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vendredi 28 mars 2014

Le Brésil devrait soutenir la lutte des syndicalistes iraniens – Mansour Ossanlou – 22 mars 2014

En tant que travailleur militant, j’ai toujours cherché des modèles que mon pays pourrait suivre pour s’améliorer. Trouver l’équilibre entre droits des travailleurs, développement économique, commerce international et programmes sociaux vitaux est vraiment une tâche ardue, surtout pour les pays au passé troublé.

Face à des défis sans précédent, après sa transition vers la démocratie en 1985, le Brésil a agréablement surpris le monde. Le Brésil, de nos jours, est entré dans la globalisation ; il est devenu un modèle à suivre pour les pays émergents comme l’Iran, surtout pour les droits des travailleurs et des êtres humains.

En tant qu’organisateur et chef du syndicat des conducteurs de bus de Téhéran, je suis parfaitement conscient des obstacles que rencontrent les ouvriers en Iran. Pour la plupart des Iraniens, les salaires sont dangereusement bas, l’hygiène et la sécurité n’existent pas au travail et les programmes sociaux nécessaires sont supprimés.

Mais en Iran, il est hors de question de défendre les droits des travailleurs ou des pauvres. La simple planification d’organisation de réunions syndicales, la participation à des manifestations, par exemple, peut avoir des conséquences très graves.

J’en ai moi-même fait l’expérience. J’ai été emprisonné plus de cinq ans. J’ai été torturé physiquement et menacé de mort et de viol. Mon épouse et mes enfants ont été harcelés, emprisonnés et maltraités. Mon crime supposé : demander une augmentation de salaire pour les conducteurs de bus.

Un pays peut-il progresser quand son gouvernement ne tolère pas les vues divergentes de ses propres citoyens ? Les citoyens iraniens ordinaires peuvent-ils trouver la dignité dans leur travail alors qu’ils ne peuvent revendiquer de meilleures conditions de travail ?

Contrairement aux allégations des chargés de communication du nouveau gouvernement, la situation des droits humains ne s’est pas améliorée depuis l’arrivée au pouvoir d’Hassan Rouhani il y a huit mois. Et pour les travailleurs, les perspectives sont mornes.

Le nouveau gouvernement a revalorisé le salaire minimum à un niveau qui ne couvre que le quart de ce dont les familles de travailleurs auraient besoin pour subvenir à leurs besoins. En moyenne, cinq travailleurs sont quotidiennement victimes d’accident du travail sur les chantiers de construction et dans les usines. Les travailleurs qui se plaignent peuvent être convoqués dans les bureaux de l’ « Herassat » (sécurité) qui existent dans la plupart des entreprises publiques, des associations techniques et dans toutes les universités ; le personnel de ses bureaux est composé de représentants du ministère du renseignement ; et ces travailleurs peuvent être licenciés. Bien sûr les sanctions impacté l’économie iranienne, mais la plupart de ces politiques hostiles aux travailleurs sont antérieures à ces sanctions.

Il y a tout juste deux semaines, deux travailleurs de la compagnie des bus de Téhéran qui voulaient recréer le syndicat de la compagnie ont été arrêtés. Hassan Saedi et Morteza Komsari avaient organisé des réunions informelles durant lesquelles ils enseignaient aux travailleurs les bases de la défense, soulignaient les droits dont ils pouvaient bénéficier et rassemblaient des signatures pour une pétition demandant la réouverture du syndicat. Au bout de 2.000 signatures, ils ont porté la pétition au ministre iranien du travail. Une semaine plus tard, ils étaient arrêtés sans vraie justification, sous prétexte « d’actes contraires à l’ordre public et à la sécurité nationale. »
Alors que l’Iran continue à reculer, le Brésil a fait des progrès significatifs durant la dernière décennie. En tant qu’enfant travailleur et membre du syndicat ABC des métallurgistes, l’ancien président Luiz Inacio Lula Da Silva a réussi des réformes importantes et a défendu la dignité des travailleurs. Les victoires obtenues par le gouvernement de Lula, comme l’augmentation du salaire de 40.000 métallurgistes de Sao Paulo en 2010, est une source d’inspiration pour le mouvement des travailleurs iraniens et nous montre le chemin à suivre.

