dimanche 4 mars 2012

Un contrat entre les ayatollahs et Dieu – Ebrahim Nabavi – 28 février 2012


La presse iranienne a récemment rapporté que Djafar Shodjouni, un religieux moyen mais très influent, qui dirige l’association des directeurs de prières, a déclaré que Dieu avait signé un contrat avec les ayatollahs, leur faisant une grande confiance. Voici ce que je pense que ce texte pourrait être.

Contrat Entre Dieu et les Ayatollahs

Ce contrat est signé par Dieu et les ayatollahs pour couvrir les affaires du peuple vivant sur la planète Terre et en Iran ; ils seront désignés collectivement sous le nom de « peuple » dans cet accord.

Article Un. Pour établir des relations avec le peuple (résidents d’Iran et du monde), il devra passer par les ayatollahs. De la même façon, les ayatollahs diront au peuple ce qu’ils veulent de la part de Dieu.

Article Deux. Dieu doit annoncer ses décisions concernant le peuple uniquement par le truchement des ayatollahs. Les ayatollahs annonceront ou pas, à leur gré, tout ou partie de ces décisions qu’il leur plaira ou leur déplaira, ou réfuter tout ce qu’ils auraient pu dire par le passé, ou annoncer à l’improviste qu’ils ont oublié de déclarer quoi que ce soit dans le passé, alors que Dieu n’aura pas le droit de s’immiscer dans les relations des ayatollahs avec le peuple.

Article Trois. Les ayatollahs ont le droit de taxer le peuple en rétribution de leurs services ou salaires et de déclarer que ces taxes sont de droit divin. Dieu autorise les ayatollahs à dépenser, ou  pas, ces revenus comme bon il leur plaira. Dieu n’a pas le droit de les interroger à ce sujet.

Article Quatre. Dieu respecte toutes les instructions écrites dans le Coran (l’accord original), mais personne en dehors des ayatollahs n’a le droit d’annoncer les idées de Dieu au peuple. Dieu lui-même doit demander aux ayatollahs (particulièrement aux relations publiques de l’ayatollah Khamenei) d’interpréter le Coran. Dieu a la responsabilité de noter les noms de ceux qui, à titre personnel ou collectivement, par des groupes non shiites comme les derviches ou d’autres groupes corrompus, interprètent les points de vue de Dieu tels qu’exprimés dans le Coran, de les empêcher d’entre au Ciel, et de coopérer avec la justice pour les poursuivre.

Article Cinq. Dieu se doit d’agir conformément aux idées des ayatollahs sur les problèmes politiques en Iran, les affaires internationales, les USA et l’Afrique. La Russie et la Chine sont exemptées de cet accord jusqu’à nouvel ordre. En retour, les ayatollahs s’engagent à museler leurs médias et à empêcher la publication ou la diffusion de quoi que ce soit d’hostile à Dieu ou a ses associés, ce que les ayatollahs se doivent de considérer comme incorrect.

Article Six. L’entrée qu Ciel ou en Enfer est prérogative divine. Mais, en raison de l’expertise des ayatollahs, il se doit de respecter leurs points de vue concernant leur entrée ou leur sortie du Ciel  et de l’Enfer.

Article Sept. En raison des actions attribuées à Satan et perpétrées par des groupes comme les satanistes, les artistes, les intellectuels, les femmes, les jeunes et les occidentaux, Dieu s’engage à les faire souffrir après leur mort, à ne pas négocier avec eux, à ne pas écouter leurs doléances, et à ne pas établir de relations personnelles avec eux tant qu’ils sont en vie. S’il décide de les aider de quelque manière que ce soit, il doit commencer par coordonner cette aide avec les autorités compétentes.

Note sur l’Article Huit : D’une façon générale, Dieu n’a pas le droit d’agir directement pour exhausser les prières et les vœux du peuple et ne doit le faire qu’en collaboration avec les autorités compétentes.

Article Huit. Comme d’anciens ayatollahs ont été trompés par des satans ou leurs associés qui ont tenté d’établir des relations personnelles avec Dieu sous prétexte d’être des intellectuels religieux, des prêtres, des brahmanes, des rabbins ou des évêques qui risqueraient d’agir en dehors du cadre de cet accord, Dieu est responsable de n’accomplir tous ses actes de miséricorde, ses actes de grâce ou ses actes divins, ainsi que toute assistance financière, toute contribution ou même tout service sexuel, que par le truchement des ayatollahs uniquement. La coordination avec les ayatollahs pour les actes susmentionnés ou toute autre action aura lieu avec le guide suprême (précisément les relations publiques de l’ayatollah Khamenei)

Article Neuf. L’envoi de tout prophète, imam, représentant ou autre de la part de Dieu doit être annoncé aux ayatollahs avec un préavis de deux ans avant l’envoi effectif, et il convient de coordonner avec les ayatollahs les raisons et les buts de ces envois ; il convient d’éviter tout double emploi en la matière.

Article Dix. Ce contrat a une validité de sept mille années terrestres à partir de sa date de signature. Il sera établi en deux originaux et sera applicable à toute autre planète, lune ou galaxie en sus de la terre.

