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samedi 9 juin 2012

Chroniques des atrocités infligées au militant étudiant le prisonnier politique Arash Sadeghi


Le militant étudiant Arash Sadeghi, né le 29 septembre 1986, membre de l’équipe de champagne pour l’élection présidentielle de 2009 de Mir-Hossein Moussavi et membre de l’association islamique des étudiants de l’université Allameh, y étudiait la philosophie quand il en a été expulsé. Voici des tranches de la vie inimaginable et douloureuse de ce militant étudiant rapportée sur le blog Nameh Beh Yek Azadeh



Tir 1388 (du 22 juin au 22 juillet 2009)

Première arrestation après l’élection présidentielle de 2009, le 8 juillet. Après 50 jours à l’isolement et soumis à la torture qu’il a relatés lui-même ultérieurement, il est relâché dans une rue peu passante de Téhéran. Parmi les horribles tortures qu’il a subies, en citer une seule suffit : il a été obligé de lécher une cuvette de toilettes.

Dey 1388 (du 22 décembre 2009 au 20 janvier 2010)

Suivant les manifestations de l’Ashoura sanglante de 2009, Arash a de nouveau été arrêté le 27 décembre 2009. Il a été libéré sous caution le 6 mars 2010. Alors qu’il est en liberté provisoire, il a parlé à des proches de « tabassages sévères en prison qui ont fini par endommager son épaule droite. » A cette époque, il a déjà été condamné à trois ans de prison par la 28ème chambre du tribunal révolutionnaire.

Farvardin 1389 (du 20 mars au 20 avril 2010)

En mars 2010, à l’expiration de sa liberté provisoire, Arash est retourné en prison et a été interdit de visites et d’appels téléphoniques pendant une longue période. D’après sa famille, les raisons de ces interdictions étaient la publication de sa condamnation à trois ans de prison et les relations qu’il avait écrites sur les attaques subies durant son incarcération précédente. A cette époque, sa famille a exprimé son inquiétude sur son état de santé puisqu’elle ne pouvait ni le voir ni l’entendre.

Aban 1389 (du 23 octobre au 21 novembre 2010)

Après un an d’incarcération et de torture, Arash a bénéficié d’une liberté provisoire. Mais après quelques jours, sans avertissement que sa liberté provisoire était finie, sans appel téléphonique de la justice le rappelant en prison, des agents ont attaqué son domicile à 4 heures du matin le 26 octobre pour l’arrêter ; il n’était pas à la maison. Le traumatisme a causé une attaque cardiaque à la mère d’Arash; elle en est morte quelques jours plus tard. Quatre jours après l’attaque, la mère d’Arash, Farahnaz Dargahi est décédée à l’hôpital le 30 octobre 2010. Elle est enterrée au cimetière de Beheshte Zahra, bloc 311, allée 119, tombe 23. Le 15 novembre 2010, avant son arrestation, Arash avait critiqué l’attaque de son domicile sur la BBC Persian : « A chaque fois que j’ai été convoqué à Evine, j’y suis allé. Je ne sais pas pourquoi ils ont agi comme ça cette fois-ci. » Evoquant sa souffrance causée par la triste mort de sa mère, il a dit à la BBC lors de la même interview : « J’ai payé le prix fort. J’aurais préféré aller en prison ! Pour moi, la situation est meilleure en prison qu’à l’extérieur ! La pression de la famille qui me tient responsable de la mort de ma mère représente beaucoup de stress à endurer. »

Arash Sadeghi a été condamné par les 26ème et 28ème chambres du tribunal révolutionnaire de Téhéran respectivement à trois et six ans de prison. La cour d’appel a annulé les trois ans de prison et l’a lavé de toute condamnation dans ce dossier. La condamnation à 6 ans a été réduite en un an de prison et quatre ans avec sursis.

Azar 1389 (du 22 novembre 22 au 21 décembre 2010)

Après avoir publié une déclaration le 7 décembre, Journée des Etudiants, il a été attaqué physiquement et battu par ceux qui l’interrogeaient au bloc 209 de la prison d’Evine et il a été une fois encore blessé à l’épaule et aux côtes. Ceux qui l’interrogeaient ont refusé qu’il se rende au dispensaire d’Evine pour y être traité. Pour protester, Arash a commencé une grève de la faim le 10 décembre 2010. Dans une note envoyée du bloc 209 de la prison d’Evine pour la Journée de l’Etudiant, Arash a écrit : « Si nous disons que nous ne reconnaissons pas ce gouvernement illégitime et illégal, arrivé au pouvoir à cause de mensonges, de calomnies et de tricheries, si nous appelons à des élections saines et justes, surveillées par des observateurs et le peuple, nous sommes considérés comme Mohareb (ennemis de Dieu) et antirévolutionnaires. »

Dey 1389 (Décembre 2010 – janvier 2011)

Au bout de 14 jours, Arash arrête sa grève de la faim le 24 décembre 2010 et est transféré au bloc 350 de la prison d’Evine. Mais le 31 décembre, il est soudain transféré au bloc de sécurité 209 à l’isolement où il est de nouveau sévèrement battu et contusionné. Il en arrive à ne plus pouvoir bouger le bras droit, à pouvoir à peine marcher ; il souffre également d’hémorragies digestives et d’une infection pulmonaire.

