jeudi 22 mars 2012

Message de gratitude du Docteur Mehdi Khazali à tous ceux qui l’ont soutenu durant sa grève de la faim - persianbanoo


 
Le Docteur Mehdi Khazali a été libéré sous caution fournie par sa mère après soixante-dix jours de grève de la faim a envoyé un message de remerciement à tous ceux qui l’ont soutenu.

D’après Kalameh, le Docteur Khazali est actuellement sous traitement spécial pour lutter contre les complications causées par sa grève de la faim prolongée.

« Je suis sincèrement reconnaissant et je remercie tous ceux qui m’ont soutenu durant ces soixante-dix jours. Ce furent les meilleurs jours de ma vie. Des journées inoubliables et des nuits divines. La joie de prier le ventre vide ne peut être égalée. Peut-être, dans les années qui viennent, je regretterai ne pas pouvoir faire les prières de Komeil à l’isolement, je remercie Dieu pour chaque instant que j’y ai passé. C’est là que j’ai vraiment compris la signification du Namaz (prières quotidiennes obligatoires). C'est là que j’ai vraiment compris et que j’ai dit, du fond du cœur « Je n’adore que Vous et Vous êtes le seul que je prie de m’aider. »

En raison de sa longue grève de la faim, Mehdi Khazali a perdu plus de 30 kilos et est si faible qu’il peut à peine marcher en s’aidant d’une canne.

Khazali, auteur, bloggeur et ancien combattant de la guerre Iran/Irak a commencé sa grève de la faim pour protester contre son arrestation violente et illégale du 9 janvier 2012. Les agents du ministère du renseignement l’ont arrêté si violemment que Khazali a eu le bras cassé, des dents cassées et la jambe blessée. Il a eu le bras plâtré pendant 3 semaines.

Durant son incarcération, son état de santé s’est beaucoup détérioré. Il est hospitalisé à l’hôpital Taleghani en soins intensifs en raison de problèmes cardiaques. Il est kidnappé de l’hôpital Taleghani au milieu de la nuit par les agents du ministère du renseignement et emmené dans un hôpital dépendant du ministère de l’information.

Les 35 premiers jours de son incarcération à Evin, Mehdi Khazali a été placé à l’isolement au bloc 209 avant d’être transféré au bloc général 350. Les 15 derniers jours de son incarcération, il est de nouveau transféré à l’isolement au bloc 209.

D’après les témoins et ses camarades de cellule, Khazali était tellement soutenu par ses camarades de cellule que les agents du ministère du renseignement se sont opposés à se qu’il reste au bloc général et l’ont transféré de nouveau à l’isolement.

 


lundi 19 mars 2012

Mehdi Khazali est LIBRE après 70 jours de grève de la faim

Mehdi Khazali est LIBRE (sous caution) après 70 jours de grève de la faim. D'après le site Kaleme, Khazali a été libéré ce dimanche 18 Mars.

Khazali a perdu 30 kg et ne pouvait plus se déplacer sans une canne.

Cette nouvelle est un énorme soulagement. Félicitations à Mehdi Khazali, sa famille et au peuple iranien!


 

dimanche 18 mars 2012

Lettre de Mehdi Khazali à Ahmad Montazeri - 13 février 2012


Au Nom de Dieu, le Miséricordieux,

A mon honorable frère l’Hodjatoleslam Moslemin Ahmad Montazeri :

J’ai bien reçu votre message. Les atrocités que l’on m’inflige ne représentent qu’un centième des atrocités subies par mes compagnons de cellule. Certains parmi eux étaient des prisonniers politiques dans les années 80 qui ont eu la vie sauve lors des exécutions de masse de 1988. Les histoires qu’ils racontent sur la situation des prisons de cette époque me font dresser les cheveux sur la tête.  « Ils m’ont mis dans une cellule d’isolement qui contenait déjà trois lits superposés. Nous étions 30 par cellule, neuf personnes se casaient à chaque étage du lit, le reste dormait dans l’espace étroit laissé sur le sol. Nous ne pouvions même plus étirer nos genoux en allant à la douche (et ils appelaient ça une cellule d’isolement) ». Et que dire des histoires effrayantes sur Hadj Davoud Ahangar (alors gardien-chef de la prison), des cages, des sacs et autres méthodes d’isolement…