Les travailleurs iraniens n’ont pas seulement besoin du Brésil en tant que modèle. Le Brésil doit aussi être un allié pour l’amélioration des droits humains.

Pendant la visite de Lula en Iran en 2010, je lui ai écrit depuis ma prison, lui demandant de défendre les droits humains et la liberté des travailleurs à s’organiser. Lula est un ancien prisonnier de conscience et a offert l’asile à une Iranienne condamnée à la lapidation. La présidente Dilma Rousseff, également ancienne prisonnière politique, s’est constamment tenue aux côtés des Iraniens en votant à deux reprises au Conseil des Droits Humains des Nations Unies pour la nomination d’un expert indépendant, un Rapporteur Spécial, pour surveiller spécifiquement la situation des droits humains en Iran.

Sans pression internationale, le gouvernement iranien continuera à intimider et à emprisonner les travailleurs et les autres défenseurs des droits humains sans en supporter les conséquences.

Les prisons iraniennes sont cruelles. Pendant sept mois et 23 jours, j’ai été à l’isolement, dans un trou de béton à peine assez long pour contenir mon corps. Les maltraitances physiques et psychologiques comme les simulacres d’exécutions, sont considérées comme des techniques d’interrogatoire valables. Mon frère Afshine, un syndicaliste lui aussi, est mort en prison en juin dernier après que ses ravisseurs lui ait refusé tout traitement médical. Il y a au moins 900 prisonniers politiques et de conscience en Iran dont au moins 30 syndicalistes.

Lula, la présidente Rousseff et le parti des travailleurs, malgré beaucoup de difficultés, ont essayé de faire ce qu’il fallait pour leur pays. J’espère que, quand la situation se présentera, ils défendront aussi le nôtre. En tant que leader global et équilibré, les décisions du Brésil ont un impact majeur, même au Moyen-Orient. Les pressions internationales m’ont aidé à retrouver la liberté il y a quelques années, ce qui prouve le pouvoir que la communauté internationale peut avoir quand elle se concentre sur la responsabilité et la justice. Le 24 mars, le Brésil aura de nouveau le pouvoir d’influencer le vote du conseil des droits humains des nations unies sur la situation des droits humains en Iran. Un vote en faveur de cette résolution donnera au Brésil l’occasion de prouver globalement son implication en faveur des mouvements des travailleurs et d’honorer les centaines d’Iraniens qui luttent pour leurs droits humains.

Mansour Ossanlou est un militant des droits humains, un dirigeant syndical, emprisonné à plusieurs reprises en Iran. Il est l’ancien chef du syndicat des travailleurs des bus de Téhéran.

Source: http://www.estadao.com.br/noticias/impresso,brasil-precisa-apoiar-luta-dos-sindicalistas-iranianos,1143788,0.htm

dimanche 23 juin 2013

Interview de la soeur d’Afshine Ossanlou

Le jeudi 20 juin, le syndicaliste emprisonné Afshine Ossanlou a été hospitalisé après avoir subi une attaque cardiaque à la prison de Redjaï Shahr. Il n’a malheureusement pas survécu à cette attaque cardiaque.

Dans une interview avec ISNA, le directeur des prisons de Téhéran a confirmé le décès d’Afshine Ossanlou. Il a dit qu’Ossanlou avait été arrêté en 2010 et devait être libéré en février prochain mais qu’il était malheureusement décédé d’une attaque cardiaque à l’hôpital Martyr Redjaï de Karadj.

Plusieurs autres prisonniers politiques ont déjà perdu la vie en détention à cause de la dure situation en prison et de la négligence des autorités pénitentiaires.

