Affichage des articles dont le libellé est Ahmadinejad. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ahmadinejad. Afficher tous les articles

mercredi 28 janvier 2015

Faezeh Hashemi : ils n’ont pas le vote du peuple alors ils essaient d’obtenir des votes par d’autres moyens – Fereshteh Ghasi – 15 janvier 2015



La fille militante d’Hashémi Rafsandjani, Faezeh, a dit à Rooz qu’elle n’avait pas vu les évènements d’hier au parlement, sans rapport avec les élections législatives de l’année prochaine. D’après elle, les députés qui savent qu’ils n’ont pas les votes du peuple veulent obtenir des votes par d’autres moyens. Elle croit que l’attaque physique et verbale contre Ali Motahari par un groupe de ses propres collègues au parlement qui l’ont empêché de prononcer son discours, sont des efforts pour créer une atmosphère sécuritaire. Elle a aussi dit que les manifestations de 2009 servent d’excuse à certains pour défendre leurs propres intérêts. Elle a conclu en disant que ces personnes avaient peur des noms de Moussavi, Rahnavard et Karroubi.

Plus tôt dans la semaine, Ali Motahari, membre de la faction intégriste du parlement iranien, a été battu par des députés durs et a été blessé aux mains. Dans l’enceinte du parlement il a déclaré considérer que « l’assignation à domicile de Messieurs Moussavi et Karroubi et de Madame Rahnavard, consécutive aux émeutes de rue de 2009, était contraire aux principes de la constitution ». Mais avant de pouvoir finir sa phrase, un groupe de députés a commencé à scander « Mort aux séditieux » un mot que les durs utilisent pour qualifier les dirigeants du Mouvement Vert qui ont ouvertement défié le gouvernement sur l’élection présidentielle de 2009 qui avait reconduit Ahmadinejad à la présidence. Dès le début de l’agitation, les journalistes ont été invités à quitter la session qui a été suspendue par la présidence. Les caméras des photographes présents ont été confisquées et Moussa Ghazanfar-Abadi, député de Bam, a annoncé que le comité spécial qui surveille la conduite des députés, examinerait les remarques de Motahari lors de la prochaine session parlementaire.

La veille, Safar Naimirez, l’un de ceux qui avaient attaqué Motahari, a dit à l’agence de presse Fars que plus de 50 députés avaient porté plainte contre Motahari auprès du comité de surveillance de la conduite des députés.

Faezeh Hashemi, ancienne députée et directrice de la revue Zan désormais interdite, a dit à Rooz que ces évènements l’avaient surprise. « C’est une histoire étrange. Ce genre de choses arrive en dehors du parlement, mais maintenant, l’atmosphère est tellement tendue que ce genre d’attaques vise à empêcher les députés de parler. Les députés n’ont plus la patience d’écouter leurs collègues qui ont le droit, de par la constitution, d’exprimer leurs points de vue. C’est un avertissement important qui pourrait présager du futur. On devrait absolument enquêter dessus et c’est le parlement lui-même qui devrait le faire.
Le comité de surveillance de la conduite des députés veut examiner le discours de Motahari mais je n’ai jamais entendu parler d’une enquête de ce type. Ce sont des évènements dangereux qui dénotent l’existence d’autres plans. De tels dénigrements alourdissent l’atmosphère et à la fin, personne ne pourra plus exprimer son point de vue, encore moins qu’aujourd’hui. »

Madame Hashemi a dit qu’elle pensait que ces évènements au parlement avaient un lien avec les élections l’année prochaine du conseil des experts et d’un nouveau parlement. « Quand les délinquants ne sont pas punis mais autorisés à se sentir au-dessus des lois, cela indique qu’ils ont des buts bien précis. Nous nous rapprochons des prochaines élections et je pense que cela est lié. Ils veulent créer une atmosphère de peur en montrant comment on traite un député. Ils veulent créer une atmosphère sécuritaire de terreur pour atteindre leurs buts. Cette conduite indique que, puisque ces députés ne sont pas soutenus par le public, ils ne seront pas réélus ; ils veulent créer une atmosphère qu’ils pourront exploiter pour être élus par d’autres moyens. »

Madame Hashemi a souligné l’emportement d’un groupe de députés en entendant les noms de Moussavi, Rahnavard et Karroubi prononcés par Motahari et a dit que cela dénotait leur peur des noms mêmes de ces personnalités emprisonnées.

Seyed Mehdi Moussavinejad, député intégriste dur de Dashtestan, a dit à Rooz qu’en fait c’était Motahari qui avait attaqué les autres députés et non le contraire. Mais un autre député, Abed Fatahi, a confirmé à Rooz que Motahari avait été poussé et frappé physiquement. Certains médias sociaux ont dit que c’était Seyed Mehdi Moussavinejad qui avait poussé Motahari dans l’enceinte du parlement. Mais Moussavinejad a déclaré à Rooz qu’il ne l’avait pas fait et l’a accusé d’avoir attaqué les autres députés.

D’après IRNA, agence de presse appartenant à l’état, le président du parlement, Ali Laridjani, a parlé avec des journalistes du tumulte au parlement. « Nous avons de sérieux problèmes dans ce pays et tout le monde devrait comprendre qu’il nous faut une atmosphère calme pour les traiter. C’est une responsabilité nationale. Les médias aussi devraient suivre ce but de calmer le jeu et non pas créer des problèmes supplémentaires. Il vaudrait mieux promouvoir une démarche vers une atmosphère plus calme. »

Les réactions à cette bataille du parlement varient. Le représentant de l’ayatollah Khamenei au journal conservateur Kayhan, Hossein Shariatmadari, a critiqué Motahari pour avoir manqué de respect à son propre père (idéologue révolutionnaire dirigeant dans les premières années qui ont suivi la chute de la monarchie). Il a comparé Moussavi et Karroubi à Shemr et Yazid, dirigeants musulmans du 17ème siècle qui auraient assassiné le troisième imam chiite.

