mardi 13 mars 2012

Les mères du Parc Laleh Park dénoncent la persécution des militants - 10 mars 2012


 Les Mères du Parc Laleh et ceux qui les soutiennent ont publié une déclaration mettant en cause les lourds verdicts de la justice iranienne à l’encontre des militants des droits humains.

Zamaneh rapporte que les Mères du Parc Laleh ont publié une déclaration disant : « Alors que la possibilité d’une vie humaine s’évanouit pour le peuple iranien, surtout pour ceux qui sont épris de liberté, les criminels prennent de l’envergure et qu’il n’y a plus de tribunaux justes capables de répondre au peuple. » 

La déclaration se rapporte aux verdicts sévères récemment énoncés à l’encontre de l’avocat des droits humains Abdolfattah Soltani et la dirigeante en second du Centre des Défenseurs des Droits Humains, Narges Mohammadi, opposant leurs sorts judiciaires avec celui de Saïd Mortazavi, le célèbre ancien procureur de Téhéran. Il a été révoqué après que les tortures scandaleuses et la mort des détenus du centre de détention de Kahrizak aient été dévoilées.

Les Mères du Parc Laleh écrivent : « Le juge Mortazavi, dont tout le monde connaît les nombreux crimes, a été renvoyé après que les délits de Kahrizak aient été révélés. Mais, non seulement il n’a pas été jugé, mais il a été nommé à la tête de la brigade luttant contre le trafic de drogue. Et maintenant, il a été nommé à la tête de l’Organisation de la Sécurité Sociale. »
Une enquête spécifique du parlement a accusé Mortazavi d’avoir directement ordonné le transfert d’un groupe de détenus arrêtés après les élections au centre de détention de Kahrizak qui avait conduit à la torture de nombreux détenus et à la mort d’au moins trois des manifestants en juillet 2009.

Mortazavi aurait dit qu’il avait été acquitté de toutes les charges pesant contre lui.

Les Mères du Parc Laleh condamnent le traitement réservé à Soltani en prison, citant des rapports indiquant qu’il avait subi des pressions pour témoigner contre sa propre organisation, le Centre des Défenseurs des Droits Humains, et aussi contre sa collègue, la lauréate du prix Nobel Shirin Ebadi.

Soltani vient d’être condamné à 18 ans de prison plus à une peine d’exil. On lui a également interdit de travailler dans le domaine juridique pendant 20 ans.

Les Mères du Parc Laleh expriment aussi leur solidarité avec les familles des prisonniers politiques qui se sont rassemblées à Shoush cette semaine devant le bureau du ministère du renseignement de cette ville. La déclaration ajoute que ces manifestants affirment que leurs proches sont détenus sans accès à une représentation légale et sans être formellement accusés. Ils déclarent aussi que les forces de sécurité soumettent les détenus à la torture, à des outrages et à l’isolement.

Les Mères rapportent que le rassemblement a été attaqué par les forces du gouvernement, les manifestants se couvrant alors la tête du Coran pour se protéger des bastonnades.

Le mois dernier, plus de 60 personnes ont été arrêtées à Shoush et dans d’autres ville de la province du sud-ouest le Khouzestan. Les familles de deux détenus, Mohammad Kaabi et Nasser Abolshokeh ont été informées par les autorités qu’ils étaient décédés en détention ans leur donner plus d’explication.

Les Mères du Parc Laleh, connues aussi sous le nom de Mères en Deuil d’Iran, est un groupe formé par des mères qui ont perdu leurs enfants pendant la répression des manifestations après les élections présidentielles de 2009. Les membres demandent des comptes au gouvernement pour les morts, les arrestations et les disparitions de leurs enfants.

Source : http://www.radiozamaneh.com/english/content/mothers-laleh-park-denounce-persecution-activists

dimanche 11 mars 2012

Campagne épistolaire pour le Docteur Khazali, en grève de la faim depuis 63 jours


Vous êtes tous invités à écrire quelques lignes pour le Docteur Khazali ou peut-être au Docteur Khazali, en laissant parler votre cœur. 

Le but de ce projet n’est pas de se concentrer sur un grand homme comme le Docteur Khazali pour le faire « changer d’avis ». Même s’il offre sa vie pour atteindre son but, c’est bien lui qui aura le mot de la fin.

Par nos écrits, notre objectif est d’exprimer plus fort notre profonde union avec ce grand homme. Si nous nous détournons de cette union, Khazali et d’autres comme lui porteront le deuil des valeurs profondes pour lesquelles ils offrent leurs vies.

Nos écrits qui expriment nos « convictions » en ces valeurs oubliées et le retentissement de nos « actions » en leur faveur trouveront un écho et se répandront à travers le temps et l'espace, soyez-en sûrs. Et les « Khazalis » entendront clairement nos voix unies par delà le temps et l'espace.

Ce petit projet a de grandes ambitions. La plus grande, peut-être, n’est pas que nous nous souvenions des grands hommes comme Khazali, pas que nous ne leur enseignons quoi que ce soit ; au contraire, nous voulons apprendre d’eux, nous voulons entendre ce que leurs larmes hurlent.

Le but est qu’ils nous enseignent ce qu’il faut faire pour ces valeurs oubliées pour lesquelles ils crient, ils prennent le deuil et ils sacrifient leurs vies.

