Contre les pouvoirs autoritaires du Maghreb et du Moyen Orient
Toutes et tous épris de liberté !
Avec l’étincelle tunisienne les flammes de la révolution se sont étendues avec une vitesse sans précédant à tout le Moyen-Orient, en passant par l’Afrique du Nord, ébranlant ainsi les lieux du pouvoir.
Les peuples ont encore montré que l’appareil du pouvoir, en s’appuyant sur la répression, la prison, la torture et la peine de mort, ne tenait pas longtemps face aux peuples en colère. Ceux-ci n'ont laissé d’autre choix aux tenants du pouvoir que la soumission aux revendications populaires et la fuite.
Le comité indépendant contre la répression des citoyens iraniens appelle les Iraniens et ceux épris de liberté à participer massivement à la Manifestation de solidarité qui partira de la place de la République à 15h. Ainsi, nous exprimons la colère et la haine du peuple iranien envers la dictature et l’oppression, et affirmons sa solidarité avec les mouvements pour la liberté et l’égalité des peuples du Maghreb et du Moyen Orient.
Samedi 26 février 2011à15h – Place de la République
Comité indépendant contre la répression des citoyens iraniens
Les dictateurs se ressemblent dans leurs gestes et dans leurs actes !
Le lundi 14 février 2011 (25 Bahman 1389), les forces de répression de la république islamique d’Iran s’en sont violement pris aux manifestants qui exprimaient pacifiquement leur solidarité avec les révolutions populaires de Tunisie et d'Égypte. Le meurtre d’au moins deux jeunes manifestants, Saneh JALEH et Mohammad MOKHTARI, les violences et les arrestations massives de centaines de personnes à Téhéran et dans d’autres villes d’Iran, l’assignation à résidence de Messieurs Moussavi et Karoubi et les menaces d’exécution formulées à leur encontre par un certain nombre de députés ainsi que la poursuite des arrestations témoignent de la fureur et de la peur des cadres du pouvoir face à une présence populaire massive.
Pour protester contre la répression sauvage des citoyens iraniens, la vague importante d’arrestations et les violences à l’encontre des opposants visant à étouffer la moindre voix de contestation, nous appelons tous les citoyens attachés à la liberté, les institutions et organisations démocratiques, militants pour les droits de l’Homme à nous rejoindre dans les différents rassemblements organisés à travers le monde, du 17 au 20 février, devant les ambassades de la république islamique ou sur les places centrales de leur ville de résidence.
Comité indépendant contre la répression des citoyens iraniens
Compatriotes, Consciences éveillées du monde libre,
Malgré la répression et les diverses tactiques du régime pour faire taire toutes les voix discordantes, les étudiants iraniens font toujours front pour la liberté, l’indépendance et les droits de leur peuple.
Au seuil de la journée des Etudiants, le gouvernement du coup d’état use de tous ses moyens pour faire taire le mouvement étudiant et l’empêcher de rejoindre la vague de protestation populaire contre le régime dictatorial du guide suprême et de la théocratie en place.
C’est dans ce cadre que le comité indépendant contre la répression des citoyens iraniens appelle tous les Iraniens et les consciences progressistes à se réunir Mardi 7 Décembre, Place de la Sorbonne à 18 heures pour scander le slogan suivant : « Unité, combat et victoire », afin de signifier aux étudiants iraniens que leurs voix sont entendues et reprises dans le monde libre.
کمیته مستقل ضد سرکوب شهروندان ایرانی – پاریس
Comité indépendant contre la répression des citoyens iraniens
Le mouvement étudiant iranien : témoignages de la répression et analyse
Salle de conférence de l'Hôtel de Ville de Paris
4 décembre 2010, 14h00-18h00
A quelques jours de la journée de l'étudiant en Iran – 16 Azar dans le calendrier persan, coïncidant avec le 7 décembre 2010 dans le calendrier grégorien, et qui constitue une date marquante de l'histoire du mouvement étudiant iranien – aura lieu à Paris une conférence internationale avecla participation de cinq étudiants et jeunes militants iraniens récemment arrivés en Europe(France, Italie et Allemagne).Ils témoigneront de leur parcours et de celui de leurs camarades, des arrestations arbitraires et des traitements inhumains qui leur ont été infligés par les autorités iraniennes, ainsi que des discriminations subies par ceux appartenant aux minorités religieuse et ethnique.
M. Pierre Schapira, Adjoint au Maire de Paris, chargé des relations internationales, des affaires européennes et de la francophonie, ouvrira la conférence.
M. Karim Lahidji, Vice-président de la FIDH et président de la LDDHI, fera le point sur la dégradation sans précédent des droits humains en Iran, et plus spécifiquement le contexte juridique et (il)légale de la répression des étudiants et des discriminations académiques envers les minorités en Iran.
