne connait pas l’existence des galeries et, dans une grande mesure, trouve les pratiques de l’art conceptuel d’un abord difficile. Curieusement, cette situation de l’art contemporain au sein du contexte social iranien l’a grandement avantagé ; elle a permis aux artistes et aux galeries de travailler avec un certain degré de liberté créatrice. Mais les choses changent.

A l’automne dernier, j’ai fait mon dernier voyage en date à Téhéran et le plus long aussi. J’y suis resté un mois et j’ai pu y observer la scène artistique en action. La situation politique et économique du pays était beaucoup plus difficile et il y avait beaucoup moins de touristes étrangers à cause de l’hystérie des médias occidentaux mais il s’y passait quand même beaucoup de choses. Depuis les deux ans de mon premier voyage, les galeries de Téhéran étaient devenues plus connues et plus bourgeoises.


 Conversation d’artiste par Anahita Razmi à la plateforme Sazmanab pour les arts contemporains

La communauté artistique a répondu par l’augmentation du nombre d’espaces pour les projets, d’ateliers et de tables rondes tous à but non lucratif. L’un des plus anciens espaces de projets dirigé par des artistes et la galerie Parking, fondée par l’artiste et commissaire d’exposition Amirali Ghassemi. Depuis son ouverture en 1998, ses activités se sont étendues de l’Iran à la scène internationale. Un autre espace artistique indépendant est Sazmanab, fondé en 2009 ; il a développé un programme très solide d’expositions, de discussions, de projections et de résidences internationales. Ce programme montre un engagement clair de conserver les connexions de Téhéran aux réseaux internationaux et vice-versa. L’un des derniers projets de cet espace a été l’exposition « Scénarios Cachés » organisé par un jeune commissaire d’exposition en résidence originaire de Turquie, Nesli Gül, avec des œuvres de Kardelen Fincanci et d’Ismaïl Egler. Les œuvres, réalisées spécialement pour ce spectacle étaient concentrées sur la notion d’obéissance à l’intérieur de différentes structures sociales, dont le monde de l’art lui-même.


Daniel Kötter, ‘Théâtre d’Etat Lagos/Téhéran/Berlin’ (2011), installation Galerie Raf 

Le second spectacle de la galerie Raf qui vient d’ouvrir était une exposition par un vidéaste et cinéaste expérimental allemand Daniel Kötter (autre artiste en résidence à Sazmanab). Son film en trois parties Théâtre d’Etat Lagos/Téhéran/Berlin (2011) s’intéresse aux structures architecturales et aux histoires dérangeantes entourant la construction de ces opéras dans ces trois villes. Durant l’exposition, la galerie a aussi hébergé une discussion sur le rôle des institutions culturelles au sein d’un contexte urbain.


Atelier International d’artistes Raybon

Une autre collaboration fascinante est celle de l’atelier international d’artistes Raybon ; une galerie commerciale, la galerie Mohsen, adopte certaines caractéristiques d’un espace public. Cette initiative, organisée par le centre d’art Raybon en collaboration avec Sazmanab, a vu des artistes iraniens, indiens, chinois, libanais et sud-africains travailler ensemble étayés par une série de discussions, de présentations d’artistes et d’ateliers portes ouvertes. Tout ce travail a culminé dans un spectacle final qui a duré deux semaines. L’une des œuvres les plus surprenantes produites durant l’atelier a été un collage minimaliste de peinture par la photographe Katayoun Karami ; jusqu’à présent elle avait principalement travaillé sur l’autoportrait. Il est réconfortant d’assister à ces évènements et à ces initiatives qui se passent à Téhéran pour tenter de remplir le vide créé par le manque de structure institutionnelle adéquate.

Il n’est pas possible de parler des institutions artistiques en Iran sans mentionner le Musée d’Arts Contemporains de Téhéran qui comporte une grande collection d’art occidental s’étalant du postimpressionnisme au minimalisme des années 1970. Dans le passé, il était impliqué dans le développement de la pratique des arts contemporains dans le pays. Inauguré en 1977, deux ans avant la révolution de 1979, le musée a été le premier au monde des musées d’art contemporain. Cependant, ces dernières années, ses activités se sont considérablement réduites et il ne semble plus avoir d’influence sur la scène de l’art contemporain en Iran. Pendant tout le temps de ma visite en Iran, le musée abritait une exposition majeure de Günther Uecke, organisée en collaboration avec l’ambassade d’Allemagne.