Signatures :

Dieu : Allah                                   Djafar Shodjouni : Représentant de l'Ayatollah Khamenei

Source : http://www.roozonline.com/english/opinion/opinion-article/archive/2012/february/28/article/a-contract-between-the-ayatollahs-and-god.html

Les élections « inventées » - Scott Lucas - Samedi 3 mars 2012


Jeudi, alors qu’EA se préparait à couvrir les élections législatives en Iran, un correspondant bien renseigné a dit : « Les élections présidentielles de 2009 ont été volées ; celles-ci seront inventées. »

Il y a trois ans, il ne s’agissait pas « d’ajuster » la participation de 85%. Il s’agissait de s’assurer que Mahmoud Ahmadinejad et sa clique empêchent les réformateurs et le Mouvement Vert de prendre la présidence. Cette fois-ci, le défi immédiat n’est pas de transférer les votes d’un candidat à un autre ; il s’agit de créer ces votes en cas de besoin.

Depuis plusieurs semaines, le régime en appelle à tous les groupes de la société iranienne, y compris les réformateurs qui avaient menacé de boycotter le scrutin, pour qu’ils y participent. Les autorités ont fixé une limite inférieure dans leurs déclarations, il y aurait au moins 60% de participation. L’ayatollah Khamenei a édicté il y a presque deux mois qu’il s’agirait de 65% de participation pour détruire l’ennemi.
Puis, cette semaine, le guide suprême a transformé les prédictions en promesse. La participation élevée constituerait une « sévère claque » pour les ennemis de l’Iran. Les médias étatiques ont, comme de droit, produit des tracts et des films élevant cette déclaration au rang de mantra.
Au point de modifier la fameuse déclaration de Pascal sur Dieu : « Si la participation de 60% n’existait pas, il faudrait l’inventer. » Au-delà des batailles intestines qui vont sûrement rapidement refaire surface, limitées au « Guide suprême contre Ahmadinejad », mais s’étendant aux factions conservatrices et principalistes et aux politiciens, l’exigence immédiate du régime est de se trouver une légitimité.
La vérité, c’est que nous ne saurons jamais exactement combien d’Iraniens ont décidé que voter pouvait faire une différence, noyés qu’ils sont parmi les problèmes économiques, les soucis de corruption et de mauvaise gestion, les luttes politique intestines, les restrictions sur les communications et la dissidence, les emprisonnements et le harcèlement.
Ce que nous savons, c’est que les autorités iraniennes ont mis les petits plats dans les grands pour organiser et contrôler le spectacle. Les médias étatiques et semi étatiques entraient dans un scénario clairement défini. Les sources de presse et d’Internet annonçaient à qui voulait les entendre des électeurs faisant la queue depuis 4 heures du matin, tandis que la télévision nationale s’était rendue dans des bureaux de vote photogéniques et bien connus et qui, pour être photogéniques et bien connus, auraient le nombre d’électeurs requis pour être télévisés.
Pendant ce temps, les journalistes étrangers, loin de faire des reportages sur le spectacle, en faisaient partie. On les a embarqués dans des bus pour les emmener à trois bureaux de vote-vitrines. Ils ont eu droit au nombre nécessaire d’interviews avec les votants dans les endroits qu’ils devaient filmer (et, pour en rajouter à la présentation iranienne, on leur a demandé de commenter leur expérience sur ce Grand Jour d’Election), on les a remmenés en bus dans leurs hôtels et on leur a ordonné d’y rester.
Aussi brut que cet instrument de propagande puisse paraître, il a connu un certain succès, aidé et encouragé par des alliés improbables. Le vote de l’ancien président Mohammad Khatami dans l’après-midi, capturé et monté en épingle par les médias étatiques, n’a pas tant divisé ceux qui défient le régime, ceux qui persistent à s’opposer ont probablement rejeté Khatami. Mais Khatami a contribué à donner à ses rivaux politiques et au guide suprême la reconnaissance qu’ils imploraient. Cet ancien président, qui s’était auparavant plaint de prisonniers politiques et d’élections injustes, a ainsi donné son consentement à ce scrutin. Alors qui d’autre pourrait rejeter le système iranien ?
Il y a aussi eu le soutien de quelques médias étrangers, traités avec suspicion. Le correspondant de CNN, Ivan Watson, qui a été détenu trois heures jeudi pour avoir été trop loin dans une interview, a produit une vidéo qui ne parlait pas du voyage contrôlé, sans même mentionner son séjour au commissariat de police. Au lieu de quoi, ses interviews contrôlées et supervisées avec des électeurs se sont métamorphoses en une histoire d’unité des conservateurs, soutenue par les électeurs pour lui permettre de noircir sa page.
Le Financial Times a mis à la une un récit déformé de Najmeh Bozorgmehr et Monavar Khalaj, tiré de témoins oculaires qui a mutilé l’image plurielle de Téhéran, « les quartiers religieux et pauvres de Téhéran étaient animés vendredi mais le centre, l’ouest et le nord étaient largement désertés » pour la transformer en « Les Elections Législatives bénéficient d’une Grande Participation ». D’autres médias ont évité de réfléchir et ont choisi une présentation directe du message du régime, comme dans l’éditorial d’Al Jazeera English
Les autorités ont retardé la clôture du scrutin vendredi de cinq heures pour permettre à davantage de gens de voter, les bureaux de vote fermant à 11 heures du soir. Les médias nationaux iraniens disent que la participation au scrutin a été de 65% au niveau national.