Massoud Pezeshkian, député de Tabriz, a aussi parlé avec l’agence de presse ILNA, spécialisée dans le travail, et critiqué les attaquants. « Certains n’ont pas la patience d’entendre un discours de sept minutes. En fait, il est bon que le peuple regarde le régime ; ainsi, il saura de quel genre de personnes il est constitué et dans quel langage il s’exprime. Lorsque l’on a pas la patience d’entendre quelqu’un exprimer son opinion, comment peut-on s’attendre à un procès équitable. »

Parmi les soutiens de Motahari, il y avait plusieurs veuves de commandants décédés lors de la guerre de huit ans contre l’Irak.

Source : http://www.roozonline.com/english/news3/newsitem/archive/2015/january/15/article/faezeh-hashemi-they-do-not-have-the-peoples-vote-want-to-obtain-votes-through-other-means.html

samedi 21 juillet 2012

Jugez le guide suprême ! - Mohammad Nourizad


Extraits de la lettre de l’ancien prisonnier politique Mohammad Nourizad au responsable de la justice, l’ayatollah Sadegh Laridjani : Jugez le guide suprême ! 

Dans cette lettre, il critique le manque d’indépendance du système judiciaire et appelle le responsable de la justice à mettre en examen ses frères, le président du parlement Ali Laridjani et le responsable des droits humains Djavad Laridjani, ainsi que le président Ahmadinejad et le guide suprême Khamenei.

Nourizad commence sa lettre en disant à Laridjani qu’en tant que responsable de la justice, il se classe sixième personne la plus influente et puissante de la justice ; il nomme Raïssi, le procureur général Edjeï, Hedjazi et les juges Salavati, Pirabbassi et Moghayeseh comme personnes plus influentes et puissantes que le responsable de la justice.

Nourizad continue en signalant huit actions à prendre pour démontrer l’indépendance du système judiciaire :

1-« Mettez vos frères en examen, les deux, le président du parlement et votre autre frère, l’humoriste, celui qui raconte des blagues tout le temps. Celui qui, depuis l’estrade effrayante des droits humains, proclame qu’il n’y a, en Iran, ni prisonniers politiques ni torture, que le système est totalement intact, intègre, sain, équitable et juste. »

Nourizad continue en critiquant l’implication politique du frère du responsable de la justice, le président du parlement Ali Laridjani, alors qu’il est militaire. Il poursuit en disant qu’il possède des documents prouvent qu’Ali Laridjani a détourné des fonds publics et lui demande de le mettre en examen pour sa conduite.

Il poursuit en s’interrogeant sur la grande étendue de terrains acquise ses dernières années à Varamine par le frère du responsable de la justice, Djavad Laridjani. Il traite aussi Djavad Laridjani de menteur pour sa négation de l’existence des prisonniers politiques en Iran et de la torture dans les prisons iraniennes. « Nous savons mieux que quiconque ce qui se passe dans notre système judiciaire. Le couteau coupe-t-il son manche ? Demandez-lui si nous aurions pu mettre en examen et incarcérer ces bassidjis qui ont attaqué la cité universitaire de Téhéran, tabassé les étudiants, volant et détruisant leurs biens ?

2-Si vous croyez diriger la justice et être indépendant, alors, en tant que procureur général, pour une fois, juste pour une fois, mettez Monsieur Ahmadinejad en accusation pour avoir humilié le peuple iranien pendant des années, avoir pillé leurs richesses et avoir nommé des voleurs à des postes de pouvoir et de responsabilité. Comme vous êtes timides, vous les trois frères ! Tout votre tumulte n’est rien que des slogans grandiloquents. Même si Ahmadinejad n’est pas moins un lanceur de slogans que vous trois, au moins il ose. Inspirez-vous en. Un frère au parlement, un autre à la tête de l’appareil des droits humains et vous dans votre poste, unissez vos influences et créer une symphonie en laissant un peu de côté votre timidité, voyons. On ne meurt qu’une fois, de quoi avez-vous peur ?

3-Je n’irai pas plus avant. La seule raison qui justifie votre poste à la tête de la justice, vous, une personne sans expérience ni qualification, c’est votre capacité à obéir aux ordres et bien sûr à être une machine à signer.

4-Si j’avais voulu être très idéaliste, j’aurais dit : en tant que chef de la justice, vous devez mettre le guide suprême en accusation pour sa conduite, tant publique que privée de violations des droits justes du peuple. Par exemple, je l’interrogerais sur ses comptes cachés et indéterminés. Pourquoi ne révèle-t-il pas le montant exact de l’argent et de la richesse du peuple et pourquoi effectue-t-il des dépôts sur de nombreux comptes inconnus sans la permission du peuple ? Vos déclarations comme : « Nous continuons à respecter son excellence le guide suprême » alors que vous devriez en fait être indépendant, ne font rire personne. »

Nourizad continue de critiquer le chef de la justice Laridjani pour le manque d’indépendance de la justice en Iran. Il critique également les gardes révolutionnaires et le ministère du renseignement pour n’avoir pas rendu tous les effets personnels qui lui ont été confisqués par leurs agents il y a trois ans. Il conclut sa lettre en défiant Laridjani de montrer son indépendance et son autorité en tant que numéro un à la barre de la justice en lui rendant des effets personnels confisqués.

Source : http://www.kaleme.com/1391/04/23/klm-106180/

samedi 14 juillet 2012

Appels à une intervention militaire étrangère - Massoud Behnoud


Appels à une intervention militaire étrangère - Massoud Behnoud - 2 juillet 2012

Durant ces deux derniers mois, même si les discussions sur le programme nucléaire iranien ont repris entre les représentants des pays du P5+1 et l’Iran, trois dissidents iraniens de premier plan ont été invités par deux gouvernements européens pour rencontrer séparément les ministres des affaires étrangères d’un gouvernement européen et le chef de l’opposition. Le sujet de la discussion était de savoir ce que feraient les trois opposants si l’occident lançait une attaque militaire contre la république islamique. Tous trois ont répondu qu’ils s’opposaient à une attaque militaire contre l’Iran et ont dit que si cela devait arriver, ils rentreraient dans leur pays pour se joindre au peuple d’Iran pour déterminer leur sort.

La question suivante, posée par les Européens, était le pourcentage de population urbaine en Iran favorable à une telle attaque qui pourrait mener à la chute de la république islamique. D’après les rapports, tous les trois, avec quelques petites différences, ont dit que la plus grande partie de la population urbaine iranienne y était opposée et que leur opposition était déterminée.

