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dimanche 17 mai 2015

Lettre du Docteur Maleki à Ahmad Shaheed

Le docteur Mohammad Maleki, ancien recteur de l’université de Téhéran et professeur retraite de cette université, a écrit au docteur Ahmed Shaheed, rapporteur spécial de l’ONU pour les droits humains en Iran pour se plaindre des violations des droits humains en Iran, et plus spécialement sur son droit fondamental de se rendre à l’étranger pour rendre visite à ses enfants.
« Le droit de voyager et le droit de rendre visite à ses enfants sont des droits fondamentaux des dissidents. »
Au docteur Ahmad Shaheed, rapporteur spécial de l’ONU pour les droits humains en Iran
Téhéran, le 18 avril 2015
Cher Docteur,
Je m’appelle Mohammad Maleki ; je suis professeur en retraite de l’université de Téhéran. Je vous écris car vous êtes en charge de la surveillance des violations des droits humains en Iran. Je vous demande votre soutien en ma demande de justice : la république islamique d’Iran viole mes droits fondamentaux, en l’occurrence, mon droit à voyager pour voir mes enfants. J’ai bien sûr épuisé toutes les procédures légales pour jouir de mes droits avant de vous écrire. Je vais vous exposer brièvement ce que j’ai fait ces derniers mois.

Quelques jours après vous avoir écrit sur la torture dans les prisons iraniennes, j’ai été interdit de sortie du territoire par le tribunal de Téhéran le 10 septembre 2011. Le 8 novembre, j’ai accompagné un ami convoqué à la prison d’Evine et j’ai demandé au bureau du procureur de la prison où en était mon interdiction de sortie du territoire. Le fonctionnaire a cherché dans son ordinateur et trouvé une lettre à moi adressée qui indiquait que l’interdiction avait été levée (je vous joins une copie de ma demande au bureau du procureur et la réponse). Je me suis rendu au bureau des passeports pour vérifier que c’était vrai et on m’y a dit qu’il n’y avait plus de problème. J’ai donc préparé les papiers nécessaires et j’ai demandé le renouvellement de mon passeport. On m’a dit que je le recevrai par courrier dans deux semaines, mais je n’avais toujours rien reçu au bout d’un mois. Je me suis rendu au bureau spécial de la police où l’on m’a dit de m’adresser à la poste, où l’on m’a dit de m’adresser au bureau des passeports de Téhéran, où l’on m’a dit de m’adresser à monsieur Tadjik, procureur général du tribunal révolutionnaire de Téhéran. Quand je me suis présenté au bureau de monsieur Tadjik, on m’a demandé de me rendre au bureau du procureur d’Evine. Quelques mois après m’avoir renvoyé d’un bureau à  un autre, le bureau du procureur de la prison d’Evine m’a informé qu’on me contacterait pour clarifier la situation. Au bout d’un mois, toujours pas de contact. Je me suis donc rendu au bureau du procureur de la prison d’Evine le 17 mars 2015 ; on m’y a dit que de « hauts fonctionnaires » avaient arrêté le renouvellement de mon passeport ; on ne m’a, bien entendu, pas dit qui étaient ces « hauts » fonctionnaires.

Vous savez mieux que moi que, d’après le deuxième paragraphe de l’article 13 de la déclaration universelle des droits humains : « Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays ». D’après l’article 33 de la constitution de la république islamique : « Personne ne peut être obligé de rester dans un endroit, sauf dans les cas prévus par la loi ». D’après les articles 132 et 133 du code de procédure pénale de la république islamique : « Le tribunal peut édicter un décret interdisant la sortie du territoire à l’encontre d’un accusé uniquement dans les cas spécifiques où il existe un risque qu’il s’enfuit ou se cache. Un tel décret ne sera valable que pour une durée de six mois. » De plus, d’après l’article 137-3 de la déclaration des droits civiques du président Rouhani : « Tous les citoyens ont le droit de quitter ou de rentrer librement dans le pays et aucun citoyen ne peut se voir nier ce droit, sauf dans les cas prévus par la loi ».