Pourtant, pour quiconque faisait un peu attention, en dépit de toutes les difficultés à observer, les fractures du régime étaient évidentes. Au-delà de la présentation contrôlée des médias nationaux, les témoins oculaires, relatés par des médias comme Deutsche Welle, le Wall Street Journal et l’italien ANSA, ont indiqué la faible participation dans beaucoup de quartiers de Téhéran et d’autres villes.
Ces relations ont été soutenues par une source improbable. Le seul élément qui ne pouvait pas être forgé par le régime ce jour-là, au-delà de ces bureaux de vote vitrines, il y avait les gens. Alors les photographes de sites iraniens comme Mehr et ISNA, loin de confirmer l’histoire des plus de 60%, ont montré des électeurs éparpillés en beaucoup d’endroits. Alors même que les officiels iraniens prétendaient que la participation avait été forte en province, ils étaient démentis par les images, de Kerman à Ahvaz.
Il y a eu ces étapes téléphonées qui ont révélé l’invention. En début d’après-midi, les officiels iraniens disaient que la clôture du scrutin serait retardée. Evidemment, la raison invoquée était une participation sans précédent, mais, comme un correspondant d’EA l’avait prévu dès le matin, ces heures en plus étaient nécessaires pour gonfler une participation qui était tellement basse qu’elle en était inacceptable.
Alors, les media nationaux, deux heures avant la clôture du scrutin, avançaient que la participation avait franchi le seuil des 60%. De fait, il était précisément à 64.6%. Un nombre qui, s’il avait été exact, se serait rapproché comme par hasard des 65.5% dont Fars, plus tôt dans la semaine, avait prophétisé qu’ils se réaliseraient le vendredi.
Non, nous ne saurons jamais combien d’Iraniens ont voté vendredi. Mais, bien sûr, ce n’est pas le « vrai » chiffre qui compte ; c’est ce que les Iraniens croient que la participation a été. Inévitablement les supporters fervents du régime crieront à la « claque ». Les critiques du régime, souvent à l’étranger, à cause des risques encourus à parler, n’accepteront jamais le chiffre prétendu.
Mais ce sont tous les Iraniens qui se situent entre ces opinions qui comptent. Donneront-ils la légitimité que le régime implore, dans l’espoir de balayer tous les doutes sur juin 2009 ? Accepteront-ils, au moins passivement, que le gouvernement, quelque soit la forme qu’il adoptera après le grand remaniement dans les semaines à venir, et le guide suprême aient le droit de gouverner ?
Ce sont des questions qui ne trouveront probablement pas de réponse dans l’exaltation des 64.6% ou dans tout autre chiffre encore plus exalté. Pour l’instant, le vote sera dépassé par les tensions économiques et politiques qui ne peuvent être balayées par les déclarations de forte participation, ou, peut-être, par l’évocation des ennemis toujours présents de l’Iran. Même si le régime avait pu faire sortir son peuple vendredi, pourra-t-il toujours le faire si les problèmes économiques et politiques perdurent ?
Un instantané, négligé des médias internationaux mais certainement remarqué en Iran, s’est détaché vendredi. L’ancien président Hashémi Rafasandjani, dont le futur fait l’objet de toutes les spéculations, n’a donné qu’une légitimité de surface au régime en votant. Il a voté en grimaçant, pas en souriant, puis il a déclaré : « Si Dieu le veut, les résultats des élections sont la volonté du peuple et de ce qu’ils ont mis dans les urnes. »
Par cette déclaration, Rafsandjani fait savoir qu’il n’oubliera pas ce qui s’est passé lors des élections présidentielles de 2009. Mais il a fait encore plus : son évocation de la fraude ne se limitait pas uniquement aux élections passées ou présentes. Il parlait de la fraude des dirigeants qui n’ont fait que parler de « ce que veut le peuple » et ne s’en sont plus occupés par la suite.
Et c’est là, maintenant que les caméras se sont éteintes après le spectacle de vendredi, le principal problème, et il faudra plus que l’invention d’un nombre pour s’en occuper.

samedi 3 mars 2012

Mon Anniversaire de Mariage - Docteur Mehdi Khazali


Le 27 février est notre anniversaire de mariage et mon 50ème jour de  grève de la faim. 

Il y a 20 ans, avec beaucoup de passion et d’enthousiasme, apportant en cadeau pour ma fiancée un boulet de canon, je suis parti de la gare de Dokouheh pour celle d’Andimeshk. La sécurité de chemins de fer m’a confisqué le boulet de canon lors du départ du train. Je suis renté à la base. Cette fois-ci, j’ai ramassé une mine anti-chars peinte de belles fleurs pour l’offrir à mon épouse.

Après beaucoup d’ennuis et de tracas, je suis parti pour Téhéran. J’ai fait une partie du voyage dans un land cruiser des gardes révolutionnaires. J’en ai fait une autre partie dans un camion qui rentrait du front. Il s’est arrêté à un poste de police pour dormir. Dans le froid de février, je me suis réchauffé les mains sur les pots d’échappement des bus qui s’étaient arrêtés pour pointer leurs cartes.

J’ai voyage avec l’unité de défense aérienne de Boroudjerd. La section ne s’est pas arrêtée pour les prières du matin, alors, bien sût, je suis descendu. Nous étions loin de la zone de guerre, c’était le matin, j’ai pris un bus qui partait pour Téhéran.

Le 27 février 1986, l’imam nous a mariés, il a orné deux corans de sa signature, l’un pour la mariée et l’autre pour le marié. L’épouse de l’imam a donné une pièce d’or à la mariée en cadeau. Ce jour-là, j’ai offert la mine anti-chars décorée de belles fleurs peintes qui symbolisaient la paix après la guerre.