Maintenant, je comprends ce qu’il serait advenu de nous s’il n’y avait pas eu les protestations de votre père. Ici, tous les prisonniers prient pour votre père et lui témoignent le plus grand respect. Que ma vie insignifiante fasse prévaloir la justice dans nos tribunaux, qu’elle arrête l’influence de la contre-révolution et des éléments séditieux du ministère du renseignement et des gardes révolutionnaires. Alors peut-être, à l’avenir, on dira « Que Dieu bénisse son âme » pour moi aussi. Peut-être mon martyre mettra fin à l’injustice rampantes des tribunaux révolutionnaires, les procès spectacles de leurs différentes chambres, et les cours d’appel fictives, et peut-être alors ces injustices scandaleuses disparaîtront-elles de notre système judiciaire.

J’en ai personnellement été témoin ; dans les tribunaux révolutionnaires, même les droits de base des accusés ne sont pas respectés. Beaucoup n’ont pas droit à un avocat ; la plupart n’ont pas pu consulter cet avocat avant le procès. Personne n’a le droit de revoir ou de lire son dossier pour préparer sa défense. Les verdicts sont soufflés (pardon, dictés) par le ministère du renseignement, sans aucune preuve, sans aucun aveu, uniquement basés sur les rapports du ministère du renseignement. Ils ne donnent aux accusés aucun acte d’accusation, aucun jugement. Avant de vous remettre le verdict, ils vous font signer une déclaration sous serment disant que vous avez bien reçu le verdict. Ils ne vous laissent même pas voir le jugement énoncé par le tribunal.

Trois de mes camarades de cellule ont été jugés par le juge Pirabbassi lors d’un procès de deux minutes, sans preuves, sans aveux ; ils ont été jugés coupables comme le précisait l’accusation et condamnés à un total de 17 ans de prison. Ils sont en grève de la faim depuis le 3 février. Un autre camarade a été condamné à mort sans aucune preuve ou aveu, uniquement parce qu’il avait reçu un petit email d’un expéditeur inconnu. Hier, une personne condamnée à mort deux fois par le juge Salavati a été relaxée par la cour d’appel et rendue à sa famille. La cérémonie d’au revoir a été l’un des évènements les plus heureux et les plus mémorables que nous ayons connu ici. Ce dossier ne fait que démontrer l’incompétence du juge de première instance.

La semaine dernière, ils ont exilé un jeune homme dans une prison éloignée uniquement parce qu’il refusait de renier l’idéologie des déclarations qu’il avait signées avec d’autres prisonniers. Trois hommes sont emprisonnés uniquement parce qu’ils sont chrétiens, ils n’ont aucune activité politique. Nombre d’autres personnes sont incarcérées uniquement pour leurs croyances religieuses, des croyances qui n’ont rien à voir avoir la politique ou le gouvernement. Ils ont été condamnés à des peines de prison longues. Nous sommes tous privés de nos droits de base de citoyens. Beaucoup sont emprisonnés seulement par mesure de rétorsion pour des désaccords avec des officiels de haut rang. On les presse par des tortures physiques et mentales pour les faire avouer des relations imaginaires avec des agences de renseignement étrangères. On les presse d’avouer des détournements de fonds des agences gouvernementales alors qu’il n’y a pas eu de détournement de fonds depuis les agences qu’ils mentionnent.

Durant les séances de torture, aucun critère religieux ou moral n’est observé. Même quand les prisonniers se réfèrent à des personnages religieux et jurent par eux de leur innocence, ils se moquent d’eux en disant : « Qui sont ces personnes ? ». Et à la fin, les juges présidant les injustes tribunaux révolutionnaires accusent et condamnent à de lourdes peines de prison ; ils détruisent des vies, lors de procès qui ne durent que quelques minutes, tandis que les accusés sont même privés du recours à un avocat.