Esfand 1389 (du 20 février au 20 mars 2011)

Comme par le passé, Arash était soumis à la pression et aux tortures de ceux qui l’interrogeaient sur des accusations fausses et forgées de toutes pièces. Cette fois-ci, ceux qui l’interrogeaient le pressaient pour qu’il nie que la mort de sa mère ait été causée par le choc et le traumatisme de l’attaque de son domicile et aussi pour démentir ses interviews de novembre dernier. Pour protester contre toutes ces pressions et ces tortures, Arash a commencé une nouvelle grève de la faim le 14 mars. En raison de sa mauvaise santé due aux tortures endurées et au stress de la grève de la faim, sa situation s’est détériorée et il a commencé à souffrir de tremblements et de pertes de conscience. Les autorités d’Evine l’ont alors transféré au dispensaire.

Farvardin 1390 (du 21 mars au 20 avril 2011)

Arash a passé le nouvel an iranien dans la souffrance et les ennuis de santé à l’isolement au bloc 209.

Khordad 1390 (du 22 mai au 21 juin 2011)
Après le martyre de Haleh Sahabi, les militants Nationaux-Religieux Hoda Saber et Amir Khosrow Dalirsani ont lancé une grève de la faim. Arash et d’autres prisonniers politiques, Mehdi Khodaï, Ahmad Shahrezaï, Peyman Aref, Shahin Zeinali et Djavad Alikhani ont commencé une grève de la faim le 5 juin pour protester contre la mort d’Haleh Sahabi. Arash avec Khodaï et Shahrezaï voulaient terminer leur grève de la faim le 12 juin, mais après le martyre d’Hoda Saber qui était en grève de la faim, les trois ont décidé de continuer pour protester contre sa mort violente.

Azar 1390 (du 22 novembre au 20 décembre 2011

Arash, condamné à un an de prison et quatre ans avec sursis a finalement été libéré du bloc 350 d’Evine le 14 décembre après plus de 22 mois dans la plupart sous les pressions et la torture à l’isolement au quartier de haute sécurité d’Evine. Au moment de sa libération, Arash était en grève de la faim en solidarité avec les prisonniers politiques qui avaient besoin de traitement médical qui ne leur était pas fourni. Il a été libéré de prison après la mort de sa mère et le déchirement de sa famille, toutes leurs vies détruites.

Dey 1390 (Décember 2011 – janvier 2012)

Arash a été arrêté très rapidement par les agents de sécurité le matin du 15 décembre alors qu’il se rendait sur la tombe de sa mère avec ses grands-parents. La violence de cette arrestation, accompagnée d’insultes, a causé à Arash une fracture du crâne.

Khordad 1391 (du 21 mai au 20 juin 2012)

A ce jour, depuis sa dernière arrestation du 15 décembre 2011, Arash est emprisonné au bloc 209 à l’isolement. Il n’a eu d’autres contacts avec sa famille qu’une courte conversation téléphonique surveillée par les gardes quelques jours après son arrestation et une visite de cinq minutes de son grand-père le 24 mai. Durant la dernière visite de son grand-père, Arash a dit qu’il avait été interrogé toutes les trois semaines et a aussi annoncé qu’il commençait une grève de la faim en solidarité avec Hossein Ronaghi Maleki.

Source : http://letter2azadegan.wordpress.com/2012/06/02/443/

NDLT: Le grand-père maternel d'Arash, 80 ans, a été arrêté cette semaine.

samedi 8 janvier 2011

Lettre de l'épouse de Djafar Kazémi au secrétaire général de l'ONU

RAHANA – Djafar Kazémi a été arrêté le 18 septembre 2009 et condamné à mort. L’épouse de Kazémi a écrit une lettre au secrétaire général des Nations Unies publiée par HRDAI pour décrire le calvaire de la famille depuis l’arrestation de son mari.