Ma chérie, aujourd’hui, cet ancien bassidj est captif, aux mains de ceux qui n’ont jamais vu le front. Aujourd’hui, je continue sans répit à me battre dans les tranchées du bloc 350. Cela fait maintenant quelque temps que je suis privé de te voir et d’entendre ta voix. Ils veulent prendre ma vie et je suis prêt au sacrifice. Cette fois, j’ai un nouveau cadeau pour toi du 350. Il a été fait à la main par des hommes nobles emprisonnés.

Ces jours sombres et lugubres passeront. Quand tu verras vraiment de cadeau du bloc 350, souviens-toi de cette sombre période de l’histoire et parle à nos enfants de ceux qui se sont sacrifiés pour créer un futur libre et propère.

Avec l’espoir un lendemain radieux pour notre Iran bienaimé.

Le 27 février 2012 - 50ème jour de grève de la faim


Semaine 09 pour un Iran Libre et Démocratique

Nouvelles des Prisonniers
A-Transferts
  • Au 51ème jour de sa grève de la faim, le Docteur Mehdi Khazali est transféré du bloc 350 au bloc de haute sécurité sous la responsabilité du ministère du renseignement 209 de la prison d’Evine.
  • Saïd Sangar, condamné à perpétuité, transféré de la prison de Sanandaj vers un lieu inconnnu.
B- Arrestations/Incarcérations
  • Mojtaba Babakarami, chrétien de Kermanshah, arrêté mardi dernier.
  • Shirine Ghanbari, chrétienne de Kermanshah a été arrêtée mardi dernier.
  • Meysam Mashayekh, militant réformiste et bloggeur de Noshahr arrêté.
  • La photojournaliste Tahmineh Monzavi a été arrêtée le 18 février à son studio, son ordinateur des effets personnels ont été confisqués de son domicile et de son studio.
  • Azadeh Sharifi, chrétienne de Kermanshah arrêtée mardi dernier, a été libérée sous caution.
  • Mehdi Tcheghakaboodi, chrétien de Kermanshah, arrêté mardi dernier.
  • Houman Zarei, bahaï de Shiraz, arrêté sur son lieu de travail.
  • Les forces de sécurité de Kermanshah attaquent une église située dans une maison et arrêtent 13 chrétiens.
C-Libérations 
  • Sadegh Akhoondi, professeur d’université, libéré sous caution.
  • Le journaliste Sahamedin Bourghani a été libéré sous caution.
  • L’écrivain Nama Djafari, a été libéré sous une caution de 80 millions de tomans.
  • Parastou Dokouhakhi, journaliste, libérée sous caution.
  • Le membre du Front National, le Docteur Ali Rashidi a été libéré.
  • La journaliste Marzieh Rassouli a été libérée sous une caution de 300 millions de tomans.
  • La féministe Manijeh Sadeghi a été libérée de la prison de Sanandadj après avoir purgé sa peine de  91 jours de prison.
  • Mohammad Saïd Zakeri, rédacteur en chef du Neuvième Jour, libéré.
D-Autres Nouvelles 
  • Le blogger Davood Bahman Abadi est en grève de la faim.
  • Un forum musical demande la libération du musicien emprisonné Arya Aramnejad.
  • L’épouse du leader de l’opposition Mehdi Karroubi, assigné à domicile, n’a aucune nouvelle de lui. 
  • Au 49ème jour de sa gréve de la faim, le Docteur Mehdi Khazali a été présenté au tribunal. Suvant des témoins, il ne pouvait marcher seul et s'appuyait sur une canne.
  • La fille et le gendre du réformiste emprisonné Tadjzadeh ont été convoqués au tribunal et interdits de sortie du territoire.
 Nouvelles de l’injustice en Iran
  • Les 3 ans de prison de Saïd Djalilafar confirmées en a Appel.
  • Bien qu’ayant purgé sa peine d’un an de prison, le réformiste de premier plan Abolfazl Ghadiani n’a pas été libéré ; il a été condamné à trois ans supplémentaires. 
  • Le militant des droits humains Kouhyar Goudarzi condamné à 6 ans de prison .
  • Shahram Karimi reçoit 74 coups de fouet à la prison d’Evine.
  • L’étudiant et défenseur des droits humains Mokhtar Zarei a été condamné à un an de prison à Sanandadj.
L’université  - La culture
  • Le quotidien Bamdad interdit pour avoir publié une lettre des étudiants du séminaire de Qom à propos de Laridjani.
  • 'Une Séparation' d’Asghar Farhadi reçoit le prix du meilleur film étranger Independent Spirit des Reporters d’Hollywood.
  • 'Une Séparation', gagne l’oscar du meilleur film étranger;  Asghar Farhadi: “j’offre fièrement cette récompense au peuple de mon pays.” 
  • L’ancien président Khatami félicite  Asghar Farhadi pour le premier Oscar iranien.
  • Sarat news, Beebak news et 598 news ont été filtrés et leurs directeurs ont été cités à comparaître. 
  • Bras de fer pour le contrôle de l'Université Azad d'Iran après que le frère du Ministre de la recherche fut imposé de force à la direction. Rafsandjani qui dirige le comité de direction de la fondation de l'Université Azad d'Iran tente encore de résister.
  • Première conférence triennale d’études iraniennes à Oslo.
  • La police a attaqué les quartiers est de Téhéran pour confisquer les antennes satellites, menaçant d’arrestation quiconque protestait.
  • Le service de sécurité de l’université de Shahr-é-Kord convoque des étudiants qui avaient fait un bonhomme de neige décoré d’une écharpe verte. 
  • Yasmine Fanaïan, étudiante bahaïe de l’université Payam e Nour de Sari, expulsée.
  • Shahine Moussavi, étudiant bahaï en génie civil à l’université Tabri de Babol, a été expulsé.