Apparemment, les réponses des Iraniens, lors des deux sessions, ont surpris leurs hôtes qui ont alors demandé comment il se faisait qu’une telle opposition n’était pas apparue en Afghanistan, en Irak ou en Lybie. D’après ce qu’ont dit les représentants européens, l’opposition en exil de ces trois pays avait accueilli favorablement l’intervention des Etats-Unis, de l’Europe et de l’OTAN, y avait coopéré et s’en était servi pour libérer leur pays. Alors, ils ont demandé pourquoi les groupes iraniens d’opposition ne voulaient-ils pas faire un tel investissement, ajoutant qu’ils craignaient peut-être l’échec de ces opérations, ce qui leur coûterait beaucoup.

Une histoire de xénophobie

Les différences des points de vue, politique, historique et social et leurs raisons entre les Iraniens et leurs voisins, voilà un sujet sur lequel on a beaucoup discuté et écrit. Les expériences et les évènements récents s’y ajoutent. Les pays qui ont réussi, durant cette décennie, à se libérer de leurs régimes autocratiques semblent être très différents de l’Iran. Les peuples des pays qui étaient dirigés par le Mollah Omar, Saddam et Kadhafi n’avaient aucune réserve à faire appel à l’aide étrangère ou à monter sur des tanks étrangers pour retourner chez eux. Ils ont ainsi réussi à apporter des changements majeurs dans leurs pays et, en général, à se libérer de leurs régimes autocratiques, violents et répressifs. Mais il semble que, même le succès de leur libération n’a pas incité les Iraniens à agir de même.

La cause de cette différence tient-elle dans l’histoire et dans une unité historique ? Un pays qui se targue d’une civilisation qui dure depuis des millénaires est certainement différent de ceux qui ont été créés au vingtième siècle. Le premier possède une littérature et une histoire qui ont toujours méprisé la coopération avec les étrangers, tandis que les derniers n’ont pas ce problème. On ne peut prétendre que la littérature et l’histoire ne jouent qu’un petit rôle dans la vie des peuples.

Est-ce à cause des mouvements historiques du peuple et de ses efforts pour lutter pour la liberté qu’un tel point de vue voit le jour ? En d’autres termes, une nation comme l’Iran, qui a réussi, il y a 150 ans, par la première révolution du Moyen-Orient, à limiter les pouvoirs de son dirigeant, à une époque où seulement la moitié des Européens avaient des gouvernements démocratiques, se comporte-t-elle de la même manière que des peuples qui n’ont rien connu d’autre que la dictature depuis la naissance de leur nation ?

Lors de ces dernière 150 années, le peuple iranien a lancé une révolution constitutionnelle, été témoin d’un mouvement d’opposition durant une dictature mineure, la démocratie et le chaos sous le règne d’Ahmad Shah, la dictature constructive de Reza Shah, les réformes qui ont suivi la seconde guerre mondiale, le mouvement de nationalisation de son pétrole, la dictature moderne de Mohammad-Reza Shah, la révolution qui a apporté la république islamique, le mouvement réformiste du 2 khordad (lancé en 1997) et finalement le Mouvement Vert pour obtenir et instituer des élections libres. Durant toute son histoire, son but et son slogan a été l’opposition à l’autocratie et aux interventions étrangères. Cela est différent des pays dont l’acte de naissance a été signé par une personne dont le fils ou le petit-fils dirige encore le territoire aujourd’hui.

C’est à cause de cette histoire que, jusqu’à ce jour, l’accusation la plus forte et la plus répandue contre les dissidents iraniens est l’allégation, par ceux qui sont au pouvoir en Iran, que les dissidents sont affiliés aux étrangers. De la même façon, la faiblesse la plus puissante invoquée par l’opposition contre un régime ou un gouvernement, est qu’il a rendu le pays plus dépendant de l’étranger sous son autorité. Quand on fait de tels constats et allégations, le dossier du plaignant ne joue aucun rôle. Mahmoud Ahmadinad a surpassé les religieux depuis deux décennies en lançant des cris xénophobes ; il a braqué le monde entier contre lui, ce qui lui a apporté le soutien des peuples défavorisés de la région ; il a détruit la production nationale ; il continue d’apparaître comme le chef de l’anti-américanisme et a, en pratique , changé l’Iran en colonie politique de la Russie et économique de la Chine ; comment ses slogans peuvent-ils être pris au sérieux ?

Quand on a dit au dernier monarque iranien, qui était un allié des Etats-Unis et de l’occident, ce qui était patent pour tous, que le ministre des sciences de son cabinet avait une Green Card américaine, il a ordonné qu’on le démette de ses fonctions et n’a prêté aucune attention aux explications du professeur Samii : il avait pris une Green Card pour éviter les longues files d’attente à chaque fois qu’il voulait retourner dans l’université américaine où il avait étudié. Mais Ahmadinejad, considéré par les défavorisés comme un héros de la lutte contre les Etats-Unis et Israël, a deux ministres de son cabinet et sept conseillers qui ont la nationalité américaine ou européenne. Plus récemment, il a choisi comme président de la banque Melli un citoyen canadien.

Quand Nasser-el-Din Sahh, qui a dirigé l’Iran pendant 50 ans et n’a jamais prétendu être un nationaliste ou un xénophobe, a été obligé d’accepter très jeune Mirza Agha Khan Nouri comme premier ministre, il a mis une condition à sa nomination : le premier ministre devait déchirer son passeport britannique avant que le roi ne signe le décret de nomination. 

De la même façon, si nous considérons la deuxième guerre mondiale, les deux rois Pahlavi ont, à tort ou à raison, ont été accusés d’avoir été portés au pouvoir avec l’aide de l’étranger, plus particulièrement de la Grande Bretagne ; si nous considérons les deux coups d’état du 3 esfand (21 février 1921), qui a porté Reza Shah au pouvoir, et du 28 mordad (19 août 1953), qui a remis Mohammad Reza Shah sur le trône et les évènements du 20 Shahrivar (11 septembre 2009), lorsque la république islamique a violemment réprimé les manifestations populaires contre les élections truquées, il devient évident que lorsque les conditions étaient réunies pour défier les puissances étrangères, ces dirigeants n’ont rien fait de moins que ceux qui ont méprisé les allégations d’être non-alignés ; d’après une théorie historique, Reza Shah et son fils ont précipité leur chute en tentant de laver leur nom de la honte en se livrant à des actions extrêmement xénophobes.

