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dimanche 18 mars 2012

Ebrahim Mehtari - Histoire de mon Calvaire


Pour m’être opposé à la tentative de prise de pouvoir de Mahmoud Ahmadinejad lors des élections présidentielles de 2009 dans ma patrie, l’Iran, j’ai été jeté en prison, violé, torturé et laissé pour mort sur le bas-côté d’une route. L’oppression dont j’ai été victime est la preuve de la faiblesse du régime iranien, ce que la communauté internationale doit exploiter alors que la commission aux droits humains de l’ONU tient cette semaine sa première session sur l’Iran.

Pour partager mon histoire avec le monde entier et pour demander aux nations de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour arrêter un régime qui dévore ses propres enfants, je témoignerai mardi au sommet des victimes qui se tiendra à côté de la session de l’ONU. Les états-membres devront décider de renouveler ou pas le mandat du rapporteur spécial, alors que la situation des droits humains en Iran ne fait qu’empirer. Malheureusement, le conseil supérieur aux droits humains a ignoré les violations grossières de ces droits pendant la période cruciale de la répression de 2009. Il a fini par agir en mars dernier. Le conseil a enfin créé le poste d’observateur indépendant, mettant ainsi l’Iran sous surveillance pour la première fois. Ahmed Shahid, ancien ministre des affaires étrangères des Maldives, a été nommé pour un an.

Il est cependant regrettable que le message adressé à Téhéran l’année dernière ait été affaibli par le fait que seuls 22 des 47 états-membres ont voté ce mandat (sept contre, 14 abstentions et trois absents et un pays, la Libye, incapable de voter à cause de la suspension de son adhésion). Une approbation a peine audible.

C’est la première fois cette semaine que Shahid donnera son rapport au conseil. Les états-membres doivent s’assurer que ce ne sera pas le dernier en renouvelant son mandat, et cette fois-ci, par une large majorité qui sera entendue dans le monde entier. Exposer les violations de l’Iran aux yeux du monde rappelle au régime qu’il ne trompe personne par ses mensonges et ses prêches hypocrites sur la moralité et la justice.

Il m’est difficile de raconter mon histoire, mais, si je ne le fais pas, et si elle n’est pas entendue et suivie d’actions, des centaines et des milliers de mes compatriotes continueront à être arrêtés, brutalisés et exécutés. C’est pourquoi j’ai décidé de monter sur le podium cette semaine au Sommet de Genève pour les Droits Humains et la Démocratie, parrainé par UN Watch et 20 autres organisations non gouvernementales de défense des droits humains, qui vont rassembler des militants célèbres qui ont été victimes d’oppression et d’emprisonnement.

En 2009, je travaillais pour la campagne présidentielle de Mir Hossein Moussavi, ancien premier ministre réformiste, dans le but d’introduire une vraie moralité dans la gouvernance iranienne. Quand le régime a détourné les élections, j’étais un bloggeur, diffusant les nouvelles des manifestations. Alors les gardes révolutionnaires m’ont enlevé en me menaçant d’une arme à feu en août de cette année-là. Ils m’ont emmené dans une prison secrète de l’est de Téhéran aux mains des tortionnaires sadiques du régime.

Les tortures que j’ai subies ont été documentées. Normalement, lorsqu’ils traitent des patients victimes de la torture du régime, les hôpitaux iraniens s’abstiennent de garder des traces écrites. Mais dans mon cas, le jeune couple qui m’avait trouvé, ensanglanté et battu, a supposé que j’avais été victime de brigands ordinaires. Quand l’hôpital a appris que j’avais été emprisonné, mon dossier médical a disparu. Mais je m’étais arrangé pour en garder une copie, ce qui fait de moi l’une des rares victimes de l’Iran possédant des traces écrites des tortures subies. Je distribuerai des copies de ce document glaçant lors du sommet, et d’autres militants du monde entier feront pression sur le Conseil aux Droits Humains pour qu’il écoute aussi leurs histoires atroces.