  • Tous les sites Verts et tous les militants sont invités à nous rejoindre pour nous aider à mener à bien cette action. Ce qui est important, c’est la diffusion de l’information, notre déclaration de soutien, sans nous référer à des clichés éculés. Vous pourrez rester complètement anonyme en laissant un commentaire sur le blog  http://letter2azadegan.wordpress.com/2012/03/08/letter2khazali/ , vous n’êtes pas obligés de mentionner votre nom ou votre email, vous pouvez utiliser un pseudonyme. On lira tous les commentaires et ceux qui se rapportent à ce projet seront publiés dans une section spéciale de ce blog pour que chacun puisse les lire.
  • Si vous préférez, vous pouvez aussi envoyer votre message à cette adresse : Letter2Khazali@gmail.com
  • Vous pouvez être sûrs que les noms et les adresses mail ne seront publiés nulle part.
  • Vous pouvez aussi envoyer vos commentaires et vos messages en utilisant les tags #Khazali #Letter2azadegan ou le compte twitter @letter 2 azadegan
  • Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour envoyer tous les messages reçus à la famille du Docteur Khazali et, par leur intermédiaire, au Docteur Khazali.
  • Nous vous invitons tous à nous rejoindre.

Source : http://letter2azadegan.wordpress.com/2012/03/08/letter2khazali/

samedi 10 mars 2012

Semaine 10 pour un Iran Libre et Démocratique

Nouvelles des Prisonniers
A- Transferts
  • Issa Saharkhiz attaqué par des gardes dans sa chambre d’hôpital et transféré en soins intensifs.
  • Le prisonnier politique kurde Mostafa Salimi sévèrement battu et transféré à l’isolement.
B- Arrestations/Incarcérations
  • Neguine Ahmadian, bahaïe, arrêtée à Mashhad, son PC et ses effets personnels ont été confisqués.
  • Maryam Delaram, nouvellement convertie au christianisme, a été arrêtée à Ispahan le 22 février.
  • Shahram Ghaedi, nouvellement converti au christianisme, a été arrêté à Ispahan le 22 février. 
  • La journaliste Nazanine Khosravani a été arrêtée pour purger sa peine.
  • Hourieh Mohseni, bahaïe, arrêtée à Mashhad, son PC et ses effets personnels ont été confisqués.
  •  Mehdi Motamedi Mehr membre du Mouvement de la Liberté commence à purger sa peine de cinq ans à Evine dimanche.
  • Ali Mousavi Khalkhali, journaliste et traducteur, arrêté pour des raisons inconnues.
  • Rahim Sarkar, rédacteur en chef à  Ghazvine, arrêté.
  • Shahnaz Zarifi, nouvellement convertie au christianisme, a été arrêtée à Ispahan le 22 février.
  • Le militant étudiant, Rouhollah Rouzitalab , arrêté à Shiraz.
  • Shahram Tchinian Miandoab, bahaï, envoyé à Evine pour purger sa peine de 8 ans.
  •  Un étudiant qui participait aux Olympiades a été arrêté sous le prétexte d’association avec des religieux dissidents. 
C-Libérations 
  • Guiti Hakimpour, 78 ans, chrétienne, arrêtée à Ispahan le 22 février, a été libérée sous caution le 25 février.
  • Ali Shekarchi arrêté pendant les manifestations du 14 février a été libéré sous caution. 
  • Le membre du Front de la Participation et supporter de Moussavi Ali Akbar Soroush libéré de la prison de Babol prison à la fin de sa peine de 4 mois.
  • Mohammad Tavassoli du Mouvement pour la Liberté en Iran en liberté provisoire sous caution.
D-Autres Nouvelles 
  • La militante étudiante emprisonnée Bahareh Hedayat a reçu le premier prix Harald Edelstam pour son “courage remarquable et son engagement pour la justice” et pour avoir activement travaillé “contre les violations des droits humains en Iran”.
  • Amir Hekmati Américain condamné à mort sera rejugé. 
  • L’éditeur et blogger Mehdi Khazali commence une grève de la soif au 57ème jour de sa grève de la faim. Il arrête sa grève de la soif au bout de trois jours mais reste en grève de la faim.
  • Le militant National-Religieux Saïd Madani est toujours à l’isolement et continue à être interrogé. 
  • L’informaticien condamné à mort Saïd Malekpour illégalement incarcéré au bloc 2-A d’Evine et interdit de visites depuis 45 jours.
  • Le chef de l’opposition détenu Moussavi et son épouse ont eu droit à leur seconde visite de leurs filles en un an dimanche dernier. En dépit des rumeurs, Mir Hossein Moussavi et son épouse Zahra Rahnavard  sont tous deux en bonne santé et n’ont pas vote aux dernières elections.
Nouvelles de l’injustice en Iran
  • L’ancien militant étudiant Dalir Eskandari condamné à deux ans de prison + 5 ans avec sursis par le tribunal de Sanandadj.
  • Ahmad Gholami, écrivain iranien et ancient rédacteur en chef du journal Shargh condamné à un an de prison avec un sursis de cinq ans.
  • La cour d’appel confirme la peine de 6 mois de prison pour la fille de l’ancien président Rafsandjani Faezeh Hashemi.
  • Nargues Mohammadi voit sa peine réduite en appel de 11 à 6 ans.
  • Sedigheh Moradi condamnée à 10 ans de prison à Redjaï Shahr.
  • Ali Shakoori Raad,  membre du Front de la Participation condamné à quatre ans de prison, à dix ans d’exil et à l’interdiction de toute activité sociale pendant dix années supplémentaires.
  • Abdol Fattah Soltani condamné à 18 ans de prison en exil à Barazjan et 20 ans d’interdiction d’exercer.
  • 5 prisonniers politiques arabes exécutés à Ahvaz.
  • Une pendaison publique à Shirvan jeudi.
  • Au moins 676 exécutions d’après le rapport annuel d’IHR en Iran. 
  • 416 des 676 exécutions (62%) ont été annoncées par les autorités iraniennes. 
  • 65 exécutions ont été publiques. C’est le chiffre le plus élevé depuis plus de 10 ans. 
  • Au moins  4 mineurs ont été exécutés en Iran en 2011. 
  • 3 jeunes hommes ont été exécutés pour sodomie en 2011.