La mère d’Afshine, Fatemeh Galgari avait, par le passé déclaré à Djaras : « Afshine n’a commis aucun crime, il était juste chauffeur de bus et avait exprimé des plaintes sur la mauvaise situation économique des travailleurs. J’espère que ceux qui s’occupent des problèmes des droits humains prêteront attention à la situation des prisonniers politiques et que les prisonniers politiques innocents seront libérés. »

Afshine Ossanlou était le frère de l’ancien prisonnier politique Mansour Ossanlou, fondateur du syndicat Vahed (syndicat des conducteurs de bus). Afshine Ossanlou a été jugé et condamné par le juge Salavati à cinq ans de prison pour « rassemblement et collusion » sur la base de témoignages de passagers et pour avoir détenu un passeport. Sa condamnation a été confirmée en appel.

Le frère d’Afshine, Mansour Ossanlou, a écrit sur Facebook : « On a arrêté Afshine au dortoir des chauffeurs du terminal sud. On l’a emmené au ministère du renseignement à Shahr-e-Rey, et après, en accord avec les agents du renseignement d’Evine, on l’a mis à la section 209. Là, il a été soumis aux plus terribles tortures pour le faire témoigner contre le syndicat et les activités du syndicat. On voulait des aveux comme preuve de concertation dans l’action entre des organisations politiques et syndicales et même la fourniture illégale d’armes aux syndicats pour réaliser des attentats à la bombe avec des groupes politiques opposés à la république islamique. Tout cela n’était qu’un tissu de mensonges et de fausses accusations ; comme il refusait de coopérer, on l’a soumis aux pressions les plus dures. »

Afshine Ossanlou a été arrêté à l’automne 2010 et est resté quatre mois à la section 209 de la prison d’Evine, soumis à des tortures violentes et son corps en portait encore les marques avant sa mort. Les coups répétés à l’aide d’un câble lui avaient causé une déchirure au pied et une tumeur à l’omoplate.

Djaras a interviewé la sœur d’Afshine après la publication de son décès. On entendait les gémissements et les cris de leur mère 

Madame Ossanlou, nous vous présentons toutes nos condoléances. Pourriez-vous nous en dire plus sur les circonstances de la mort de votre frère.
Nous sommes sous le choc, nous n’arrivons pas encore à y croire, nous avons appris la nouvelle par des amis.

Après avoir appris la nouvelle, vous êtes-vous rendu à l’hôpital ou à la prison ?
Oui, je me suis rendue aujourd’hui à Redjaï Shahr pour savoir si c’était vrai. On m’a dit d’aller au tribunal pour avoir l’autorisation de voir le corps d’Afshine. Après, je suis allée voir l’infirmière qui m’a dit qu’Afshine avait été transporté à l’hôpital Redjaï jeudi à 20 heures mais qu’il était déjà décédé.

Vous voulez dire qu’il est mort en prison ?
C’est ce que je voulais savoir et je leur ai demandé la cause de la mort de mon frère. Ils m’ont dit que lorsqu’il est arrivé, il était déjà mort mais comme il était jeune, il y avait encore de l’espoir et ils ont essayé de le ranimer pendant une heure sans succès.

Quelle était la cause de la mort ?
Ils disent que c’est une attaque cardiaque.

Aujourd’hui, samedi, la direction de la prison vous a-t-elle contacté depuis jeudi pour vous annoncer la nouvelle de son décès ?
Non, Afshine est mort depuis deux jours mais personne n’a voulu nous contacter.

Avez-vous pu voir son corps ?
Oui… (elle commence à pleurer), nous n’arrivons pas à croire qu’Afshine est parti, il était en bonne santé, en très bonne santé.

Quand avez-vous rendu visite à Afshine pour la dernière fois ?
La dernière fois, ma mère a pu le rencontrer en personne, il allait bien et il espérait même pouvoir obtenir une liberté provisoire.

Combien de temps avait-il été incarcéré et combien de temps avait-il passé en liberté provisoire ?
Il purgeait une peine de cinq ans et avait passé trois ans et demi en prison. Nous étions heureux qu’il n’ait plus qu’un an et quelques mois à purger. Nous ne nous doutions pas qu’il allait perdre la vie en prison. Il n’avait commis aucun crime, il était innocent et incarcéré injustement.