Voici la traduction de la lettre de Roudabeh Akbari :

Je m’appelle Roudabeh Akbari. Je suis femme au foyer, épouse du prisonnier politique Djafar Kazémi et mère de deux enfants.
Mon mari a été arrêté le 18 septembre 2009 à 06h00 du matin rue Haft-Hoz à Téhéran. Nous n’avons pas eu de nouvelles de lui depuis deux semaines. Il a été torturé pendant trois jours puis mis à l’isolement pendant 74 jours dans des conditions très difficiles.
Mon mari a été accusé de soutenir et de faire de la propagande pour l’organisation des Modjahedines Khalq (OMPI) ainsi que d’avoir rendu visite à notre fils au camp Ashraf (camp de l’OMPI en Irak°.
En prison, après avoir été torturé et avoir passé trois mois à l’isolement, on le pressa de faire des aveux télévisés. Face à sa résistance, on l’a torturé de nouveau, on lui a brisé trois dents sous les coups. Actuellement, mon mari est dans un état physique et psychologique inquiétant.
A la fin du procès en première instance pendant laquelle le juge Moghiseh l’a condamné à mort, l’avocat de mon mari a objecté oralement au verdict qu’il a qualifié d’excessif et illégal pour une accusation de propagande contre l’état. Le juge a fait remarqué qu’il subissait des pression à cette époque des ses supérieurs hiérarchiques pour énoncer de tels verdicts.
D’après l’avocat de mon mari, durant le second procès, la cour n’a même pas jeté un œil sur la déclaration de la défense, un document de trois pages répondant à l’accusation de propagande contre l’état par des argument ; en un verdict de deux lignes, elle confirmait le verdict de la première instance. Le juge Zargar présidait la cour d’appel.
Celui qui l’interrogeait a dit à mon mari : « Il nous faut en sacrifier quelques uns pour sauver le régime et vous en faites partie. » On a de nouveau demandé à mon mari de donner une interview sur les évènements de l’Ashoura (27 décembre 2009) mais il a refusé ayant été arrêté trois mois auparavant. On l’a menacé, s’il refusait l’interview, de torturer sa femme et ses enfants devant ses yeux.
On l’a menacé de réduire son épouse en miettes devant ses yeux ; il a, malgré tout continué de refuser de faire des aveux. On lui a dit, en représailles que sa peine de mort était un verdict définitif  On a alors dit à mon mari que sa condamnation à mort était sans appel et qu’elle serait exécutée. Après 74 jours à l’isolement au bloc 209, il a été détenu dans un endroit appelé la suite, avant d’être transféré une semaine plus tard au bloc 350.
Pendant trois semaines, malgré nos nombreuses tentatives et celles de mon plus jeune enfant, on nous a refusé toute visite.
Quelle loi, quel pays, quelle morale proclame-t-il que rendre visite à son enfant est un crime ? Si la république islamique considère la visite à nos enfants comme un crime passible de la peine de mort, alors mon mari est bien coupable.
En raison de la situation critique des prisonniers politiques et l’absence totale de volonté de réviser les verdicts inhumains et illégaux contre des prisonniers innocents, je demande un sursis immédiat à exécuter pour tous les condamnés à mort.
Ce que j’ai décrit ci-dessus ne s’applique pas qu’à mon mari et à notre famille. Toutes les familles de prisonniers politiques sont dans la même situation psychologique atroce. Toutes les familles de prisonniers politiques demandent une action immédiate des Nations Unies et du Haut Commissaire du UNHCR.

Sincères salutations,

Roudabeh Akbari, épouse du prisonnier politique Djafar Kazémi
Mai 2010

Source: http://persian2english.com/?p=10796

jeudi 6 janvier 2011

Lettre de Gholam Hossein Arashi au procureur de Téhéran depuis la prison d’Evine

A son excellence le procureur de Téhéran,

Je m’appelle Gholam Hossein Arashi, j’ai été arrêté après l’Ashoura 2009 par la police et condamné à 4 ans de prison en première instance, réduits à un an en cour d’appel. Je purge ma peine au bloc 350 de la prison d’Evine depuis 9 mois. Ce qui s’est produit durant l’enquête de police, les interrogatoires et les audiences m’a persuadé de vous écrire. A mes yeux, ces incidents étaient injustes, illégaux et en général, la torture et le harcèlement d’un accusé pour le forcer aux aveux sont contraires à la loi.
Comme des centaines de milliers d’autres citoyens, j’étais dans la rue lors de l’Ashoura de l’année dernière pour participer aux cérémonies de ce jour sacré. J’ai été témoin de la violence de la police anti-émeute à l’encontre des citoyens et en particulier des filles et des femmes ce qui aurait poussé quiconque ayant un semblant de dignité à réagir. Il y a donc eu confrontation entre les citoyens et la police anti-émeute.