Si des rois, accusés d'être dépendants de l’occident, se sont conduits de cette manière, qu’espérer de militants politiques aspirant à la liberté pour leur pays, aux votes de leurs concitoyens qui présentent ces caractéristiques et qui abandonnent leurs rêves et leur idéalisme pour une poignée de grain et ajoutent ainsi plus de péchés à leurs péchés préexistants sans justification ?

Exemples Historiques

Si nous acceptons que le despotisme et l’impérialisme soient les deux forces motrices qui motivent les peuples épris de liberté à se soulever et à agir, il faut quand même noter que des héros iraniens de premier plan comme le Docteur Mossadegh ont gagné leur réputation parce qu’ils ont récusé les puissances étrangères.

Amir Kabir, premier ministre du 19ème siècle a accepté la mort plutôt que de trouver refuge dans une ambassade étrangère et a déclaré, comme attesté par l’histoire : « Je veux que les drapeaux de sept pays étrangers se soumettent au drapeau iranien, comment pourrais-je mettre le drapeau d’un pays étranger sur mon toit ? » J’ai entendu le Docteur Shariati dire que les rois Pahlavi auraient un sort différent des autres rois parce que les autres rois étaient arrivés au pouvoir en luttant contre des pays étrangers et pour défendre leur patrie tandis que Reza Shah n’a non seulement jamais fait la guerre aux étrangers mais on sait qu’il a accédé au trône en raison des désirs des britanniques.

L’acte le plus honteux de l’histoire, c’est le moment où Mohammad-Ali Shah s’est réfugié à l’ambassade de Russie par peur des révolutionnaires.

Reza Shah a développé le pays de milliers de façons tandis qu’Ahmad Shah n’a rien laissé derrière lui, mais quand les alliés l’ont fait prisonnier, on distribuait des sucreries et des pâtisseries dans les rues. 16 ans auparavant, dans les mêmes circonstances, les mêmes scandaient des slogans en faveur d’Ahmad Shah et pour déplorer son absence. Le premier roi est, à tort ou a raison, accusé d’être arrivé au pouvoir sur les recommandations du général Ironside tandis que l’autre est connu, à tort ou à raison pour s’être élevé contre les transgressions du gouvernement britannique et n’a pas signé l’accord de 1919 qui partageait l’Iran. Mon professeur, Sheikh-ol-Islam avait l’habitude de dire que ce n’est pas ainsi que les choses s’étaient passées, mais que puis-je faire puisque c’est ce que le peuple en est arrivé à penser.

On pourrait citer des dizaines d’exemples similaires. Je suspecte que l’argument que les temps ont changé et que la tradition de recherche de l’indépendance et de lutte contre l’étranger n’a plus cours, comme l’écrivait l’un de mes respectés professeur en sciences politiques, ne peut annihiler toutes les autres preuves du contraire et ne peut pas faire bouger cette société imprégnée de traditions.

C’est pour cela que je pense que ceux qui écrivent pour inviter les Américains à intervenir militairement en Iran, quelle que soit la forme de l’écrit, s’y efforcent en vain. Il est peut-être possible d’en dire autant de ceux qui écrivent le contraire, je veux dire que ceux qui écrivent des articles féroces contre l’intervention militaire des Etats-Unis perdent également leur temps.
Quand la situation internationale est aussi menaçante qu’aujourd’hui et que les médias sont tellement plein de conjectures, on attend des groupes politiques et des partis qu’ils exposent leurs politiques ouvertement. Personne n’attend de ces rédacteurs dont les points de vue ne sont pas partagés ni même pris en considération en Iran, dont les jugements ne poussent personne à la guerre ou à la paix qui continuent à exprimer leurs points de vue. Je pense que ces écrits héroïques n’ont d’autre impact que de représenter le patriotisme des rédacteurs devant un tribunal de fantaisie.

Absence de la personne

Il faut rappeler à ceux qui s’opposent à une action militaire en Iran qu’à ce jour, aucun groupe politique n’a soutenu une frappe militaire contre l’Iran, pas même le seul groupe armé opposé à la république islamique qui avait une base militaire en Irak et dont les représentants sont en train d’errer dans les palais gouvernementaux et les parlements du monde pour tenter de se trouver des amis. Les monarchistes ont rejeté une telle politique. Et les supporters de la république ont également exprimé leur condamnation de toute forme d’attaque étrangère.

Il ne reste que quelques écrivains exilés et affligés qui utilisent la liberté à eux octroyée par leurs pays d’accueil pour écrire leurs opinions. Il semble qu’ils prennent en exemple la deuxième guerre mondiale, quand les attaques militaires des alliés ont fini par changer la vie des gens de ces pays. Ils soutiennent que les Iraniens ne devraient pas se comparer à l’Afghanistan, l’Irak ou la Lybie mais à l’Allemagne ou au Japon.

Il semble que le débat sur les pour et les contre d’une attaque militaire devrait être abandonné ; il faudrait plutôt chercher à savoir si un quelconque politicien de premier plan a informé les Américains ou les Européens qu’il est prêt à jouer le rôle de Hamid Karzaï en Iran. Je ne pense pas que ce soit le cas pour l’instant. Au lieu de ça, lors des rencontres entre les Iraniens et les gouvernements ou les autorités parlementaires étrangères, il semble que plusieurs personnes ont annoncé qu’ils étaient prêts à jouer le rôle de l’ayatollah Khomeini en 1979, de Jalal Talebani en Irak, ou de Morsi ou d’Ahmad Shafigh en Egypte aujourd’hui.

Les partis étrangers qui négocient savent très bien que la condition préalable pour jouer un tel rôle est d’avoir suffisamment de partisans pour remplir les rues, ce que l’on n’a pas vu ces dernières années. Quand cela est arrivé en 2009, quand les manifestants sont descendu dans la rue pour protester contre l’annonce des résultats officiels de la dernière élection présidentielle en Iran, nul ne voulait assumer un rôle plus important que celui de président de la république islamique.

