samedi 19 avril 2014

Lettre du père de Hossein Ronaghi-Maleki à l’ayatollah Khamenei

A son excellence l’ayatollah Khamenei, guide suprême de la république islamique d’Iran,

Votre excellence,

Avec tout le respect qui lui est dû, je désire partager avec le dirigeant de la révolution islamique ce qui s’est passé : on rapporte que, le 17 avril, des fonctionnaires en civil ainsi que des gardes d’Evine ont brutalement attaqué les prisonniers et beaucoup de détenus ont été grièvement blessés.

Les preuves poussent à penser que la vie des prisonniers politiques, y compris celle de mon fils, sont en péril. Durant ces dernières années, les prisonniers politiques et leurs familles ont été maltraités. Si ce genre de conduite inhumaine et illégale est toléré dans ce pays, alors plus aucun de ses citoyens n’est en sécurité.

Dans la mesure où la justice est placée sous votre autorité, je vous demande respectueusement d’ordonner rapidement une enquête sur cet incident, d’en dénoncer les auteurs et de les traduire en justice.

Je vous prie, excellence, de croire à l’expression de mes salutations respectueuses.

Seyed Ahmad Ronaghi-Maleki, père du prisonnier politique Hossein Ronaghi, le 18 avril 2014

Source : http://www.kaleme.com/1393/01/30/klm-181160/

Semaine 16 pour un Iran Libre et Démocratique

Nouvelles des Prisonniers
A-Transferts
  • Mostafa Abdi transféré à l’isolement au bloc 240 après l’attaque contre le bloc 350 d’Evine.
  • Mehrdad Ahan-Khah transféré à l’isolement au bloc 240 après l’attaque contre le bloc 350 d’Evine.
  • Reza Akbari-Monfared transféré à l’isolement au bloc 240 après l’attaque contre le bloc 350 d’Evine.
  • Behzad Arabgol transféré à l’isolement au bloc 240 après l’attaque contre le bloc 350 d’Evine.
  • Soheil Arabi transféré à l’isolement au bloc 240 après l’attaque contre le bloc 350 d’Evine.
  • Ali Asgari transféré à l’isolement au bloc 240 après l’attaque contre le bloc 350 d’Evine.
  • Assadollah Assadi fait une attaque cardiaque durant l’attaque contre le bloc 350 ; transféré à l’isolement au bloc 240.
  • Madjid Assadi transféré à l’isolement au bloc 240 après l’attaque contre le bloc 350 d’Evine.
  • Soheil Babadei a eu les bras et le cou contusionné durant l’attaque contre le bloc 350 ; transféré à l’isolement au bloc 240.
  • Esmail Barzegari souffre de côtes cassées après l’attaque contre le bloc 350 ; transféré à l’hôpital Taleghani.
  • Omid Behrouzi souffre d’une rupture veineuse après l’attaque contre le bloc 350 ; transféré à l’hôpital Taleghani.
  • Yashar Darolshafaï transféré à l’isolement au bloc 240 après l’attaque contre le bloc 350 d’Evine.
  • Mohammad Davari transféré à l’isolement au bloc 240 après l’attaque contre le bloc 350 d’Evine.
  • Arjang Davoudi transféré de la prison de Bandar Abbas à Téhéran.
  • Houtan Dolati transféré au bloc 240 à l’isolement après l’attaque contre le bloc 350 d’Evine.
  • Behnam Ebrahimzadeh transféré au bloc 240 à l'isolement après l’attaque contre le bloc 350 d’Evine.
  • Abol-Ghassem (Djavad) Fouladvand grièvement blessé durant l’attaque contre le bloc 350 : transféré à l’isolement au bloc 240.
  • Mohammad Gharibi, condamné à mort kurde, transféré à l’hôpital Sina de Karadj.
  • Amir Ghaziani transféré à l’isolement au bloc 240 après l’attaque contre le bloc 350 d’Evine.
  • Mohammad-Amine Hadavi transféré à l’isolement au bloc 240 après l’attaque contre le bloc 350 d’Evine.
  • Assadollah Hadi grièvement blessé durant l’attaque contre le bloc 350 ; il sort d’une opération à cœur ouvert ; transféré à l’isolement au bloc 240.
  • Seyyed Saïd Haeri transféré à l’isolement au bloc 240 après l’attaque contre le bloc 350 d’Evine.
  • Reza (Arash) Hampaei transféré à l’isolement au bloc 240 après l’attaque contre le bloc 350 d’Evine.
  • Mohammad-Sadegh (Arash) Honarvar-Shojaei-Khoï transféré à l’isolement au bloc 240 après l’attaque contre le bloc 350 d’Evine.
  • Seyyed Farzad Hosseini, prisonnier politique kurde, transféré de la prison de Redjaï Shahr vers un lieu inconnu.
  • Davar Hosseini-Vojdan transféré à l’isolement au bloc 240 après l’attaque contre le bloc 350 d’Evine.
  • Mohammad-Sedigh Kaboudvand transféré à l’isolement au bloc 240 après l’attaque contre le bloc 350 d’Evine.
  • Samkou Khalghati a été si sévèrement battu durant l’attaque contre le bloc 350 que ses vêtements en ont été déchirés ; transféré à l’isolement au bloc 240.
  • Seyyed Mehdi Khodaï transféré à l’isolement au bloc 240 après l’attaque contre le bloc 350 d’Evine.
  • Gholamreza Khosravi-Savadjani grièvement blessé durant l’attaque contre le bloc 350, transféré à la section 240 à l’isolement.
  • Saïd Matinepour transféré au bloc 240 à l’isolement après l’attaque contre le bloc 350 d’Evine.
  • Mostafa Rismanbaf transféré au bloc 240 à l’isolement après l’attaque contre le bloc 350 d’Evine.
  • Soroush Sabet souffre d’une fracture du crâne durant l’attaque contre le bloc 350 ; transféré à l’isolement au bloc 240.
  • Abdol-Fatah Soltani transféré au bloc 240 à l’isolement après l’attaque contre le bloc 350 d’Evine.
  • Le syndicaliste Shahrokh Zamani est de retour à la prison de Redjaï Shahr ; il met fin à sa grève de la faim. Transféré dans la section des criminels dangereux, il reprend sa grève de la faim.