Votre excellence,
Le 6 février, j’ai été identifié sur les photos prises lors des confrontations de l’Ashoura publiées sur les sites Naja et Gerdab et 8 officiers de police de Téhéran m’ont arrêté et transféré à leur quartier général. Ceux agents en civil ont commencé à m’interroger après une nuit. Ils m’ont demandé d’avouer être la personne dont la photo avait été publiée sur Gerdab et d’avouer avoir mis le feu à plusieurs véhicules de la police anti-émeute. Je leur ai dit que même si j’étais bien la personne des photos, je n’avais rien à voir avec l’incendie de biens publics et que se basant sur les photos et les vidéos, j’aidais en fait les forces de police entourées de citoyens en colère.
Ceux qui m’interrogeaient ont commencé à me battre, à me maudire ainsi que ma famille et à me menacer de sérieuses représailles si je n’avouais pas avoir mis le feu aux véhicules. Durant le deuxième interrogatoire, j’étais épuisé par les traitements dégradants infligés par ceux qui m’interrogeaient. J’ai fini par nier que j’étais la personne sur les photos. Je leur ai demandé d’arrêter de me maudire et de me battre pour l’amour de Dieu et de ne pas me forcer à faire des aveux erronés. Je leur ai dit que j’assumais la responsabilité de mes actes et que je ne m’étais pas échappé alors que ma photo avait été publiée. Ceux qui m’interrogeaient m’agressaient par la parole et mont dit : « Nous t’aurions trouvé même dans le ventre de ta mère ; c’est nous qui décidons pour toi ici, ce n’est pas Dieu. » Ils m’ont menotté à la chaise et ont commencé à me battre avec un câble au point que les traces m’en sont restées sur les bras et les jambes pendant des mois, ce qui peut être confirmé par mes codétenus. Pour me forcer à avouer quelque chose que je n’avais pas fait, incendier des véhicules de police, ils m’ont étendu les jambes, alors que mes mains étaient liées et ils m’ont frappé les testicules et les ont écrasé. Je hurlais de douleur et ils répondaient à mes cris en me traitant de noms dégradants pour insulter mon honneur.

Votre Excellence,
J’ai été transféré au tribunal de la prison d’Evine pour y être interrogé. Le juge Assadi de la 5ème chambre du tribunal de Téhéran a ignorer les objections que j’ai soulevées pour les tortures dont j’ai été victime et a déclaré : « Vous êtes inculpé de Moharebeh [guerre contre Dieu] et vous savez ce qu’est le châtiment pour ce crime ; néanmoins, nous nous contenterons d’une amende si vous accepter d’avouer l’incendie des véhicules de police. »
Après 10 jours de pressions et de harcèlement de la part de la sécurité, j’ai d’abord été transféré au bloc 240 puis, plus tard, au bloc 350 d’où j’ai pu contacter ma famille et l’informer de ma situation.

Votre Excellence,
En première instance, j’ai été privé de mon droit à avoir un avocat. Le juge présidant la 15ème chambre du tribunal révolutionnaire, le juge Salavati, m’a condamné à 4 ans de prison pour conspiration en réunion. Il a ignoré mes plaintes disant que mon corps portait encore les marques des blessures causées par les câbles avec lesquels j’avais été battu et que mes testicules en avaient noirci. Durant mon séjour en prison, j’ai été privé de la visite qui est le droit naturel de tout détenu. J’ai des problèmes rénaux depuis ma grève de la faim d’août après mon transfert à l’isolement, mais en dehors des anxiolytiques, j’ai été privé de tout soin médical. Ces 9 derniers mois, mes demandes de visites ont été refusées et les autorités m’ont refusé les visites en prison, les libérations provisoires ou conditionnelles en raison de ma participation à la grève de la faim.

En vous écrivant cette lettre, ma seule intention est d’informer les citoyens de ce pays des mauvais traitements des manifestations post-électoraux par les soi-disant forces de de sécurité et des décisions injustes prises par la justice à l’encontre des manifestants de l’Ashoura et des évènements post-électoraux détenus. Les autres détenus et moi savons pertinemment que personne dans l’institution judiciaire ne s’intéressera à notre sort. Cela nous a été prouvé par votre conduite et celle des autres officiels.

A la fin de ma lettre, je souligne que mon seul crime a été de tenter d’empêcher les autorités de la république islamique d’Iran d’être touchées. Elles affrontaient les conséquences de leurs actions brutales de la part d’une foule en colère. Elles s’en sont sorties avec mon aide et celle d’autres personnes dans mon genre et ont été ultérieurement pardonnées par les bons citoyens de ce pays.  J’ai été condamné à 4 ans de prison probablement pour avoir assisté les autorités de la république islamique d’Iran.

Gholam Hosssein Arashi
Bloc 350 de la prison d’Evine
Source : http://persian2english.com/?p=18472