  • Le ministre de l’éducation a publié une directive demandant aux directeurs d’écoles d’identifier et de rapporter au ministère tous les écoliers bahaïs de leurs écoles.
  • Les écoles demandent à leurs étudiants d’aller voter et de le prouver par le tampon sur leurs cartes.
L’économie de l’Iran
  • Une usine de vélos de Ghoutchan n’a pas payé ses ouvriers depuis quatre mois.
  • Les ouvriers de Bahman Polymer n’ont pas été payés depuis trois mois. 
  • Sam Cable Company de Téhéran doit entre 4 et 5 millions de tomans à ses ouvriers.
  • La briquetterie Rasekh de Bandar Abbas ferme à cause du manque de gaz naturel.
  • Un membre de la commission économique du parlement : la décision d’arrêter les exportations de brut à la Grèce est une action positive qui sert les intérêts nationaux. 
  • L’Iran achète du blé américain en dépit des sanctions.
  • Shell achète 1.5 millions de barils de pétrole iranien malgré les sanctions
Les Manifestations
  • Les ouvriers métallurgistes d’Ardebil se rassemblent à l’intérieur de l’entreprise pour demander le paiement de leurs salaires impayés depuis cinq mois et dénoncer le manque de matières premières.
  • Le lundi 6 février, les ouvriers d’Artavil Tire d’Ardebil ont manifesté devant leur usine pour protester contre la décision du propriétaire de fermer l’usine. 
  • Un millier de personnes mettent le feu aux affiches électorales à Sari.
L’Iran à l’étranger
  • Le gouvernement allemand appelle à la libération de Yousef Nadarkhani, prêtre iranien condamné à mort.
  • Le ministre des affaires étrangères Ali Akbar Salehi a quitté Téhéran pour participer à la 19ème session du conseil des droits humains qui se tiendra à Genève du 27 février au 23 mars.
  • L’ambassadeur d’Azerbaïdjan convoqué à propos de achats d’armes en Israël.
  • Une banque russe ferme les comptes de l’ambassade d’Iran. 
  • Les liens des cartels de la drogue en Amérique latine avec l’Iran et le Hezbollah sont un souci pour Clinton.
  • La télévision azerbaïdjanaise attaquée depuis l’Iran.
  • L’Iran a envoyé $3.5 millions au Zimbabwe pour terminer une usine de montage de tracteurs. 
La politique en Iran
  • Le comité des enseignants iraniens libres demande à tous les Iraniens et enseignants du pays de protester contre ces élections honteuses.
  • Les candidats aux élections doivent passer une sorte d’examen. Jusqu’à présent, 1200 ont été disqualifiés dont 36 députés actuels.
  • Mojtaba Khamenei a rencontré Moussavi pour lui demande de collaborer, "en raison de la situation critique du pays" - Moussavi a refusé de répondre à Mojtaba et a demandé une conversation directe avec Khamenei.
  • La position des chefs Sunnites sur les élections : Nous ne soutenons aucun candidat.
  • Mesbah Yazdi et les gardes révolutionnaires forment une coalition contre le front uni des principalistes de Mahdavi Kani pour les élections législatives.
  • Les groupes kurdes iraniens appellent au boycott des élections.
  • L’opposition iranienne demande le fédéralisme pour le Kurdistan.
  • Des centaines de reporters étrangers pour couvrir les élections législatives.
  • Les journalistes étrangers autorisés à couvrir les élections iraniennes ; ils sont conduits en bus à des bureaux de vote choisis et retour à leur hôtel sans aucune possibilité de rencontrer de vrais gens ; les reportages montrent une majorité de personnes âgées alors que 65% de la population iranienne a moins de 30 ans. 
  • Un membre de la commission électorale : arrestation de 10 saboteurs étrangers qui tentaient de ruiner le processus électoral.
  • La commission électorale a demandé aux membres des bureaux de vote de laisser voter même ceux qui se présentent sans papier d’identité. 
  • 530 irrégularités constatées depuis les inscriptions sur les listes électorales dans la région de Téhéran.
  • La commission électorale étend les heures du scrutin de 5 heures.
  • Les listes principales : 
    • Front Uni des Conservateurs (Jebheh Mottahed-e Osoolgaraayaan) : plutôt pro-Khamenei mais quelques supporteurs d’Ahmadinejad aussi
    • Front de Résistance de la République Islamique (Jebheh Paaydaari-e Enghlelab-e Eslami) : figure majeure, l’ayatollah Mesbah-Yazdi, directeur de conscience d’Ahmadinejad
    • Front de la Voix du Peuple (Jebheh Sedaa-ye Mellat) : les recalés des deux listes précédentes
    • Front de Défense de la République Islamique (Jebheh Eistaadegi Enghelab-e Eslami) : supporters de Rezaï, ancien directeur dr l’IRGC – Mahmoud Alavi, membre du Conseil des Experts qui désirait se présenter sur cette liste, a été recalé et interdit de se présenter.
    • Front de la Démocratie (Jebheh Democrat) : les réformistes qui veulent quand même participer aux élections
Nouvelles en vrac
  • Le train Téhéran-Zahedan déraille à cause des tempêtes de sable.
  • Les mariages d’enfants ont augmenté de 45% en quatre ans.
  • La police de Téhéran ferme 15 boutiques de vêtements sous le prétexte qu’elles vendaient des « vêtements vulgaires ». 
  • Le mois dernier, cinq écoliers et deux enseignants ont été tués et des dizaines blessés dans les camps rahian-e-nour des bassidjis. 
  • Une succursale de Kentucky Fried Chicken (KFC) ouvre à Karadj.