  • Un homme a été exécuté pour “apostasie” in 2011.
  • Plus de 80% des exécutions de 2011 l’ont été pour trafic de drogue. 
  • Seulement 9% des personnes officiellement exécutées en 2011 en Iran pour trafic de drogue ont été identifiées.
  • IHR a reçu des rapports sur des exécutions secrètes ou “non-annoncées” dans plus de 15 prisons iraniennes différentes en 2011.
  • Plus de 70 exécutions de plus ne sont pas mentionnées dans le rapport annuel en raison des difficultés à confirmer certains détails. 
L’université  - La culture
  • Les professeurs d’université noteront leurs étudiants sur leur habillement aussi.
  • Le procès des dirigeants des journaux 'Shargh' et 'MellateMa' se tiendra le 11 mars. 
  • Ouverture de cours de russe pour les étudiants en théologie de Qom.
  • Plus de 10 étudiantes expulsées pour des problèmes d’hidjab.
  • La police interdit les rassemblements pour le festival de feu du nouvel an iranien.
  • Khamenei ordonne l’établissement d’un haut conseil du cyberspace.
  • Simine Daneshvar, grande romancière, est décédée. 
L’économie de l’Iran
  • La Compagnie Nationale du Pétrole Iranien (NIOC) annonce la découverte d’un énorme champ pétrolifère dans le sud de l’Iran.
  • $1 = 1915 tomans 
  • Les ministres de l’énergie iranien et indien ont signé un accord pour exporter de l’électricité d’Iran en Inde.
L’Iran à l’étranger
  • William Hague condamne  les élections in Iran, jugeant qu’elles n’ont été “ni libres ni justes”. 
  • La marine américaine aide un navire retourné dans le golfe persique : un marin sauvé, trois corps récupéré. 
  • Le secrétaire d’état aux affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian est à Moscou pour discuter du Bahrain, et de la Syrie.
  • La France condamne la peine d’emprisonnement de 18 ans prononcée à l’encontre de Abdolfattah Soltani. 
  • "Les Iraniens ont une alliance avec les Syriens mais nous avons un engagement avec le people syrien” Un dirigeant du Hamas, Ahmed Youssef.
  • L’administration du Trésor américaine a nommé le général d’Al-Qods Gholamreza Baghbanin, une personne clé dans le trafic d’héroïne en provenance d’Afghanistan.
  • Le ministre des Affaires Etrangères Ali Akbar Salehi arrive au Tadjikistan pour y rencontrer le président et le ministre des affaires étrangères.
  • Le Ministre de la culture et de la guidance islamique, Seyyed Mohammad Hosseini, est arrivé en Indonésie le 7 mars pour la cérémonie inaugurale de la Semaine de la Culture Iranienne en  Indonésie.
La politique en Iran
  • Huit ayatollahs Marja n’ont pas voté lors des élections législatives : Abdolkarim Moussavi Ardabili, Youssef Sanei, Hossein Vahid Khorassani (beau-père du responsable de la justice Sadegh Laridjani), Seyyed Mohammad Sadegh Rouhani, Seyyed Sadegh Shirazi, Seyyed Ali Mohammad Dastgheib et Assadollah Bayat Zandjani.
  • La sœur d’Ahmadinejad, Parvine, battue aux élections législatives. Elle conteste le décompte des voix.
  • Le ministre de l’intérieur annonce 64.2% de participation aux élections.
  • Ali Mottahari, conservateur médiatique, n’est pas réélu.
  • Kavakabian, député réformateur à l’origine de la révélation du scandale de Kahrizak, n’est pas réélu.
  • Djannati admet que des voix ont été achetées.
  • Elections, cherchez l’erreur :
    • Le nombre d’électeurs a baissé de 2,5 millions entre 1998 et 2012
    • 380,000 votants enregistrés pour 373.000 électeurs dans la province d’Ilam 
    • 100% de participation pour la ville d’Astara
    • Lapsus du représentant du Ministère de l'Intérieur à la télévision : la participation était de 34% 
    • 26.472.760 votants ; 48.288.799 électeurs ; 64,2% de participation
    • 2,5 millions d’écart dans les statistiques électorales ; les statistiques de la participation retirées  du site du ministère de l’intérieur. 
  • Confirmation de la nomination de Saïd Mortazavi, assassin de Zahra Kazemi, et geôlier de Kahrizak, à la tête de la sécurité sociale. 
  • Les grands perdants des législatives: le clan d'Ahmadinejad et les réformateurs.
  • Il faudra un second tour à Téhéran et dans onze régions - date non fixée.
  • Le ministre de l’intérieur : 225 sièges ont été pourvus, il y aura un second tour pour les 65 sièges restants. 
  • Mohammad-Ali Abtahi défend et justifie le vote de l’ancien président Khatami aux élections législatives.
  • Hadad Adel (beau-père du fils Khamenei) pourrait reprendre la présidence du parlement. 
  • La loi controversée sur la famille votée au parlement. 
  • Ahmadinejad écarté de la direction du conseil d’administration de la Compagnie Nationale Iranienne du Pétrole ; il y est remplacé par le ministre du pétrole.
  • Avec 79 signatures de députés, Ahmadinejad commencera à répondre à leurs questions le 24 Esfand (14 mars).
Nouvelles en vrac
  • Les députés refusent l’obligation d’enregistrer les mariages temporaires. 
  • 970 morts par noyade, 660 morts par choc électrique en cette année iranienne. 
  • Pendant l’année persane 1388, 449 filles de moins de 10 ans ont été mariées ; cette année (1390), 716 filles de moins de 10 ans ont été mariées.
Sur le blog cette semaine

dimanche 4 mars 2012

Un contrat entre les ayatollahs et Dieu – Ebrahim Nabavi – 28 février 2012


La presse iranienne a récemment rapporté que Djafar Shodjouni, un religieux moyen mais très influent, qui dirige l’association des directeurs de prières, a déclaré que Dieu avait signé un contrat avec les ayatollahs, leur faisant une grande confiance. Voici ce que je pense que ce texte pourrait être.