Sara Assefi, installation partie d’un spectacle de groupe « Hors du Temps », galerie Azad 

Les galeries de Téhéran sont terriblement dynamiques, les expositions changent toutes les semaines ou toutes les deux semaines ; les espaces artistiques y ont un rythme différent des occidentaux qui font tourner leurs expositions toutes les six ou huit semaines. L’un des faits saillants de mon voyage a été le spectacle solo de Shahla Hosseini, une artiste maintenant connue au niveau international ; elle n’expose que rarement, même en Iran ; sa pratique est fondamentale à la progression de l’art contemporain iranien. Les peintures d’Hosseini, réalisées en technique mixte et ses collages inspirés par Joseph Beuys dans des vitrines de verre sont pleins d’histoires personnelles et même sentimentales. L’un des plus beaux espaces  de Téhéran, la galerie Aoun, a exposé un spectacle de groupe intitulé « Extraterrestre » sous la direction du commissaire d’exposition Babak Etminani ; il se concentrait sur l’abstraction en peinture et en sculpture.


« Extraterrestre », installation, commissaire Babak Etminani, Galerie Aoun

La politique est présente dans tous les aspects de la vie urbaine en Iran et les artistes cherchent constamment de nouvelles façons de s’engager dans le débat politique. Mojtaba Amini commence par les controverses profondes de la société iranienne, regardant au-delà des problèmes les plus visibles des relations entre les sexes, de la guerre et de l’ambition nucléaire. Sa première exposition solo, à la galerie Aaran, réfléchissait sur la situation actuelle du pays dans des œuvres pleines d’anxiété pour le futur. La galerie Azad est probablement l’espace commercial le plus expérimental et le plus ouvert intellectuellement à Téhéran. Je ne pouvais m’empêcher d’y retourner et j’y ai d’abord vu une exposition brillante du photographe Mehran Mohadher, qui centre sa pratique sur une enquête perpétuelle sur les possibilités de ce moyen d’expression. Quelques heures avant de me rendre à l’aéroport, je me suis arrêtée à la galerie pour revoir « Hors du Temps », une exposition de groupe d’une exceptionnelle qualité réalisée par 18 nouveaux diplômés dans le domaine de l’art. L’exposition affirmait que la nouvelle génération d’artistes en Iran possédait le potentiel pour faire avancer l’art, pour développer un langage plus sophistiqué de l’expression artistique tout en restant fidèle à son engagement social. J’ai hâte d’être de retour en Iran pour le voir.

Source : http://blog.frieze.com/postcard-from-tehran/

vendredi 1 avril 2011

L’ombre longue de la révolution plane sur la scène artistique de Téhéran - BENJAMIN GENOCCHIO – 30 Mars 2011

TEHERAN — Les paradoxes iraniens sont bien visibles au musée d’art contemporain, conçu par l’artiste et architecte iranien Kamran Diba: c’est un musée Guggenheim de New York à l’envers.


Dans le hall central est pendu un mobile d’Alexander Calder acheté lors de l’inauguration du musée en 1977, deux ans avant la révolution islamique. A droite, une sculpture sans titre datée de 1966 de Donald Judd : un arrangement vertical de neuf panneaux de ce que l’écriteau décrit comme du « fer galvanisé » empilés du sol au plafond.

Ce Judd, qui vaut probablement 5 millions de dollars aujourd’hui, n’est que l’une des oeuvres impressionistes, modernes et contemporaines acquises lors de la fondation du musée. Mais c’est, avec le Calder, l’une des seules œuvres occidentales encore exposées ; le reste, dont des Monet, des Van Gogh, des Pissarro, Renoir, Gauguin, Toulouse-Lautrec, Magritte, Miro, Braque et Pollock est enterré dans les réserves. En regardant de plus près la sculpture de Judd, on remarque des éraflures et des tâches de solvant sur plusieurs des panneaux, dont certains sont espacés inégalement sur le mur ou mal fixés – de travers.

Jusqu’à la révolution, l’Iran était l’un des pays les plus cultivés et cosmopolites de la région. Sa littérature et ses mouvements artistiques étaient progressistes, son industrie du film et de la télévision sophistiquée. La population, musulmane chiite pour la majorité, était pieuse mais pas fanatique.

« Nous buvions en public et priions en privé, mais de nos jours, nous prions en public et buvons en privé » me dit mon guide, possédant un diplôme d’ingénieur et dont le travail est de m’accompagner partout et de faire un rapport sur mes déplacements.