B-Arrestations-Incarcérations
  • Sonia Ahmadi de retour à la prison de Mashhad à la fin de sa libération provisoire.
  • Goran Bahrami, militant politique kurde, commence à purger sa peine de 6 mois à la prison de Paveh.
  • Ali Dabeh-Hoveizeh arrêté à Ahvaz.
  • Mohsen Ghashghaeizadeh commence à purger sa peine à Evine.
  • Mehdi Halefi arrêté à Ahvaz.
  • Arash et Ghaneh Hatemi, militants politiques kurdes, commencent à purger leur peine de 6 mois à la prison de Paveh.
  • Djassem Khalaf-Dokht-Zargani arrêté à Ahvaz.
  • Mohammad Negari, militant politique kurde, commence à purger sa peine de 6 mois à la prison de Paveh.
  • Sardar Parastar, militant étudiant kurde, arrêté à Saghez.
  • Abdol-Karim, Hossein, Mohammad et Reza Zargani arrêtés à Ahvaz.
  • 84 arrestations au Khouzestan pour éviter une manifestation.
  • 100 personnes accusées de harcèlement arrêtées à Qom.

C-Libérations
  • Mamousta Mohammad Baraei, religieux Sunnite kurde, a été libéré.
  • Abdollah Khosrozadeh, Kurde Sunnite, libéré à la fin de sa peine.
  • Hessam Mohammadi, Kurde Sunnite, libéré à la fin de sa peine.

D-Autres Nouvelles
  • Ali Amini souffre d’une fracture du crâne après l’attaque contre le bloc 350.
  • Emad Bahavar souffre de meurtrissures et d’œdème aux bras après l’attaque de la section 350.
  • Behnam Ebrahimzadeh est en grève de la faim pour soutenir Sharokh Zamani.
  • Ghorban-Ali Behzadiannejad sourffre de blessures aux mains après l’attaque de la section 350.
  • Ayat Mehrali-Biglou est en grève de la faim à la prison de Tabriz.
  • Alireza Redjaï souffre de meurtrissures et d’œdème aux bras après l’attaque de la section 350.
  • Hossein Ronaghi-Maleki souffre de blessures aux bras et à la tête après l’attaque de la section 350.
  • Kamiar Sabet-Sanati fait une attaque cardiaque pendant l’attaque de la section 350.
  • Mostafa Salimi-Ilouei condamné à mort kurde, est en grève de la faim à la prison de Saghez.