Voici des exemples des peines et des souffrances qu’on leur inflige. Il existe des choses encore beaucoup plus douloureuses dont il faudrait parler, mais je n’ai pas assez de place dans cette courte lettre pour le faire.

Alors, tout ceci ne justifie-t-il pas que je meure ? N’ont-ils pas retiré l’épine du pied de la juive ? (référence à une histoire à propos de l’imam Ali)

Je comprends maintenant les protestations de feu votre père. Que Dieu bénisse son âme et que Dieu arrache toute cette injustice à la racine.

Si Dieu le veut, Dieu seul nous suffit, Il est notre ami respecté, il est notre meilleur ami, notre meilleur allié.

13 février 2012,
Mehdi Khazali
Prison d’Evine, bloc 350
Source : http://doostaranedrkhazali.blogspot.com/2012/02/blog-post_6378.html

Ebrahim Mehtari - Histoire de mon Calvaire


Pour m’être opposé à la tentative de prise de pouvoir de Mahmoud Ahmadinejad lors des élections présidentielles de 2009 dans ma patrie, l’Iran, j’ai été jeté en prison, violé, torturé et laissé pour mort sur le bas-côté d’une route. L’oppression dont j’ai été victime est la preuve de la faiblesse du régime iranien, ce que la communauté internationale doit exploiter alors que la commission aux droits humains de l’ONU tient cette semaine sa première session sur l’Iran.

Pour partager mon histoire avec le monde entier et pour demander aux nations de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour arrêter un régime qui dévore ses propres enfants, je témoignerai mardi au sommet des victimes qui se tiendra à côté de la session de l’ONU. Les états-membres devront décider de renouveler ou pas le mandat du rapporteur spécial, alors que la situation des droits humains en Iran ne fait qu’empirer. Malheureusement, le conseil supérieur aux droits humains a ignoré les violations grossières de ces droits pendant la période cruciale de la répression de 2009. Il a fini par agir en mars dernier. Le conseil a enfin créé le poste d’observateur indépendant, mettant ainsi l’Iran sous surveillance pour la première fois. Ahmed Shahid, ancien ministre des affaires étrangères des Maldives, a été nommé pour un an.

Il est cependant regrettable que le message adressé à Téhéran l’année dernière ait été affaibli par le fait que seuls 22 des 47 états-membres ont voté ce mandat (sept contre, 14 abstentions et trois absents et un pays, la Libye, incapable de voter à cause de la suspension de son adhésion). Une approbation a peine audible.

C’est la première fois cette semaine que Shahid donnera son rapport au conseil. Les états-membres doivent s’assurer que ce ne sera pas le dernier en renouvelant son mandat, et cette fois-ci, par une large majorité qui sera entendue dans le monde entier. Exposer les violations de l’Iran aux yeux du monde rappelle au régime qu’il ne trompe personne par ses mensonges et ses prêches hypocrites sur la moralité et la justice.

Il m’est difficile de raconter mon histoire, mais, si je ne le fais pas, et si elle n’est pas entendue et suivie d’actions, des centaines et des milliers de mes compatriotes continueront à être arrêtés, brutalisés et exécutés. C’est pourquoi j’ai décidé de monter sur le podium cette semaine au Sommet de Genève pour les Droits Humains et la Démocratie, parrainé par UN Watch et 20 autres organisations non gouvernementales de défense des droits humains, qui vont rassembler des militants célèbres qui ont été victimes d’oppression et d’emprisonnement.

En 2009, je travaillais pour la campagne présidentielle de Mir Hossein Moussavi, ancien premier ministre réformiste, dans le but d’introduire une vraie moralité dans la gouvernance iranienne. Quand le régime a détourné les élections, j’étais un bloggeur, diffusant les nouvelles des manifestations. Alors les gardes révolutionnaires m’ont enlevé en me menaçant d’une arme à feu en août de cette année-là. Ils m’ont emmené dans une prison secrète de l’est de Téhéran aux mains des tortionnaires sadiques du régime.