Quelle est sa situation à Redjaï Shahr ?
Il était à Redjaï Shahr depuis trois ans et demi, pas besoin de dire que tout le monde connait la situation de Redjaï Shar. Ma mère était malade et nous avions beaucoup de choses à nous occuper. Il est facile de dire trois ans et demi de prison, dans une situation difficile mais à moins de l’avoir vécu et ressenti, personne ne peut comprendre les difficultés que les prisonniers endurent.
Je dois juste dire qu’aucun des dirigeants de la pénitentiaire n’a suffisamment respecté ou estimé sa famille pour nous contacter et nous apporter la nouvelle de son décès. Que pourrais-je dire d’autre ? Je ne me sens pas bien, je ne peux plus parler.

Source: http://www.rahesabz.net/story/71943/

Lettre d’Afshine Ossanlou, syndicaliste mort en détention

Je m’appelle Afshine Ossanlou, syndicaliste iranien. Je conduis un autocar entre différentes villes et je suis actuellement à la prison de Radjaï Shahr en Iran. A l’automne 2010, je me reposais dans le dortoir des chauffeurs au terminal routier, j’ai été arrêté par des hommes armés en civil et emmené à la section 209 de la prison d’Evine. Je suis resté cinq mois à l’isolement où j’ai été interrogé et torturé. J’ai entre autres été frappé sur la plante des pieds avec des câbles, obligé de courir alors qu’on venait de me frapper, alors que j'avais les pieds couverts de coupures et de plaies, des insultes grossières, des jurons pendant mes semaines d’interrogatoires, 18 heures d’affilée ; j’ai été battu par plusieurs hommes qui m’ont cassé des côtes et des dents. Durant ces cinq mois, ma famille n’avait aucune nouvelle de moi et on ne répondait pas à leurs demandes d’information. On ne m’a même pas permis de téléphoner à ma mère qui est âgée et qui souffrait déjà de l’emprisonnement de mon frère (Mansour Ossanlou, président du syndicat des travailleurs des bus de Téhéran et de sa banlieue)

Je suis marié et j’ai deux fils. Quand j’ai commencé ma vie de famille, je travaillais comme  chauffeur à la base de construction de Khatam dans la province dévastée par la guerre du sud de l’Iran. Le travail était dur : construire de pistes pour traverser la rivière Karkhe, construire des docks de pierre dans le port de Mahshahr et construire des aqueducs depuis la rivière Karkhe jusqu’à Hamideh à Ahvaz. L’amour de mon pays m’a aidé à supporter l’éloignement de ma famille et je rejetais la tristesse.

Au bout de deux ans, tous les chauffeurs, intérimaires ou permanents, ont été licenciés. En 1997, j’ai rejoint la compagnie des bus de Téhéran ; je travaillais par vacation de 12 heures, de jour comme de nuit, dans les rues les plus embouteillées de la ville. Pendant que je travaillais dans cette unité, avec mes collègues les plus expérimentés et les plus sincères, nous avons essayé d’améliorer et de moderniser nos conditions de travail et tenté d’empêcher la corruption ; la direction nous a répondu en nous humiliant, en nous ridiculisant ; le conseil islamique du travail a agi de même ; mais nous avons continué à demander nos salaires en retard, nos primes, nos uniformes, des conditions de travail moins dures, moins nocives, moins dangereuses ainsi que la fin des contrats temporaires dont certains duraient quatre à cinq ans.

Bien que nous n’ayons pas obtenu satisfaction sur beaucoup de points, que les gens haut-placés nous considéraient comme cupides et ingrats, nous avons continué. La direction nous a menacés de licenciement.

Malheureusement, en 2001, alors que je transportais des passagers, j’ai eu un accident qui a causé un mort. J’ai contacté l’assurance de mon entreprise pour qu’elle m’assiste. Mais après quelques entretiens entre la famille de la personne décédée et l’assurance, la somme que l’on me réclamait est passée de 10 à 18 millions de tomans. Et l’assurance s’est déclarée légalement non-responsable.

Mes plaintes au département du travail n’ont servi à rien jusqu’à ce que les directeurs de la compagnie acceptent de payer la totalité de la somme si je démissionnais. Et comme je n’avais pas une telle somme d’argent, j’ai été obligé de démissionner, ce qui m’a fait perdre mes quatre ans d’ancienneté, sans compter les années de dur travail dans des conditions difficiles. Cela a eu de graves conséquences pour ma famille. Mon épouse, qui était enceinte à l’époque, a fait une dépression nerveuse. Depuis lors, j’ai travaillé avec l’entreprise Transportation and Shipping. Ce secteur appartient au privé, il n’y existe pas de syndicat fort et indépendant et les salaires sont souvent payés en retard et il était donc difficile pour les chauffeurs de joindre les deux bouts. Et nous avons commencé à discuter de la façon dont nous pourrions améliorer nos conditions de travail.

J’ai toujours suivi quatre règles dans ma vie : être fier mon travail, essayer de respecter mes pairs, aimer mon pays et ses habitants et servir la société en élevant mes enfants pour qu’ils puissent lui être utiles.

Au bout d’un an de prison dans les sections 209 et 350, sans rien savoir de mon sort, j’ai été condamné à cinq ans de prison par la 15ème chambre du tribunal révolutionnaire présidée par le juge Salavati. En quelques minutes, j’ai été accusé d’être « une menace pour la sécurité nationale » ; je n’ai pas eu le droit d’être représenté par un avocat. J’ai porté objection sur la procédure, mais ni moi ni ma famille n’avons pu voir le dossier ou les chefs d’accusation, encore moins les étudier.

J’ai été condamné sur des accusations sans fondement à cinq ans ; j’en avais déjà effectué deux en préventive. Qu’ai-je fait contre la sécurité nationale ? Je ne suis affilié à aucun parti politique, à aucun groupe ou organisation et toutes mes actions étaient légales et se rapportaient à la défense des travailleurs. Le seul crime que j’ai commis était la revendication des droits des travailleurs et de leurs syndicats ; nous arrêter ne nous empêchera pas de revendiquer nos droits. Il est nécessaire de créer des syndicats légitimes, indépendants avec des droits légaux en accord avec le ministère du travail pour améliorer la sécurité de l’emploi, améliorer les salaires en les indexant sur l’inflation, lutter contre le paiement en retard des salaires, pour des contrats permanents entre travailleur et employeur, pour une sécurité sociale nationale, pour la couverture des travailleurs par une assurance, pour l’arrêt de la privatisation du secteur du transport terrestre et maritime, beaucoup d'entreprises sont déjà privatisées, pour mettre fin à l’exploitation des travailleurs par les employeurs. Si les forces de sécurité et le ministère des transports s’occupent de ces sujets, le secteur du commerce se conformera à la loi. Si ces lois sont appliquées, ce sera tout bénéfice pour la sécurité publique, la productivité augmentera et l’industrie dans son ensemble sera plus profitable. Mon crime et celui d’autres, semblable à moi est d’avoir parlé et reparlé de ce sujet.

On discute de ce sujet entre chauffeurs et travailleurs et même avec certains dirigeants du transport, honnêtes et compétents.

Tous ces problèmes devraient être portés devant la Fédération Internationale des Travailleurs des Transports (ITF) et aussi devant l’Organisation Internationale du Travail (ILO) qui nous a toujours prêté une oreille attentive et a soutenu ses frères dans le monde entier, qui comprend nos peines et nos souffrances. Nous voulons qu’ils portent ces problèmes devant les instances internationales ainsi que devant les organisations qui défendent les droits humains. Nous voulons que tous les travailleurs, surtout ceux du secteur des transports, entendent comment tant de travailleurs ont été condamnés injustement et illégalement. Nous voulons que vous fassions savoir comment, dans notre pays, nous n’avons aucun droit des travailleurs, aucun droit humain, comment, pour la plus petite plainte sur nos conditions de travail, nous sommes injustement et illégalement sévèrement torturés et emprisonnés.

Dans l’espoir de lendemains qui chantent pour tous,

Afshin Osanlou, 7 août 2012, prison de Redjaï Shahr, Iran

Source : http://ireport.cnn.com/docs/DOC-852266