Nouvelles de l’injustice en Iran
  • Samkoo Khorshidi, prisonnier politique kurde, exécuté à la prison de Sanandaj.
  • La peine de flagellation de Molavi Abdolghafar Naghshbandi a été effectuée.
  • Le poète kurde Alireza Sepahi Laeen a été condamné à 11 mois de prison.
  • 2 pendaisons à Bandar Abbas dimanche.
  • Un condamné à mort pardonné par la famille de sa victime alors qu’il a déjà la corde autour du cou.
  • Une pendaison à Saveh.
  • 4 pendaisons à Bandar Abbas jeudi, dont 3 de moins de 20 ans.

L’université – la Culture
  • Deux centres culturels fermés à Bokan.
  • Un an après son ouverture, le musée de la Presse ferme ses portes à Téhéran.

Manifestations 
  • Manifestation contre la république islamique à Ahvaz.
  • Etudiants progressistes et conservateurs s’affrontent pendant le discours de l’ancien négociateur sur le nucléaire Djalili à l’université Amirkabir.
  • Les salariés de la province du Kurdistan manifestent contre leurs salaires impayés.
  • Pendant le discours d’Aref à Mashhad, des étudiants ont brandi les portraits de Mir-Hossein Mousavi et de Mehdi Karroubi.

L’Iran à l’étranger 
  • Le consulat iranien est ouvert à Berlin.
  • 64 étudiants iraniens arrêtés en Norvège.
  • L’Iran porte plainte contre les Etats Unis pour l’interdiction de son ambassadeur à l’ONU.
  • L’Iran demande une réunion du comité de l’ONU sur l’interdiction par les USA de son envoyé à l’ONU.
  • Le vice-président Mohammad Bagher Nobakht a annoncé que l’Iran avait reçu le 5ème versement des biens gelés comme convenu dans l’agrément entre les 5 et l’Iran.
  • Zarif se rend à Abu Dhabi.
  • 27 marins saoudiens arrêtés par l’Iran.
  • Deux Iraniennes condamnées à mort en Malaisie pour avoir transporté de la drogue.

L’économie en Iran 
  • Les ouvriers de Qazvin Farsh Pars n’ont pas été payés depuis 4 mois.
  • Les salaires des ouvriers de l’usine Tiles Gilan Factory n’ont pas été payés depuis plus d’un an.
  • Fin des subventions.
  • 500 salariés des entreprises fabriquant des téléphones mobiles licenciés.
  • Les Etats-Unis versant $450 million d’avoirs iraniens gelés après le rapport de l’AIEA.

Politique en Iran
  • Le parlement iranien rend illégal toutes les activités liées à l’avortement y compris la vasectomie, la promotion des petites familles pour encourager la croissance de la population.

Nouvelles en vrac
  • L’équipe Foolad d’Ahvaz gagne le championnat de football.
  • Fuite d’un pipe-line dans la région de Gatchsaran ; des tonnes de pétrole sont déversées dans la nature.L’Iran champion du tournoi de taekwondo : 6 médailles d’or, une d’argent et une de bronze.

Et toujours, la liste des prisonniers politiques en Iran (en Anglais) : http://hyperactivist.info/ipr.html
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samedi 12 avril 2014

Semaine 15 pour un Iran Libre et Démocratique

Nouvelles des Prisonniers
A-Transferts
  • Hassan Djavani transféré à l’isolement à la prison de Bandar Abbas.
  • Mohammad Seifzadeh a été transféré à l’hôpital du Coeur de Téhéran.

B-Arrestations-Incarcérations
  • Meyad Ahmadi arrêté à Sanandaj.
  • Mahmoud Bagheri est de retour en prison à la fin de sa liberté provisoire.
  • Nader Djani est de retour en prison à la fin de sa liberté provisoire.
  • Rahman Ghahremanpour-Bonab est de retour en prison à la fin de sa liberté provisoire.
  • Ghazab Golparipour, frère du prisonnier kurde exécuté Habibollah Golparipour, arrêté à Sanandaj.
  • Shahoo Heidari arrêté à Sanandaj.
  • Hamid Kerbasi est de retour en prison à la fin de sa liberté provisoire.
  • Nassour Naghipour est de retour en prison à la fin de sa liberté provisoire.