Quel principe, quelle loi ou quel jugement équitable m’a-t-il privé de ces droits ? Je ne suis pas un voleur ou un escroc et je n’ai commis aucun crime. Je ne suis coupable que d’être un dissident qui critique les dirigeants de la république islamique pour défendre les droits humains. C’est pourquoi on me refuse ce droit et bien d’autres droits civiques. Le droit de voyager pour rencontrer sa famille et ses enfants sont des droits des groupes d’opposition.

J’ai 82 ans et je ne peux ni ne veux résider à l’étranger. Les fonctionnaires de la sécurité et de la justice de la république islamique d’Iran sont parfaitement au courant de ma position sur le sujet. De plus, j’ai clairement exprimé mes commentaires et mes critiques en Iran, j’ai franchement critiqué le système et je n’ai pas d’autre commentaire à exprimer à l’étranger qui se rapporteraient aux autorités de la sécurité ou de la justice. Il n’y a donc aucune justification à cette injustice et oppression patente.

Cher Docteur Ahmad Shaheed,

Je ne suis qu’un exemple de cette injustice. Beaucoup de militants civiques et politiques en Iran se sont vus illégalement et sans raison refuser le droit de quitter le pays depuis longtemps. On leur interdit de rendre visite à leurs enfants et à leur famille depuis des années. L’un des exemples les plus évidents est Monsieur Abbas Amir-Entezam, à qui on a interdit le droit de quitter le territoire pour voir ses enfants depuis plus de 30 ans.

Comme la république islamique, sa structure administrative et sa justice n’arrivent pas à résoudre ce problème, je demande votre soutien pour répondre à cette tyrannie. Pourquoi et pendant combien de temps vais-je être privé du droit de voyager pour voir mes enfants ? Cela fait environ 7 ans que je n’ai pas vu mon fils et je veux assister à sa remise de diplôme. C’est évidemment le désir naturel de chaque père. Je vous prie instamment de demander au gouvernement et aux autorités iraniennes de mettre fin à ces conduites injustes et inhumaines et d’arrêter de violer les droits humains du peuple d’Iran.

Je vous prie de croire, cher Docteur, à l’expression de ma gratitude anticipée et de mes salutations les plus sincères.

Docteur Mohammad Maleki
Ancien recteur de l’université de Téhéran – Professeur en retraite

Source :

dimanche 27 avril 2014

Témoignage d'Arash Sadeghi sur le jeudi noir à la section 350 d'Evine

Quand nous sommes arrivés devant le portail d’Evine ce matin-là, nous avons d’abord remarqué la forte présence d’agents en civil. Nous devions rencontrer plusieurs personnes ; le Docteur Mohammad Maleki, Mohammad Nourizad, Nargues Mohammadi et Behnam Moussivand étaient venus. Nous nous sommes salués et nous sommes entrés dans la salle de visite qui était très agitée. Il y avait environ 150 à 200 personnes, certaines faisaient partie des familles de prisonniers et tous les autres étaient venir les soutenir. On n’avait pas accordé de visite aux prisonniers qui avaient été transférés à l’isolement.

Soudain, on a entendu une femme crier. C’était la mère de Saïd Matinepour. Les familles de ceux qui avaient obtenu une visite lui ont dit qu’il avait été si sauvagement battu qu’il avait perdu conscience pendant un long moment. La mère de Saïd se frappait en maudissant les autorités. Du côté nord de la salle, une autre femme a crié. C’était la mère d’Akbar Amini. On lui a dit que son fils avait le cou brisé. Ce fut ensuite le tour de l’épouse d’Omid Behrouzi d’entendre parler des blessures de son mari, un derviche Gonabadi emprisonné. Il a des fractures du crâne et une veine arrachée à la main. De nombreux membres des familles scandaient dans la salle de visite : « Mort au dictateur » et « Libérez les prisonniers politiques. »