Les tortures que j’ai subies ont été documentées. Normalement, lorsqu’ils traitent des patients victimes de la torture du régime, les hôpitaux iraniens s’abstiennent de garder des traces écrites. Mais dans mon cas, le jeune couple qui m’avait trouvé, ensanglanté et battu, a supposé que j’avais été victime de brigands ordinaires. Quand l’hôpital a appris que j’avais été emprisonné, mon dossier médical a disparu. Mais je m’étais arrangé pour en garder une copie, ce qui fait de moi l’une des rares victimes de l’Iran possédant des traces écrites des tortures subies. Je distribuerai des copies de ce document glaçant lors du sommet, et d’autres militants du monde entier feront pression sur le Conseil aux Droits Humains pour qu’il écoute aussi leurs histoires atroces.

Le rapport médical fait état de brûlures causées par des cigarettes sur tout le corps, des ecchymoses dues à des coups portés par des fléaux métalliques et d’autres objets ainsi que de blessures profondes sur les jambes et les bras. Je confirme également que j’ai subi des blessures venant de ce que l’on appelle en Iran taaroz. Pour cela, ceux qui m’interrogeaient ont utilisé une matraque, mais je ne me souviens de rien d’autre parce que j’ai immédiatement perdu connaissance tant était grand le supplice. L’occident et les lois internationales donne un autre nom au taaroz : le viol. L’Iran nie exercer des violence sexuelles ou des tortures dans ses prisons. Mais je témoignerai par mon expérience personnelle et profondément douloureuse qu’il ne s’agit que de mensonges.

Ma cellule était un endroit infernal au sol tâché de sang et jonché de débris de draps sales, déchirés par les prisonniers qui m’avaient précédé pour envelopper leurs blessures. La camera tournait tant que ceux qui m’interrogeaient me demandaient de signer des aveux m’accusant d’activités comme « travailler avec les réseaux Facebook ». Quand la lumière de la caméra s’est éteinte, la torture a commencé. Au fil des jours, la lumière de la camera était plus souvent éteinte qu’allumée, jusqu’à ce que je m’écroule sous les coups de ceux qui m’interrogeaient et que je ne puisse plus bouger.  Me croyant mort, ils me sortirent de prison pour me jeter dans un fossé de la banlieue de Téhéran.

Peu après, j’ai fui le pays en me rendant en Turquie. C’est là, fin 2009, qu’un homme qui parlait Persan est apparu et m’a murmuré des menaces si je ne gardais pas le silence sur les violences que j’avais subies. J’ai néanmoins choisi de parler haut et fort dans divers forums publics.

La république  islamique d’Iran a depuis longtemps cessé d’être islamique ou républicaine. Les actes du régime ont changé beaucoup d’anciens amis, comme moi, en opposants. Pour le peuple d’Iran, je demande instamment au Conseil des Droits Humains de l’Onu, non seulement de reconduire l’enquête sur les violations de l’Iran, mais encore de le faire avec une forte majorité.
Mehtari est un militant des Droits Humains iranien qui vit à Paris.

Source : http://www.nydailynews.com/opinion/i-raped-tortured-iranian-regime-article-1.1037697?pgno=1



samedi 17 mars 2012

Semaine 11 pour un Iran Libre et Démocratique


Nouvelles des Prisonniers
A- Transferts
  • Arsalan Bourna prisonnier politique de la prison de Sanandadj, transféré vers un lieu inconnu.
  • Hamid Moghadassi hospitalisé après une attaque cardiaque.
  • Abdolfattah Soltani transféré au bloc 350 d’Evine.