samedi 18 décembre 2010

Nous sommes tous Leyla Tavassoli - Zahra Rahnavard - Mardi 7 décembre 2010


  • Nous sommes tous Leyla Tavassoli et nous portons tous témoignage que des citoyens innocents, portant le deuil de l’imam Hossein, ont été martyrisés au jour de l’Ashoura. Pourquoi ne pas se retourner sur notre histoire ? Où en sommes-nous de la cruauté et de l’oppression ?
  • Nous sommes tous Leyla Tavassoli et nous portons tous témoignage que vous, les oppresseurs sans valeur, avez écrasé et martyrisé de jeunes innocents portant le deuil de l’imam Hossein sous les roues de vos voitures le jour de l’Ashoura, Amir-Ardjmand Tadjmir, Abbas Faradjizadeh, Sharokh Rahmani et Shabnam Sohrabi, une mère qui travaillait dur et très probablement beaucoup d’autres citoyens innocents dont les noms n’ont pas été publiés, ont été écrasés par les voitures d’officiers de sécurité sous prétexte de sécurité nationale.
  • Nous sommes tous Leyla Tavassoli et nous portons tous témoignage que vous avez écrasé les os, les côtes et le cœur de la mère de la jeune Néguine, Madame Shabnam Sohrabi sous les roues de vos voitures.
  • Nous sommes tous Leyla Tavassoli et nous portons tous témoignage que, le jour de l’Ashoura, jour du deuil de l’imam Hossein vous avez visé au cœur Seyed Ali Moussavi, l’assassinant et en faisant un martyr vers midi au jour de l’Ashoura tandis qu’il scandait Ya Hossein. Nous portons témoignage des corps battus et martyrisés de citoyens innocents tel Ali et Karim Mostafa Beygui et Rasekhnia également présents ce jour-là.
  • Nous sommes tous Leyla Tavassoli et nous portons tous témoignage que vous, les malfaiteurs injustes, avez jeté des manifestants innocents depuis des ponts, les assassinant et en faisant des martyrs en ce jour sanglant de l’Ashoura de l’année dernière.
Et pourtant, dans un futur très proche, les cendres sous le feu porteront témoignage de vos crimes. Aujourd’hui plus que jamais, chacun a la conscience en éveil. Vos agissements ne peuvent plus être cachés aux yeux du monde. Il portera témoignage de votre cruauté et de vos destructions. Car qui parmi nous ignore que vous avez peuplé les prisons d’intellectuels, d’érudits et d’éducateurs innocents et justes tandis que vous permettiez aux meurtriers, aux oppresseurs et à ceux qui soutiennent votre dictature de se mouvoir librement ?

  • A ceux dont les mains sont tâchées du sang des enfants de notre nation,
  • A ceux dont la violence a créé des orphelins,
  • A ceux qui ont blessé le cœur de tant de mères,
  • Aux responsables du veuvage de tant de femmes et de la destruction de tant de familles,
  • A ceux qui emprisonnent les jeunes mariés,
  • A ceux qui ont à jamais séparé les cœurs battants des amoureux à coups d’armes et de balles,
  • A ceux qui ont torturé de jeunes femmes, insulté, frappé et fait souffrir nos anciens,
  • A ceux qui ont envoyé tant de citoyens innocents qui ne demandaient que la liberté en prison ou qui les ont puni par l’exil,
  • Et,
  • A tous ceux qui ont prouvé leur complexe de supériorité par rapport aux femmes par la persécution, la contrainte et l’intrusion dans leur vie privée, s’adressant à elles dans une langue grossière et choquante, les accusant de vulgarités,
A tous ceux-là nous disons,

Nous sommes tous Leyla Tavakoli et nous portons tous témoignage que c’est bien vous, les oppresseurs, qui avez incarcéré les innocents témoins de vos crimes permettant aux meurtriers d’aller librement ; mais sachez le bien, il n’y a pas que nous, Leyla Tavakoli, qui portons témoignage de vos crimes, c’est l’histoire elle-même qui nous prouve que ceux de votre engeance n’ont jamais triomphé et que, suivant la promesse divine, cette injustice ne durera pas ; elle est déjà en train de disparaître.

Puissent les oppresseurs se repentir et trouver la lumière.

Zahra Rahnavard

Source: http://www.kaleme.com/1389/09/16/klm-40162

dimanche 10 octobre 2010

Défense d’Heshmatollah Tabarzadi 7 septembre 2010

Au nom de Dieu, créateur de vie et de sagesse

Depuis le 29 décembre 2010, j’ai été détenu illégalement pendant 8 mois et demi. D’après mes avocats, on ne sait pas d’où est venu l’ordre de m’arrêter.

Pendant les interrogatoires, j’ai été soumis à la contrainte et à la torture. Comme je le souligne dans ma lettre de plaidoirie, j’ai été informé illégalement des charges qui pesaient contre moi. Mon arrestation ainsi que mon lieu de détention étaient illégales. J’ai été placé à l’isolement pendant 40 jours à la section 40 de la prison d’Evine et j’ai passé deux mois à la section 209. J’ai également passé 24 jours à la prison de Katchouéï et je suis actuellement exilé à la prison de Rajaï Shahr depuis plus de trois mois.