Accepter sa présence était l’une des conditions pour pénétrer dans un pays où la présence étrangère n’est ni désirée ni bienvenue. Officiellement, l’Iran ne reçoit que 10.000 touristes par an, un chiffre étonnement bas vu son attractivité culturelle : Persépolis, capitale de l’empire perse achéménide, est l’un des sites archéologiques majeurs de la région. Dubaï, qui n’a rien d’autre à offrir que ses centres commerciaux et sa foire d’art annuelle compte environ un million de visiteurs par an.

C’est une époque inquiétante pour les artistes en Iran. Certains ont tout simplement décidé de rester à l’étranger.

Au printemps 2009, les frères Ramine et Rokni Haerizadeh rentraient à Téhéran après une brève étape à Paris pour leur première exposition à la galerie Thaddeus Ropac quand, selon une interview récemment publiée dans Wmagazine « ils ont reçu un appel d’un ami leur conseillant de ne pas rentrer à la maison. » Leurs œuvres avaient été confisquées pendant l’attaque du domicile d’un de leurs collectionneurs de Téhéran et il craignait qu’ils ne soient arrêtés. Les frères demandèrent à résider aux Emirats Arabes Unis et vivent désormais à Dubaï.

Ici, la culture a de la valeur. Il y a de nombreux théâtres publics, des musées, des galeries ainsi que des écoles d’art, publiques et privées. Chaque année, 40.000 étudiants en art obtiennent un diplôme universitaire dont des graphistes. Mais depuis la fin de la présidence relativement libérale de Khatami, en 2005, de nombreux artistes, rédacteurs, écrivains et cinéastes ont connu la prison.

Selon Hamid Keshmirshekan, rédacteur en chef d’Art Tomorrow, un nouveau magazine iranien d’art contemporain, il y a plus de 80 galeries à Téhéran, 100 si l’on y inclut les lieux d’exposition publics,  réparties dans toute la ville mais surtout concentrées au nord, la partie la plus riche de la ville. Beaucoup sont des domiciles privés, l’espace n’y est donc que temporaire. Une poignée de personnes soutiennent l’art. La plupart des propriétaires de galeries sont des femmes, comme ailleurs dans le monde.

Pendant mon séjour a Téhéran, j’ai visité environ une douzaine de galeries, rencontré beaucoup d’artistes talentueux et vu des œuvres étonnamment progressistes. La bonne nouvelle c’est que l’art iranien est vivant et qu’il se porte bien. La mauvaise nouvelle c’est que beaucoup d’œuvres ne peuvent pas être exposées ou ne sont exposées que quelques heures avant de retrouver les réserves a toute allure.

Le ministère de la culture islamique et de l’information tient bien la bride sur ce que l’on peut ou ne peut pas exposer et chaque propriétaire de galerie que j’ai rencontré m’a raconté une anecdote de convocation au ministère pour expliquer puis retirer de l’exposition les œuvres accrochées. Les œuvres jugées choquantes ou blasphématoires exposent le marchand et le créateur à des poursuites.

Les artistes les plus jeunes sont également les plus audacieux. Beaucoup emploient l’humour comme une arme : se moquant indirectement de la clique des mollahs au pouvoir ou montrant du doigt les absurdités et les contradictions de la vie dans l’Iran d’aujourd’hui. Voir ces jeunes gens s’adonner à l’art pour protester est à la fois encourageant et troublant.

En avril, plusieurs galeries de Téhéran espèrent monter une exposition commune improvisée de 70 œuvres consacrées aux fleurs, en solidarité avec Mehraneh Atashi, une photographe arrêtée en janvier 2010 pour avoir pris des images des manifestations de rue à Téhéran. On l’a relâchée à condition qu’elle se mette à prendre des photos sur des sujets plus convenables comme les beautés de l’horticulture locale.

En fait, la photographie s’est révélée un media vital d’engagement social et politique. Shirine Aliabadi et Shadi Ghadirian sont célèbres pour leur intérêt pour les problèmes féminins dans la société iranienne. Les deux ont exposé à l’étranger et leurs œuvres se trouvent dans les collections des musées américains et européens. Madame Ghadirian a récemment créé un répertoire des photographes iraniens sur Internet, fanoosphoto.com, qui organise des expositions en ligne.