Le rapport médical fait état de brûlures causées par des cigarettes sur tout le corps, des ecchymoses dues à des coups portés par des fléaux métalliques et d’autres objets ainsi que de blessures profondes sur les jambes et les bras. Je confirme également que j’ai subi des blessures venant de ce que l’on appelle en Iran taaroz. Pour cela, ceux qui m’interrogeaient ont utilisé une matraque, mais je ne me souviens de rien d’autre parce que j’ai immédiatement perdu connaissance tant était grand le supplice. L’occident et les lois internationales donne un autre nom au taaroz : le viol. L’Iran nie exercer des violence sexuelles ou des tortures dans ses prisons. Mais je témoignerai par mon expérience personnelle et profondément douloureuse qu’il ne s’agit que de mensonges.

Ma cellule était un endroit infernal au sol tâché de sang et jonché de débris de draps sales, déchirés par les prisonniers qui m’avaient précédé pour envelopper leurs blessures. La camera tournait tant que ceux qui m’interrogeaient me demandaient de signer des aveux m’accusant d’activités comme « travailler avec les réseaux Facebook ». Quand la lumière de la caméra s’est éteinte, la torture a commencé. Au fil des jours, la lumière de la camera était plus souvent éteinte qu’allumée, jusqu’à ce que je m’écroule sous les coups de ceux qui m’interrogeaient et que je ne puisse plus bouger.  Me croyant mort, ils me sortirent de prison pour me jeter dans un fossé de la banlieue de Téhéran.

Peu après, j’ai fui le pays en me rendant en Turquie. C’est là, fin 2009, qu’un homme qui parlait Persan est apparu et m’a murmuré des menaces si je ne gardais pas le silence sur les violences que j’avais subies. J’ai néanmoins choisi de parler haut et fort dans divers forums publics.

La république  islamique d’Iran a depuis longtemps cessé d’être islamique ou républicaine. Les actes du régime ont changé beaucoup d’anciens amis, comme moi, en opposants. Pour le peuple d’Iran, je demande instamment au Conseil des Droits Humains de l’Onu, non seulement de reconduire l’enquête sur les violations de l’Iran, mais encore de le faire avec une forte majorité.
Mehtari est un militant des Droits Humains iranien qui vit à Paris.

Source : http://www.nydailynews.com/opinion/i-raped-tortured-iranian-regime-article-1.1037697?pgno=1



dimanche 19 décembre 2010

Libérez Nasrine Sotoudeh - Communiqué de Presse n°1

Manifestation de militantes féministes devant le bureau des Nations Unis à Genève, Suisse.

Peuples du monde épris de liberté,

La vie de Nasrine Sotoudeh, avocate iranienne des droits humains et militante féministe est en danger. Nasrine a été arrêtée par les autorités iraniennes le 4 septembre 2010 pour ses activités de défense des droits humains en Iran et est emprisonnée depuis plus de 103 jours. Le procureur l’a inculpée de propagande contre l’état et d’agissements contre la sécurité nationale. Suivant la loi iranienne, l’inculpé peut rester en détention provisoire au maximum sept jours sans inculpation après la fin de l’enquête préliminaire.

De plus, la loi iranienne stipule qu’il est illégal de garder l’accusé à l’isolement après son inculpation. Et pourtant, Madame Sotoudeh a été maintenue à l’isolement depuis son arrestation et les tentatives de son avocat pour obtenir une libération sous caution sont restées lettre morte. Madame Sotoudeh a donc décidé de faire la grève de la faim pour protester contre l’illégalité qui a entouré son arrestation. Depuis le 4 décembre, elle fait également la grève de la soif.

Malheureusement, non seulement elle est toujours détenue en violation de ses droits humains, mais elle est en plus accusée de crime contre le code vestimentaire islamique iranien.

Nous, les signataires de cette déclaration, sommes un groupe de féministes dont beaucoup ont travaillé aux côtés de cette avocate courageuse ou bien ont été défendues par elle dans le passé. Les violations évidentes de ses droits humains fondamentaux et notre désir d’être solidaires avec elle nous ont conduit à faire un sit-in devant le bureau des Nations Unies de Génève à partir du 20 décembre 2010.