La tragédie est beaucoup plus profonde. Le colonel Imanian a donné l’ordre d’attaquer les prisonniers de la section 350. Avant l’assaut, il avait demandé aux forces de sécurité : « Ceux qui n’ont pas le cœur de tabasser ne devraient pas entrer dans le bâtiment de la section. » L’attaque a commencé et les prisonniers ont été attaqués à coups de poing, de pied et de matraque. Puis les agents de sécurité ont séparé 20 prisonniers et les ont transférés dans une salle qui n’est pas équipée de caméra où ils ont pu tabasser les prisonniers tout leur soûl. Ensuite, les forces de sécurité ont traîné les prisonniers souffrant de fractures dans un fourgon garé devant la section 350. On leur a rasé la tête et on les a transférés à l’isolement dans la section 240 d’Evine.

Beaucoup des prisonniers battus sont restés à la section 350 avec des fractures aux jambes et aux bras, sans recevoir aucun soin médical. Les prisonniers de la section 350 se sont engagés à se mettre en grève de la faim si les blessés ne recevaient pas de soins médicaux dans les trois jours.

Arash Sadeghi, militant
Téhéran, Iran

P.S. : Ceci n’est qu’une partie de ce qui s’est passé pendant l’attaque des forces de sécurité contre la section 350 d’Evine. Je fournirai d’autres détails ultérieurement.

Source : http://persian2english.com/?p=24967

lundi 13 juin 2011

Les Sahabi, père et fille, meurent avec un seul jour d'écart - Fereshteh Ghazi - 2 juin 2011

Alors qu’Ezzatollah Sahabi, dirigeant des nationaux-religieux iraniens et critique muet du régime islamique est décédé mardi après un mois de coma, sa fille Haleh Sahabi est morte lors d’une échauffourée avec les forces de sécurité durant l’enterrement de son père mercredi. Des membres de la famille proche ont parlé à Rooz du décès du père et ont déclaré que le régime islamique craignait le cadavre de Sahabi autant qu’il le craignait de son vivant. Tandis que le père est mort au bout d’un mois de coma, la fille, Haleh est morte lors de l’enterrement de son père, affrontant des agents de sécurité qui auraient essayé de lui arracher une photographie de son père. Haleh était une militante des droits civiques et humains reconnue et jouissait d’un grand respect dans la société iranienne. 


Le meilleur exemple de la peur du régime est peut-être la pression exercée par les forces de sécurité sur la famille d’Ezzatollah juste après sa mort. Le ministère du renseignement et les agents de sécurité ordonnèrent à la famille en termes très clairs qu’un enterrement rapide et tranquille de Sahabi, le père, était la seule attitude à avoir, en dépit de la résistance et des protestations de la famille à ce sujet.  Haleh Sahabi et Yahya Mashayekhi, la fille et le petit-fils de Sahabi ont dit à Rooz avant la mort d’Haleh, qu’à cause de ces pressions, ils ont dû avancer l’heure  de la cérémonie de 8h30 à 7h00, bien que moins de personnes aient été à même de participer à la procession de la maison du défunt au cimetière qui n’est pas très loin. Monsieur Mashayekhi a dit à ce propos : « Nous avons accepté ce changement d’une heure et demi pour éviter toute autre demande plus importante qui aurait pu complètement empêcher la tenue de la cérémonie. » 

Ezzatollah Sahabi avait été hospitalisé ce 29 avril  après un infarctus qui l’avait laissé totalement paralysé et dans le coma à l’hôpital Modarres de Téhéran. Sa fille, Haleh Sahabi, a dit à Rooz mardi soir qu’alors que son père était décédé à 14h30, on ne les avait prévenus qu’à 18h00. 