Source : http://www.roozonline.com/english/opinion/opinion-article/archive/2012/july/02/article/calls-for-foreign-military-intervention.html

mercredi 15 février 2012

Pas de Portrait d’Ahmadinejad au Défilé de l’Anniversaire de la Révolution - Arash Bahmani – 14 février 2012


Le jour même où les médias se concentraient sur l’absence de portraits d’Ahmadinejad lors du défilé commémorant la victoire de la révolution islamique de 1979, le ministre de l’énergie du cabinet Ahmadinejad déclarait : « Les gens savent maintenant en observant le visage des officiels si les statistiques qu’ils fournissent sont vraies ou non. » Et voilà comment une nouvelle séquence d’attaques et de contre-attaques entre les alliés d’Ahmadinejad et ses opposants a commencé. L’assaut verbal a atteint son apogée quand les partisans du cabinet Ahmadinejad ont traité les députés du parlement critiquant le gouvernement de « voleurs dans la maison du peuple. »

Lors d’un autre assaut, le chef du centre de recherches du parlement, Ahmad Tavakoli, a réfuté les accusations portées à son encontre par le premier vice-président Mohammad-Reza Rahimi et a annoncé qu’il porterait plainte contre lui.

Le site Alef, qui appartient à Ahmad Tavakoli a écrit que Rahimi avait fait ces remarques après que « le Docteur Tavakoli ait critiqué publiquement la pression exercée sur la justice pour qu’elle envoie un enquêteur du dossier de corruption financière pour s'occuper de Tavakoli ; il a souligné que comme tout autre accusé, Rahimi aussi devait être cité à comparaître en personne devant la cour. »

Tavakoli a réfuté toutes les accusations portées par Rahimi et a déclaré qu’aucune n’était nouvelle et qu’on y avait déjà répondu.

Ce député du huitième parlement a également déclaré que les accusations indiquaient qui se cachait derrière des accusations anonymes de ce type dans le passé, et il a ajouté :  « Je n’ai pas porté plainte contre ces sites et je n’ai pas l’intention de le faire mais je vais le faire contre Monsieur Rahimi pour que la justice enquête sur le problème. »

Khabar Online, site proche du président du parlement Ali Laridjani, s’est aussi jeté dans la bataille ; dans un éditorial, il a écrit qu’aucun portrait d’Ahmadinejad n’avait été distribué aux personnes qui défilaient pour commémorer l’anniversaire de la révolution islamique du 11 février 1979. Il a confirmé que la raison de l’absence de placard était que « ceux qui défilaient ne voulaient pas en porter. »

Bien sûr, ce n’est pas la première attaque/contre-attaque verbale entre alliés et  opposants à Ahmadinejad ; chaque côté a déjà publié des « documents » pour prouver la corruption de l’autre. Mais maintenant que le parlement a réussi à convoquer Ahmadinejad, ses alliés ont concentré leurs attaques sur les principalistes à l’intérieur du parlement.

Peu après que le parlement ait voté la convocation d’Ahmadinejad, un site proche du président a écrit qu’il fallait s’attendre à un « exposé historique d’Ahamadinejad. »

Un autre site pro-Ahmadinejad a traité les députés de « voleurs, corrompus et hypocrites dans la maison du peuple » et a ajouté que le président ferait des révélations durant sa comparution devant le parlement.

A rattacher à la déclaration du ministre de l’énergie, Parviz Fatah, qui a annoncé que les gens comprenaient, d’après le visage des officiels, si les statistiques qu’ils fournissaient étaient réelles ou imaginaires.

Commentant les élections parlementaires du 2 mars, un membre dirigeant du comité central du parti de la coalition islamique, Assadollah Badamtchian, a déclaré que les gens qui obéissaient a guide suprême devaient être élus à l’assemblée nationale. Les principalistes se sont rassemblés autour des religieux Mahdavi Kani et Mesbah-Yazdi pour créer l’unité durant les élections législatives. Ces remarques sont faites alors que le Jehhe Paidari (Front en avant toutes) a récemment annoncé qu’il présenterait sa propre liste, distincte de celle des principalistes réunis derrière le Jebhe Motahed Ossoulgarayan (front uni des conservateurs). Le front en avant toutes a annoncé que sa liste de candidats attendait la confirmation de l’ayatollah conservateur Mesbah-Yazdi.

Source :  http://www.roozonline.com/english/news3/newsitem/archive/2012/february/14/article/people-now-know-which-statistics-are-real-and-which-fictitious.html

samedi 30 avril 2011

Interview avec l’hodjatoleslam Djafar Shojouni - Nooshabeh Amiri – 26 avril 2011


Ahmadinejad subira le même sort que Bani-Sadr

L’hojatoleslam Djafar Shojouni, secrétaire de l’organisation des imams du vendredi de Téhéran ne rejette pas l’allégation d Ahmadinejad qui aurait vu un halo de lumière entourer sa tête mais rejette clairement la présence de Mashaï à ses côtés. Ce membre du parti conservateur Hezbe Motalefe Islami (parti de la coalition islamique) et de Jame Rohanyat Mobarez (Association des religieux combattants) m’a dit que le parlement doit traduire dans la loi le contrôle absolu du guide suprême sur les ministères des affaires étrangères et du renseignement. Il a averti que plusieurs individus tentaient d’avoir des « taupes » dans ces deux ministères pour promouvoir leurs intérêts. Finalement, il croit qu’Ahmadinejad subira le même sort que le premier president de la république islamique, Bani-Sadr, invalidé et contraint de fuir en France pour s’être affronté au guide suprême de l’époque, nul autre que l’ayatollah Khomeiny en personne. Voici quelques extraits de cette interview :

Rooz : Bonjour Monsieur. Que pensez-vous du décret sur Monsieur Moslehi, ministre du renseignement ?
Le guide doit avoir la maîtrise complète de deux ministères de ce pays, les affaires étrangères et le renseignement.

Pourquoi ?
Parce que ce sont des postes clés. Si ce n’est déjà fait, il est de la responsabilité du parlement de l’inscrire dans la loi.

Pourquoi ?
Parce que certains veulent se mêler des affaires étrangères et du travail de renseignement. Ou, comme on le dit, ils veulent avoir une taupe dans ces deux ministères, c’est-à-dire des espions pour promouvoir leurs intérêts.