samedi 25 février 2012

Semaine 08 pour un Iran Libre et Démocratique

Nouvelles des Prisonniers
A-Transferts
  • Le derviche Gonabadi Kazem Dehghan transféré à la prison Adel Abad prison de Shiraz.
  • Abolfazl Ghadiani de retour à Evine en provenance des soins intensifs de l’hôpital Modarres.
  • Le Docteur. Mehdi Khazali a fait une attaque cardiaque et a été admis en soins intensifs à l’hôpital Taleghani de Téhéran samedi ; il est kidnappé par des agents de sécurité et contre l’avis des médecins à 02 heures du matin dimanche.  Il  a été transféré à l’hôpital Ghamar Banihashem qui dépend du ministère du renseignement alors qu’il est dans le coma ; il retourne à Evine lundi. Il a demandé à être autopsié après sa mort par les médecins de l’ONU.
  • Reza Shahabi, syndicaliste est transféré de l’hôpital à la prison d’Evine avant la fin de son traitement.
B- Arrestations/Incarcérations
  • Hamid Abedini arrêté  le 14 février est en grève de la faim à Evine pour protester contre sa détention parmi les détenus de droit commun.
  • Ezatollah Ahmadian, bahaï de Mashhad, arrêté alors qu’il participait à une exposition d’artisanat.
  • Le Docteur Sadegh Akhoundi professeur associé du département d’orthodontie de l’université de Téhéran a été arrêté.
  • Hamed Aslani, arrêté  le 14 février est en grève de la faim à Evine pour protester contre sa détention parmi les détenus de droit commun.
  • Ali Azad arrêté  le 14 février est en grève de la faim à Evine pour protester contre sa détention parmi les détenus de droit commun.
  • Kazem Dehghan, membre des  derviches Gonabadi a été arrêté lors d’une violente attaque contre son domicile à Kovar.
  • L’écrivain bahaï Atolli Derakhshan arrêté à Sari.
  • Darioush Djalali, étudiant à Yassoudj, s’est cousu les lèvres et entravé les pieds avant d’être arrêté le 14 février.
  • Mohammad Ali Ebadeli arrêté  le 14 février est en grève de la faim à Evine pour protester contre sa détention parmi les détenus de droit commun.
  • Gholam Hossein Ghassemi, arrêté  le 14 février est en grève de la faim à Evine pour protester contre sa détention parmi les détenus de droit commun.
  • Behnaz Hadadzadeh, bahaïe de Mashhad, arrêtée alors qu’elle participait à une exposition d’artisanat.
  • Fataneh Hadjipour, bahaïe de Mashhad, arrêtée alors qu’elle participait à une exposition d’artisanat.
  • Guiti Hakimpour, chrétienne de 78 ans, enseignante retraitée de l’école supérieure d’infirmières d’Ispahan, arrêtée. 
  • Shahrzad Khalili, bahaïe de Mashhad, arrêtée alors qu’elle participait à une exposition d’artisanat.
  • Samira Mahroueyan arrêtée à Téhéran.
  • Arman Mokhtari, bahaï de Mashhad, arrêté alors qu’il participait à une exposition d’artisanat.
  • Mohsen Moradi arrêté le 14 février est en grève de la faim à Evine pour protester contre sa détention parmi les détenus de droit commun.
  • Navid Nabili, bahaï de Mashhad, arrêté alors qu’il participait à une exposition d’artisanat.
  • Hamid Reza Sadr a été arrêté chez lui le 25 Bahman à Téhéran.
  • Hekmat Salimi, prêtre d’une église d’Ispahan, arrêté.
  • Ali Shekarchi, arrêté de nouveau le 25 Bahman, est en grève de la faim au bloc 240 d’Evine, à l’isolement.
  • Ali Shokrchi arrêté  le 14 février est en grève de la faim à Evine pour protester contre sa détention parmi les détenus de droit commun ; il est transféré à l’isolement.
  • Shayan Tafazzoli, bahaï de Mashhad, arrêté alors qu’il participait à une exposition d’artisanat.
  • Vahid Habib Tcheshmeh, militant azéri, arrêté lors d’une attaque contre son domicile.
  • Reza Touri, militant azéri, arrêté lors d’une attaque contre son domicile.
  • Naghmeh Zabiheyan, bahaïe de Mashhad, arrêtée alors qu’elle participait à une exposition d’artisanat.
  • Mohammad Saeed Zakeri, rédacteur politique de l’hebdomadaire '9 Day' pro-Ahmadinejad, arrêté.
  • Le bahaï Houman Zareï arrêté sur son lieu de travail par les agents du renseignement de Shiraz.
  • Plus de 20 membres du groupe d’escalade Tchel Tchaman qui rentraient d’excursion à Sanandadj on été arrêtés vendredi dernier.
  • Trois personnes arrêtées dans le nord de l’Iran pour distribution de tracts appelant au boycott des élections législatives.
C-Libérations 
  • Ali Azad, arrêté le 14 février, a été libéré sous caution.
  • Gholam Hossein Ghassemi, arrêté le 14 février, a été libéré sous caution.
  • Mohsen Moradi, arrêté le 14 février, a été libéré sous caution.
D-Autres Nouvelles 
  • Mohammad Sadegh Kaboudvand autorisé à rendre visite à son fils à l’hôpital.
  • L’ayatollah Bayat Zanjani rejoint beaucoup d’autres personnes de premier plan pour demander au Docteur Khazali de stopper sa grève de la faim.
  • 51 des anciens compagnons de prison de Saïd Malekpour témoignent de son innocence et de ses aveux extorqués sous la torture.