Dans le même temps, mes deux avocats, Nasrine Sotoudeh et Mohammad Oliaïfar ont été arrêtés et emprisonnés. Mon autre avocat, Monsieur Mahmoudi a été détenu pendant 20 jours et une autre encore, Madame Guiti Pourfazel a été convoquée et intimidée. Le système judiciaire-sécuritaire m’a accusé de crimes divers et variés de façon globale, ambiguë et non fondée. L’appareil sécuritaire a demandé au juge de m’infliger la peine maximale et l’exil. La cour ne siège pas suivant l’article 168 de la constitution iranienne [Article 168 : les délits politiques et de presse seront jugés en public et en présence d’un jury par des cours de justice. La sélection du jury, ses pouvoirs et la définition des délits politiques seront déterminés par la loi suivant les critères islamiques]

Je ne peux donc pas reconnaître cette cour comme étant juste et équitable. Cette parodie de procès a lieu de par la volonté de l’appareil sécuritaire et au service du régime. Je me réserve bien sûr le droit de faire reconnaître mes droits par des cours de justice internationales impartiales et dépose plainte pour la façon dont la cour m’a jugé, dont l’appareil sécuritaire m’a traité et pour exiger des dommages et intérêts contre ceux qui ont initié et mis en œuvre la perte de mes droits.

Ce qui m’importe c’est que la loi et les procédures soient respectées. Quand les lois sont respectées, même si les désirs du représentant du ministère de l’information qui a requis la peine maximale, l’exil et la privation à vie de mes droits civiques sont réalisés, cela m’importe peu. C’est pourquoi je présente cette défense, la conscience légère et de mon plein gré en me souhaitant le droit à la liberté. Un jugement équitable pour moi, spécialement par le public, me suffit.

Il m’est nécessaire de présenter un rapport réaliste et objectif, bien que court, sur mon arrestation, ma détention et mon procès, pour montrer à quel point les procédures ont été suivies.

Au matin du 27 décembre 2009, quatre hommes prétendant appartenir au bureau du procureur ont pénétré à mon domicile sans mandat d’arrêt et présentant un ordre en blanc. Après avoir perquisitionné les lieux, ils m’emmenèrent ainsi que deux disques durs et quelques autres effets. Comme je ne pensais pas qu’ils agissaient légalement, je n’ai pas signé la liste des effets qu’ils emportaient. Je ne les ai suivis que par souci pour les membres de ma famille. En fait, si j’avais eu la possibilité de résister à cette action illégale et menée par la force, je ne les aurais pas autorisés à perquisitionner mon domicile ni à pénétrer ma vie privée ou à m’emmener. Je dois ajouter que l’ordre en blanc portait la signature du procureur en bas du document.

Ils m’emmenèrent à la section 209, me firent changer de vêtements, me bandèrent les yeux et me transférèrent à la section 240. Dès que je pénétrai dans la section, quelqu’un me demanda mon nom. Je répondis : « Je suis Tabarzadi » Il me posa une question à laquelle je répondis. Après quelques autres questions et réponses, il me menaça en disant : « On va te mettre un bâton dans le … On va te juger en membre communiste du parti Toudeh. ». J’avais les yeux bandés, je tenais une serviette de toilette, une brosse à dents et mes lunettes à la main. Parce que j’avais simplement dit : « Faites comme vous le voulez », il me donna un coup de poing sur le cou, me poussa et avec l’aide de quelqu’un d’autre me poussa dans ma cellule. Je suis resté dans cette cellule 40 jours, après quoi on me transféra dans une autre cellule où je suis resté 61 jours. Durant les 40 premiers jours, je fus interrogé à de nombreuses reprises, sous la menace, l’insulte et les humiliations. Durant les 15 ou 16 premiers jours, je n’avais jamais entendu de telles insultes ni subi de telles pressions lors de mes incarcérations et interrogatoires précédents. Ils détournaient les interrogatoires de la voie normale et légale, ce qui me rendait entêté plutôt qu’intimidé et je ne reconnais donc pas du tout la légalité de ces interrogatoires. De plus, je ne les ai pas cru, et ne les crois toujours pas, quand ils ont prétendu avoir trouvé des documents dans mes ordinateurs, ou sur mes blogs ou écrits de ma main. Et cela parce que je n’ai pas eu la possibilité de comparer leurs allégations avec mes écrits.

De plus, tous les interrogatoires étaient détournés et s’intéressaient à des sphères qui n’avaient rien à voir avec les accusations qu’ils auraient du me communiquer. Ils ont tenté de me contraindre par des menaces répétées, des intimidations et des insultes de céder à leurs demandes illégales de faux aveux, par exemple avouer que j’aurais reçu de l’argent de l’étranger pour mes interviews ou mes activités légales.