Contrat Entre Dieu et les Ayatollahs

Ce contrat est signé par Dieu et les ayatollahs pour couvrir les affaires du peuple vivant sur la planète Terre et en Iran ; ils seront désignés collectivement sous le nom de « peuple » dans cet accord.

Article Un. Pour établir des relations avec le peuple (résidents d’Iran et du monde), il devra passer par les ayatollahs. De la même façon, les ayatollahs diront au peuple ce qu’ils veulent de la part de Dieu.

Article Deux. Dieu doit annoncer ses décisions concernant le peuple uniquement par le truchement des ayatollahs. Les ayatollahs annonceront ou pas, à leur gré, tout ou partie de ces décisions qu’il leur plaira ou leur déplaira, ou réfuter tout ce qu’ils auraient pu dire par le passé, ou annoncer à l’improviste qu’ils ont oublié de déclarer quoi que ce soit dans le passé, alors que Dieu n’aura pas le droit de s’immiscer dans les relations des ayatollahs avec le peuple.

Article Trois. Les ayatollahs ont le droit de taxer le peuple en rétribution de leurs services ou salaires et de déclarer que ces taxes sont de droit divin. Dieu autorise les ayatollahs à dépenser, ou  pas, ces revenus comme bon il leur plaira. Dieu n’a pas le droit de les interroger à ce sujet.

Article Quatre. Dieu respecte toutes les instructions écrites dans le Coran (l’accord original), mais personne en dehors des ayatollahs n’a le droit d’annoncer les idées de Dieu au peuple. Dieu lui-même doit demander aux ayatollahs (particulièrement aux relations publiques de l’ayatollah Khamenei) d’interpréter le Coran. Dieu a la responsabilité de noter les noms de ceux qui, à titre personnel ou collectivement, par des groupes non shiites comme les derviches ou d’autres groupes corrompus, interprètent les points de vue de Dieu tels qu’exprimés dans le Coran, de les empêcher d’entre au Ciel, et de coopérer avec la justice pour les poursuivre.

Article Cinq. Dieu se doit d’agir conformément aux idées des ayatollahs sur les problèmes politiques en Iran, les affaires internationales, les USA et l’Afrique. La Russie et la Chine sont exemptées de cet accord jusqu’à nouvel ordre. En retour, les ayatollahs s’engagent à museler leurs médias et à empêcher la publication ou la diffusion de quoi que ce soit d’hostile à Dieu ou a ses associés, ce que les ayatollahs se doivent de considérer comme incorrect.

Article Six. L’entrée qu Ciel ou en Enfer est prérogative divine. Mais, en raison de l’expertise des ayatollahs, il se doit de respecter leurs points de vue concernant leur entrée ou leur sortie du Ciel  et de l’Enfer.

Article Sept. En raison des actions attribuées à Satan et perpétrées par des groupes comme les satanistes, les artistes, les intellectuels, les femmes, les jeunes et les occidentaux, Dieu s’engage à les faire souffrir après leur mort, à ne pas négocier avec eux, à ne pas écouter leurs doléances, et à ne pas établir de relations personnelles avec eux tant qu’ils sont en vie. S’il décide de les aider de quelque manière que ce soit, il doit commencer par coordonner cette aide avec les autorités compétentes.

Note sur l’Article Huit : D’une façon générale, Dieu n’a pas le droit d’agir directement pour exhausser les prières et les vœux du peuple et ne doit le faire qu’en collaboration avec les autorités compétentes.

Article Huit. Comme d’anciens ayatollahs ont été trompés par des satans ou leurs associés qui ont tenté d’établir des relations personnelles avec Dieu sous prétexte d’être des intellectuels religieux, des prêtres, des brahmanes, des rabbins ou des évêques qui risqueraient d’agir en dehors du cadre de cet accord, Dieu est responsable de n’accomplir tous ses actes de miséricorde, ses actes de grâce ou ses actes divins, ainsi que toute assistance financière, toute contribution ou même tout service sexuel, que par le truchement des ayatollahs uniquement. La coordination avec les ayatollahs pour les actes susmentionnés ou toute autre action aura lieu avec le guide suprême (précisément les relations publiques de l’ayatollah Khamenei)

Article Neuf. L’envoi de tout prophète, imam, représentant ou autre de la part de Dieu doit être annoncé aux ayatollahs avec un préavis de deux ans avant l’envoi effectif, et il convient de coordonner avec les ayatollahs les raisons et les buts de ces envois ; il convient d’éviter tout double emploi en la matière.

Article Dix. Ce contrat a une validité de sept mille années terrestres à partir de sa date de signature. Il sera établi en deux originaux et sera applicable à toute autre planète, lune ou galaxie en sus de la terre.