C-Libérations
  • Reza Malek (Malekian) libéré à la fin de sa peine.

D-Autres Nouvelles
  • Mahmoud Fazli, militant azéri, en grève de la faim à la prison de Tabriz.

Nouvelles de l’injustice en Iran
  • Le bloggeur Vahid Asghari interdit d’assister à son propre procès.
  • Mohammad Karimi, syndicaliste kurde, condamné à 2 ans de prison.
  • Djamal Minashiri, syndicaliste kurde, condamné à 3,5 ans de prison.
  • Ebrahim et Ghassem Mostafapour, syndicalistes kurdes, condamnés à 2 ans de prison.
  • Mohsen Rahmani, étudiant et militant politique, condamné à 7 ans de prison.
  • Hadi Tavanmand, syndicaliste kurde, condamné à 3,5 ans de prison.
  • Une pendaison a Ardabil mardi.

L’université – la Culture
  • Les éditions Cheshmeh interdites sous Ahmadinejad reprennent leurs activités après plus de 2 ans.
  • 10.500 étudiants ont quitté l’Iran en un an.
  • 'Sugarland' et 'Adventures of Mirzabalad' gagnent le prix du meilleur film au festival iralndais de dessin animé.
  • Maziar Maleki, étudiant bahaï, expulse de l’université de Birdjand.

Manifestations 
  • 200 ouvriers de l’aciérie Zagros Steel Factory se sont rassemblés devant le ministère du travail à Gharavah au Kurdistan pour manifester contre la fermeture de leur usine.
  • Manifestation des bassidj devant l’ambassade de Grèce à Téhéran pour condamner la résolution de l’Union Européenne sur l’Iran.

L’Iran à l’étranger 
  • Quatre arrestations en Espagne pour tentative d’exportation d’équipement vers l’Iran.
  • Les gardes révolutionnaires prétendent avoir arrêté des ‘espions’ à la frontière entre l’Irak et le Khouzestan.
  • La personne choisie comme ambassadeur d’Iran à l’ONU se voit refuser l’accès aux Etats-Unis.
  • Le guide suprême et Rouhani rencontrent le président d’Azerbaïdjan.

L’économie en Iran 
  • Les 127 ouvriers de l’usine Nopoush de Rasht n’ont pas été payés depuis 9 mois.

Nouvelles en vrac
  • Un athlète iranien gagne le championnat du monde IPC d’haltérophilie.
  • Massoumeh Ebtekar blessée dans un accident de voiture mercredi.

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samedi 5 avril 2014

Semaine 14 pour un Iran Libre et Démocratique

Nouvelles des Prisonniers
A-Transferts
  • Mohammad-Amin Abdollahi transféré à l’isolement après avoir commencé une grève de la faim.

B-Arrestations-Incarcérations
  • Le militant culturel arabe Emar Abeyat a été arrêté et incarcéré à Dezfoul.
  • Nava et Nika Khaloussi arrêtées pour purger leurs peines.

C-Libérations
  • L’étudiant de Semnan Mohammad-Amin Roghani libéré à la fin de sa peine.


D-Autres Nouvelles
  • Le militant politique kurde Fakhroldin Faradji est en grève de la faim.
  • L’étudiant de gauche Arash Mohammadi est en grève de la faim pour soutenir 
  • Le chrétien Vahid Hakani est en grève de la faim.

Nouvelles de l’injustice en Iran
  • L’étudiante Afsaneh Bayazidi a été condamnée à 2 ans avec sursis pour adhésion à un parti kurde interdit.

L’université – la Culture
  • Mehran Tamadon gagne le prix français du Cinéma du Réel.

Manifestations 
  • Manifestation silencieuse devant le consulat pakistanais de Mashhad dimanche.

L’Iran à l’étranger 
  • L’Inde relâche un bateau iranien qu’elle détenait depuis 2 ans.
  • Le 1er vice-président dit que l’Iran ne cherche pas un pouvoir perpétuel pour Assad.
  • Les gardes-frontières iraniens remis aux autorités iraniennes.
  • L’Union Européenne appelle a davantage de relations avec l’Iran après un accord nucléaire, basées sur le respect des droits humains. 
  • Boeing obtient une licence américaine pour exporter des pièces détachées vers l’Iran.