Nous appelons tous les esprits libres du monde, les féministes et tous les membres de la famille des droits humains à se joindre à nous pour exiger la libération de Nasrine Sotoudeh dès que possible. Merci de nous soutenir de toutes vos forces, que ce soit en nous rejoignant dans notre sit-in, en envoyant des mails et des lettres de protestation au gouvernement iranien, en vous rassemblant devant les ambassades d’Iran à travers le monde ou par n’importe quelle autre méthode. Aidez-nous s’il vous plait, pour que la voix de notre collègue emprisonnée soit entendue dans le monde entier.

Signataires :

Shirine Ebadi, Khadidjeh Moghaddam, Mansoureh Shojaï, Parvine Ardalan, Shadi Sadr, Asieh Amini, Mahboubeh Abbasgholizadeh

mardi 19 octobre 2010

Document (Nations Unies): La situation des droits de l’homme en République islamique d’Iran

Le présent rapport fait suite à la résolution 64/176 de l’Assemblée générale et rend compte des progrès accomplis dans la mise en oeuvre de cette dernière. Dans cette résolution, l’Assemblée a demandé au Gouvernement de la République islamique d’Iran de répondre aux graves préoccupations qui étaient exprimées dans le précédent rapport du Secrétaire général (A/64/357), ainsi qu’aux demandes expresses qu’elle avait formulées dans ses précédentes résolutions (63/191 et 62/168), et de s’acquitter pleinement de ses obligations en matière de droits de l’homme, tant en droit que dans la pratique, dans un certain nombre de domaines précis.

Questions thématiques:
  • Torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, y compris l’amputation et la flagellation
  • Peine de mort et exécutions publiques
  • Exécution de mineurs délinquants
  • La lapidation comme méthode d’exécution
  • Les droits des femmes
  • Les droits des minorités, y compris la communauté bahaïe
  • Liberté de réunion et d’association pacifiques et liberté d’opinion et d’expression, en particulier après l’élection présidentielle de juin 2009
  • Respect des garanties procédurales et impunité au regard de l’élection présidentielle de juin 2009

lundi 9 août 2010

Le groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire publie un avis condamnant la détention d’Issa Saharkhiz et exigeant sa libération immédiate. - 6 août2010

Dimanche 1er août 2010, les avocats d’Issa Saharkhiz ont reçu l’avis du groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire ; cet avis déclare que sa détention est « arbitraire » et il demande au gouvernement iranien « d’ordonner sa libération immédiate et sans condition » « de lui garantir un procès équitable suivant les normes internationales » et de prendre en compte les dommages et intérêts dus à Monsieur Saharkhiz pour son arrestation et sa détention.

Monsieur Issa Saharkhiz, 56 ans, est un journaliste iranien célèbre et était rédacteur en chef de deux publications iraniennes, le mensuel Aftab et le quotidien Akhbar-e-Eghtesad. Le 4 juillet 2009, des membres en civil de la police iranienne et/ou du Sepah-e-Pasdaran, le corps des gardes révolutionnaires, ont arrêté Monsieur Saharkhiz sans l’informer des charges qui pesaient contre lui ni de la base légale de sa détention. Les agents ont sévèrement battu Monsieur Saharkhiz lors de son arrestation, lui causant de nombreuses blessures dont des côtes cassées et des blessures à la poitrine, à l’épaule et aux poignets. Les autorités ont soumis Monsieur Saharkhiz à d’autres abus suite à son arrestation et pendant sa détention à l’isolement. Monsieur Saharkhiz a été arrêté juste deux jours après la publication d’articles critiquant la conduite du gouvernement iranien pendant les élections présidentielles de l’année dernière.