Signatures :

Dieu : Allah                                   Djafar Shodjouni : Représentant de l'Ayatollah Khamenei

Source : http://www.roozonline.com/english/opinion/opinion-article/archive/2012/february/28/article/a-contract-between-the-ayatollahs-and-god.html

Les élections « inventées » - Scott Lucas - Samedi 3 mars 2012


Jeudi, alors qu’EA se préparait à couvrir les élections législatives en Iran, un correspondant bien renseigné a dit : « Les élections présidentielles de 2009 ont été volées ; celles-ci seront inventées. »

Il y a trois ans, il ne s’agissait pas « d’ajuster » la participation de 85%. Il s’agissait de s’assurer que Mahmoud Ahmadinejad et sa clique empêchent les réformateurs et le Mouvement Vert de prendre la présidence. Cette fois-ci, le défi immédiat n’est pas de transférer les votes d’un candidat à un autre ; il s’agit de créer ces votes en cas de besoin.

Depuis plusieurs semaines, le régime en appelle à tous les groupes de la société iranienne, y compris les réformateurs qui avaient menacé de boycotter le scrutin, pour qu’ils y participent. Les autorités ont fixé une limite inférieure dans leurs déclarations, il y aurait au moins 60% de participation. L’ayatollah Khamenei a édicté il y a presque deux mois qu’il s’agirait de 65% de participation pour détruire l’ennemi.
Puis, cette semaine, le guide suprême a transformé les prédictions en promesse. La participation élevée constituerait une « sévère claque » pour les ennemis de l’Iran. Les médias étatiques ont, comme de droit, produit des tracts et des films élevant cette déclaration au rang de mantra.
Au point de modifier la fameuse déclaration de Pascal sur Dieu : « Si la participation de 60% n’existait pas, il faudrait l’inventer. » Au-delà des batailles intestines qui vont sûrement rapidement refaire surface, limitées au « Guide suprême contre Ahmadinejad », mais s’étendant aux factions conservatrices et principalistes et aux politiciens, l’exigence immédiate du régime est de se trouver une légitimité.
La vérité, c’est que nous ne saurons jamais exactement combien d’Iraniens ont décidé que voter pouvait faire une différence, noyés qu’ils sont parmi les problèmes économiques, les soucis de corruption et de mauvaise gestion, les luttes politique intestines, les restrictions sur les communications et la dissidence, les emprisonnements et le harcèlement.
Ce que nous savons, c’est que les autorités iraniennes ont mis les petits plats dans les grands pour organiser et contrôler le spectacle. Les médias étatiques et semi étatiques entraient dans un scénario clairement défini. Les sources de presse et d’Internet annonçaient à qui voulait les entendre des électeurs faisant la queue depuis 4 heures du matin, tandis que la télévision nationale s’était rendue dans des bureaux de vote photogéniques et bien connus et qui, pour être photogéniques et bien connus, auraient le nombre d’électeurs requis pour être télévisés.
Pendant ce temps, les journalistes étrangers, loin de faire des reportages sur le spectacle, en faisaient partie. On les a embarqués dans des bus pour les emmener à trois bureaux de vote-vitrines. Ils ont eu droit au nombre nécessaire d’interviews avec les votants dans les endroits qu’ils devaient filmer (et, pour en rajouter à la présentation iranienne, on leur a demandé de commenter leur expérience sur ce Grand Jour d’Election), on les a remmenés en bus dans leurs hôtels et on leur a ordonné d’y rester.
Aussi brut que cet instrument de propagande puisse paraître, il a connu un certain succès, aidé et encouragé par des alliés improbables. Le vote de l’ancien président Mohammad Khatami dans l’après-midi, capturé et monté en épingle par les médias étatiques, n’a pas tant divisé ceux qui défient le régime, ceux qui persistent à s’opposer ont probablement rejeté Khatami. Mais Khatami a contribué à donner à ses rivaux politiques et au guide suprême la reconnaissance qu’ils imploraient. Cet ancien président, qui s’était auparavant plaint de prisonniers politiques et d’élections injustes, a ainsi donné son consentement à ce scrutin. Alors qui d’autre pourrait rejeter le système iranien ?
Il y a aussi eu le soutien de quelques médias étrangers, traités avec suspicion. Le correspondant de CNN, Ivan Watson, qui a été détenu trois heures jeudi pour avoir été trop loin dans une interview, a produit une vidéo qui ne parlait pas du voyage contrôlé, sans même mentionner son séjour au commissariat de police. Au lieu de quoi, ses interviews contrôlées et supervisées avec des électeurs se sont métamorphoses en une histoire d’unité des conservateurs, soutenue par les électeurs pour lui permettre de noircir sa page.
Le Financial Times a mis à la une un récit déformé de Najmeh Bozorgmehr et Monavar Khalaj, tiré de témoins oculaires qui a mutilé l’image plurielle de Téhéran, « les quartiers religieux et pauvres de Téhéran étaient animés vendredi mais le centre, l’ouest et le nord étaient largement désertés » pour la transformer en « Les Elections Législatives bénéficient d’une Grande Participation ». D’autres médias ont évité de réfléchir et ont choisi une présentation directe du message du régime, comme dans l’éditorial d’Al Jazeera English
Les autorités ont retardé la clôture du scrutin vendredi de cinq heures pour permettre à davantage de gens de voter, les bureaux de vote fermant à 11 heures du soir. Les médias nationaux iraniens disent que la participation au scrutin a été de 65% au niveau national.