B- Arrestations/Incarcérations
  • Peyman Aref, militant étudiant, arrêté mercredi: c’est sa 3ème arrestation.
  • Hossein Kamangar, militant des droits de l’homme de Kamyaran, a été arrêté il y a 40 jours ; aucune nouvelle depuis.
  • Pedram Nasrollahi, syndicaliste, arrêté à Sanandadj.
  • Kasra Nouri, membre des derviches Gonabadi, arrêté de nouveau mercredi lors d’une attaque à son domicile de Shiraz.
  • Le Chrétien nouvellement converti  Fariborz Parsinejad a été arrêté à Ispahan.
  • Les parents et la tante de Behnoud Ramezani arrêtés mardi, les cérémonies à sa mémoire ont été annulées par le ministère du renseignement de Ghaemshahr .
  • Farid Taheri, membre du Mouvement Iranien de la Liberté, de retour à Evine après 2 jours de permission.
  • Mohammad Tavassoli, membre du Mouvement Iranien de la Liberté, de retour à Evine après 2 jours de permission. 
  • L’enseignant Amin Yaghinlou a été arrêté le 20 février à Shahriyar. Les raisons de son arrestation restent inconnues.
  • 48 personnes arrêtées lors d’une soirée à Hamedan. 

C-Libérations 
  • Sumitra Momtazian, bahaïe de Shiraz, libérée sous une caution de 100 millions de tomans.

D-Autres Nouvelles 
  • Ahmadreza Ahmadpour est en grève de la faim.
  • Le Docteur Assadollah Assadi a fait une tentative de suicide en raison d’une dépression causée par la torture physique et psychologique.
  • Davoud Bahmanabadi arrête sa grève de la faim.
  • Tentative d’assassinat contre l’Ayatollah Boroujerdi en prison.
  • Amnesty International déclenche une action urgente pour le journaliste Rahman Ghahremanpour Bonab.
  • L’une des filles de Mir Hossein Moussavi, dirigeant de l’opposition, est saine et sauve après l’accident de voiture causé par la voiture d’un agent du renseignement qui la poursuivait.
  • Taghi Rahmani, l’époux de Nargues Mohammadi a quitté l’Iran.
  • Mohammad Ali Velayati est en grève de la faim.

Nouvelles de l’injustice en Iran
  • Ayeh Anvari bahaïe, a été condamnée à 1.5 an de prison.
  • Le militant politique azéri Mehdi Dayhimi condamné à 5 mois de prison.
  • Anissa et Keyvan Dehghani, bahaïs, ont été condamnés à 1.5 an de prison chacun.
  • La poétesse féministe Faranak Farid condamnée à 91 jours de prison + une amende  par un tribunal de Tabriz.
  • Le militant des droits humains Kouhyar Goudarzi condamné à 5 ans de prison en exil à Zabol.
  • Ali Khodabakhsh, propriétaire du journal Shargh condamné à un an de prison.
  • Parviz Malekshahi, membre des derviches Nematollahi, condamné en appel à 6 mois de prison.
  • Le journaliste Keyvan Mehregan prend un an de prison.
  • Sanaz Tafzali, bahaï, a été condamné à 1.5 an de prison. 
  • 8 exécutions à Zahedan dont deux femmes.
  • Trois prisonniers exécutés à  Shahr-e-Kord samedi matin.
  • 2 pendaisons publiques mardi matin à Mashhad.
  • Trois pendaisons à la prison de Ghazvine mardi matin.

L’université  - La culture
  • Le metteur en scène Djafar Panahi gagne le prix ARTS FOR LIBERTY.
  • Meshkat Shadepour, étudiant en informatique de l’université Ali de Yazd, a été expulsé en raison de ses convictions religieuses, il est bahaï. 
  • Afrouz Zabihi, lycéenne, expulsée à cause de sa foi bahaïe. 
  • Un site principaliste « filtré » après avoir révélé un accord avec la Chine trop favorable pour ce dernier pays. 
  • La cérémonie en l’honneur du lauréat des Oscars Asghar Farhadi annulée faute d’une autorisation officielle.
  • Al Jazeera va lancer une chaîne en Persan.
  • La justice ordonne l’arrêt de l’impression du supplément spécial du journal Iran contenant une analyse spéciale sur l’audition du président. 
  • Le journal Fekrat interdit de publication.
  • Khashayar Zara`i, membre de l’équipe nationale de judo, expulsé de l’université à cause de sa foi bahaïe.

