samedi 8 janvier 2011

Semaine 01 pour un Iran Libre et Démocratique

Nouvelles des Prisonniers

A-Transferts

  • Khaled Herdani, prisonnier politique kurde, transféré à l’isolement au bloc 8 de Radjaï Shahr
  • Le condamné à mort Hossein Khezri a été enlevé de la prison d’Oroumieh dimanche après-midi par des agents du renseignement.
  • Nourizad se trouve maintenant au bloc 2A d’Evine.
  • Mansour Ossanlou transféré à l’isolement au bloc 1.
  • Arash Sadeghi transféré à l’isolement au bloc 209 d’Evine. Après 4 jours de bastonnade sévère, il retourne au bloc 350 mardi.
  • Shakourirad se trouve maintenant au bloc 2A d’Evine.
  • 4 prisonniers placés mardi à l’isolement à la prison d’Oroumieh.

B- Arrestations/Incarcérations

  • Hadi Abedi Bakhoda arrêté sur son lit d'hôpital jeudi.
  • Shahram Amiri, le scientifique spécialisé dans le nucléaire qui s’était échappé des Etats-Unis et avait été fêté en héros serait maintenant à Evine. Le pouvoir dément.
  • Ehsan Amouzegar arrêté lundi à Oroumieh après sa convocation au tribunal.
  • Akbar Arsalani, arrêté lundi à Oroumieh après sa convocation au tribunal.
  • Nabi-Ollah Bastan, enseignant syndicaliste, arrêté vendredi à Shahr-e-Kord.
  • Artin Ghazanfari, bahaï convoqué pour purger son année de prison.
  • Arrestation mercredi de Morteza Golizadeh.
  • Khaled Hosseini, syndicaliste, arrêté vendredi à son domicile de Sanandadj ; il avait assisté à a fusillade au cours de laquelle un enfant de 12 ans avait été blessé par balles.
  • Le militant étudiant Mohammad Hossein Mozafari convoqué dimanche au ministère du renseignement, a été arrêté après plusieurs heures d’interrogatoires.
  • Réza Rakhshan, secrétaire général du syndicat de Haft Tapeh (compagnie sucrière), emprisonné à Dezfoul.
  • Mahine Taj Rouhani, arrêtée lors de sa convocation au ministère du renseignement de Sari.
  • Ali Shirzadi qui avait réalisé un film sur l’ayatollah Montazéri, retourne à Evine au bloc 350.
  • Hall Talayan, une femme de 55 ans arrêtée jeudi en provenance d’Arménie ; ce serait une espionne avec une caméra insérée dans ses dents.
  • Mercredi matin, des agents du renseignement ont attaqué le domicile de la famille de Madjid Tavakoli à Shiraz ; ils ont confisqué des livres et un ordinateur et ont emprisonné son frère Ali pendant quelques heures.
  • L’ancien maire du district 3 de Téhéran arrêté dimanche pour corruption.
  • 9 arrestations à Téhéran dans le cadre de Pyramid Gold Quest.
  • 2 Arméniens arrêtés à Téhéran la veille de Noël pour avoir bu devant Dashtbehesht.
  • 60 arrestations de chrétiens ces derniers jours.
  • 2 sunnites arrêtés jeudi.
  • 32 exécutions en une semaine.
  • 25 musulmans convertis au christianisme arrêtés.

C- Libérations

  • Fatemeh Arabsorkhi libérée sous caution samedi.
  • Sardar Mohmmad Ezlati Moghadam, responsable de la campagne de Moussavi, libéré au bout de 55 jours de prison.
  • Hashem Karimi, un chrétien de 63 ans, a été libéré mercredi et immédiatement admis à l’hôpital de Karadj. Son corps porte de nombreuses traces de torture.
  • Rahim Loghmani, poète kurde arrêté la semaine dernière au domicile de Habibollah Latifi à Sanandadj relâché dimanche sous caution.
  • Morteza Mahdjoubi, le chef spirituel des derviches de Gonabadi relâché dimanche soir de la prison d’Ispahan après que ses disciples aient manifesté et attaqué la prison.
  • Kolsoum Naghshbandi, épouse de Rahim Loghmani, arrêtée la semaine dernière au domicile de Habibollah Latifi à Sanandadj relâchée dimanche sous caution.
  • Naseh Naghshbandi arrêté la semaine dernière au domicile de Habibollah Latifi à Sanandadj relâché dimanche sous caution.
  • Le secrétaire de l’association islamique de l’université de technologie de Shiraz relâché dimanche sous caution.
  • Anissa Safarian, étudiante bahaï a été libérée dimanche.
  • Les trois derviches soufis arrêtés à Ispahan ont été libérés mardi.

D-Autres Nouvelles 

  • L’ayatollah Mehrali Beyglou commence une grève de la faim samedi à la prison de Tabriz pour protester contre sa détention arbitraire.
  • Hassan Djolani, étudiant de l’université de Téhéran, toujours pas de nouvelles depuis son enlèvement en novembre par des hommes en civil.
  • Mehdi Foroutan, récemment converti au christianisme, est maintenu au secret.
  • Mamousta Ayoub Ganji, a été arrêté en mai 2008 et condamné à 10 ans de prison, 10 ans d’exil à  Hamadan et une interdiction à vie d’exercer des fonctions religieuses. En dépit d’une demande de grâce formulée par le député de Sanandadj, il est toujours en prison.
  • Après 20 jours sans nouvelles, le mari de Mahdieh Golrou a pu lui rendre visite mardi. Elle est en prison depuis 400 jours, est condamnée à 2 ans de prison et est interdite de conversation téléphonique.
  • Le fils du condamné à mort Mohammad Ali Hadj Aghaï expulsé de sa boutique par la mosquée.
  • Le Docteur Latif Hassani commence une grève de la faim samedi à la prison de Tabriz pour protester contre sa détention arbitraire.
  • 1ère visite pour la journaliste Nazanine Khosravarani jeudi.
  • Safaï Farahani est en soins intensifs à l’hôpital depuis sa libération de prison, il y a 4 mois.
  • 2 jeunes kurdes Farshid Mohammadi et Saman Ghafari assassinés samedi par les forces de sécurité.
  • Arash Sadeghi a été tellement torturé au bloc 209 qu’il a perdu l’usage du bras droit.
  • Cérémonie pour Ali Saremi dans son village natal au Lorestan.
  • Les prisonniers politiques du bloc 2 de Radjaï Shahr interrogés pour la cérémonie en mémoire d’Ali Saremi.
  • Issa Shodjaï, 26 ans, tente de se suicider pour échapper aux conditions atroces de la prison.
  • Abolfazl Tabarzadi, neveu de Heshmatollah Tabarzadeh arrêté il y a 15 jours est toujours à l’isolement à Ahvaz en détention arbitraire ; il n’a contacté sa famille que deux fois par téléphone et n’a pas pu contacter son avocat.
  • Des enquêteurs du ministère du renseignement placés de façon permanente au bloc 350 d’Evine.
  • Les prisonniers politiques de Radjaï Shahr sous pression pour signer un formulaire où ils s’engagent à ne pas contacter les sites Web ennemis.