Pourtant, pour quiconque faisait un peu attention, en dépit de toutes les difficultés à observer, les fractures du régime étaient évidentes. Au-delà de la présentation contrôlée des médias nationaux, les témoins oculaires, relatés par des médias comme Deutsche Welle, le Wall Street Journal et l’italien ANSA, ont indiqué la faible participation dans beaucoup de quartiers de Téhéran et d’autres villes.
Ces relations ont été soutenues par une source improbable. Le seul élément qui ne pouvait pas être forgé par le régime ce jour-là, au-delà de ces bureaux de vote vitrines, il y avait les gens. Alors les photographes de sites iraniens comme Mehr et ISNA, loin de confirmer l’histoire des plus de 60%, ont montré des électeurs éparpillés en beaucoup d’endroits. Alors même que les officiels iraniens prétendaient que la participation avait été forte en province, ils étaient démentis par les images, de Kerman à Ahvaz.
Il y a eu ces étapes téléphonées qui ont révélé l’invention. En début d’après-midi, les officiels iraniens disaient que la clôture du scrutin serait retardée. Evidemment, la raison invoquée était une participation sans précédent, mais, comme un correspondant d’EA l’avait prévu dès le matin, ces heures en plus étaient nécessaires pour gonfler une participation qui était tellement basse qu’elle en était inacceptable.
Alors, les media nationaux, deux heures avant la clôture du scrutin, avançaient que la participation avait franchi le seuil des 60%. De fait, il était précisément à 64.6%. Un nombre qui, s’il avait été exact, se serait rapproché comme par hasard des 65.5% dont Fars, plus tôt dans la semaine, avait prophétisé qu’ils se réaliseraient le vendredi.
Non, nous ne saurons jamais combien d’Iraniens ont voté vendredi. Mais, bien sûr, ce n’est pas le « vrai » chiffre qui compte ; c’est ce que les Iraniens croient que la participation a été. Inévitablement les supporters fervents du régime crieront à la « claque ». Les critiques du régime, souvent à l’étranger, à cause des risques encourus à parler, n’accepteront jamais le chiffre prétendu.
Mais ce sont tous les Iraniens qui se situent entre ces opinions qui comptent. Donneront-ils la légitimité que le régime implore, dans l’espoir de balayer tous les doutes sur juin 2009 ? Accepteront-ils, au moins passivement, que le gouvernement, quelque soit la forme qu’il adoptera après le grand remaniement dans les semaines à venir, et le guide suprême aient le droit de gouverner ?
Ce sont des questions qui ne trouveront probablement pas de réponse dans l’exaltation des 64.6% ou dans tout autre chiffre encore plus exalté. Pour l’instant, le vote sera dépassé par les tensions économiques et politiques qui ne peuvent être balayées par les déclarations de forte participation, ou, peut-être, par l’évocation des ennemis toujours présents de l’Iran. Même si le régime avait pu faire sortir son peuple vendredi, pourra-t-il toujours le faire si les problèmes économiques et politiques perdurent ?
Un instantané, négligé des médias internationaux mais certainement remarqué en Iran, s’est détaché vendredi. L’ancien président Hashémi Rafasandjani, dont le futur fait l’objet de toutes les spéculations, n’a donné qu’une légitimité de surface au régime en votant. Il a voté en grimaçant, pas en souriant, puis il a déclaré : « Si Dieu le veut, les résultats des élections sont la volonté du peuple et de ce qu’ils ont mis dans les urnes. »
Par cette déclaration, Rafsandjani fait savoir qu’il n’oubliera pas ce qui s’est passé lors des élections présidentielles de 2009. Mais il a fait encore plus : son évocation de la fraude ne se limitait pas uniquement aux élections passées ou présentes. Il parlait de la fraude des dirigeants qui n’ont fait que parler de « ce que veut le peuple » et ne s’en sont plus occupés par la suite.
Et c’est là, maintenant que les caméras se sont éteintes après le spectacle de vendredi, le principal problème, et il faudra plus que l’invention d’un nombre pour s’en occuper.

samedi 3 mars 2012

Mon Anniversaire de Mariage - Docteur Mehdi Khazali


Le 27 février est notre anniversaire de mariage et mon 50ème jour de  grève de la faim. 

Il y a 20 ans, avec beaucoup de passion et d’enthousiasme, apportant en cadeau pour ma fiancée un boulet de canon, je suis parti de la gare de Dokouheh pour celle d’Andimeshk. La sécurité de chemins de fer m’a confisqué le boulet de canon lors du départ du train. Je suis renté à la base. Cette fois-ci, j’ai ramassé une mine anti-chars peinte de belles fleurs pour l’offrir à mon épouse.

Après beaucoup d’ennuis et de tracas, je suis parti pour Téhéran. J’ai fait une partie du voyage dans un land cruiser des gardes révolutionnaires. J’en ai fait une autre partie dans un camion qui rentrait du front. Il s’est arrêté à un poste de police pour dormir. Dans le froid de février, je me suis réchauffé les mains sur les pots d’échappement des bus qui s’étaient arrêtés pour pointer leurs cartes.

J’ai voyage avec l’unité de défense aérienne de Boroudjerd. La section ne s’est pas arrêtée pour les prières du matin, alors, bien sût, je suis descendu. Nous étions loin de la zone de guerre, c’était le matin, j’ai pris un bus qui partait pour Téhéran.

Le 27 février 1986, l’imam nous a mariés, il a orné deux corans de sa signature, l’un pour la mariée et l’autre pour le marié. L’épouse de l’imam a donné une pièce d’or à la mariée en cadeau. Ce jour-là, j’ai offert la mine anti-chars décorée de belles fleurs peintes qui symbolisaient la paix après la guerre.