Plus tôt,  cet été, les autorités iraniennes ont accusé Monsieur Saharkhiz de propagande contre l’état et d’offense aux membres du gouvernement et au guide suprême. Monsieur Saharkhiz a réfuté ces allégations et a déclaré devant le tribunal iranien avoir été torturé et battu pendant sa détention. Monsieur Saharkhiz a également condamné les élections présidentielles iraniennes les traitant de « coup d’état » et affirmé que la constitution iranienne protège les droits à la liberté de parole et de rassemblement pacifique. Les autorités iraniennes n’ont pas encore répondu publiquement à la déclaration du groupe de travail des Nations Unies sur de détention arbitraire. Jusqu’à ce jour, Monsieur Saharkhiz est toujours emprisonné dans la célèbre prison iranienne d’Evine. *

Bahram Seyedin-Nour et Nima Milaninia du cabinet Wilson Sonsini Goodrich & Rosati représentaient Monsieur Saharkhiz pour sa requête pro bono. Pour toute question sur ce sujet, merci de contacter Mehdi Saharkhiz : onlymehdi@gmail.com.
 

* Monsieur Saharkhiz se trouve en fait à la prison de Radjaï-Shahr

samedi 17 juillet 2010

C’est un crime d’être une femme en Iran

Margaret Wente - Saturday's Globe and Mail

 Sakineh Mohammadi Ashtiani, mère iranienne condamnée à la lapidation pour adultère est pour l’instant toujours en vie, sauvée par un cri de révolte international contre le barbarisme d’état. Mais l’histoire n’est pas finie. Elle est toujours dans le couloir de la mort. Une fois l’émotion retombées, le régime peut simplement choisir de la pendre à la place.

« Ce régime a pris trop de vies » dit Maryam Namazie, militante des droits de l’homme qui vit aujourd’hui à Londres. « Il va bien falloir que ça s’arrête un jour. »

D’après madame Namazie, la prison de Tabriz où Sakineh est enfermée contient 200 autres condamnés à mort. Trente-cinq sont des femmes condamnées à la lapidation. L’une d’entre elles est Maryam Bagherzadeh, 25 ans, en prion depuis quatre ans. Son exécution a été retardée car elle est tombée enceinte lors d’une courte permission. Le régime attend généralement l’accouchement des femmes enceintes pour les tuer.

Puis il y a Azar Bagheri, 19 ans. Elle en avait 14 quand on l’a forcée à se marier. Son mari l’a lourdement chargée, déclarant qu’elle ne l’aimait pas et qu’elle avait eu des relations avec un autre homme. Elle a été arrêtée, condamnée pour relations sexuelles en dehors du mariage et condamnée à la lapidation alors qu’elle n’avait que 15 ans. On l’a soumise à un simulacre de lapidation à deux reprises : enterrée jusqu’à la poitrine et menacée de mort si elle ne collaborait pas. Le couloir de la mort comprend des enfants, des adolescents et 18 personnes condamnées à la pendaison pour homosexualité. La semaine dernière une jeune fille de 16 ans s’est tuée dans sa cellule pour échapper à la pendaison.

Même le bronzage est un crime contre l’islam. « Le public attend de nous que nous réagissions fermement et rapidement à toute inconduite sociale de la part de femmes et d’hommes qui rejettent nos valeurs islamiques » a annoncé en avril le chef de la police de Téhéran Hossein Sadjedinia. « Dans quelques quartiers du nord de Téhéran, on voit beaucoup de femmes et de jeunes filles bronzées qui ressemblent à des mannequins lors d’un défilé. Nous ne tolérerons plus cette situation et commencer par avertir celles qui se comportent ainsi, puis nous les arrêterons et les emprisonnerons. »

Comme le présente madame Namzie : « C’est un crime d’être une femme en Iran. »

On pourrait penser que l’habitude du régime d’assassiner les femmes pour des crimes imaginaire lui vaudrait une condamnation universelle, en particulier d’institutions comme les Nations-Unies. On aurait tort. En avril, l’Iran s’est vu offrir un siège à la commission de l’ONU sur le statut des femmes dont le but est « l’égalité des sexes et la promotion des femmes. » Personne n’a expliqué comment la lapidation des femmes fait avancer l’égalité des sexes. C’est une inversion morale tellement tordue qu’elle défie la satire. Si vous nourrissiez encore quelques illusions sur le fait que l’ONU soit vraiment intéressée par les droits des femmes, abandonnez les tout de suite.