L’économie de l’Iran
  • Approximativement  $1.4 milliards vole par le gouvernement aux banques privées.
  • La licence de la banque électronique  Aryan a été révoquée .
  • L’année dernière, l’Iran avait un excédent budgétaire de 8% de son PIB alors qu’il en a emprunté à l’intérieur même du pays.
  • L’Iran est coupé du système financier mondial.
  • $1 = 2200 tomans.
  • L’Iran achète du blé américain, de nouveau.

Les manifestations
  • Plus de 100 ouvriers de l’usine de porcelaine Espidar de Saveh se sont rassemblés le 27 février devant leur usine pour protester contre le non paiement de leurs salaires depuis 5 mois.
  • 2.000 ouvriers en grève à Shoushtar
  • Les ouvriers de la sucrerie d’Ahvaz manifestent contre le non-paiement de leurs salaires.

L’Iran à l’étranger
  • Un supposé trafiquant d’armes Iranien libéré de prison au bout de cinq ans.
  • Le Japon suit ses alliés et ajoute la banque iranienne Tejarat à la liste des sanctions.
  • La banque Melli, banque nationalisée et sujette aux sanctions de l’Union Européenne, a perdu un procès en Europe visant à débloquer ses fonds.
  •  L’ONU met les élections iraniennes en question.
  • Le ministre de la défense d’Ahmadinejad rencontre celui d’Azerbaïdjan.
  • Hussein Amir-Abdollahian, Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères chargé des affaires arabes et africaines : l’Iran continuera de soutenir complètement le gouvernement et le peuple syrien.
  •  Ali Akbar Djavanfekr, Conseiller d’Ahmadinejad pour la presse et chef de l’agence de presse IRNA en visite au Liban.
  • Un Iranien man emprisonné en Malaisie et accuse de complicité dans un attentat à la bombe à Bangkok présenté au tribunal.
  • Un dirigeant du Hamas, Mahmoud Zahar, se rend à Téhéran.
  • Mandat d’arrêt contre les trois Iraniens à Delhi dans le dossier de l’attentat à la bombe.
  • Le Royaume-Uni lance le site "UK for Iraninans" après la fermeture de son ambassade en Iran.
  • Les messages démontrent que Bashar al-Assad a pris conseil en Iran.
  • L’Azerbaïdjan arrête 22 espions iraniens.
  • L’Inde et l’Iran décident de porter leurs échanges à $25 milliards.
  • L’ambassadeur iranien à Sofia accepte la construction d’une raffinerie en Bulgarie.
  • Premier Vice Président: l’Iran est prêt à organiser des formations pour les travailleurs irakiens dans plusieurs domaines.
  • Le député Assadallah Abbasi 4,000 experts du ministère du pétrole ont trouvé refuge à l’étranger.

 La politique en Iran
  • Le Comité de Coordination Vert declare que le boycott des élections a été un “triomphe” pour l’opposition.
  • Les Mères du Parc Laleh Park dénoncent la persécution des militants.
  • Le parlement iranien approuve l’allocation de $18-milliards à l’administration..
  • Ahmadinejad nomme les members du Conseil Constitutionnel :  Premier Vice-Président : Mohammadreza Rahimi, Vice Président pour la Plannification Stratégique et la Supervisioin : Ibrahim Azizi, Vice Président pour les Affaires Parlementaires : Mohammadreza Mirtadjedini, Ministre de la Justice Morteza Bakhtiari.
  • La république islamique d’Iran stationne ses forces de sécurité dans les rues de Mashhad pour empêcher la célébration du Chahrshanbeh Souri.
  •  Ahmadinejad se moque des députés durant son audition. 
  • Rafsandjani, dit “le requin” nommé par le guide suprême chef du conseil de Surveillance.