L’économie en Iran 
  • L’Iran vend et achète 1,859 MW d’électricité à ses pays voisins.
  • La Russie et l’Iran annoncent un accord pétrole contre marchandises de $20 milliards.

Nouvelles en vrac
  • La police iranienne saisit plus d’une tonne de drogue dans la région de Kerman.
  • Inondations et glissements de terrain dans plusieurs provinces iraniennes.
  • Les précipitations en Iran sont en baisse de 8%.
  • Le monument historique Badi-Ol-Hokama détruit à Hamedan.


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samedi 29 mars 2014

Semaine 13 pour un Iran Libre et Démocratique

Nouvelles des Prisonniers
B-Arrestations-Incarcérations
  • Abolfazl Abedini-Nasr de retour à la prison d’Ahvaz à la fin de sa liberté provisoire.

C-Libérations
  • Mohammad-Amin Agoushi en liberté provisoire.
  • Mahmoud Bagheri en liberté provisoire.
  • Nader Djani en liberté provisoire.
  • Hamid-Reza Karvassi en liberté provisoire.
  • Leva Khandjani en liberté provisoire.
  • Nassour Naghipour en liberté provisoire.
  • Le journaliste Ahmad Zeidabadi en liberté provisoire.

D-Autres Nouvelles
  • 40 prisonniers de Bandar Abbas hospitalisés pour dysenterie.

Nouvelles de l’injustice en Iran
  • Samrand Farahmandi, militant kurde, condamné à 10 ans de prison.

L’université – la Culture
  • L’auteur et historien Mohammad Ebrahim Bastani Parizi décède à Téhéran.

Manifestations 
  • Des enseignants s’accrochent avec des fonctionnaires à Dehloran.
  • Manifestations devant les consulats pakistanais à Mashhad et à Téhéran pour protester contre le meurtre du garde-frontière ; autorisée à Mashhad, réprimée à Téhéran.

L’Iran à l’étranger 
  • Rouhani et Zarif se rendent à Kaboul pour les fêtes de Norouz.

L’économie en Iran 
  • L’Iran annonce avoir acheté 6 avions de transport de passagers.

Politique en Iran
  • L’Iran reprend son aide financière au Hamas.

Nouvelles en vrac
  • Jaish al-Adl pretend avoir tué le sergent Djamshid Danaïfar l’un des gardes-frontières kidnappé en février.
  • Mort d’un touriste dans la région de Kerman à cause d’une mine.
  • 8 morts et 33 blessés lors d’un accident de bus dans la zone de la guerre Iran-Irak.


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vendredi 28 mars 2014

Le Brésil devrait soutenir la lutte des syndicalistes iraniens – Mansour Ossanlou – 22 mars 2014

En tant que travailleur militant, j’ai toujours cherché des modèles que mon pays pourrait suivre pour s’améliorer. Trouver l’équilibre entre droits des travailleurs, développement économique, commerce international et programmes sociaux vitaux est vraiment une tâche ardue, surtout pour les pays au passé troublé.

Face à des défis sans précédent, après sa transition vers la démocratie en 1985, le Brésil a agréablement surpris le monde. Le Brésil, de nos jours, est entré dans la globalisation ; il est devenu un modèle à suivre pour les pays émergents comme l’Iran, surtout pour les droits des travailleurs et des êtres humains.

En tant qu’organisateur et chef du syndicat des conducteurs de bus de Téhéran, je suis parfaitement conscient des obstacles que rencontrent les ouvriers en Iran. Pour la plupart des Iraniens, les salaires sont dangereusement bas, l’hygiène et la sécurité n’existent pas au travail et les programmes sociaux nécessaires sont supprimés.

Mais en Iran, il est hors de question de défendre les droits des travailleurs ou des pauvres. La simple planification d’organisation de réunions syndicales, la participation à des manifestations, par exemple, peut avoir des conséquences très graves.

J’en ai moi-même fait l’expérience. J’ai été emprisonné plus de cinq ans. J’ai été torturé physiquement et menacé de mort et de viol. Mon épouse et mes enfants ont été harcelés, emprisonnés et maltraités. Mon crime supposé : demander une augmentation de salaire pour les conducteurs de bus.