Qui sont-ils ?
Il y a des groupes et des partis. Ce sont des malades.

Qui par exemple ?
N’importe qui. Par exemple, dans le cas du ministère du renseignement, on dit que le chef de cabinet voudrait que monsieur Abdollahi soit nommé.

Quel chef de cabinet ?
Mashaï. Un autre exemple, dans ma province, le Guilan, moi-même, l’imam du vendredi, tous les parlementaires et les responsables des administrations, nous voulions quelqu’un de qualifié comme le général Ghorbanzadeh comme gouverneur général de Rasht. J’ai écrit une lettre à cet effet qu président et à son chef de cabinet pour leur dire ce que voulait le peuple. En fin de compte, Monsieur Mashaï a imposé un homme de la province du Mazandaran dans notre province du Guilan et aucun de nous n’en est satisfait. J’ignore où le gouverneur précédent, Monsieur Ghahremani a été envoyé, au Koweit ou en Italie.

Pourquoi a-t-il fait ça ? Cela peut créer une crise ?
L’ambition Madame. La seule personne que j’ai vue accéder au pouvoir sans cesser d’être lui-même est l’imam Khomeiny. Tous les autres, dès qu’ils sont arrivés au pouvoir perdent la tête et commencent à pratiquer le népotisme, à avoir trop d’influence sur tout, etc… Suivant Nahdjol Balaghe, l’imam Ali a identifié quatre actions qui ont un résultat négatif : faire du mal, voler les musulmans, le népotisme et la corruption.

Mais beaucoup pratiquent ces quatre actions.
Oui, et c’est la faiblesse du régime. Notre révolution en est infestée.

Vraiment ?
Oui.  Regardez ce qui se passe dans les banques : certains obtiennent des prêts de 400 millions de tomans (environ 400.000 USD) tandis que vous et moi ne peuvent même pas obtenir 500.000 tomas (environ 500 USD)

Mais on le justifie en disant que vous avez des terres, du bétail, etc
Oui. Ils disent que mon fils a exporté 800 millions d’euros quand en fait, il n’a pas un centime.

800 millions d’euros ?
Oui, et on dit que j’ai 740 millions de dollars à Londres !

740 millions de dollars ?
Oui. Ce Monsieur Nourizadeh qui parle à certaines radios dit que je ne peux même pas me rendre en Syrie, alors Londres ! Pour avoir autant d’argent.

Je vois.
Depuis que je suis jeune, j’ai toujours dit la vérité et j’en ai assume les consequences.

Mais pourquoi dit-on cela de vous ? Pourquoi ne s’entendent-ils pas avec vous ? Pourquoi avoir créé d’autres organisations de prières en parallèle de la vôtre ? Et qui l’a fait ?
A cause de l’ambition, de l’argent, de la nourriture. Ce ne sont pas des imams du vendredi, Madame. Ils portent des vêtements volés. Je fait cela depuis des années et personne ne m’a jamais donné mille tomans (un dollar) mais ces gens veulent recevoir de l’argent. Des espions leur donnent de l’argent, des traîtres leur donnent de l’argent. 

Vous voulez dire Mashaï ?
Oui. On leur donne de l’argent tant de l’intérieur que de l’extérieur du pays. Il fut un temps où l’on disait que les Britanniques achetaient les religieux pour qu’ils récitent des prières tous les jours et qu’ils maudissent cette vie pour créer des fractures entre les chiites et les sunnites. Madame, l’argent des ennemis est dépensé de mille manières différentes.

Certains portent Monsieur Ahmadinejad à de telles hauteurs que c’est le résultat, ne pensez-vous pas ? Il a cessé d’écouter qui que ce soit. Tout de sujet apocalyptique, le halo….
Oui, chacun de ces problèmes doit être discuté. Par exemple, on ne peut pas dire que le halo était un mensonge. Et on ne peut pas dire que cela soit totalement correct. Je ne crois pas que Monsieur Ahmadinejad s’oppose au guide.

Mais à ce jour, il n’a toujours pas invité Monsieur Moslehi au conseil des ministres. Est-ce bien d’ignorer l’ordre du guide ?
J’espère qu’il va l’inviter. Hier, notre guide a dit que le gouvernement devait servir mais qu’il continuerait à publier des directives s’il sentait que c’était nécessaire. Mais si quiconque, Ahmadinejad ou d’autres, ne respecte pas les directives du guide, alors ils subiront le même sort que Bani-Sadr, les hypocrites (référence à l’organisation des Modjaheddines du peuple), Shariatmadari, Montazéri et d’autres. Nous respectons Monsieur Ahmadinejad mais nous refusons son obstination et son attitude dans le cas Mashaï. Nous, et les ayatollahs les plus anciens, les religieux, etc.. l’avons déjà dit ; nous en avons même parlé à Monsieur Mashaï lui-même. Les membres de Jame’ Voaz (L’organisme des imams du vendredi) sont assez stupides pour dire qu’on ne peut aimer Ahmadinejad sans Mashaï et en même temps prétendre obéir au guide et rejeter Mesbah Yazdi. C’est parce que  Yazdi a rejeté les paroles de Mashaï le traitant d’étranger. Le général Firouzabadi a dit que les remarques de Mashaï appartiennent aux coquins. D’autres ont également dit qu’ils semaient la discorde. Regardez, nous avons un ministre des affaires étrangères mais ils vont voir le roi de Jordanie. Quiconque s’assied avec le roi de Jordanie est soit illettré, soit stupide ou bien s’est un traître.

Vous avez probablement entendu dire que Monsieur Ahamadinejad a fait contacter les Etats-Unis. Pour ce faire, il a besoin de contrôler les affaires étrangères et de l’appareil du renseignement. Ainsi il peut faire face qu guide. C’est pourquoi on dit que la prochaine sédition (terme utilisé par les dirigeants iraniens pour désigner le mouvement Vert et ceux qui ont  contesté les élections présidentielles de juin 2009) sera encore plus importante que la dernière.
Ce n’est pas ce que je dis. Je dis que quiconque tente d’affronter le guide, la constitution, etc, fait face à l’imam Khomeiny et prépare sa propre chute. Je n’accuserai personne, mais les gens deviennent arrogants et quand ils arrivent au pouvoir, ils font des erreurs ou commettent des meurtres au nom du ministère du renseignement et discréditent le régime, comme cela s’est produit sous la présidence de Khatami. Je crois ce que le guide a dit hier, l’administration sert le peuple mais elle a également des petits problèmes qu’il faut résoudre.