Nouvelles en vrac 
  • Sedigheh Zare’ie est la première iranienne diplômée de la navale.
  • D’après l’ONU, 89% de l’opium et 32% de l’héroïne trafiqués dans le monde sont vendues par l’Iran.
  • La centrale nucléaire de Boushehr déconnectée du réseau.
  • La pollution par la poussière atteint un niveau inquiétant au Khouzistan.

Sur le blog cette semaine




jeudi 15 mars 2012

Mehdi Khazali ou l'incarnation de la résistance face à la dictature

  • Juin-Juillet 2009
    • Mehdi Khazali est arrêté le 27 juin pour "propagande contre le système" "publication de mensonges" et "trouble à l'ordre public" puis libéré le 20 juillet contre une caution de 20,000 $
    • Pendant son arrestation, son domicile a été pris d’assaut et son blog a été effacé. 
  • Octobre 2010 
    • Mehdi Khazali arrêté à nouveau le 13 Octobre 2010 pour "propagande contre le régime", "publication de mensonges" et "nuisance à l'opinion publique"!
  • Novembre 2010
    • Première visite de la famille de Mehdi Khazali
    • Sa famille reçoit la visite de Mehdi Karroubi qui lui demande d’arrêter sa grève de la faim.  
    • Mehdi Khazali est le 12 novembre libéré contre une caution de 180,000 $ 
  • Juillet 2011
    • Mehdi Khazali arrêté de nouveau
    • Mehdi Khazali a commencé une grève de la faim le jour de son arrestation le 18 juillet 2011
  • Août 2011
    • Mehdi Khazali transféré le 9 août au bloc 350 d’Evin au 22ème jour de sa grève de la faim
    • Le blogger Mehdi Khazali relâché sous caution après 26 jours de grève de la faim
  • Septembre 2011
  • Octobre 2011
    • Mehdi Khazali, blogger, réussit à quitter l’Iran... pour quelques jours, avant de rentrer! Rien d'important, une visite privée dit-il. "Non, je ne me suis pas enfui!" lance-t-il, pour défier une fois de plus le régime.
  • Janvier 2012
    • Mehdi Khazali à nouveau violemment arrêté le 9 Janvier 2012.
    • Mehdi Khazali, opposant au regime, en grève de la faim et à l’isolement. 
  • Février 2012
    • Des militants politiques et des membres des familles de prisonniers politiques rencontrent la famille du Docteur Khazali, toujours en grève de la faim. 
    • Au 35ème jour de sa grève de la faim, le Docteur Mehdi Khazali est transféré au dispensaire d’Evine ; il continue sa grève de la faim.
    • L’épouse et la fille du docteur Khazali arrêtées le 14 février, ont été relâchées le 15 février.
    • Mehdi Khazali transféré au dispensaire d’Evine pour hémorragie gastrique consécutive à sa grève de la faim.
    • Le Docteur. Mehdi Khazali a fait une attaque cardiaque et a été admis le 18 février en soins intensifs à l’hôpital Taleghani de Téhéran samedi ; il est kidnappé par des agents de sécurité et contre l’avis des médecins à 02 heures du matin dimanche.  Il  a été transféré à l’hôpital Ghamar Banihashem qui dépend du ministère du renseignement alors qu’il est dans le coma ; il retourne à Evine lundi. Il a demandé à être autopsié après sa mort par les médecins de l’ONU.
    • L’ayatollah Bayat Zanjani rejoint beaucoup d’autres personnes de premier plan pour demander au Docteur Khazali de stopper sa grève de la faim.
    • Le Docteur Mehdi Khazali a été condamné le 5 février à 14 ans de prison à Boushehr, 90 coups de fouet et 10 ans d’exil à Boushehr.
    • Lettre de Mehdi Khazali à son épouse depuis la prison d'Evine
  • Mars 2012
    • Campagne épistolaire pour le Docteur Khazali
    • Mon Anniversaire de Mariage - Docteur Mehdi Khazali écrit à son épouse depuis la prison d'Evine, en grève de la faim... (à lire absolument)
    • Au 49ème jour de sa gréve de la faim, le Docteur Mehdi Khazali a été présenté au tribunal. Suvant des témoins, il ne pouvait marcher seul et s'appuyait sur une canne.
    • Au 51ème jour de sa grève de la faim, le Docteur Mehdi Khazali est transféré du bloc 350 au bloc de haute sécurité sous la responsabilité du ministère du renseignement 209 de la prison d’Evine.
    • L’éditeur et blogger Mehdi Khazali commence à présent une grève de la soif au 57ème jour de sa grève de la faim. Il arrête sa grève de la soif au bout de trois jours mais reste en grève de la faim.
    • Lettre à Monsieur Alain Juppé, Ministre Français des Affaires Étrangères par des militants du mouvement vert: La vie de l’opposant iranien Mehdi Khazali est en grave danger