Les agents de sécurité s’apprêtaient à l’enterrer 

Avant d’informer les membres de la famille d’ Ezzatollah Sahabi de son décès, les agents de sécurité et de renseignement s’étaient positionnés autour du domicile des Sahabis à Lavassan. D’après un reporter de Rooz, les agents étaient présents de l’autoroute Babaï jusqu’à la porte de leur maison soit une distance d’environ 15 kilomètres. Les agents de sécurité étaient aussi postés devant le domicile des Sahabiis, où nombre de membres de Nehzate Azadi (Parti Iranien de la Liberté) et de membres du bureau des nationaux-religieux ont été arrêtés puis relâchés quelques heures plus tard après interrogatoires. Réza Tadjik et Yasser Massoumi font partie de ceux qui ont été interrogés au ministère du renseignement après leur arrestation mardi devant le domicile des Sahabi. Mais les agents de sécurité ne se sont pas contentés de rester à l’extérieur. Ils ont pénétré au domicile des Sahabi à plusieurs reprises pour rappeler que le défunt devait être enterré rapidement, menaçant de mettre en œuvre les règlements du bureau de sécurité provinciale. 

Le petit-fils de Sahabi Yahya Mashayekhi a dit à Rooz : « Les agents du renseignement nous pressaient de faire une courte cérémonie deuil et un enterrement rapide, ce que la famille n’a pas accepté. Ils nous ont alors menacé de davantage de problèmes si nous n’obéissions pas. » Mashayekhi explique que ces pressions durent depuis que Sahabi est tombé dans le coma, il y a un mois. Ils ont donné des ordres pour les détails de la cérémonie de deuil, de l’enterrement, etc, indiquant qu’ils avaient déjà réfléchi à ce qui devrait se passer après la mort de Sahabi. Sa fille Haleh, qui était en liberté provisoire quand son père est mort, a dit à Rooz : « Nous avons fait une courte cérémonie et nous voulons aller à pieds de son domicile au cimetière, mais nous ne sommes pas sûrs qu’ils l’accepteront »

Peur d’un cadavre  

Le Docteur Mohammad Maleki, ami proche de Sahabi et membre du conseil religieux-national, a dit à Rooz que la façon dont les agents de sécurité et de renseignement ont insisté sur un enterrement rapide et sans trop de bruit montrait combien le régime avait peur du cadavre de Sahabi en raison de sa popularité. Il a ajouté que ces agents avaient même menacé de s’emparer du corps pour l’enterrer eux-mêmes avant l’arrivée de l’assistance si on ne respectait pas leurs exigences, une chose à laquelle Haleh avait également fait allusion.  La dernière fois que Haleh Sahabi avait vu son père, s’était pendant les vacances de Nowrooz (Nouvel An), quand il lui avait rendu visite à a prison d’Evine. Elle a dit qu’il semblait aller bien à l’époque. « Avant même de me demander comment j’allais, il m’a demandé des nouvelles d’autres prisonnières étudiantes comme Bahareh et m’a dit qu’il était inquiet de leur sort, parce qu’à l’époque elles étaient interdites de visites et en grève de la faim. » Haleh a dit à Rooz mardi qu’elle ne comprenait pas pourquoi les autorités de la prison lui avaient accordé une liberté provisoire quelques jours avant la mort de son père.  « Je n’ai appris que mon père était à l’hôpital et la gravité de son état qu’en arrivant à la maison.  Quand je l’ai vu à l’hôpital, il était inconscient ; je lui ai quand même lu des poèmes, je lui ai parlé mais il ne pouvait pas me répondre. De temps en temps, une larme perlait dans ses yeux. » Son fils Yahya a expliqué qu’il n’était pas sûr de la durée de la liberté provisoire de sa mère. 

Haleh a déclaré à Rooz que, ces deux dernières années, Sahabi s’inquiétait pour le Mouvement Vert tout en le soutenant totalement. « Il croyait, il avait foi en la nouvelle génération. » « Cette génération comprend ce qu’est le dialogue et la justice et rejette le mensonge. » lui aurait-il dit.  Lors des dernières visites de son père en prison, il était encore debout avant son coma, il lui a parlé de sa propre expérience en prison pour soulager sa douleur et sa situation difficile. 