Il est encore plus triste de savoir comment on m’a communiqué les charges pesant contre moi et le mandat d’amener me concernant. Ils m’ont arrêté, détenu et interrogé pendant trois jours et le 31 décembre 2009, ils m’ont emmené ainsi que plusieurs autres détenus, les yeux bandés et de la manière la plus insultante, de la section 240, au rez-de-chaussée de la section 209. Ils nous ont fait asseoir sur le sol, face au mur sans nous permettre de retirer le bandeau et m’ont remis le mandat d’amener et une autre feuille de papier supposée contenir les accusations me concernant. Toutes les personnes arrêtées lors de l’Ashoura [27 décembre 2009] ont reçu une photocopie contenant des accusations générales. M’informer ainsi me fit penser à l’armée ! L’ordre de détention temporaire me concernant n’a jamais été prorogé. Je suis resté en prison durant les six derniers mois, ayant été informé des charges qui pesaient contre moi et du mandat d’amener de la façon que je viens de relater et j’ignore ce que disaient ces papiers. On m’a changé cinq fois de cellule. J’ai été à l’isolement à la section 240 pendant 40 jours, environ deux mois à la section 209, un mois à la section 350, 25 jours à la prison de Katchouéï et cela fait maintenant plus d’un mois que j’ai été transféré à la prison de Rajaï Shahr. Vous jugerez vous-mêmes de cette méthode de détention.

Le point suivant concerne la cour. Suivant l’article 168 de la constitution iranienne, les crimes politiques doivent être jugés en public, en présence d’un avocat de la défense et d’un jury. Le jury doit être composé de professionnels reconnus et de l’élite de la société et on lui demande d’exprimer un jugement équitable sur les chefs d’accusation. Le procès doit être public pour que la presse libre puisse publier les procédures judiciaires pour en informer le public. Voilà les conditions nécessaires pour qu’une décision du tribunal et une défense de l’accusé aient un sens. Au fait, le procès se tient maintenant, le procès est basé sur les chefs d’accusation préparés par le substitut du procureur et le juge a été nommé par le régime. Le juge peut bien essayer d’être indépendant, il ne réussira pas à sortir du cadre des intérêts du régime et des politiques sécuritaires. Le procès se tient en l’absence de représentants de l’opinion publique et de jury. Les décisions prises par cette cour sont par avance réputées illégales puisque la cour n’est pas qualifiée pour traiter les chefs d’accusation mentionnés.

J’en appelle à l’opinion publique, aux êtres humains éduqués et impartiaux pour juger de la façon dont les lois et les procédures judiciaires ont été observées lors de mon arrestation, de ma détention, de mes interrogatoires, de mon procès et de ma condamnation. J’espère que ce jugement trouvera sa place dans l’histoire de notre époque pour montrer comment j’ai du supporter la situation actuelle, alors que mes meilleurs atouts, ma vie, étaient hors de mon contrôle. Si l’on se concentrait sur le fait que la vie de chacun est son atout le plus précieux, on ferait plus attention en condamnant à la prison ou en ordonnant illégalement de la détention. Je n’ai escroqué personne, je n’ai opprimé personne et je n’ai pas trahi mon pays, ma nation ni ses intérêts ou sa sécurité. Pourquoi dois-je subir une détention illégale et être privé de l’application des lois ? N’y a-t-il personne, aucune organisation en Iran pour en répondre, ou alors comment devrais-je poursuivre cette injustice ailleurs que par des organisations internationales ?

Heshmatollah Tabarzadi, prisonnier

Karadj, Gohardasht, prison de Rajaï Shahr

Source : http://www.iranhumanrights.org/2010/10/tabarzadi-defense/



samedi 3 juillet 2010

Le Mouvement est devenu clandestin – Dernière partie de l’interview d’Ahmad Batébi

Par Maryam NY



Maryam: Tout le monde fondait de grands espoirs sur le 11 février (22 bahman). Cependant, les grandes manifestations ne se sont pas matérialisées. Les forces de sécurité ont réprimé tous azimuts. Pourquoi n’a-t-on pas pu manifester comme pour l’Ashoura (27 décembre) ou lors de la journée de l’étudiant (7 décembre) ?



Batebi: Comme je l’ai mentionné, plus le temps passe et plus le régime s’immunise et apprend à opprimer et réprimer la population. Et pourtant il y a eu quelques manifestations.



L’un des points marquants consécutifs aux élections, c’est que le ministère du renseignement, principal organe de sécurité, n’a pas réussi à contrôler la population par ses méthodes et opérations traditionnelles. C’est l’IRGC qui a pratiquement pris le contrôle des opérations sécuritaires et a également pris le renseignement sous sa coupe. L’IRGC agit de façon beaucoup plus impitoyable – ils frappent et tuent.



Nous avons vu les événements qui ont suivi le 27 décembre. L’un des problèmes de l’IRGC était qu’ils avaient fait confiance aux chiffres et aux statistiques fournis par le ministère du renseignement concernant le nombre de personnes qui allaient ou devaient se rassembler sur les principales places. Ils avaient reparti les tâches et leurs forces suivant ces chiffres quelque peu erronés. De plus, la population avait changé de stratégie Ceux qui la dirigeait depuis l’étranger avaient prévu de déjouer toutes les prévisions et le régime n’arriva pas a contrôler le peuple. En conséquence, l’IRGC a agi plus professionnellement la fois suivante. Ils ont déployé davantage de forces et ont gardé le contrôle le 11 février.