Mme Azadeh Kian, Professeur de sociologie et chercheure à l'université Paris7-Diderot, directrice du CEDREF, discutera de l'importance du mouvement des étudiants iranien sur les plans politique et socio-démographique, depuis le coup d'état de 1953 jusqu'à aujourd'hui.
M. Marek Baranski, Représentant du comité de développement du syndicat étudiant européen (ESU), fera part de la solidarité des étudiants européens au mouvement des étudiants iraniens.
Les étudiants et militants invités à témoigner et à participer aux tables rondes :
M. Sepehr Atefi (Allemagne) : Membre de la ligue contre la discrimination académique et du comité des reporters sur les droits de l'homme en Iran, privé d'accès à l'université parce qu'appartenant à une minorité religieuse depuis 2006. Quitte l'Iran en février 2010.
M. Puyan Mahmoudian (Allemagne) :Ancien chef adjoint et porte-parole du Syndicat Etudiant de l'Université Amir Kabir, membre du bureau exécutif de l'Association Etudiant Islamique (ISI), Editeur en chef de la revue étudiante Rivar, arrêté en 2006, emprisonné 76 jours et soumis aux aveux forcés. Quitte l'Iran en septembre 2009.
M. Mohammad Sadeghi (France) : Membre du Comité politique central de l'Institut des Diplômés en Iran, et ancien membre du plus important syndicat étudiant Tahkim Vahdat. Interdit d'étude dès le premier mandat de M. Ahmadinejad. Arrêté et emprisonné pendant 2 mois après les élections de 2009, libéré sous lourde caution puis quitte l'Iran en mai 2010.
Melle Nasim Sarabandi (Italie) : Etudiante et militante des droits des femmes. Membre du Conseil Central de l'Association étudiante de la faculté des sciences sociales de Téhéran. Ancienne directrice de la Commission des Femmes au sein du Syndicat Daftar e Tahkim Vahdat, membre de la Campagne de un million de signatures pour l'abrogation des lois discriminatoires envers les femmes. Quitte l'Iran en juin 2010. M. Sadegh Shojaii (Italie) : Etudiant en journalisme et syndicaliste à l'Université Allameh Tabatab'i; privé du droit d'étudier en 2007 à moins d'un semestre de son diplôme pour ses activités et opinions. Un des fondateurs du Comité de défense des droits académiques en 2008. Quitte l'Iran en août 2009.
Une table ronde abordera les questions de l'avenir du mouvement étudiant dans le contexte de la répression brutale du pouvoir iranien, des stratégies possibles pour la défense des libertés à l'intérieur et à l'extérieur du pays.
Enfin une projection vidéo sera dédiée à l'ensemble des étudiants arrêtés, emprisonnés, torturés ou tués.
La conférence aura lieu le samedi 4 Décembre 2010, de 14h00 à 18h00 dans la salle de conférence de l'Hôtel de Ville de Paris. L'entrée est située 3, rue Lobau (métro Hôtel de Ville). Merci de confirmer votre présence rapidement afin de respecter le protocole de sécurité de la Mairie de Paris.
Nous sommes à nouveau le 12 juin, une année s’est écoulée qui nous a paru des siècles.
Aujourd’hui, c’est avec des yeux tristes que nous pleurons nos concitoyens tombés sous la terreur de cette dictature qui a lancé le rouleau compresseur visant à nous étouffer. Aujourd’hui, nous pouvons pourtant contempler l’unité d’un peuple, nous pouvons contempler un pacte non écrit entre des millions d’Iraniens, un pacte qui marquera à jamais leur histoire : « Ahmadinejad n’est pas notre président »
Cette dictature qui pensait avoir enterré les espoirs dans des urnes pourries par la fraude a été prise de court par un peuple qui n’a pas hésité à sacrifier sa vie pour faire valoir ses droits, sa voix. Le 12 juin n’a pas été que l’expression de la volonté d’un peuple, mais a aussi ouvert un nouveau chapitre dans le livre centenaire de la quête de liberté et de démocratie des Iraniens.
Telle a été l’année écoulée. Elle a marqué tous les Iraniens, y compris dans la diaspora.
A l’occasion du premier anniversaire de cet événement majeur de l’histoire contemporaine de l’Iran, le Comité indépendant contre la répression des citoyens iraniens constituera une chaine humaine et cela un an après la chaîne verte qui a rassemblé des milliers de personnes de Téhéran de part en part.
Dans ce cadre, nous vous invitons à vous joindre à nous pour nous remémorer cette année passée ensemble, main dans la main, pour se faire l’écho de la lutte du peuple contestataire d’Iran.
Comme nous l’avons été depuis juin 2009, nous serrons présents jusqu’au bout du combat pour obtenir nos droits et notre liberté.