Sahabi était l’un des militants les plus influents de ce que l’Iran appelle les groupes nationaux-religieux. C’était l’un des politiciens les plus populaires et les plus respectés, connu pour son honnêteté, sa sincérité et son amour pour l’Iran. Dans une lettre ouverte de 2010, il demandait à Dieu de sauver l’Iran ou de mettre fin à sa vie. « Où puis-je porter la douleur des jeunes hommes et femmes de ce pays ? » est une réflexion sur les nombreux militants emprisonnés depuis les élections présidentielles controversées de 2009.

Réactions à la mort de Sahabi
  • Les medias d’état n’ont pas publié la nouvelle de la mort d’Ezzatollah Sahabi mais des groupes politiques et religieux ainsi que des personnalités ont publié leurs condoléances et des déclarations à l’occasion de la cérémonie à sa mémoire. 
  • Plusieurs journaux de droite n’ont pas publié la nouvelle de son décès mais uniquement les condoléances d’Hashémi Rafsandjani. 
  • Plusieurs journaux réformateurs et indépendants ont, au contraire, non seulement publié la nouvelle du décès du réformateur mais aussi des anecdotes de sa vie et ont expliqué son rôle dans le paysage politique iranien et ont ajouté des photos. 
  • Iran Farda a publié beaucoup d’articles sur Sahabi et a pris le deuil pour le décès de celui qu’il a appelé la dignité iranienne. Le conseil, comprenant des groupes religieux et nationalistes et qui était présidé par Sahabi, a publié une déclaration : « A partir de maintenant, chacun est un Sahabi ». Cette déclaration indique que Sahabi était un militant total qui voulait que l’Iran appartienne à chacun ; à cause de cela, il a passé de nombreuses années en prison sous la torture. Il était inquiet du sort de l’Iran ces dernières années, se lamentant de n’avoir rien pu faire pour sa patrie. 
  • Shirine Ebadi, la seule lauréate iranienne du Prix Nobel s’est également exprimée sur l’évènement, disant que le seul souci de Sahabi était l’Iran qui menaçait ruines. 
  • Hashémi Rafsandjani, président le puissant conseil national des gardiens, a également envoyé un message de condoléances, comme Ahmad Montazéri (fils de feu le grand ayatollah réformiste). Le message de ce dernier déclare que ceux qui ont soumis Sahabi et d’autres à la torture et à d’autres souffrances devront en répondre dans l’autre monde.
  • L’Association des Enseignants du Séminaire de Théologie de Qom a également publié une déclaration offrant Sahabi, qui a toujours essayé de faire avancer la cause de son pays, comme modèle à la jeunesse.
  • Parmi les religieux les plus importants, les ayatollahs Saneï et Bayat Zandajani ont tous deux envoyé des messages de condoléances bien sentis, louant Sahabi pour sa morale politique et ses rêves d’amour de la liberté pour son pays, qui avaient joué un rôle important dans l’établissement de la république islamique d’Iran.
  • La plus grande organisation étudiante, Sazemane Danesh-Amookhtegane Iran Eslami, plus connue sous le nom d’ Advare Tahkim Vahdat a également envoyé un message de condoléances pour exprimer sa fierté et sa sympathie pour un homme qui a connu les prisons du Shah et celles de la république islamique, car ni l’un ni l’autre ne toléraient une quelconque dissidence. Le groupe estudiantin a appelé tous les étudiants à participer aux cérémonies d’hommage et de deuil pour Sahabi.
  • Le Conseil de Coordination du Mouvement Vert a également publié une déclaration appelant les Iraniens à participer aux cérémonies marquant le décès de Sahabi.
  • Le Front de la Participation d’Iran, dont beaucoup de sympathisants sont encore derrière les barreaux, a également publié une déclaration louant les efforts que Sahabi a déployés tout au long de sa vie pour son pays et pour les Iraniens.