La nomination ridicule de l’Iran était un prix de consolation après son échec, à obtenir un siège au conseil de l’ONU pour les droits humains, en dépit d’un lobbying sévère. Ce qui n’aurait pas été tellement étrange qu’il y parait puisque les membres de ce conseil comprennent des nations aussi soucieuses des droits humains que l’Arabie Saoudite. Le Conseil des droits humains est dominé par un bloc d’états islamiques et africains qui refusent de condamner l’Iran de quelque façon que ce soit. A la place, le conseil passe le plus clair de son temps à dénoncer Israël et les Etats-Unis. « C’est tragique ; c’est comme demander à l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid de siéger à la commission pour l’égalité des races » dit Madame Namazie qui a fuit l’Iran en 1980.

Certains groupes féministes occidentaux ont été ostensiblement silencieux sur la lapidation et autres pittoresques coutumes iraniennes. Ils ont tellement peur d’être infectés par les Américains et les néo-conservateurs qu’ils préfèrent ne rien dire. Même chose pour les groupes musulmans « modérés » en occident.

Pendant des années, la lutte pour les droits humains des femmes iraniennes a été menée par un groupe infatigable d’avocates comme Madame Namazie et Mina Ahadi qui vit maintenant en Allemagne. Madame Ahadi a échappé de peu à la mort pour avoir fait campagne contre les vêtements islamiques obligatoires. (Son époux a été exécuté). « Quand nous organisons des évènements au niveau mondial, quand nous manifestons au niveau mondial et en particulier quand nous contactons les gouvernements européens et que ces gouvernements mettent la pression sur le régime islamique en Iran, nous avons quelquefois une chance, » a-t-elle dit à CNN.

La condamnation de Sakineh Mohammadi Ashtiani a été basée sur de fausses preuves insistent son avocat et ses deux enfants. Elle a déjà reçu 99 coups de fouet. Comme leurs efforts pour plaider pour sa vie n’ont pas porté leurs fruits, son fils s’est tourné vers les militants occidentaux pour trouver de l’aide, une manœuvre à haut risque qui lui a valu une convocation au poste de police. Amnesty International et Human Rights Watch se sont emparé du dossier. Les femmes, de la Norvège au Canada, y compris la PDG de Indigo Books, Heather Reisman, ont lancé des pétitions par Internet. La pétition de madame Reisman, datant d’il y a onze jours rassemble déjà plus de 100.000 signatures (www.freesakineh.org.)

Le régime iranien décrit vigoureusement les manifestations occidentales comme une attaque contre l’Iran et les valeurs islamiques. Alors, a quoi servent vraiment ces pétitions ? Ceux qui suivent les affaires iraniennes disent qu’elles ont vraiment un impact. La lapidation est énormément impopulaire en Iran et les Iraniens n’aiment pas que leur pays soit représenté comme médiéval et barbare. Le soutien de l’extérieur donne également de l’énergie à ceux qui vivent en Iran et luttent contre le régime.

« L’agitation que les médias occidentaux ont lancée en relation avec ce dossier n’affectera pas nos juges » insiste un officiel iranien. « La mise ne pratique des lois religieuses islamique comme la lapidation, le hidjab et l’héritage ont toujours été en but à leur animosité effrontée, par principe, ils s’oppose à tout ce qui touche la loi religieuse. »

Mais grâce aux efforts inlassables de femmes comme Maryam Namazie, Mina Ahadi, Shirin Ebadi et d’autres, Shakineh est toujours en vie. Aussi longtemps qu’être une femme en Iran sera un crime, ils ne s’arrêteront pas. Et nous non plus, nous ne devrions pas nous arrêter.

Source: http://www.theglobeandmail.com/news/opinions/its-a-crime-to-be-a-woman-in-iran/article1643091/?cmpid=rss1