Le Mouvement Vert n’a pas de radio, de télé ou de journaux et ne peut pas diffuser les nouvelles et l’information comme le fait la république islamique. La différence entre le 27 décembre et le 11 février, c’est qu’à l’Ashoura (27 décembre) il y avait des cérémonies religieuses partout, les gens pouvaient donc se trouver n’ importe où en ville. La population assistait à ces cérémonies le mouvement pouvait donc être partout à la fois. Mais le 11 février, les itinéraires avaient été choisis à l’avance. Si le mouvement voulait se montrer, il devait suivre ces itinéraires. Les rues avaient été fermées depuis la veille.



Un de mes amis en Iran m’a dit qu’il était accompagné d’un de ses amis possédant une carte de membre de la bassidj. Ils ont voulu se rendre au rassemblement. Il m’a raconté : « Nous voyions des groupes de Bassidj venant de Qom, Mashhad, etc… et ils ne nous laissaient pas passer. L’organisation était tellement stricte qu’aucun étranger à l’organisation ne pouvait passer. Plus nous approchions de la place Azadi, plus le processus de sécurité se resserrait et ils nous ont empêché d’arriver jusqu’à la place. Nous leur avons dit que nous étions bassidjs. Ils nous ont demandé le mot de passe. » Ce qui prouve qu’ils avaient un mot de passe pour empêcher quiconque sauf eux de rentrer sur la place.



La question était, pourquoi le Mouvement Vert n’a pas réussi ? Les autres s’étaient organisés à l’avance. Ils avaient formé des équipes pour empêcher tous ceux qui n’en faisaient pas partie de rejoindre le rassemblement et ils avaient bloqué toutes les rues. Quand le pouvoir est aussi puissance, voilà le résultat. Auparavant, la population assistait aux manifestations 20 à 30 jours bien déterminés et c’était un succès. Mais ce jour là elle n’a pas pu à cause d’un régime bien organisé. Ce n’était pas du à la faiblesse du mouvement mais parce que nous n’avions pas les mêmes moyens à notre disposition que le régime.



Maryam: Après le 11 février, beaucoup de sympathisants du mouvement du peuple iranien en occident se sont écartés. Je ne veux pas dire que nous assistons à un déclin mais la situation se calme. Pourquoi est-ce arrivé ?Est-ce à cause du 11 février ?



Batebi: La perception que le monde extérieur a du mouvement est très différente de celle de l’intérieur de l’Iran. Le monde occidental ou les médias pensent que mouvement veut dire manifestations, s’il y en a plus, le mouvement n’existe plus. Nous savons pourtant que la culture du peuple iranien est différente de celle de l’étranger. Ecrire des slogans en vert et distribuer des K7 et des vidéos montrent que le mouvement est bien vivant. Le mouvement apprend à survivre sans risquer des morts et des arrestations. Le mouvement est en train de se transformer.



Quand un mouvement entre en clandestinité, pendant un court laps de temps, les militants ralentissent le rythme et ça dans tous les mouvements sociaux dans le monde entier. Ce n’est pas de la léthargie mais plutôt une période de transformation. Nous sommes dans cette phase actuellement. Quand il y aura des manifestations en juin, il y aura moins d’arrestations, de personnes tuées, ce qui permettra au peuple d’apprendre. Il est naturel que le gouvernement apprenne à réprimer le peuple et que le peuple apprenne comment résister.



Maryam: Vous voulez dire que le mouvement entre dans la clandestinité ?



Batebi: Oui et il faut qu’il le fasse. Lors de la révolution de 1979 également le mouvement est devenu clandestin. C’est pourquoi il a gagné.



Maryam: On dit que les médias occidentaux ne se concentrent pas assez sur les droits humains et trop sur le nucléaire ?



Batebi: Eh bien, c’est vrai, mais nous ne pouvons pas demander au monde d’être ce que nous voudrions qu’il soit. Le monde dit, c’est ma langue et ce sont les problèmes qui m’intéressent. Nous ne pouvons pas dire pourquoi vous intéresser à ce sujet ? Il faut voir ce qu’ils veulent diffuser. Il nous faut le publier et le présenter aux médias comme un package bien formaté.



Le nucléaire inquiète le monde. Il inquiète les gouvernements et cette inquiétude est reflétée dans les médias depuis le sommet. Le nucléaire iranien est important pour la communauté internationale car il met en danger la sécurité du monde. Les gouvernements y sont attentifs et transmettent leur inquiétude aux médias. Les droits humains sont transmis aux médias depuis la base et les médias à leur tour peuvent les transmettre aux gouvernements. Il faut tenir les médias informés de tous les cas de violations des droits de l’homme. Il faut leur envoyer des films, des rapports, des traductions et des articles. Alors les médias les publieront et les diffuseront ; en conséquence, les gouvernements y prêteront attention.