Procès, condamnations, exécutions

  • Dernière audience pour l’étudiant de l’université de Durham Ehsan Abdoh Tabrizi, il est condamné à 7 ans de prison.
  • Ahmad Ahmadian, un étudiant, est convoqué en cour martiale.
  • Hamed Ataï, rédacteur en chef d’Aïna, condamné mercredi par Oroumieh.
  • Zahra Bahrami, irano-hollandaise, inculpée de trafic de drogue est condamnée à mort dimanche ; sa famille ne communique la sentence que mercredi ; le verdict peut être contesté en appel ; elle sera encore jugée pour Moharebeh dans quelques mois. Tous ses biens ont également été saisis.
  • 4 hommes pendus samedi au Baloutchistan pour kidnapping et conflit armé avec l’IRI Mahmoud Barahoei, + Jahanbakhsh Barahoei  - Shahram Naroei fils de Jalal, Zahour Ahmad Asefdoost fils de Mohammad Sharif.
  • Le syndicaliste Behnam Ebrahimzadeh condamné à 20 ans de prison, 10 ans à Radjaï Shahr et 10 ans à Evine. Il était plombier à Shahroud Poly Co. de Shahre Rey et a été sévèrement battu lors de son arrestation.
  • Kaveh Eshtehardi, directeur de publication, condamné à 6 mois de prison et 10 coups de fouet.
  • Ghadriyeh Ghaderi, militante politique, a été condamnée à 10 ans de prison par la 1ère chambre du tribunal d’Oroumyeh.
  • La peine de mort d’Abolreza Ghanbari commuée en peine de prison.
  • Mohammad Ghaznavian, militant du droit des enfants, a vu sa condamnation en 1ère instance de 5 ans réduite à 6 mois en appel.
  • Jila Karamzadeh des mères en deuil convoquée au tribunal.
  • L’autorisation d’exécuter la peine de mort de Djafar Kazemi a été reçue jeudi, il risque donc d’être exécuté à n’importe quel moment. Il a été arrêté à Qods 2009, son fils est membre de l’OMPI. Il a été torturé en Iran pour faire des aveux télévisés.
  • Le militant étudiant Fouad Khajani condamné à 4 ans de prison.
  • Le bazari Djavad Lari condamné à mort.
  • La peine de Massoud Lavassani réduite en appel de 8.5 ans à 6 ans.La peine d’un an de prison prononcée en première instance est confirmée en appel pour le journaliste Ehsan Mehrabi.
  • Le bahaï Vasal Mohammadi jugé mercredi à Mashhad pour propagation de sa foi.
  • Le Docteur Ali Moussavi, membre du parti pan-iraniste a été condamné à 6.5 ans de prison, 74 coups de fouet et une amende.
  • Le député Hamid Rassaï convoqué au tribunal spécial du clergé.
  • Fatemeh Rastegari des mères en deuil convoquée au tribunal.
  • Bahman Riggi, inculpé de 4 meurtres et de trafic de drogue, pendu lundi matin à la prison de Zahedan.
  • Le journaliste Keyvan Samimi sera rejugé.
  • Le Docteur Leyla Seyfollahi des mères en deuil convoquée au tribunal.
  • Reza Sharifi-Boukani a été condamné mercredi à 30.5 ans de prison par la cour de Shahryar à huis clos et hors la présence de son avocat. Il a été arrêté au printemps dernier et a passé beaucoup de temps à l’isolement au bloc 209 d’Evine. Il se trouve désormais à Redjaï Shahr. Il sera encore jugé par la 15ème chambre du tribunal révolutionnaire.
  • Pendaison vendredi matin de Fasih Yasamani un prisonnier kurde.
  • Le bahaï Bahman Yazdani jugé mercredi à Mashhad pour propagation de sa foi.
  • 4 enseignants syndicalistes de Tabriz condamnés à de la prison.
  • 8 pendaisons pour trafic de drogue la semaine dernière à Qom.
  • 5 condamnations à mort pour trafic de drogue.
  • 7 pendaisons à Kermânchâh lundi matin soi-disant pour trafic de drogue.
  • L’homme qui a commis le crime de Saadatabad pendu mercredi sur les lieux du crime. Il a reçu 74 coups de fouet mardi !!!
  • 10 exécutions le 20 décembre à Mashhad.
  • 16 exécutions pour trafic de drogue dans la région du Khouzestan.
  • Mercredi, exécution d’un trafiquant de drogue à Esfarayen, dans le Khorassan.
  • Pendaison mercredi d’un trafiquant de drogue à la prison de Shirvan.
  • 4 membres d’une même famille condamnés mercredi à 18.5 de prison et 10 d’exil au total.
  • Abdollah Derafshi + Ardeshir Niazi pendus vendredi matin à Boroudjerd pour trafic de drogue.
  • Un habitant d’Andimeshk a reçu 74 coups de fouet en public pour vol de sac à main vendredi.

L’université
  • 3 étudiants de l’université de Khorramshahr expulsés.
  • La ségrégation des sexes sera accentuée à l’université de Mashhad.
  • Le professeur d’université de Qazvin Reza Izadi a disparu ; il avait été emprisonné deux mois l’année dernière.

L’économie de l’Iran
  • Le conseil des gardiens bloque le changement du comité de la banque centrale.
  • La France saisit un 5ème bateau iranien.
  • Interdiction faite aux boutiquiers de vendre des articles se référant à la St Valentin.
  • Augmentation du prix du papier de 36% en une seule journée.
  • A Yazd, les briques ont augmenté de 85% en un an.
  • Ahmadinedjad va de nouveau présider la banque centrale.
  • Le commerce d’un Bahaï de Rafsandjan incendié lundi.
  • Les textiles ont augmente de 120%.
  • 2 syndicalistes libérés de prison sont interdits de travail mercredi.
  • Une fabrique de couverture de Qom employant 20 personnes depuis 30 ans ferme.
  • Gatchsaran Oil and Gas  ferme juste après son inauguration.
  • Gatchsaran Auto manufacturing ferme ; il y a 13.000 chômeurs à Gatchsaran.
  • 2.6 millions de bassidjs vont être envoyés dans les villages pour aider à la reconstruction.
  • Les récoltes de pistaches de noix et de dattes en danger par manque d’eau dans la région de Kerman.

Les manifestations
  • Manifestation des derviches de Gonabadi devant la prison d’Ispahan après l’arrestation brutale de leur chef dimanche. Ils finissent par obtenir sa libération.
  • 3.500 ouvriers de l’usine de pneus Barez de Kerman en grève dimanche ; mardi, au 3eme jour de la grève, tentatives d’intimidation.
  • 1.500 grévistes au  complexe industriel Alborz pour des salaires impayés.
  • Les employés municipaux d’Abadan réclament leurs 6 mois de salaires impayés.
  • Un enfant de 12 ans blessé par balles lors d’une échauffourée pour empêcher une arrestation mercredi à Sanandadj.

L’Iran à l’étranger
  • 100 Allemands de 1er plan adressent une lettre au gouvernement iranien pour lui demander de libérer ses 2 journalistes.
  • Le compte bancaire de Press TV en Angleterre est bloqué.
  • Le Canada et le Royaume Uni condamnent les violations des droits humains en Iran le 1er janvier.
  • 4 diplomates iraniens kidnappés au Liban lundi.
  • La Norvège confisque les avoirs de la banque Sepah d’Oslo.
  • Banjul et Dakar font bloc contre Téhéran dans l’affaire de trafic d’armes destinées à la Gambie.
  • Le ministre iranien des affaires étrangères se rend en Irak mercredi pour resserrer les relations entre les deux pays.
  • L’Iranien accusé de trafic de drogue en Malaisie acquitté.

La politique en Iran
  • La sécurité du Sistan-Baloutchistan est maintenant dans les mains de l’IRGC.
  • Ahmadinedjad remercie 14 conseillers dimanche.
  • 70.000 nouveaux agents pour la police de moralité à partir du printemps.
  • Les subventions culturelles aussi vont être coupées.
  • Les journaux Vatanemrooz & Iran annoncent mardi que Rafsandjani aurait porté plainte contre eux ; démenti mercredi de Rafsandjani.
  • Mercredi, Djavad Laridjani reconnaît que la peine de mort est inefficace contre le trafic de drogue.
  • Mehmanparast, porte parole du ministre des affaires étrangères donne une conférence de presse mercredi ; il réfute la détention d’Amiri, le spécialiste du nucléaire qui s’était échappé des USA.
  • Limogeage mercredi du responsable des douanes.
  • 95 % des nouveau policiers seront issus des familles des martyrs et des bassidjs.
  • 70.000 plaintes déposées contre l’administration en 3 mois.