Et s’ils ne sont pas résolus ?
Il subira le même sort que les autres.

Source : http://www.roozonline.com/english/news3/newsitem/archive/2011/april/26/article/ahmadinejad-to-have-same-fate-as-bani-sadr.html

mardi 26 avril 2011

Cacophonie à la tête de l’Etat iranien: Ahmadinejad contre Khamenei


Mais où est passé Mahmoud Ahmadinejad ? 

Plus d’une semaine après le limogeage surprise de Heydar Moslehi, le ministre de l’information, suivi par l’annulation du décret présidentiel sur l’ordre direct d’Ali Khamenei, le président est absent. Le président boude. Le président n’a même pas pris part au conseil des ministres du dimanche qui a été tenu en présence de Moslehi et sous la direction du premier vice-président Rahimi. Fait exceptionnel, Ahmadinejad n’a pas honoré ses fonctions exécutives et ne s’est même pas rendu à la présidence, avenue Pasteur, depuis plus d’une semaine ! 

Ce président tant controversé et défendu bec et ongles par le camp ultra-conservateur, ce président imposé après tant de violence et d’injustice, ce président pour qui Khamenei s’est personnellement investi depuis 6 ans en descendant littéralement dans l’arène perdant ainsi toute légitimité et tout soupçon d'impartialité, ce président refuse tout simplement d’obéir aux ordres du sacro-saint guide la révolution !

Certains sites d’information affirment que la réaction d’Ahmadinejad s’inscrit dans le cadre d’un rapport de force en vue des élections législatives du Mars 2012. Il souhaiterait positionner ses hommes et en particulier Esfandiar Rahim-Mashaï, son ex-directeur de cabinet honni des cercles ultra-conservateurs pro-Khamenei. Ce clan-là, formerait une nouvelle vague de "sédition", une véritable "déviation" par rapport à la ligne du guide, pour reprendre le vocabulaire communément utilisé par le quotidien Kayhan et d’autres publications similaires. Rahim-Mashaï serait leur tête de file pour les prochaines élections législatives et présidentielles.  

Des personnalités telles que Ali Larijani, le président du Parlement et Mohammad Reza Mahdavi Kani, le tout nouveau chef du Conseil de discernement, ont semble-t-il essayé de jouer les médiateurs, sans succès. Selon les dernières informations (à prendre au conditionnel, tant la situation parait volatile et les "sources" divergentes), Ahmadinejad aurait rencontré Khamanei hier soir et exigerait à présent : 1) la nomination de Rahim-Mashaï au poste du premier vice-président, 2) le limogeage de Saïd Jalili, le chef du Conseil Suprême de la Sécurité Nationale et 3) le départ de Heydar Moslehi du ministère de l’Information. 

Ahmadinejad, certain du fait que Khamenei n’oserait jamais se désolidariser définitivement de lui sans perdre toute crédibilité et sans prendre le risque de faire imploser le régime, serait en train de faire monter les enchères pour un meilleur partage des pouvoirs et pour imposer ses hommes clés tel que Rahim-Mashaï.

Quelque-soit l’issue de cette crise inédite, le déballage public de cette cacophonie à la tête de l’Etat témoigne de l’exacerbation des tensions  entre les alliés ultra-conservateurs de 2009 susceptible d’accélérer la désintégration du régime.  

lundi 3 janvier 2011

Transcription traduite des vidéos de Mohtashamipour sur le trucage des élections

Première vidéo:

Pourquoi la participation à ces élections a été très élevée ? D’une part, en raison de la candidature de l’estimé Mir-Hossein Moussavi ; on se souvenait de son excellent travail pendant les 8 ans où il a été aux affaires et à la défense à l’époque où l’imam Khomeiny était en vie ; d’autre part, en raison de la formation d’un comité de protection du vote populaire durant la période ci-dessus mentionnée, ce qui a suscité la confiance du peuple et sa participation directe et pour influencer le sort politique de la nation.

Malheureusement, les administrateurs, le ministre de l’intérieur et d’autres personnes influentes ont prétendu que le vainqueur des élections était quelqu’un d’autre, renversant ainsi complètement la situation et plaçant par la force l’injustice et la vulgarité au dessus des droits du peuple. Le gagnant, Mr. Ahmadinedjad lui-même, commença à célébrer sa victoire dans la joie place Vali-Asr tandis qu’un nuage de tristesse laissait tomber sa poussière sur le visage de tout le peuple d’Iran, dans chaque ville, dans chaque village à l’annonce de cet évènement tellement incroyable….Cette poussière repose toujours sur les visages et ces messieurs continuent de se réjouir.

Ce qui s’est passé ce jour-là place Vali-Asr, les insultes proférées par le président en place à l’encontre de son peuple sont sans précédent dans l’histoire ; aucun chef d’état, roi ou président n’a ainsi insulté son peuple. Et le peuple a défilé pacifiquement le lendemain, se rassemblant place de la liberté (Azadi) qui avait été traité de poussière et d’ordure.

Ils ont attaqué l’université et le campus, ils ont traîné nos frères et sœurs étudiants dans le sang et le sable.

Maintenant, je vous vous faire part d’un rapport basé sur une réunion organisée par le conseil des gardiens.

Puis apparaissent en vert, les noms et la date de la conférence :

Etaient présents a la conférence du mardi 26 Khordad 1388 (16 juin 2009) :
Mr. Gholam-Hossein Karbaaschi: représentant Monsieur Karroubi
Mr. Danesh Djafari : représentant Monsieur Mohsen Rezaï
Mr. Abbass Akhoundi et Mr. Ali Owsat-Hashemi: du comité de protection de l’électorat de Mir-Hossein Moussavi

Pendant cette conférence, le porte-parole du conseil des gardiens a annoncé que les élections avaient bien eu lieu et que la participation avait été massive. La loi stipule que, si un candidat ou le peuple veulent porter plainte, ils doivent constituer un dossier avec des preuves pour que le conseil des gardiens, qui est au-dessus des problèmes, puisse les étudier pour donner ses conclusions dans les limites du temps imparti par la loi. J’ai été le premier à parler ; bien sûr, les problèmes abordés pendant ces trois heures et demi se complétaient. Je vais maintenant vous résumer nos positions pendant la réunion et les problèmes décortiqués pour le conseil des gardiens, prouvant la nullité de ces élections.