 

Lettre à Monsieur Alain Juppé, Ministre Français des Affaires Étrangères: La vie de l’opposant iranien Mehdi Khazali est en grave danger



Lettre à Monsieur Alain Juppé, Ministre Français des Affaires Étrangères:  
La vie de l’opposant iranien Mehdi Khazali est en grave danger
14 Mars 2012

Monsieur le Ministre,  
Mehdi Khazali a entamé une grève de la faim il y a 67 jours. Il est détenu à huis clos à la prison d’Evin à Téhéran sans que ni sa famille, ni une équipe médicale ne puisse aller à son secours. Depuis plusieurs jours, il a décidé en outre de ne plus boire. Monsieur Khazali a semble-t-il fait son choix. Celui de résister à l’injustice et à la cruauté du système judiciaire iranien. Un choix courageux qui marquera sans doute l’histoire des mouvements de résistance contre la barbarie des systèmes totalitaires.  
Or nous, sympathisants franco-iraniens du mouvement vert, savons qu’en l’absence d’une forte réaction internationale, non seulement nous perdrons très prochainement un homme remarquable, mais également une opportunité rare de faire face à la répression qui écrase les mouvements d’opposition iraniens. Faute d’une réaction immédiate et crédible, le régime iranien poursuivra et accentuera sans aucun doute sa politique répressive.  
Au nom du respect des valeurs universelles des droits de l’homme, nous demandons solennellement à la France et à l’Union Européenne d’exiger la libération immédiate de Mehdi Khazali et l’envoi d’une équipe du Croissant-Rouge international afin de lui venir en aide.  
A l’heure où les sanctions économiques et les perspectives d’une guerre dévastatrice semblent devenir les seuls leviers du rapport de force entre le régime iranien et l’Occident, de très nombreux prisonniers politiques iraniens payent un lourd tribut pour démontrer que la voie du changement démocratique en Iran passe plus que jamais par la défense obstinée des droits fondamentaux des citoyens. Puisse le sacrifice de Mehdi Khazali devenir un tournant dans ce long combat pour la liberté.
Vous êtes le Ministre des Affaires Etrangères d’une des principales puissances mondiales ; la France a toujours été considérée par les Iraniens comme la patrie des Droits Humains et elle a su, au cours du temps, influencer l’Union Européenne sur ce sujet ; nous nous permettons donc de nous tourner vers vous, en dernier recours, pour faire écho à la voix de ce héros.  
Le Docteur Mehdi Khazali, nous, et au-delà, les Iraniens épris de justice et de liberté vous remercient par avance de toute action que vous voudrez bien prendre ; nous restons bien entendu à votre entière disposition pour toute information complémentaire sur ce sujet.  
Dans l’attente d’une réponse rapide, avant le décès de ce héros, nous vous prions d’agréer l’expression de nos salutations les plus respectueuses.  

Collectif Francophone pour un Iran Libre & Démocratique