Un pays peut-il progresser quand son gouvernement ne tolère pas les vues divergentes de ses propres citoyens ? Les citoyens iraniens ordinaires peuvent-ils trouver la dignité dans leur travail alors qu’ils ne peuvent revendiquer de meilleures conditions de travail ?

Contrairement aux allégations des chargés de communication du nouveau gouvernement, la situation des droits humains ne s’est pas améliorée depuis l’arrivée au pouvoir d’Hassan Rouhani il y a huit mois. Et pour les travailleurs, les perspectives sont mornes.

Le nouveau gouvernement a revalorisé le salaire minimum à un niveau qui ne couvre que le quart de ce dont les familles de travailleurs auraient besoin pour subvenir à leurs besoins. En moyenne, cinq travailleurs sont quotidiennement victimes d’accident du travail sur les chantiers de construction et dans les usines. Les travailleurs qui se plaignent peuvent être convoqués dans les bureaux de l’ « Herassat » (sécurité) qui existent dans la plupart des entreprises publiques, des associations techniques et dans toutes les universités ; le personnel de ses bureaux est composé de représentants du ministère du renseignement ; et ces travailleurs peuvent être licenciés. Bien sûr les sanctions impacté l’économie iranienne, mais la plupart de ces politiques hostiles aux travailleurs sont antérieures à ces sanctions.

Il y a tout juste deux semaines, deux travailleurs de la compagnie des bus de Téhéran qui voulaient recréer le syndicat de la compagnie ont été arrêtés. Hassan Saedi et Morteza Komsari avaient organisé des réunions informelles durant lesquelles ils enseignaient aux travailleurs les bases de la défense, soulignaient les droits dont ils pouvaient bénéficier et rassemblaient des signatures pour une pétition demandant la réouverture du syndicat. Au bout de 2.000 signatures, ils ont porté la pétition au ministre iranien du travail. Une semaine plus tard, ils étaient arrêtés sans vraie justification, sous prétexte « d’actes contraires à l’ordre public et à la sécurité nationale. »
Alors que l’Iran continue à reculer, le Brésil a fait des progrès significatifs durant la dernière décennie. En tant qu’enfant travailleur et membre du syndicat ABC des métallurgistes, l’ancien président Luiz Inacio Lula Da Silva a réussi des réformes importantes et a défendu la dignité des travailleurs. Les victoires obtenues par le gouvernement de Lula, comme l’augmentation du salaire de 40.000 métallurgistes de Sao Paulo en 2010, est une source d’inspiration pour le mouvement des travailleurs iraniens et nous montre le chemin à suivre.

Les travailleurs iraniens n’ont pas seulement besoin du Brésil en tant que modèle. Le Brésil doit aussi être un allié pour l’amélioration des droits humains.

Pendant la visite de Lula en Iran en 2010, je lui ai écrit depuis ma prison, lui demandant de défendre les droits humains et la liberté des travailleurs à s’organiser. Lula est un ancien prisonnier de conscience et a offert l’asile à une Iranienne condamnée à la lapidation. La présidente Dilma Rousseff, également ancienne prisonnière politique, s’est constamment tenue aux côtés des Iraniens en votant à deux reprises au Conseil des Droits Humains des Nations Unies pour la nomination d’un expert indépendant, un Rapporteur Spécial, pour surveiller spécifiquement la situation des droits humains en Iran.

Sans pression internationale, le gouvernement iranien continuera à intimider et à emprisonner les travailleurs et les autres défenseurs des droits humains sans en supporter les conséquences.

Les prisons iraniennes sont cruelles. Pendant sept mois et 23 jours, j’ai été à l’isolement, dans un trou de béton à peine assez long pour contenir mon corps. Les maltraitances physiques et psychologiques comme les simulacres d’exécutions, sont considérées comme des techniques d’interrogatoire valables. Mon frère Afshine, un syndicaliste lui aussi, est mort en prison en juin dernier après que ses ravisseurs lui ait refusé tout traitement médical. Il y a au moins 900 prisonniers politiques et de conscience en Iran dont au moins 30 syndicalistes.