Ma chérie, aujourd’hui, cet ancien bassidj est captif, aux mains de ceux qui n’ont jamais vu le front. Aujourd’hui, je continue sans répit à me battre dans les tranchées du bloc 350. Cela fait maintenant quelque temps que je suis privé de te voir et d’entendre ta voix. Ils veulent prendre ma vie et je suis prêt au sacrifice. Cette fois, j’ai un nouveau cadeau pour toi du 350. Il a été fait à la main par des hommes nobles emprisonnés.

Ces jours sombres et lugubres passeront. Quand tu verras vraiment de cadeau du bloc 350, souviens-toi de cette sombre période de l’histoire et parle à nos enfants de ceux qui se sont sacrifiés pour créer un futur libre et propère.

Avec l’espoir un lendemain radieux pour notre Iran bienaimé.

Le 27 février 2012 - 50ème jour de grève de la faim


Semaine 09 pour un Iran Libre et Démocratique

Nouvelles des Prisonniers
A-Transferts
  • Au 51ème jour de sa grève de la faim, le Docteur Mehdi Khazali est transféré du bloc 350 au bloc de haute sécurité sous la responsabilité du ministère du renseignement 209 de la prison d’Evine.
  • Saïd Sangar, condamné à perpétuité, transféré de la prison de Sanandaj vers un lieu inconnnu.
B- Arrestations/Incarcérations
  • Mojtaba Babakarami, chrétien de Kermanshah, arrêté mardi dernier.
  • Shirine Ghanbari, chrétienne de Kermanshah a été arrêtée mardi dernier.
  • Meysam Mashayekh, militant réformiste et bloggeur de Noshahr arrêté.
  • La photojournaliste Tahmineh Monzavi a été arrêtée le 18 février à son studio, son ordinateur des effets personnels ont été confisqués de son domicile et de son studio.
  • Azadeh Sharifi, chrétienne de Kermanshah arrêtée mardi dernier, a été libérée sous caution.
  • Mehdi Tcheghakaboodi, chrétien de Kermanshah, arrêté mardi dernier.
  • Houman Zarei, bahaï de Shiraz, arrêté sur son lieu de travail.
  • Les forces de sécurité de Kermanshah attaquent une église située dans une maison et arrêtent 13 chrétiens.
C-Libérations 
  • Sadegh Akhoondi, professeur d’université, libéré sous caution.
  • Le journaliste Sahamedin Bourghani a été libéré sous caution.
  • L’écrivain Nama Djafari, a été libéré sous une caution de 80 millions de tomans.
  • Parastou Dokouhakhi, journaliste, libérée sous caution.
  • Le membre du Front National, le Docteur Ali Rashidi a été libéré.
  • La journaliste Marzieh Rassouli a été libérée sous une caution de 300 millions de tomans.
  • La féministe Manijeh Sadeghi a été libérée de la prison de Sanandadj après avoir purgé sa peine de  91 jours de prison.
  • Mohammad Saïd Zakeri, rédacteur en chef du Neuvième Jour, libéré.
D-Autres Nouvelles 
  • Le blogger Davood Bahman Abadi est en grève de la faim.
  • Un forum musical demande la libération du musicien emprisonné Arya Aramnejad.
  • L’épouse du leader de l’opposition Mehdi Karroubi, assigné à domicile, n’a aucune nouvelle de lui. 
  • Au 49ème jour de sa gréve de la faim, le Docteur Mehdi Khazali a été présenté au tribunal. Suvant des témoins, il ne pouvait marcher seul et s'appuyait sur une canne.
  • La fille et le gendre du réformiste emprisonné Tadjzadeh ont été convoqués au tribunal et interdits de sortie du territoire.
 Nouvelles de l’injustice en Iran
  • Les 3 ans de prison de Saïd Djalilafar confirmées en a Appel.
  • Bien qu’ayant purgé sa peine d’un an de prison, le réformiste de premier plan Abolfazl Ghadiani n’a pas été libéré ; il a été condamné à trois ans supplémentaires. 
  • Le militant des droits humains Kouhyar Goudarzi condamné à 6 ans de prison .
  • Shahram Karimi reçoit 74 coups de fouet à la prison d’Evine.
  • L’étudiant et défenseur des droits humains Mokhtar Zarei a été condamné à un an de prison à Sanandadj.
L’université  - La culture
  • Le quotidien Bamdad interdit pour avoir publié une lettre des étudiants du séminaire de Qom à propos de Laridjani.
  • 'Une Séparation' d’Asghar Farhadi reçoit le prix du meilleur film étranger Independent Spirit des Reporters d’Hollywood.
  • 'Une Séparation', gagne l’oscar du meilleur film étranger;  Asghar Farhadi: “j’offre fièrement cette récompense au peuple de mon pays.” 
  • L’ancien président Khatami félicite  Asghar Farhadi pour le premier Oscar iranien.
  • Sarat news, Beebak news et 598 news ont été filtrés et leurs directeurs ont été cités à comparaître. 
  • Bras de fer pour le contrôle de l'Université Azad d'Iran après que le frère du Ministre de la recherche fut imposé de force à la direction. Rafsandjani qui dirige le comité de direction de la fondation de l'Université Azad d'Iran tente encore de résister.
  • Première conférence triennale d’études iraniennes à Oslo.
  • La police a attaqué les quartiers est de Téhéran pour confisquer les antennes satellites, menaçant d’arrestation quiconque protestait.
  • Le service de sécurité de l’université de Shahr-é-Kord convoque des étudiants qui avaient fait un bonhomme de neige décoré d’une écharpe verte. 
  • Yasmine Fanaïan, étudiante bahaïe de l’université Payam e Nour de Sari, expulsée.
  • Shahine Moussavi, étudiant bahaï en génie civil à l’université Tabri de Babol, a été expulsé.