Les reporters d’images Abbas Kowsari et Newsha Tavakolian qui vivent à Téhéran, réussissent à vendre et à exposer dans et hors du pays. Monsieur Kowsari aime faire le portrait des absurdités de la société iranienne; ses images de cadets féminines de la police vêtues du tchador et descendant vaillamment en rappel des immeubles publics de Téhéran sont maintenant célèbres. Il y a aussi Arash Fayez, 27 ans, un jeune photographe prometteur Remarqué lors de la dernière foire a la photo de Paris. Sa dernière série « Décadence des souvenirs » consiste en cinq polaroids des reliques préférées de son enfance (dont un ballon et une bouteille de sauce en forme d’ours) avec en toile de fond, le paysage urbain déliquescent de Téhéran, rappelle les rêves fanés de sa jeunesse.

Nazila Noebashari, collectionneuse, a ouvert la galerie Aaran au deuxième étage de l’immeuble familial en plein cœur de Téhéran il y a deux ans. Son bureau est au second ainsi que les réserves. Les œuvres s’appuient aux murs, sont posées sur des étagères de fortune ou au sol parmi les livres. Madame Noebashari est aussi commissaire et elle vient d’organiser une exposition d’artistes iraniens au centre artistique de la 18eme rue de Los Angeles. Sa galerie expose essentiellement des artistes jeunes en quête d’expérience et est l’une des seules de Téhéran a ne pas être ouvertement mercantile.

Quand « Eshgh » (Amour), une œuvre pop sur toile à l’acrylique incrustée de cristaux Swarovski de Farhad Moshiri a atteint $1.048 million à la vente aux enchères Bonhams d’art moderne et contemporain arabe, iranien, indien et pakistanais à Dubai en 2008, de très nombreuses galeries ont commencé à pointer le bout de leur nez à la recherche de cash dans le marché croissant des œuvres iraniennes. Mais les artistes contemporains iraniens de premier plan de Téhéran, y compris Monsieur Moshiri, ont refusé d’exposer dans ces galeries qui, disent-ils, manquent de professionnalisme.

Un autre mode d’expression aime des jeunes artistes progressistes est la performance. La galerie Azad, fondée il y a une dizaine d’années par Rozita Sharafjahan et Mohsen Nabizadeh, la galerie de Téhéran le plus à l’avant-garde qui en héberge souvent, se compose d’un espace en sous sol assez rare : murs peints en noir, sol de béton, dans un quartier résidentiel calme. C’est là que j’ai rencontré Amir Mobed, un artiste conceptuel de 37 ans. Monsieur Mobed s’est fait un nom grâce à une performance à la galerie Azad inspirée par l’artiste américain Chris Burden : il se tient face au public devant une cible, la tète couverte d’une protection métallique et demande aux visiteurs de la galerie de lui tirer dessus avec un fusil à plombs. C’était, dit-il, une exécution symbolique, un message sur la liberté d’expression et les espoirs des artistes de sa génération réduits au silence.

Ce que j’ai vu de mieux dans l’art comprenait des métaphores cachées des problèmes de la nation et de la société. Parmi les étoiles montantes du pays, Barbad Golshiri, 29 ans, fils de l’écrivain iranien décédé Houshang Golshiri. Sa puissante série datant de 2005 de photos au format carte postale, « guerre civile » utilise les nombreux panneaux d’affichage politiques, religieux et commerciaux repartis dans Téhéran comme des métaphores, pas tellement alambiquées des conflits idéologiques au cœur de la société iranienne.

Ce qui résume peut être le mieux la position ambigüe des artistes dans l’Iran d’aujourd’hui est une expérience à la galerie Silkroad. Parcourant un dossier d’estampes de Peyman Hooshmandzadeh, artiste et écrivain récompensé (dont un livre vient d’être interdit), je me suis arrêté sur une représentation de jeunes dans un café de Téhéran regardant un livre de reproductions des photographies de Shirin Neshat, artiste contemporaine iranienne expatriée. J’ai demandé à la propriétaire de la galerie, Anahita Ghabaian Etehadieh, pourquoi ils étaient tellement intéressés par le travail de Madame Neshat.

« Parce qu’il n’a jamais été exposé dans son propre pays » m’a-t-elle répondu.

Benjamin Genocchio est le rédacteur en chef du magazine  Art+Auction .
Source: http://www.nytimes.com/2011/03/31/world/middleeast/31iht-m31-iran-art.html?_r=2&src=twrhp