Lula, la présidente Rousseff et le parti des travailleurs, malgré beaucoup de difficultés, ont essayé de faire ce qu’il fallait pour leur pays. J’espère que, quand la situation se présentera, ils défendront aussi le nôtre. En tant que leader global et équilibré, les décisions du Brésil ont un impact majeur, même au Moyen-Orient. Les pressions internationales m’ont aidé à retrouver la liberté il y a quelques années, ce qui prouve le pouvoir que la communauté internationale peut avoir quand elle se concentre sur la responsabilité et la justice. Le 24 mars, le Brésil aura de nouveau le pouvoir d’influencer le vote du conseil des droits humains des nations unies sur la situation des droits humains en Iran. Un vote en faveur de cette résolution donnera au Brésil l’occasion de prouver globalement son implication en faveur des mouvements des travailleurs et d’honorer les centaines d’Iraniens qui luttent pour leurs droits humains.

Mansour Ossanlou est un militant des droits humains, un dirigeant syndical, emprisonné à plusieurs reprises en Iran. Il est l’ancien chef du syndicat des travailleurs des bus de Téhéran.

Source: http://www.estadao.com.br/noticias/impresso,brasil-precisa-apoiar-luta-dos-sindicalistas-iranianos,1143788,0.htm

mercredi 26 mars 2014

Shahrokh Zamani : Il faut interdire l’exécution d’êtres humains.

Laissez-moi pleurer comme un nuage de printemps
Même les pierres pleurent quand elles se séparent d’un ami
(Sa’adi de Shiraz)

Les représailles sont faites pour camoufler et favoriser l’injustice et les détournements de fonds perpétuels de la république islamique.

Rassoul Badaghi et moi-même avons été mis à l’isolement pour avoir protester auprès des autorités quand elles ont fermé la bibliothèque de la section. J’aurais préféré purger plusieurs mois à l’isolement dans d’autres prisons plutôt que de voir et d’entendre ce que j’ai vu et entendu, c’était un réel cauchemar qui m’a attristé et outré.

Le 18 février, j’étais dans ma cellule ; je pensais à ma situation et à la répression à laquelle je devais faire face quand les cris d’un gardien m’ont fait sursauter : « Rassemble des affaires, j’ai ordre de te changer de cellule. »

J’ai pris les deux couvertures que j’avais et j’ai suivi le gardien. Alors que je quittais le corridor, j’ai vu huit jeunes hommes qui y entraient. Leurs yeux brillaient ce qui indiquait leur jeune âge et qu’ils étaient remplis de terreur et d’effroi. Leurs yeux reflétaient la tempête qui leur traversait l’esprit et l’effort par lequel ils tentaient de lier le passé, le présent et le futur de chacun. Une pensée me traversa l’esprit comme une lueur, mon cœur battait la chamade et tout mon corps tremblait.

J’ai demandé au gardien :
« Pourquoi les amène-t-on ici ? »
« Pour exécuter la sentence »

J’ai senti un grand froid et je n’arrivais plus à respirer, ma bouche était amère et une tempête d’horreur et de tristesse assaillait mon cœur. Je ne comprenais pas et mes émotions changeaient d’instant en instant. J’ai tenté avec difficulté d’avaler ma salive et je lui ai demandé : « Vous voulez dire qu’ils vont être exécutés demain matin ? » Dans une horreur totale, j’ai entendu le mot OUI. J’étais atterré mais le gardien continuait : « Nous avons eu beaucoup de travail avec les condamnés à mort ces derniers temps. Il y aura encore des pendaisons demain. »

J’ai été témoin de scènes, de bruits et de mots qui prouvaient l’augmentation des crimes commis par le régime. D’après ce que m’a dit le gardien, on allait pendre plus de gens, en tuer davantage. (De combien de sang ce monstre a-t-il besoin pour survivre ?)

Le gardien a dit : « On ne pouvait pas les garder là, il n’y avait pas assez d’espace, mais il y a 40 autres prisonniers qui vont être exécutés ces deux prochains jours. »

Je ne me souviens plus de ce qu’il a dit après. J’étais perdu dans mes pensées et je n’entendais plus rien. Inconsciemment, je me suis frappé la tête à deux mains et j’ai commencé à pleurer du fond de mon cœur. Je voulais que chaque cellule de mon corps hurle, que chacun des atomes de mon corps se transforme en larme. Les mots et les pensées cheminaient en désordre dans mon esprit à grande vitesse. Honte à nous ! Où en sommes-nous pour que l’on mène quotidiennement notre jeunesse à l’abattoir ? Sur quel mur cogner ma tête lourde et confuse ?