  • Après des mois sans aucun contact, les filles de Moussavi reçoivent un coup de téléphone de leurs parents.
  • Nasrine Sotoudeh interdite de visite avec ses enfants pour cause de hedjab.
  • 10 prisonniers arrêtés le 25 Bahman sont en grève de la faim à la prison d’Evine. Les personnes arrêtées pendant les manifestations du 14 février ont été transférées du bloc 7 au bloc 350 d’Evine. Une lutte a éclaté entre eux et les prisonniers de droit commun du bloc 7.
  • 35 habitants de  Sanandadj ont été arrêtés par le ministère du renseignement.
  • 185 habitants de Mashhad arrêtés en deux jours. 
Nouvelles de l’injustice en Iran
  • La journaliste Mahsa Amrabadi condamnée à un an de prison + 4 ans avec sursis.
  • Adel Fanaïan, bahaï de Semnan, condamné à 6 ans de prison.
  • Maryam Ghorbanifar condamnée en appel à 3 ans de prison.
  • Saïdeh Foroughi, bahaïe, condamnée à 4 mois avec un sursis de 5 ans.
  • Le militant culturel Alireza Hosseinzadeh a été condamné à 91 jours de prison par le tribunal de Tabriz.
  • Shirzad Karimi, étudiant kurde, condamné à 4 ans de prison avec 3 ans de sursis.
  • La cour d’appel de Tabriz condamne l’avocat de Sakineh Ashtiani, Houtan Kian à 6 ans de prison.
  • Ali Mohammadi Moghadam est en grève à la prison d’Oroumieh. Il est condamné à 19 ans de prison.
  • Le pasteur Youssef Nadarkhani condamné à mort en dernière instance.
  • Jila Rezvani, bahaïe, condamnée à 4 mois avec un sursis de 5 ans.
  • Le journaliste Mehrdad Sarjoui qui couvrait l’international pour le journal en Anglais Iran News, condamné à 10 ans de prison.
  • Taraneh Torabi, bahaïe de Semnan, condamnée à 5 ans et 10 mois de prison.
  • Second et troisième verdicts d’aveuglement par l’acide. 
  • Trois exécutions mardi dans la province du Mazandaran.
L’université  - La culture
  • Stuxnet a infecté 16,000 ordinateurs.
  • L’Internet de nouveau perturbé en prévision des élections.
  • Des rappeurs iraniens chantent pour le peuple syrien.
  • Le Centre de Protection des Journalistes cite l’Iran dans les 10 pays oppresseurs du Net.
  • Le corps des télécommunications de l’ONU exige que l’Iran arrête de brouiller les satellites.
  • Djavid Hadj Hemmati, militant étudiant, expulse de l’université Khajeh Nasir Toussi.
  • « Une Séparation » d’Asghar Farhadi gagne le César du meilleur film étranger.
L’économie de l’Iran
  • L’Iran cesse de vendre son pétrole à la France et au Royaume-Uni.
  • Les pays européens doivent signer des contrats de 2 à 5 ans s’ils ne veulent pas voir les importations de pétrole iranien s’arrêter. 
  • US $ = 1910 Tomans.
  • Une exposition sur les nouvelles technologies russes se tient à Moscou.
  • L’Ukraine doit investir  $800 millions dans trois projets de développement de champs pétroliers iraniens.
Les Manifestations
  • 200 infirmières manifestent devant l’hôpital de cardiologie pour protester pour leurs salaires.
  • Les ouvriers de Parsiloun manifestent à Khorramabad.
  • Les ouvriers de la raffinerie de sucre d’Ahvaz se sont rassemblés devant l’administration provinciale pour protester contre le non paiement de leurs salaries depuis plusieurs mois.
L’Iran à l’étranger
  • La marine iranienne mouille en Syrie ; deux navires iraniens ont accosté à Tartous dimanche et ont levé l’ancre mardi.
  • Un journaliste iranien arrêté en Azerbaïdjan pour possession de 3 grammes d’héroïne.
  • Ahmadinejad à Islamabad pour un sommet trilatéral Pakistan-Afghanistan-Iran.
  • La responsable des affaires étrangères de l’union européenne, Catherine Ashton demande à l’Iran de retarder l’exécution de Saïd Malekpour, résident canadien.
  • La maison blanche condamne fermement la peine de mort du Pasteur Nadarkhani.
  • L’université Azad d’Ispahan, avec la collaboration de l’université Ryerson du Canada et de l’université UPM de Malaisie, doit tenir une conférence internationale sur l’ingénierie mécanique et les technologies avancées (ICMEAT2010) du 10 au 12 octobre 2012.
 La politique en Iran
  • 12 jours avant les élections législatives, les commandants des gardes révolutionnaires annoncent  60% de participation aux élections!
  • L’ayatollah Mahdavi Kani, chef de l’assemblée des Experts, nie avoir eu une longue discussion avec le guide suprême.
  • Le Conseil de Coordination du Mouvement d’Opposition appelle à rester chez soi le jour des élections.
  • Le Mouvement pour la Liberté appelle au boycott des élections.
Nouvelles en vrac
  • La responsable de la société de Zeinab, Maryam Behrouzi, meurt.
  • Le premier vice-président Rahimi fait une attaque cardiaque.
  • La république islamique scelle le domicile de feu l’Ayatollah Montazeri après avoir confisqué les biens de son fils.
  • Une fois de plus un incendie est circoncis à l’usine pétrochimique de Bandar Emam.
Sur le blog cette semaine