  • Le ministre de l’éducation a publié une directive demandant aux directeurs d’écoles d’identifier et de rapporter au ministère tous les écoliers bahaïs de leurs écoles.
  • Les écoles demandent à leurs étudiants d’aller voter et de le prouver par le tampon sur leurs cartes.
L’économie de l’Iran
  • Une usine de vélos de Ghoutchan n’a pas payé ses ouvriers depuis quatre mois.
  • Les ouvriers de Bahman Polymer n’ont pas été payés depuis trois mois. 
  • Sam Cable Company de Téhéran doit entre 4 et 5 millions de tomans à ses ouvriers.
  • La briquetterie Rasekh de Bandar Abbas ferme à cause du manque de gaz naturel.
  • Un membre de la commission économique du parlement : la décision d’arrêter les exportations de brut à la Grèce est une action positive qui sert les intérêts nationaux. 
  • L’Iran achète du blé américain en dépit des sanctions.
  • Shell achète 1.5 millions de barils de pétrole iranien malgré les sanctions
Les Manifestations
  • Les ouvriers métallurgistes d’Ardebil se rassemblent à l’intérieur de l’entreprise pour demander le paiement de leurs salaires impayés depuis cinq mois et dénoncer le manque de matières premières.
  • Le lundi 6 février, les ouvriers d’Artavil Tire d’Ardebil ont manifesté devant leur usine pour protester contre la décision du propriétaire de fermer l’usine. 
  • Un millier de personnes mettent le feu aux affiches électorales à Sari.
L’Iran à l’étranger
  • Le gouvernement allemand appelle à la libération de Yousef Nadarkhani, prêtre iranien condamné à mort.
  • Le ministre des affaires étrangères Ali Akbar Salehi a quitté Téhéran pour participer à la 19ème session du conseil des droits humains qui se tiendra à Genève du 27 février au 23 mars.
  • L’ambassadeur d’Azerbaïdjan convoqué à propos de achats d’armes en Israël.
  • Une banque russe ferme les comptes de l’ambassade d’Iran. 
  • Les liens des cartels de la drogue en Amérique latine avec l’Iran et le Hezbollah sont un souci pour Clinton.
  • La télévision azerbaïdjanaise attaquée depuis l’Iran.
  • L’Iran a envoyé $3.5 millions au Zimbabwe pour terminer une usine de montage de tracteurs. 
La politique en Iran
  • Le comité des enseignants iraniens libres demande à tous les Iraniens et enseignants du pays de protester contre ces élections honteuses.
  • Les candidats aux élections doivent passer une sorte d’examen. Jusqu’à présent, 1200 ont été disqualifiés dont 36 députés actuels.
  • Mojtaba Khamenei a rencontré Moussavi pour lui demande de collaborer, "en raison de la situation critique du pays" - Moussavi a refusé de répondre à Mojtaba et a demandé une conversation directe avec Khamenei.
  • La position des chefs Sunnites sur les élections : Nous ne soutenons aucun candidat.
  • Mesbah Yazdi et les gardes révolutionnaires forment une coalition contre le front uni des principalistes de Mahdavi Kani pour les élections législatives.
  • Les groupes kurdes iraniens appellent au boycott des élections.
  • L’opposition iranienne demande le fédéralisme pour le Kurdistan.
  • Des centaines de reporters étrangers pour couvrir les élections législatives.
  • Les journalistes étrangers autorisés à couvrir les élections iraniennes ; ils sont conduits en bus à des bureaux de vote choisis et retour à leur hôtel sans aucune possibilité de rencontrer de vrais gens ; les reportages montrent une majorité de personnes âgées alors que 65% de la population iranienne a moins de 30 ans. 
  • Un membre de la commission électorale : arrestation de 10 saboteurs étrangers qui tentaient de ruiner le processus électoral.
  • La commission électorale a demandé aux membres des bureaux de vote de laisser voter même ceux qui se présentent sans papier d’identité. 
  • 530 irrégularités constatées depuis les inscriptions sur les listes électorales dans la région de Téhéran.
  • La commission électorale étend les heures du scrutin de 5 heures.
  • Les listes principales : 
    • Front Uni des Conservateurs (Jebheh Mottahed-e Osoolgaraayaan) : plutôt pro-Khamenei mais quelques supporteurs d’Ahmadinejad aussi
    • Front de Résistance de la République Islamique (Jebheh Paaydaari-e Enghlelab-e Eslami) : figure majeure, l’ayatollah Mesbah-Yazdi, directeur de conscience d’Ahmadinejad
    • Front de la Voix du Peuple (Jebheh Sedaa-ye Mellat) : les recalés des deux listes précédentes
    • Front de Défense de la République Islamique (Jebheh Eistaadegi Enghelab-e Eslami) : supporters de Rezaï, ancien directeur dr l’IRGC – Mahmoud Alavi, membre du Conseil des Experts qui désirait se présenter sur cette liste, a été recalé et interdit de se présenter.
    • Front de la Démocratie (Jebheh Democrat) : les réformistes qui veulent quand même participer aux élections
Nouvelles en vrac
  • Le train Téhéran-Zahedan déraille à cause des tempêtes de sable.
  • Les mariages d’enfants ont augmenté de 45% en quatre ans.
  • La police de Téhéran ferme 15 boutiques de vêtements sous le prétexte qu’elles vendaient des « vêtements vulgaires ». 
  • Le mois dernier, cinq écoliers et deux enseignants ont été tués et des dizaines blessés dans les camps rahian-e-nour des bassidjis. 
  • Une succursale de Kentucky Fried Chicken (KFC) ouvre à Karadj.