Nouvelles en vrac
  • Ahmad Gholami, rédacteur à Shargh et récemment libéré sous caution démissionne lundi à cause des pressions exercées par le ministère du renseignement.
  • 2 tigres et 5 lions du zoo de Téhéran infectés par le HIV.
  • Des habitations détruites près de Bandar Abbass car construites illégalement.
  • Tcheheltcheragh peut reparaitre.
  • Le prince Ali Reza Pahlavi s’est suicidé mardi soir.
  • Tremblement de terre mercredi dans la région de Shiraz, plusieurs villages détruits, 16 blessés.
  • 7 livres de Mohammad Ali Sepanlou n’ont pas reçu l’imprimatur.
  • Le gouvernement publie une liste de 5.000 noms de prénoms autorisés.
  • 30  tremblements de terre entre mercredi et jeudi dans la région du Fars.

Sur le blog cette semaine



jeudi 6 janvier 2011

Lettre de Gholam Hossein Arashi au procureur de Téhéran depuis la prison d’Evine

A son excellence le procureur de Téhéran,

Je m’appelle Gholam Hossein Arashi, j’ai été arrêté après l’Ashoura 2009 par la police et condamné à 4 ans de prison en première instance, réduits à un an en cour d’appel. Je purge ma peine au bloc 350 de la prison d’Evine depuis 9 mois. Ce qui s’est produit durant l’enquête de police, les interrogatoires et les audiences m’a persuadé de vous écrire. A mes yeux, ces incidents étaient injustes, illégaux et en général, la torture et le harcèlement d’un accusé pour le forcer aux aveux sont contraires à la loi.
Comme des centaines de milliers d’autres citoyens, j’étais dans la rue lors de l’Ashoura de l’année dernière pour participer aux cérémonies de ce jour sacré. J’ai été témoin de la violence de la police anti-émeute à l’encontre des citoyens et en particulier des filles et des femmes ce qui aurait poussé quiconque ayant un semblant de dignité à réagir. Il y a donc eu confrontation entre les citoyens et la police anti-émeute.

Votre excellence,
Le 6 février, j’ai été identifié sur les photos prises lors des confrontations de l’Ashoura publiées sur les sites Naja et Gerdab et 8 officiers de police de Téhéran m’ont arrêté et transféré à leur quartier général. Ceux agents en civil ont commencé à m’interroger après une nuit. Ils m’ont demandé d’avouer être la personne dont la photo avait été publiée sur Gerdab et d’avouer avoir mis le feu à plusieurs véhicules de la police anti-émeute. Je leur ai dit que même si j’étais bien la personne des photos, je n’avais rien à voir avec l’incendie de biens publics et que se basant sur les photos et les vidéos, j’aidais en fait les forces de police entourées de citoyens en colère.
Ceux qui m’interrogeaient ont commencé à me battre, à me maudire ainsi que ma famille et à me menacer de sérieuses représailles si je n’avouais pas avoir mis le feu aux véhicules. Durant le deuxième interrogatoire, j’étais épuisé par les traitements dégradants infligés par ceux qui m’interrogeaient. J’ai fini par nier que j’étais la personne sur les photos. Je leur ai demandé d’arrêter de me maudire et de me battre pour l’amour de Dieu et de ne pas me forcer à faire des aveux erronés. Je leur ai dit que j’assumais la responsabilité de mes actes et que je ne m’étais pas échappé alors que ma photo avait été publiée. Ceux qui m’interrogeaient m’agressaient par la parole et mont dit : « Nous t’aurions trouvé même dans le ventre de ta mère ; c’est nous qui décidons pour toi ici, ce n’est pas Dieu. » Ils m’ont menotté à la chaise et ont commencé à me battre avec un câble au point que les traces m’en sont restées sur les bras et les jambes pendant des mois, ce qui peut être confirmé par mes codétenus. Pour me forcer à avouer quelque chose que je n’avais pas fait, incendier des véhicules de police, ils m’ont étendu les jambes, alors que mes mains étaient liées et ils m’ont frappé les testicules et les ont écrasé. Je hurlais de douleur et ils répondaient à mes cris en me traitant de noms dégradants pour insulter mon honneur.

Votre Excellence,
J’ai été transféré au tribunal de la prison d’Evine pour y être interrogé. Le juge Assadi de la 5ème chambre du tribunal de Téhéran a ignorer les objections que j’ai soulevées pour les tortures dont j’ai été victime et a déclaré : « Vous êtes inculpé de Moharebeh [guerre contre Dieu] et vous savez ce qu’est le châtiment pour ce crime ; néanmoins, nous nous contenterons d’une amende si vous accepter d’avouer l’incendie des véhicules de police. »
Après 10 jours de pressions et de harcèlement de la part de la sécurité, j’ai d’abord été transféré au bloc 240 puis, plus tard, au bloc 350 d’où j’ai pu contacter ma famille et l’informer de ma situation.

Votre Excellence,
En première instance, j’ai été privé de mon droit à avoir un avocat. Le juge présidant la 15ème chambre du tribunal révolutionnaire, le juge Salavati, m’a condamné à 4 ans de prison pour conspiration en réunion. Il a ignoré mes plaintes disant que mon corps portait encore les marques des blessures causées par les câbles avec lesquels j’avais été battu et que mes testicules en avaient noirci. Durant mon séjour en prison, j’ai été privé de la visite qui est le droit naturel de tout détenu. J’ai des problèmes rénaux depuis ma grève de la faim d’août après mon transfert à l’isolement, mais en dehors des anxiolytiques, j’ai été privé de tout soin médical. Ces 9 derniers mois, mes demandes de visites ont été refusées et les autorités m’ont refusé les visites en prison, les libérations provisoires ou conditionnelles en raison de ma participation à la grève de la faim.

En vous écrivant cette lettre, ma seule intention est d’informer les citoyens de ce pays des mauvais traitements des manifestations post-électoraux par les soi-disant forces de de sécurité et des décisions injustes prises par la justice à l’encontre des manifestants de l’Ashoura et des évènements post-électoraux détenus. Les autres détenus et moi savons pertinemment que personne dans l’institution judiciaire ne s’intéressera à notre sort. Cela nous a été prouvé par votre conduite et celle des autres officiels.

A la fin de ma lettre, je souligne que mon seul crime a été de tenter d’empêcher les autorités de la république islamique d’Iran d’être touchées. Elles affrontaient les conséquences de leurs actions brutales de la part d’une foule en colère. Elles s’en sont sorties avec mon aide et celle d’autres personnes dans mon genre et ont été ultérieurement pardonnées par les bons citoyens de ce pays.  J’ai été condamné à 4 ans de prison probablement pour avoir assisté les autorités de la république islamique d’Iran.

Gholam Hosssein Arashi
Bloc 350 de la prison d’Evine
Source : http://persian2english.com/?p=18472

lundi 3 janvier 2011

Transcription traduite des vidéos de Mohtashamipour sur le trucage des élections

Première vidéo:

Pourquoi la participation à ces élections a été très élevée ? D’une part, en raison de la candidature de l’estimé Mir-Hossein Moussavi ; on se souvenait de son excellent travail pendant les 8 ans où il a été aux affaires et à la défense à l’époque où l’imam Khomeiny était en vie ; d’autre part, en raison de la formation d’un comité de protection du vote populaire durant la période ci-dessus mentionnée, ce qui a suscité la confiance du peuple et sa participation directe et pour influencer le sort politique de la nation.

Malheureusement, les administrateurs, le ministre de l’intérieur et d’autres personnes influentes ont prétendu que le vainqueur des élections était quelqu’un d’autre, renversant ainsi complètement la situation et plaçant par la force l’injustice et la vulgarité au dessus des droits du peuple. Le gagnant, Mr. Ahmadinedjad lui-même, commença à célébrer sa victoire dans la joie place Vali-Asr tandis qu’un nuage de tristesse laissait tomber sa poussière sur le visage de tout le peuple d’Iran, dans chaque ville, dans chaque village à l’annonce de cet évènement tellement incroyable….Cette poussière repose toujours sur les visages et ces messieurs continuent de se réjouir.

Ce qui s’est passé ce jour-là place Vali-Asr, les insultes proférées par le président en place à l’encontre de son peuple sont sans précédent dans l’histoire ; aucun chef d’état, roi ou président n’a ainsi insulté son peuple. Et le peuple a défilé pacifiquement le lendemain, se rassemblant place de la liberté (Azadi) qui avait été traité de poussière et d’ordure.

Ils ont attaqué l’université et le campus, ils ont traîné nos frères et sœurs étudiants dans le sang et le sable.

Maintenant, je vous vous faire part d’un rapport basé sur une réunion organisée par le conseil des gardiens.

Puis apparaissent en vert, les noms et la date de la conférence :

Etaient présents a la conférence du mardi 26 Khordad 1388 (16 juin 2009) :
• Mr. Gholam-Hossein Karbaaschi: représentant Monsieur Karroubi
• Mr. Danesh Djafari : représentant Monsieur Mohsen Rezaï
• Mr. Abbass Akhoundi et Mr. Ali Owsat-Hashemi: du comité de protection de l’électorat de Mir-Hossein Moussavi

Pendant cette conférence, le porte-parole du conseil des gardiens a annoncé que les élections avaient bien eu lieu et que la participation avait été massive. La loi stipule que, si un candidat ou le peuple veulent porter plainte, ils doivent constituer un dossier avec des preuves pour que le conseil des gardiens, qui est au-dessus des problèmes, puisse les étudier pour donner ses conclusions dans les limites du temps imparti par la loi. J’ai été le premier à parler ; bien sûr, les problèmes abordés pendant ces trois heures et demi se complétaient. Je vais maintenant vous résumer nos positions pendant la réunion et les problèmes décortiqués pour le conseil des gardiens, prouvant la nullité de ces élections.

Deuxième vidéo:

La question de la preuve ne peut être posée que lors d’élections dans des conditions générales excluant les possibilités de fraude ; or ces élections ne répondaient pas à ces conditions. C’est donc le moment de discuter la preuve des fraudes. Mais si elles ont lieu en dehors du cadre légal et qu’elles sont fondamentalement nulles et sans objet, alors il n’a y pas lieu de parler de preuve.

Mr. Kadkhodai, membre du conseil des gardiens, il y a eu des violations lors de ces élections, ce qui leur retire toute signification ; elles ne répondent ni à la signification ni à la définition d’elections.

La première violation vient du conseil des gardiens et le coupable en est le superviseur, le porte-parole du conseil des gardiens, Mr. Kadkhodai (sa photo apparaît sur l’écran à côté de Mohtashamipour). Vous, monsieur, êtes venu et avez posé une question formelle et y avez répondu ; donc, ceux qui posent la question et y répondent sont les membres du conseil des gardiens.

Dans la question et la réponse, on évoquait des problèmes. Premièrement, vous avez demandé si le représentant du conseil municipal, là où il y avait des conseils municipaux, avaient besoin de la confirmation du conseil des gardiens. Puis vous avez répondu par l’affirmative, que les qualifications de cette personne devaient être confirmées par le conseil des gardiens. Ceci contredit ce que la loi stipule : plusieurs personnes sont membres du conseil exécutif de droit : un membre du bureau de l’enregistrement, le procureur de la région, et un membre du conseil municipal élu par le conseil. Le conseil des gardiens n’a également pas le droit de confirmer les qualifications du procureur ou du directeur du bureau de l’enregistrement, pas plus que celui de venir dire qu’il doit confirmer les qualifications du membre du conseil municipal. Est-ce que les membres du conseil municipal, vos représentants, les confirment pour vous ? La loi stipule que le conseil exécutif doit être composé de membres de confiance du quartier et des personnes ci-dessus mentionnées. Cette personne n’a pas à être confirmée par vous puisqu’elle fait partie du conseil municipal et que le peuple a voté pour elle. Qui pensez-vous être pour qualifier ou disqualifier des personnes en qui le peuple a confiance et pour lesquelles il a voté ? Vous n’avez pas le droit de le faire.

Et connaissez-vous la philosophie [il veut dire la théorie mais il utilise le mot philosophie] cachée derrière votre besoin de confirmer les qualifications des membres du conseil municipal ? Je peux vous en expliquer la philosophie après que vous n’ayez pas « invité » les représentants des candidats, conseil des gardiens et Mr. Kadkhodaï.

Le deuxième problème contenu dans cette question et la réponse que vous lui avez apportée concerne l’invitation par le gouverneur des représentants des candidats et leur présence. Vous avez répondu par la négative et que les représentants des candidats ne peuvent être invités que le jour des élections. Suivant la loi et le règlement des élections présidentielles ratifiés par le gouvernement, depuis le 1er Khordad, les représentants des candidats auraient du être invités à participer au comité exécutif. Pourquoi avez-vous refusé ? Le ministère de l’intérieur a envoyé votre lettre sous forme de mémo dans tout le pays et vous n’avez pas invité nos représentants.

La raison et la philosophie qui se cachent derrière, je vais vous les dire Mr. Kadkhodaei, mettre ainsi un écran a permis des irrégularités à grande échelle à l’encontre du vote du peuple. Durant les 30 dernières années, lorsque les bureaux des gouverneurs et le ministère de l’intérieur ont présenté des personnes dignes de confiance, le conseil des gardiens ne s’est jamais contenté de les accepter, il y a toujours eu des dissensions. Le conseil disqualifiait des personnes de confiance présentées par les gouverneurs. Comment se fait-il que cette année vous n’ayez disqualifié personne ? Que vous les ayez toutes acceptées ? Parce que le ministre de l’intérieur s’est rangé d’un côté, les personnes de confiance venaient du même côté et le conseil des gardiens qui était également du même côté les a acceptées, tous soutenaient le même candidat. Si les représentants des candidats avaient pu être présents, vous n’auriez jamais pu violer la loi. Vous n’auriez pas pu prendre des décisions qui ont entraîné les élections dans la situation où le peuple manifeste contre vous de telle manière. Le réseau que vous aviez tissé aurait changé, la partialité aurait été détruite et les yeux du peuple averti auraient pu examiner le conseil exécutif. Alors, pourquoi avez-vous dit qu’il vous fallait confirmer les qualifications du conseil municipal ? Parce que vous aviez peur que le conseil municipal ne soit pas berné par ce réseau, que quelqu’un ne s’oppose à vos instructions et décisions au sein du conseil exécutif et ne dévoile au peuple ce qui se tramait dans l’ombre. Et ainsi vous vouliez choisir et installer un membre du conseil municipal qui soit des vôtres. Voilà comment nous en sommes arrivés là.

C’est l’une de vos plus importantes irrégularités enracinée dans la fraude à grande échelle des élections.

Puis la vidéo de Kadkhodaï interviewé par l’IRIB est coupée lorsqu’il dit : « C’est fini le dossier a reçu la confirmation du conseil des gardiens et personne d’autre ne peut enquêter sur l’affaire. »

Troisième vidéo:

Dix jours avant les élections, nous avons remarqué que le ministère des communications avait décidé de couper toute connexion entre nous et notre personnel ainsi que la connexion avec la protection des votes dans tout le pays ; notre connexion avec nos représentants devait également être coupée. Nous avions prévu que nos représentants seraient présents dans tous les bureaux de vote et qu’ils nous rapporteraient toute fraude par SMS pour tenter de les empêcher. J’ai annoncé, lors d’une conférence de presse basée sur les informations reçues du ministère de l’intérieur, qu’ils avaient l’intention de déconnecter tous les ordinateurs et les connexions SMS le jour et le lendemain des élections, ce qui posait problème. Le lendemain, les deux ministères de l’intérieur et des communications ont nié, prétendant qu’il était totalement impossible de déconnecter ou saboter ce système. Mais le 21 Khordad et la veille des élections, nous avons remarqué que tout notre système SMS était coupé. A 23h00 le vendredi 21 Khordad, nos connexions SMS privées étaient également coupées. Donc, notre connexion avec le pays tout entier était bien coupée. Ceci constitue une violation claire et à grande échelle et une fraude à tous les niveaux des élections.

Nous avons alors tiré la sonnette d’alarme et, le 22 Khordad, nous avons écrit au ministre de l’intérieur et pris la mesure de la fraude et des violations qu’ils avaient eux-mêmes commises et que le gouvernement avait commises par intention.

Troisième irrégularité : La loi stipule et notre représentant auprès du conseil des gardiens avait obtenu cet accord : une heure avant l’ouverture du scrutin, les représentants des candidats viennent superviser l’inspection des urnes, s’assurer qu’elles soient bien vides et qu’elles soient correctement scellées. Ceci se rapporte également à l’accord intervenu entre notre représentant et le conseil des gardiens. Nous avons donc demandé à tous nos représentants d’être présents une heure avant et de superviser le scellement des urnes.

Ils ont expulsé nos représentants, loin des urnes. Qu’y avait-il dans ces urnes, messieurs les membres du conseil des gardiens et monsieur le ministre de l’intérieur pour que vous n’ayez pas le courage de laisser les représentants de nos candidats de le voir par eux-mêmes, comment ont-elles été scellées ? Pourquoi expulser ces personnes à vous présentées des bureaux de vote et des mosquées ? Puis de leur interdire d’entrer ? C’est un énorme point d’interrogation pour le conseil des gardiens et qui n’a pas reçu de réponse. Il en va de même pour le ministère de l’intérieur qui n’a pas non plus de réponse à fournir.

L’autre problème, lié à celui-ci est celui de la direction de l’évaluation [vu ce qui suit, je pense qu’il veut dire scrutin] Ce problème a été documenté dans les lettres envoyées au conseil des gardiens et au ministre de l’intérieur avant les élections. Se basant sur les informations disponibles, le ministère de l’intérieur a édité 59.600.000 bulletins de votes alors qu’il avait annoncé 46.200.000 électeurs. Ce qui veut dire qu’il y a eu plus de 13 millions de bulletins en surplus. Et cependant, le jour des élections, il y a eu pénurie de bulletins dans de nombreux bureaux de vote. En Azerbaïdjan occidental par exemple, le ministère de l’intérieur a envoyé 2.650.000 bulletins alors qu’il y a 2.400.000 électeurs. Même si tous les électeurs avaient voté, il y aurait eu besoin de 2.400.000 bulletins. Le ministère de l’intérieur a donc envoyé 2.500 bulletins de plus que d’électeurs dans cette province.

Et malgré cela, 50 bureaux de vote, dont les numéros et les estimations sont disponibles, de la ville de Tabriz n’avaient pas reçu les bulletins. Et il y avait beaucoup de monde aux bureaux de vote sans bulletins de vote. Les bureaux avaient ouvert à 08h00 et à 10h00 d’un seul coup, on annonce qu’il n’y a plus de bulletins de vote. Où sont-ils partis ? Et les gens ont attendu jusqu’à 17h00 derrière les portes pour voter et il n’y avait toujours pas de bulletins.

Alors, en raison des pressions endurées, le ministère de l’intérieur envoya quelques bulletins qui ne durèrent qu’un moment puis de nouveau la pénurie. Et c’est ainsi qu’un grand nombre d’électeurs de Tabriz et d’Azerbaïdjan occidental ont été privé de vote.

A Ardebil, on l’a annoncé dès le matin : pas de bulletins de vote. A Kermanshah et dans d’autres villes, on l’a annoncé à midi : plus de bulletins de vote ; au Guilan, au Mazandaran, à Téhéran et dans d’autres villes et provinces (j’essaie de me rappeler les noms de quelques villes) il n’y avait pas de bulletins de vote. Où étaient-ils partis ? Et comment se sont-ils retrouvés dans les urnes ? De nouveau, un grand point d’interrogation : il y avait trop de bulletins de vote d’envoyés mais il y a eu pénurie dès le matin ou le midi. Je vais vous expliquer pourquoi les bulletins ont manqué si tôt dans la journée.

Quatrième vidéo:

Le prochain point est un problème de direction pendant la période des élections. Durant ces 30 dernières années, accorder une extension n’a jamais voulu dire une heure d’extension. Lors de toutes les élections précédentes, lorsqu’il y avait encore beaucoup d’électeurs en attente de vote tard dans l’après-midi, on étendait la durée du scrutin de deux heures et quelquefois à deux reprises. C’est bien la première fois que l’on ne l’étend que d’une heure. Suite aux nombreuses pressions venant de toutes parts, on a encore accordé une seconde extension d’une heure et à 21h00 pile, le scrutin a été déclaré clos. Suivant la loi, même s’il ne reste qu’une personne, on doit continuer à accepter son vote, mais ces messieurs ont fermé les bureaux de vote et expulsé ceux qui voulaient voter à 22h00. Pourquoi ?

Une explication possible : si tous les gens qui avaient attendu les bulletins du matin au soir avaient pu voter, on aurait eu peur que les votants soient plus nombreux que les électeurs, ce qui veut dire qu’il y aurait soudainement eu 50 millions de bulletins dans les urnes, et comment aurait-on pu l’expliquer ? D’où seraient venus ces 50 millions alors qu’il n’y avait que 46.200.000 électeurs ? Il n’y avait pas d’explication plausible à cela et il valait donc mieux clore le scrutin. Voilà un autre signe d’une fraude préméditée des élections.

Suit une vidéo de personnes commentant les votes et la fermeture des bureaux :
  • Le premier homme dit: « Ils ont clos le scrutin à 21h30. Je suis venu de Pirouzi [avenue de la Victoire] et tous les autres sont dans la même situation. »
  • Puis une femme : « Puis on dit que les gens s’énervent ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Ce sont eux la cause de la rébellion. »
  • Le premier homme dit : « Ils ont arrêté des gens et appelé les gardes anti-émeute »
  • Un deuxième homme dit : « Est-ce qu’il existe pire insulte au peuple ? »
  • Puis le premier homme : « Pendant combien de temps vont-ils nous garder ici ? »
  • Une deuxième femme dit : « Regardez, ils sont venus nous bastonner. »

Puis retour à Mohtashamipour.

A 16h00, Raja News, l’organe de communication présidentiel, a sorti des statistiques et des pourcentages et à minuit, le ministre et le ministère de l’intérieur ont annoncé 63% pour Ahmadinedjad, 32% pour Moussavi ainsi que le reste des pourcentages. Comment ont-ils trouvé ces chiffres ?

A 23h00, l’agence Fars News, avant même le début du comptage des voix, a annoncé la victoire de Mr. Ahmadinedjad avec le pourcentage ci-dessus mentionné. Cela veut-il dire que la fraude n’a pas commencé dans les urnes mais a été organisée bien à l’avance ? Ces élections sont donc nulles et non avenues par essence.

Une autre irrégularité : la loi stipule que les représentants des candidats doivent être présent depuis les urnes, jusqu’au comptage des voix et à l’enregistrement des résultats. Ils doivent également être présents au ministère de l’intérieur, l’endroit où sont rassemblés tous les votes du pays. Pourquoi avoir expulser nos représentants, les représentants des candidats ? Pourquoi les représentants de trois candidats, Karroubi, Rezaï et Moussavi n’ont-ils pas eu le droit d’être présents et n’ont dû qu’à leur persévérance de pouvoir rentrer ? Vous les avez alors gardés là jusqu’à 02h30 alors qu’aucun résultat n’était reçu et qu’ils voyaient à la télévision l’annonce des votes par le ministre de l’intérieur ?

La loi stipule que le premier endroit où les chiffres doivent être envoyés est le ministère de l’intérieur sous la surveillance des représentants des candidats. Alors, ces trois personnes ont écrit une lettre à Mr. Mahsouli, ministre de l’intérieur [une copie en est montrée] expliquant qu’ils étaient présents jusqu’à 02h30/03h00, qu’aucune information n’arrivait alors que la loi stipule très clairement que les résultats de tout le pays doivent y être envoyés en premier lieu, qu’ils doivent être inspectés par les représentants des candidats PUIS annoncés, et que leur présence étant sans objet, ils quittaient le ministère de l’intérieur.

Voilà les points qui ont été manipulés et nous en avons communiqués deux ou trois au conseil des gardiens.

Premièrement, le conseil des gardiens a soutenu un candidat et a donc fait fi de son impartialité. L’autorité d’inspection des élections doit être donné à un conseil des gardiens impartial et sans parti pris, par à un conseil des gardiens qui soutient l’un des candidats. Vous êtes donc illégitimes et ses élections qui auraient du avoir lieu en présence d’observateurs impartiaux sont de fait illégitimes, nulles et non avenues en raison de la présence d’observateurs de parti pris.

Cinquième vidéo:

Mr. Djannati, secrétaire général du conseil des gardiens et grand patron de ces élections est monté en chaire à la prière du vendredi et a exprimé son soutien pour Mr. Ahmadinedjad ; il l’a félicité et complimenté.

Mr. Mohammad Yazdi, l’un des membres influents du conseil des gardiens, a ouvertement exprimé son soutien à Ahmadinedjad et a dénigré les autres candidats.

Mr. Elham a prononcé un discours dans lequel il a également offert son soutien. Et d’autres membres du conseil des gardiens, au moins sept, ont soutenu Ahmadinedjad. Ces personnes manquent en fait de légitimité en tant qu’observateurs. Et des élections sans observateurs sont nulles et non avenues.

En l’absence d’observateurs impartiaux du conseil des gardiens dans un bureau de vote, les élections ne peuvent avoir lieu. Et sans observateurs impartiaux, les élections sont nulles et non avenues.

Et maintenant, la suite de ces observations. Etant donné que le conseil des gardiens n’a pas su prouver son impartialité, qu’il a soutenu un seul candidat, que ce soutien de la part de plusieurs membres du conseil a été prouvé, le conseil des gardiens ne peut donc confirmer ou infirmer les résultats de 10èmes élections présidentielles (Il répète le même concept sous différentes formes en quelques phrases, en insistant dessus)

Suit une vidéo de Khamenei disant :
  • D’après la loi, la structure de nos élections présidentielles ne permet aucune fraude. Ceux qui sont impliqués dans le processus et ont à connaître du processus électoral en sont garants, même en cas d’une différence de 11 millions. Si la différence entre deux scrutins était de 100.000, 500.000 ou un million de votes, alors on pourrait dire qu’il y a eu tricherie, qu’on a changé des choses, mais comment tricher sur 11 millions de votes ?


Retour à Mohtashamipour :

Notre suggestion pendant la réunion a été la suivante : Former une commission d’enquête pour sortir de ce bourbier. Cette commission devait s’intéresser aux 15 ou 16 points que nous avons mentionnés, dont l’un est l’impartialité du conseil des gardiens qui doit être examinée. Elle devait aussi s’intéresser au fait que les membres du conseil des gardiens ont agi frauduleusement, soutenant un candidat et s’opposant aux autres et que ce fait en lui-même est suffisant pour annuler les élections. Ce serait une preuve pour nous.

La commission d’enquête devrait être composée comme suit :
  • Chacun des Marjas de Qom aurait un représentant
  • Chacun des candidats à l’élection présidentielle aurait un représentant
  • Un représentant du conseil des gardiens ; ce représentant doit n’avoir jamais dénigré un seul candidat et son impartialité doit être prouvée
  • Une personne du ministère de l’intérieur qui réponde aux mêmes critères.
  • Un juriste renommé, professeur à l’université, présenté par le barreau.
  • Le responsable de la justice
  • Le responsable national des enquêtes
  • Le procureur général

Ce groupe formerait la commission d’enquête et instruirait les évidents cas de fraude commis et les raisons de l’annulation des 10èmes élections présidentielles. Toutes leurs conclusions devraient être communiquées au peuple et au guide suprême. Ainsi cette commission d’enquête renouvellerait l’intérêt du peuple pour les élections et le peuple pourrait faire parvenir à la commission ses points de vue et suggestions pour l’organisation des futures élections.

Telle était notre recommandation pratique à la session d’hier du conseil des gardiens (mardi 27 khordad 1388) qui devait être examinée en session publique du conseil des gardiens pour que leur opinion soit connue de tous.

Liens vers la vidéo originale : YouTube: http://bit.ly/gBgkuJ 
Vimeo: http://bit.ly/fvTGcg

Source: http://greenrevolutioniran.blogspot.com/2010/12/blog-post_7248.html


L

dimanche 2 janvier 2011

Semaine 52 pour un Iran Libre et Démocratique

Nouvelles des Prisonniers

A-Transferts
  • Habibollah Golparipour, condamné à mort, est transféré dimanche de la prison de Mahabad à celle d’Oroumieh.
  • Bakhtiar Khoshnam, diplômé de Sciences Politiques de Zandjan, exilé de Zandjan à Sirdjan pour 2 ans. Il avait été arrêté en décembre 2009 et condamné pour collaboration avec des groupes d’opposition.
  • Behzad Khoshnoud exilé de Saqqez à Sirdjan pour y purger 1 an de prison.
  • Habibollah Latifi a été transféré samedi à l’isolement à la prison de Sanandadj ; il est en grève de la faim depuis vendredi.
  • Loghman et Zanya Mouradi, prisonniers kurdes, transférés à Radjaï Shahr mercredi. Ils ont tous deux été condamnés pour l’assassinat de l’imam du vendredi de Marivan.
  • Arash Sadeghi arrête sa grève de la faim samedi soir après son transfert à la section générale .
  • Ali Saremi, transféré lundi à Evine depuis Radjaï Shahr. Il est condamné à mort. Il a 62 ans et a passé 23 ans de sa vie en prison. Il avait été arrêté il y a trois ans lors de la commémoration des victimes des massacres des années 80. 
  • Ebrahim Yazdi transféré dans une prison militaire de Téhéran.

B- Arrestations/Incarcérations
  • Djavad Abouali, militant des droits humains, arrêté samedi à Behbahan.
  • Massoud Aghaï retourne en prison pour purger sa peine de 6 mois ; il était libre sous caution.
  • Monireh Baghi arrêtée lundi soir avec son mari.
  • Delir Eskandar, militant kurde, arrêté mardi à Sanandadj. Lors d’un appel téléphonique vite coupé vendredi il annonce être détenu à l’isolement dans un centre du ministère du renseignement.
  • Ali Esmaïlnedjad arrêté mardi à Bokan.
  • Mina Farrokh Rezaï, manifestante, retourne à Evine samedi 25 décembre pour y terminer sa peine de 1 an.
  • Adib Haghpajour, bahaï de Shiraz arrêté jeudi.
  • Adel Mohammad Hosseini arrêté lundi.
  • Rahman Hosseinzadeh arrêté mardi à Bokan.
  • Ali Djabbari, poète et militant politique arrêté vendredi 24 décembre à Tabriz.
  • Shiva Karimi, bahaï arrêtée mardi à Oroumieh.
  • Le domicile de Habibollah Latifi attaqué dimanche soir par 30 personnes en uniforme et en civil ; seule sa plus jeune sœur est laissée libre après plusieurs heures d’évanouissement dues au spray au poivre dont elle a été aspergée ; liste des personnes arrêtées :
  • Son père, Abbas Latifi âgé de 80 ans et souffrant de la maladie d’Alzheimer
  • Elaheh Latifi, Shahin Latifi, Bahar Latifi, ses sœurs
  • Eghbal Latifi, Iraj Latifi, ses frères
  • Jian Matin Pour, sa belle-soeur
  • Arrestation mercredi à Sanandadj du poète Rahim Loghmani.
  • Ali Maghami, gendre d’Emadeddin Baghi, arrêté lundi après avoir rencontré le prisonnier récemment libéré Ali Réza Taheri.
  • Dans la vague d’arrestations de Sanandadj dimanche soir, Vahed Madjidi, poète.
  • Dans la vague d’arrestations de Sanandadj dimanche soir, le syndicaliste Mahmoud Mahmoudi.
  • Dans la vague d’arrestations de Sanandadj dimanche soir, le syndicaliste Zahed Mouradian.
  • Dans la vague d’arrestations de Sanandadj dimanche soir, Hamid Malek Ol Kalami, journaliste et écologiste.
  • Hadi et Mahboubeh Mansouri arrêtés mardi matin devant Evine avec la famille d’Ali Saremi.
  • Dans la vague d’arrestations de Sanandadj dimanche soir, Pedram Nasrollahi, syndicaliste.
  • Arrestation mercredi à Sanandadj du militant politique Naseh Nakhshbani.
  • Hodjatollah Nokhostin, militant des droits humains, arrêté samedi à Behbahan. 
  • Homayra Parvizi, bahaï arrêtée mardi à Oroumieh.
  • Dans la vague d’arrestations de Sanandadj dimanche soir, Hashem Roustami, syndicaliste.
  • Enayat Sadeghinejad militant Lor arrêté mardi.
  • Dans la vague d’arrestations de Sanandadj dimanche soir, Jian Safari, ancien prisonnier politique.
  • Dans la vague d’arrestations de Sanandadj dimanche soir, le journaliste Saïd Saïdi.
  • Akram Sanjari arrêtée mardi matin devant Evine avec la famille d’Ali Saremi.
  • Non content d’exécuter le père, l’Iran arrête mardi les membres de la famille d’Ali Saremi qui s’étaient rassemblés devant Evine :
  • Pouya Saremi son fils
  • Mahine Saremi sa fille
  • Son gendre
  • Le neveu d’Ali Saremi arrêté mercredi pour avoir affiché un portrait de son oncle dans sa boutique.
  • Seyyed Rahim Seyfolsadat, militant Lor arrêté mardi.
  • Dans la vague d’arrestations de Sanandadj dimanche soir, l’écologiste Simine Tchaïtchi.
  • 60 arrestations samedi soir dans deux bureaux de Téhéran.
  • Dimanche 26 décembre, 10 chrétiens ont été arrêtés.
  • 7 membres d’Al Qaeda arrêtés mercredi.
  • 7 personnes arrêtées à Sardasht vendredi.

C- Libérations
  • L’étudiant en ingénierie électrique Ali Arshadi , libéré mercredi ; il avait été arrêté lors de l’Ashoura de l’année dernière.
  • L’un des disciples du Grand Ayatollah Montazéri, Mohammad Ayoub Kazemi, libéré jeudi. Il était condamné à 30 mois de prison et en avait fait 1.5 an.
  • L’étudiant de l’université Allameh, Meissam Baig Mohammadi, libéré mercredi ; il avait été arrêté lors de l’Ashoura de l’année dernière.
  • Le théologien Ahmad Ghabel libéré sous caution samedi après 170 jours en détention.
  • Le rédacteur en chef de Shaghr Ahmad Gholami , libéré mercredi sous une caution de 10.000USD.
  • Hadi Heydari, dessinateur relâché sous caution lundi.
  • Le propriétaire de Shaghr Ali Khodabakhsh, libéré mercredi sous une caution de 10.000USD.
  • Le syndicaliste des bus de Téhéran Morteza Komsari libéré jeudi.
  • 3 personnes de la famille Latifi libérées mardi, le père Abbas Latifi, et deux de ses sœurs Shahin Latifi, Bahar Latifi.
  • Navid Mohebbi, le plus jeune bloggeur du monde a être en prison, est relâché samedi.
  • Le syndicaliste des bus de Téhéran Ali Akbar Nazari libéré jeudi.
  • Mahin, fille d’Ali Saremi et son mari libéré mercredi matin ; le fils reste en prison ; ils ont été arrêtés pour avoir osé demandé la dépouille de leur père !
  • Mohammad Shafii relâché sous caution lundi.
  • Ali Reza Taheri relâché sous caution lundi.

D-Autres Nouvelles 
  • Le syndicaliste Ebrahim Esmaïlpour convoqué au tribunal d’Oroumieh le 19 janvier.
  • Le syndicaliste Omar Esmaïlpour convoqué au tribunal d’Oroumieh le 5 janvier.
  • Mahdieh Golrou face à de nouvelles accusations ; elle est interdite de visites. Elle arrête mercredi sa grève de la faim à cause de son état de santé.
  • Bahereh Hedayat arrête mercredi sa grève de la faim à cause de son état de santé.
  • Adel Mohammad-Hosseini détenu à l’isolement.
  • Toujours aucune nouvele d’Afshin Keshtkari étudiant à Shiraz arrêté le 7 décembre.
  • 2ème conversation téléphonique pour  Sajedeh Kianoush-Rad en 30 jours de détention.
  • La journaliste Nazanine Khosravani reçoit sa 1ère visite en prison au bout de 2 mois d’emprisonnement.
  • Le syndicaliste Sedigh Khosravi convoqué au tribunal d’Oroumieh le 19 janvier.
  • Les prisonniers politiques de Redjaï-Shahr protestent contre l’exécution imminente de Habibollah Latifi. Les mères en deuil demandent de ne pas l’exécuter.
  • Déploiement de force à Sanandadj à la veille de l’exécution de Habibollah Latifi : tous les satellites kurdes sont brouillés, le téléphone de la prison est coupé, et des contrôles sont instaurés par l’IRGC à l’entrée de la ville.
  • A. Najafizadeh, converti au christianisme et jeune père, battu et torturé à Shahryar
  • Le père de Ramin Ramezani est toujours en prison ; sa famille ne peut pas payer les 193.000USD de caution.
  • Les autorités d’Evine interdisent à Hossein Ronaghi Maleki d’écrire à son avocat et au procureur.
  • Le militant étudiant Arash Sadeghi arrête sa grève de la faim dimanche.
  • Anisa Safarian, bahaï, a contacté sa famille dimanche.
  • Mokhtar Zareï, militant étudiant, a disparu dimanche matin à Sanandadj.
  • Les prisonniers de Radjaï Shahr interdits de visite durant un mois en raison de la propagation de la grippe.
  • Les co-détenus d’Ali Saremi privés de téléphone. En dépit de l’interdiction, ils ont fait une veillée funèbre de 19h30 à 20h30 ; étaient présents :  Issa Saharkhiz, Madjid Tavakoli, Heshmatollah Tabarzadi, Mansour Ossanlou, Keyvan Samimi, Behrouz Djavid-Tehrani, Ahmad Zeydabadi, et beaucoup d’autres.
  • La morgue de Kahrizak refuse de donner le corps d’Ali Saremi à sa famille mercredi.
  • Mohin Tadj Rouhani convoqué à Sari.
  • Mostafa Taj Zadeh toujours interdit de visite ; c’est la 4ème semaine que son épouse ne peut pas lui rendre visite.
  • Mehrdad Varshoï manifestant, libéré au bout de 20 mois de prison
  • Déjà deux morts de la grippe à Radjaï Shahr.
  • Le directeur de la prison centrale de Kermanshah déclare héberger actuellement 4750 détenus pour une capacité nominale de 650 places ; il dit avoir constaté une augmentation de 29.89% du nombre de détenus dans toute la province.

Procès, condamnations, exécutions
  • Ahmad Amini Sangar, traficant de drogue pendu samedi à Sari.
  • Meghdad Asgharpour, étudiant de l’université de Semnan, condamné à 4 mois de prison ferme, 8 mois avec sursis et 74 coups de fouet.
  • Hassan Davtalab, traficant de drogue pendu samedi à Sari.
  • L’avocat de Djafar Ebadi a reçu la sentence de peine capitale.
  • Saisie des biens de Shirine Ebadi parce qu’elle n’a pas payé d’impôt sur son prix Nobel.
  • La famille d’Omid Ghanbari fait appel pour la 2ème fois pour obtenir sa libération.
  • Bahareh Hedayat, militante étudiante est accusée de conspiration avec Madjid Tavakoli pour la lettre commune envoyée lors de la journée de l’étudiant.
  • Mostafa Kamrani, condamné à 3 ans de prison pour avoir tagué le mur d’Evine lors d’une visite à son frère emprisonné ; il avait écrit : « nous ferons de ce lieu un musée »
  • Suite à la mobilisation internationale, Habibollah Latifi obtient in extremis un sursis; il n’a pas été exécuté dimanche matin.
  • La cour d’appel confirme le verdict du journaliste et militant des droits humains Behzad Mehrani: 1 an de prison et une amende.
  • Navid Mohebbi, le plus jeune bloggeur emprisonné du monde, est condamné à 3 ans avec sursis. Son avocat n’était pas présent lors du procès.
  • Zania et Loghman Moradi, jeunes hommes kurdes, condamnés à être pendus en public.
  • Le bloggeur Mohammad Reza Pourshajari condamné à 3 ans de prison pour insultes contre Khamenei et propagande contre l’Iran.
  • Arash Sadeghi, arrêté lors de l’Ashoura 2009 (27 décembre) a été condamné à 5 ans de prison.
  • Ali Saremi a été pendu mardi matin à Evine pour avoir participé il y a 3 ans à une commémoration des massacres des années 80 au cimetière de Khavaran. Il refuse d’avoir les yeux bandés et prie avant son exécution. Le régime interdit toute cérémonie lors de son enterrement. Il refuse de rendre le corps à sa famille ; le régime prétend jeudi qu’il a été enterré dans un village près de Boroudjerd.
  • Ali Akbar Seyadat a été pendu mardi matin à Evine pour espionnage au profit d’Israel.
  • L’audience de Reza Shahabi qui devait avoir lieu dimanche a été annulée, les avocats n’ayant pas reçu le dossier.
  • Reza Sharifi Boukani, prisonnier politique kurde est jugé dimanche hors la présence de son avocat et sans en avoir été averti auparavant. Il est en prison depuis mai et inculpé de conspiration avec les groupes d’opposition kurdes.
  • Dorsa Sobhani condamnée à un an de prison.
  • Shohleh Ta’ef, bahaï de Semnan, condamnée à un an de prison à Evine.
  • Madjid Tavakoli, militant étudiant, a comparu lundi sous l’inculpation de conspiration avec Bahareh Hedayat, on l’a invité à critiquer le mouvement vert et à retirer ses récentes déclarations, ce qu’il a refusé en bloc. Pour cette infraction, la caution a été fixée à 200.000 millions.
  • Reza Zeinali, étudiant de l’université de Téhéran, condamné à 5 ans avec sursis.
  • Pendaison samedi matin d’un trafiquant de drogue dans la ville de Sari.
  • 2 hommes pendus à Sari samedi.
  • En tout 7 pendaisons le jour de Noël.
  • Un homme exécuté à Ahvaz samedi pour possession de 50 grammes de cannabis.
  • 3 condamnés à mort kurdes vont voir leur procès réexaminés par la cour suprême : Iradj Mohammadi, Ahmad Pouladkhani & Mohamad Amin Aghoshi.
  • 4 étudiants de l’ayatollah Dastgheib condamnés à de la prison et à la flagellation dans l’affaire de lamosquée Ghoba de Shiraz.
  • 3 syndicalistes convoqués à Naghdeh.

L’université
  • Renforcement du contrôle du hidjab à l’université de Téhéran.
  • Les examens sont annulés à l’université de Karadj  pour obliger les étudiants à assister à la visite d’Ahmedinedjad.
  • Les étudiants d’Elm o Sannat ont commémoré l’Ashoura de l’année dernière et l’attaque de la cité universitaire.
  • 1 étudiant sur 4 est expulsé de l’université en Iran.

L’économie de l’Iran
  • Les ouvriers de Metal Pars n’ont pas été payés depuis 7 mois. L’usine ferme pour 20 jours par manque d’énergie, les factures n’ayant pas été payées.
  • Les importations de kérosène depuis la Turquie ont triplé.
  • Rapport du Parlement : seulement 13% ont vraiment été au secteur privé.
  • Le gouvernement a « oublié » de transférer 1.58 milliards de dollars des intérêts du pétrole au trésor en 2006.
  • Après les camionneurs et les éleveurs de poulets, le gouvernement achète le calme des boulangers : 30.000 USD chacun.
  • 1 chèque sur 8 émis en Iran est sans provision.

Les manifestations
  • Appel à un sit-in devant la prison de Sanandadj et à la grève générale dans d’autres villes du Kurdistan pour protester contre l’exécution imminente de Habibollah Latifi.

L’Iran à l’étranger
  • Rassemblements de protestation à Los Angeles, Berlin, Francfort, Rome, Toronto  et Oslo contre l’exécution imminente de Habibollah Latifi. A Paris, des kurdes s’enchaînent aux grilles de l’ambassade, parmi eux le Ribin, neveu de Farzad Kamangar.
  • L’Iran refuse que Djafar Panahi se rende au festival de Berlin.
  • Les familles des journalistes allemands se rendent en Iran mais ne peuvent rencontrer les prisonniers.
  • La banque américaine HSBC continue de commercer avec l’Iran.
  • L’ambassadeur iranien en Allemagne convoqué pour demander des explications sur l’interdiction de visite des journalistes alors que leurs familles sont en Iran ; le gouvernement iranien prétend que la visite pourra avoir lieu. Elle finalement lieu mardi.
  • Le président irakien Djalal Talebani serait intervenu pour reporter l’exécution de Habibollah Latifi.
  • Les étudiants britanniques déclarent leur solidarité avec le peuple iranien.
  • Grève symbolique de l'industrie cinématographique en solidarité avec Djafar Panahi
  • Pour la 2ème année consécutive, l’Iran est le 1er pays du monde à être fui par les journalistes.

La politique en Iran
  • Les dirigeants verts sont désormais interdits de sortie du territoire.
  • 260 parlementaires signent une motion de remerciement à Mottaki.
  • Le siège du parti de Karroubi, sous scellés et gardé en permanence, cambriolé dans la nuit de dimanche à lundi. Les cambrioleurs ont présenté une photocopie du certificat de naissance de Karroubi pour pénétrer dans les locaux.
  • 7 membres du Conseil Régional de Téhéran démis pour corruption
  • Le parlement vote mardi contre l’inculpation de Rahimi pour corruption.
  • Des acteurs et des réalisateurs venus demander la révision du procès de Panahi et Rassoulof reçus par Laridjani.
  • Les théologiens de Qom avertissent les autorités à propos de la situation des prisonniers politiques.

Nouvelles en vrac
  • Retraite anticipée pour le chef d’état-major Firouzabadi pour cause de maladie cardiaque.
  • Appel du comité de défense de Rassoulof et Panahi pour boycotter le festival de cinéma de Fajr.
  • Le ministre de la culture interdit le festival de musique pop.
  • Shirin Neshat nommée artiste de la décennie.

Des nouvelles de Nasrine Sotoudeh
  • L’audience de lundi n’a pas eu lieu, ses avocats ayant réfuté la qualification du tribunal.
  • Elle est condamnée à 5 jours supplémentaires pour avoir objecté à la présence des caméras lors de l'audience.

Sur le blog cette semaine