dimanche 19 février 2012

Lettre de Mehdi Khazali à son épouse depuis la prison d'Evine


Au nom de Dieu, le Miséricordieux :

Ma chère épouse, je te salue avec tout mon amour. Je sais combien tu as foi en notre amour ; je sais combien tu désires entendre ma voix. Je sais que tu sais que ce sont  les murmures affectueux de ta voix angélique en moi qui me donnent de l’énergie. Mais ta voix semble fatiguée. Je te trouve fatiguée et troublée ; tu gémissais en me pleurant.

Il est très difficile de voir son épouse et ses enfants en train de faire le deuil de soi-même à cause d’une mort lente qu’on a choisie.

Et maintenant que je t’écris cette lettre, je me suis immergé dans la solitude de mon lit. J’ai tellement pleuré sur tes épreuves que mon oreiller en est trempé et qu’un mouchoir ne suffirait pas à essuyer ces larmes.

C’est un doux sentiment. J’ai demandé à mon voisin d’en dessous de nos lits superposés un morceau de papier pour pouvoir y coucher ces sensations. Il m’a donné tout ce qu’il possédait comme papier et m’a dit : « Ecris tout ce dont tu as envie. » Mais mes larmes ne me le permettront pas, tu en vois les traces sur le papier.

Il est difficile, si difficile de voir son épouse et ses enfants en train de faire le deuil de soi-même à cause d’une mort lente qu’on a choisie et d’être témoin de leur deuil de soi-même.

Il est difficile de te contrôler. Tu ne peux pas supporter leurs peines et leurs tourments sans toi-même ne cesser de pleurer. Mais il faut faire attention ; cet amour et ces larmes ne doivent pas se transformer en obstacle et en entraves.

Mais non, ce sont les mêmes larmes que celles versées pour Saydolshohada (Imam Hossein), que celles versées sur les souffrances de Zeynab Kobra (troisième fille de l’Imam Ali). Elles nettoient le coeur et renforcent la détermination.

Ce genre de larmes ne nous fera pas perdre notre position ou vaciller sur le chemin. C’ est une éruption d’amour pur pour son épouse et ses enfants, ce sont des larmes versées sur les épreuves et les souffrances qu’ils endurent. Beaucoup d’entre eux seront sacrifiés pour Zeinab, que la paix soit sur elle, car ils ne sont pas au-dessus de la famille du prophète.

Mes aimés, mes larmes et vos larmes doivent ressembler à celles versées pour Hossein, le fils d’Ali, que la paix soit sur lui, et ne devraient produire que davantage d’ambition, d’actions et d’efforts pour atteindre notre but. Elles doivent devenir les deux ailes nous permettant de voler pour atteindre celui que nous aimons vraiment.

Nous devons ressembler à une inondation rugissante, déracinant la tyrannie et l’oppression. Alors venez, ne cessons pas de pleurer ensemble ; ces larmes arracheront la tyrannie.

Mehdi Khazali – Prison d’Evine – Bloc 350

Source : http://www.kaleme.com/1390/11/29/klm-91308/

Lettre de Mahdieh Golrou depuis la prison d’Evine le 13 février


Je veux partager mon expérience avec mes amis qui ne sont pas emprisonnés. Nous sommes un groupe de prisonnières politiques ; en dépit de toutes nos différences d’opinions et de nos points de vue divergents, nous avons réussi à cohabiter en paix, essayant de mettre en pratique le type de société dans laquelle nous espérons vivre un jour, une société dans laquelle les différences d’opinion sont tolérées, une société qui n’oublie pas le respect et la bienveillance, une société dans laquelle nous partageons les joies et les peines les unes des autres. 

Pour conclure, je demande à ceux qui ne n’auraient pas tenu compte ou n’auraient pas remarqué nos efforts pour construire le modèle d’une telle société de s’abstenir de tout commentaire sur le sujet et de s’adresser aux familles des prisonniers politiques pour toute information à ce propos. Gardons-nous des histoires fausses et approximatives qui ne feront que peiner nos amis et renforcer nos adversaires.

Dans l’espoir de la liberté et de nos retrouvailles.

Mahdieh Golrou – 13 février 2012 – Prison d’Evine 

Source :  http://www.kaleme.com/1390/11/29/klm-91476/