Mes jambes ne me portaient plus. Je me suis jeté dans un coin de la cellule et je me suis assis sur le sol. Je ne sais pas combien de temps cela a duré, je sais seulement que le visage de ces huit jeunes hommes étaient constamment devant mes yeux et j’avais la certitude que l’un d’eux avait séjourné dans cette cellule où je me trouvais, s’était assis sur la même moquette probablement humide des larmes de centaines d’autres. Ou bien peut-être que je marchais tout en pensant. Je n’arrivais pas à imaginer ce à qui il pensait et comment il allait passer ces dernières heures de sa vie. Quelles images lui viendraient à l’esprit ? Son épouse ? Son père ? Sa mère ? Un frère ? Une sœur? Que leur disait-il ? Que leur demandait-il ?

De nouveau, je ne me souviens plus quand le bruit des portes qui s’ouvrent et celui des conversations a augmenté ; j’ai aussitôt entendu les suppliques de ces pauvres hères qui envahissaient tout mon être et m’écorchaient jusqu’aux os. Il était temps d’exécuter la peine. Après des années d’attente entre espoir et déception, après ces dernières heures terribles pour eux, je n’étais qu’un observateur, en dépit des murs, et je comprenais certains aspects de cette relation sanglante entre le gouvernement et ces jeunes hommes victimes d’une situation sociale brutale. Je ne pouvais qu’entendre les ailes de la chouette de la mort planant au-dessus des cellules ; je ne comprenais pas le besoin de ce bain de sang mais je voyais l’ombre de la mort sur tous les murs et tout mon environnement. Il me semblait que j’étais mort depuis des heures. J’ai senti la corde autour de mon cou et j’ai été pendu plusieurs fois cette nuit-là. L’étau autour de ma gorge était si serré que je ne pouvais plus bouger. J’étais collé à la porte dans l’espoir de quelque nouvelle m’apprenant qu’ils allaient échapper à l’exécution. Parmi les supplications et les cris, j’ai aussi entendu d’autres voix. C’était peut-être leurs familles ou celles des plaignants. Je ne peux pas décrire tant d’atrocité et de manque de pitié.
J’aurais voulu pouvoir ! J’aurais voulu emmener les familles des Laridjanis, des juges et des autorités pour remplacer les familles de ces malheureux et leur dire de regarder le massacre, le meurtre perpétré par leurs pères, enfants, frères et sœurs. Les meurtres de jeunes ont augmenté ces derniers 35 ans ; peu importe ce qu’ils ont fait, ils sont le produit de la république islamique. Je voudrais pouvoir leur dire que le monstre auquel ils doivent leur bonheur survit grâce à des meurtres de ce genre, il doit boire davantage de sang jour après jour. Je voudrais leur dire que les aménagements dont ils bénéficient, les objets avec lesquels ils vivent, et toutes les délicieuses nourritures qu’ils avalent sont tâchées de sang et qu’ils continuent d’en bénéficier grâce à ces massacres. Si vous ne vous élevez pas contre ces crimes commis par les membres de votre famille, alors vous êtes complices à un certain degré. 

Je voudrais pouvoir garder des films ou au moins des photos de ces meurtres pour l’histoire, pour les donner à la communauté internationale et aux organisations de défense des droits humains et leur dire que sous la blague nommée « Hassan Rouhani » et les « droits humains islamiques » de pure fiction, les crimes continuent et même augmentent rapidement. Je voudrais pouvoir leur dire comment ils pendent des jeunes, comment ils les abattent pour maintenir en vie des relations sociales réactionnaires en cachant leurs dents sanglantes sous un masque souriant.

Honte à nous tous ! Honte à ceux dont la vie dépend de ces bains de sang ! Honte à tous ceux qui assistant à ce bain de sang et qui ferment les yeux ! Honte à ces chasseurs d’hommes qui vont connaître une mort très dure !

Il faut interdire l’exécution d’êtres humains.

Shahrokh Zamani
Prison de Redjaï Shahr, Karadj, Iran
22 février 2014

Source : http://chzamani.blogspot.fr/2014/03/rajai-shahr-prison-even-death-whimpers.html?utm_content=buffer663b3&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer