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lundi 26 mai 2014

La guerre de l’Iran contre les femmes

La répression s'est concentrée sur les Iraniennes la semaine dernière et a mis la politique misogyne de la république islamique en lumière.

Les théocrates qui dirigent l’Iran ne sont pas contents des photos publiées sur Facebook de femmes se débarrassant de leur hidjab et des démonstrations publiques d’affection entre hommes et femmes et a mis fin, entre autres marques d’affection, aux baisers amoureux en public. La révolution islamique de 1979 a institué des lois forçant les femmes à se couvrir d’un hidjab ou d’un niqab La semaine dernière, le baiser de l’actrice iranienne Leila Hatami sur la joue de Gilles Jacob, président du festival de Cannes, 83 ans a déclenché la fureur de l’institution religieuse et d’un groupe d’étudiants radicaux.

Le groupe étudiant Hezbollah, lié aux gardes révolutionnaires, a exigé « sa flagellation comme stipulé dans la loi. » L’organisation étudiante a attaqué Hatami pour avoir « embrassé un étranger », a écrit le site d’information des gardes Tasnim. Le groupe d’étudiants radicaux s’est assuré le soutien du régime en la personne d’Hossein Noushabadi, secrétaire d’état à la culture. Il a traité l’apparition à Cannes comme « une violation de nos croyances religieuses » et a dit que « l’Iranienne est le symbole de la chasteté et de l’innocence. »

L’érudit allemand et syrien, Bassam Tibi, spécialiste du Moyen-Orient, a longtemps proclamé que l’avancement de la démocratie au Moyen-Orient dépendit des droits de femmes dans les régimes non-démocratiques et autoritaires.

Tout ceci aide à explique pourquoi la poussée des Iraniennes cherchant à se débarrasser des entraves que les hommes leur imposent pourrait signifier un mouvement lent vers la décomposition du régime.

Les exigences vestimentaires des Iraniennes pourraient se conformer aux critères occidentaux de liberté si on en éliminait l’aspect obligatoire.

Néanmoins, Meir Djavedanfar, expert israélien de l’Iran, a écrit vendredi sur son site, l’Observateur Iran-Israël, que, d’après une nouvelle étude de l’université d’Oxford : « On pense que le code vestimentaire de l’Iran islamique imposé aux femmes contribue à la montée en flèche de la sclérose en plaques mortelle parmi les Iraniennes. La raison en est qu’il réduit l’exposition du corps au soleil, une source importante de vitamine D. »

L’étude a montré qu’entre 1989 et 2005, le taux de sclérose en plaques parmi les femmes de Téhéran a augmenté de 700%.

Djavedanfar a clairement résumé le code vestimentaire anti-femmes en Iran : « Toutes les religions sont saintes. Mais je pense qu’il revient aux gens de décider ce qu’ils veulent porter et non pas d’être obligés de s’habiller d’une certaine façon, surtout quand cela présente un risque pour la santé. C’est aussi le piétinement de leur droit humain à choisir. »

« La police de la moralité » donne la chasse aux femmes qui violent le code vestimentaire du pays et inflige des avertissements oraux et des amendes. Certaines femmes sont arrêtées.
L’attitude de l’institution religieuse, masculine envers le sexe féminin rappelle les mots célèbres de l’auteur irlandais Oscar Wilde sur l’orthodoxie intégriste : « La moralité n’est que l’attitude que nous adoptons envers les gens que nous n’aimons pas personnellement. »

La république islamique a longtemps privés les femmes de tous leurs droits dans de nombreux aspects de leur vie. Par exemple, les candidates sont interdites lors des élections présidentielles.

Ces dernières semaines, les femmes sont devenues le punching-ball de président iranien soi-disant modéré, Hassan Rouhani.

L’arrestation de trois jeunes femmes en même temps que des hommes pour avoir posté une vidéo de « Happy » dans laquelle les femmes dansent sans hidjab a déclenché un simulacre de procès public. Le régime a contraint les femmes à présenter leurs excuses pour avoir violé et « blessé la pudeur publique. »

Il est difficile d’imaginer qu’un système qui abolit le bonheur, pourra, sous sa forme actuelle, survivre aux forces de la modernité

Benjamin Weinthal écrit des rapports sur les affaires européennes pour le Jerusalem Post et est membre de la Fondation de Défense des Démocraties.

Source : http://www.jpost.com/Diplomacy-and-Politics/Irans-war-on-women-353255

dimanche 26 septembre 2010

Journée spéciale Femmes d’Iran sur France Culture (jeudi 30 septembre)

Femmes d’Iran
Journée spéciale sur France Culture
Jeudi 30 septembre 2010, de 6h à 23h

Sensibilisée par la situation des femmes en Iran, et notamment par la situation personnelle de Sakineh Mohammadi Ashtiani, France Culture propose une journée spéciale Femmes d’Iran, jeudi 30 septembre 2010 de 6h à 23h, pour faire entendre la voix des femmes en Iran, et mieux connaître leurs vies et leurs engagements à travers des entretiens, des débats et des reportages.

Avec notamment : Shirin Ebadi, avocate iranienne et Prix Nobel de la Paix 2003, Taslima Nasreen, écrivain bangladaise, Darya Dadvar, soprane, Golshifteh Farahani, actrice et chanteuse, Sou Abadi, documentariste …

Tout au long de cette journée spéciale, France Culture rend compte de la condition féminine en Iran, d’un point de vue social, politique, religieux, et culturel, dans ses programmes et ses journaux avec :

Dès 6h, Pas la peine de crier de Marie Richeux, Les matins de France Culture de Marc Voinchet,Questions d’époque de Louise Tourret et Florian Delorme, Les pieds sur terre de Sonia Kronlund,La grande table de Caroline Broué et Hervé Gardette, Du grain à moudre de Julie Clarini et Brice Couturier, Le RenDez-Vous de Laurent Goumarre, et à 22h10, Hors champs de Laure Adler.

Retrouvez également un dossier spécial préparé par la rédaction de franceculture.com
  
JEUDI 30 SEPTEMBRE 2010
6h-7h
Pas la peine de crier par Marie Richeux
Avec des chroniques autour de l’Iran, et la réaction de Françoise Huguier, photographe et grande voyageuse, invitée toute cette semaine.

7h-9h
Les matins de France Culture par Marc Voinchet
La situation des femmes en Iran
Avec sous réserve : Chahla Chafiq, écrivaine et sociologue, Shahnaz Gholami, journaliste et militante aujourd'hui réfugiée en France, qui fut un moment incarérée dans la même cellule que Sakineh, et Karim Lahidji, Vice-président de la Ligue Internationale des Droits de l’Homme et Président de la Ligue des Droits de l’Homme en Iran.

7h13-7h19
En toute franchise par Hubert Huertas
En attente

7h18-7h27
Les enjeux internationaux par Thierry Garcin
Femmes et politique en Iran
Avec Mohammad-Reza Djalili, professeur honoraire à l'Institut de hautes études internationales de Genève.

11h-12h
Questions d’époque par Louise Tourret et Florian Delorme
La société iranienne
Avec notamment Farida Adelkhah, sociologue.

12h-13h30
La grande table par Caroline Broué et Hervé Gardette
Table ronde critique autour de l’exposition Reza Une terre, une famille au Parc de la Villette, et le livre « La gelée royale» de Farida Hachtroudi

13h30-14h
Les pieds sur terre par Sonia Kronlund
Reportage

18h20-19h
Du grain à moudre par Julie Clarini et Brice Couturier
Existe-t-il un féminisme musulman?
Avec notamment Wassyla Tamzali, écrivain algérienne, ancienne avocate à la cour d'Alger, ex-directrice du droit des femmes à l'Unesco, auteur d'"Une femme en colère : lettres d'Alger aux européens désabusés" (Gallimard), et  Taslima Nasreen, écrivain bangladaise, auteur notamment de "Libres de le dire : conversations mécréantes" avec Caroline Fourest (Flammarion).

19h-20h
Le RenDez-Vous par Laurent Goumarre,
Les créatrices iraniennes
Avec notamment Darya Dadvar, soprane, Golshifteh Farahani, actrice et chanteuse, et Sou Abadi, documentariste.

22h10-23h
Hors champs par Laure Adler
Rediffusion
Shirin Ebadi, avocate iranienne, prix Nobel de la Paix 2003. (1ère diffusion : le 18 juin 2010).


Contacts :
Adrien Landivier, Chargé des relations presse/01 56 40 21 40 / 06 11 97 37 85
Caroline Cesbron, Responsable de la communication/06 22 17 34 46/ 01 56 40 23 40