Deuxième vidéo:

La question de la preuve ne peut être posée que lors d’élections dans des conditions générales excluant les possibilités de fraude ; or ces élections ne répondaient pas à ces conditions. C’est donc le moment de discuter la preuve des fraudes. Mais si elles ont lieu en dehors du cadre légal et qu’elles sont fondamentalement nulles et sans objet, alors il n’a y pas lieu de parler de preuve.

Mr. Kadkhodai, membre du conseil des gardiens, il y a eu des violations lors de ces élections, ce qui leur retire toute signification ; elles ne répondent ni à la signification ni à la définition d’elections.

La première violation vient du conseil des gardiens et le coupable en est le superviseur, le porte-parole du conseil des gardiens, Mr. Kadkhodai (sa photo apparaît sur l’écran à côté de Mohtashamipour). Vous, monsieur, êtes venu et avez posé une question formelle et y avez répondu ; donc, ceux qui posent la question et y répondent sont les membres du conseil des gardiens.

Dans la question et la réponse, on évoquait des problèmes. Premièrement, vous avez demandé si le représentant du conseil municipal, là où il y avait des conseils municipaux, avaient besoin de la confirmation du conseil des gardiens. Puis vous avez répondu par l’affirmative, que les qualifications de cette personne devaient être confirmées par le conseil des gardiens. Ceci contredit ce que la loi stipule : plusieurs personnes sont membres du conseil exécutif de droit : un membre du bureau de l’enregistrement, le procureur de la région, et un membre du conseil municipal élu par le conseil. Le conseil des gardiens n’a également pas le droit de confirmer les qualifications du procureur ou du directeur du bureau de l’enregistrement, pas plus que celui de venir dire qu’il doit confirmer les qualifications du membre du conseil municipal. Est-ce que les membres du conseil municipal, vos représentants, les confirment pour vous ? La loi stipule que le conseil exécutif doit être composé de membres de confiance du quartier et des personnes ci-dessus mentionnées. Cette personne n’a pas à être confirmée par vous puisqu’elle fait partie du conseil municipal et que le peuple a voté pour elle. Qui pensez-vous être pour qualifier ou disqualifier des personnes en qui le peuple a confiance et pour lesquelles il a voté ? Vous n’avez pas le droit de le faire.

Et connaissez-vous la philosophie [il veut dire la théorie mais il utilise le mot philosophie] cachée derrière votre besoin de confirmer les qualifications des membres du conseil municipal ? Je peux vous en expliquer la philosophie après que vous n’ayez pas « invité » les représentants des candidats, conseil des gardiens et Mr. Kadkhodaï.

Le deuxième problème contenu dans cette question et la réponse que vous lui avez apportée concerne l’invitation par le gouverneur des représentants des candidats et leur présence. Vous avez répondu par la négative et que les représentants des candidats ne peuvent être invités que le jour des élections. Suivant la loi et le règlement des élections présidentielles ratifiés par le gouvernement, depuis le 1er Khordad, les représentants des candidats auraient du être invités à participer au comité exécutif. Pourquoi avez-vous refusé ? Le ministère de l’intérieur a envoyé votre lettre sous forme de mémo dans tout le pays et vous n’avez pas invité nos représentants.

La raison et la philosophie qui se cachent derrière, je vais vous les dire Mr. Kadkhodaei, mettre ainsi un écran a permis des irrégularités à grande échelle à l’encontre du vote du peuple. Durant les 30 dernières années, lorsque les bureaux des gouverneurs et le ministère de l’intérieur ont présenté des personnes dignes de confiance, le conseil des gardiens ne s’est jamais contenté de les accepter, il y a toujours eu des dissensions. Le conseil disqualifiait des personnes de confiance présentées par les gouverneurs. Comment se fait-il que cette année vous n’ayez disqualifié personne ? Que vous les ayez toutes acceptées ? Parce que le ministre de l’intérieur s’est rangé d’un côté, les personnes de confiance venaient du même côté et le conseil des gardiens qui était également du même côté les a acceptées, tous soutenaient le même candidat. Si les représentants des candidats avaient pu être présents, vous n’auriez jamais pu violer la loi. Vous n’auriez pas pu prendre des décisions qui ont entraîné les élections dans la situation où le peuple manifeste contre vous de telle manière. Le réseau que vous aviez tissé aurait changé, la partialité aurait été détruite et les yeux du peuple averti auraient pu examiner le conseil exécutif. Alors, pourquoi avez-vous dit qu’il vous fallait confirmer les qualifications du conseil municipal ? Parce que vous aviez peur que le conseil municipal ne soit pas berné par ce réseau, que quelqu’un ne s’oppose à vos instructions et décisions au sein du conseil exécutif et ne dévoile au peuple ce qui se tramait dans l’ombre. Et ainsi vous vouliez choisir et installer un membre du conseil municipal qui soit des vôtres. Voilà comment nous en sommes arrivés là.

C’est l’une de vos plus importantes irrégularités enracinée dans la fraude à grande échelle des élections.

Puis la vidéo de Kadkhodaï interviewé par l’IRIB est coupée lorsqu’il dit : « C’est fini le dossier a reçu la confirmation du conseil des gardiens et personne d’autre ne peut enquêter sur l’affaire. »

Troisième vidéo:

Dix jours avant les élections, nous avons remarqué que le ministère des communications avait décidé de couper toute connexion entre nous et notre personnel ainsi que la connexion avec la protection des votes dans tout le pays ; notre connexion avec nos représentants devait également être coupée. Nous avions prévu que nos représentants seraient présents dans tous les bureaux de vote et qu’ils nous rapporteraient toute fraude par SMS pour tenter de les empêcher. J’ai annoncé, lors d’une conférence de presse basée sur les informations reçues du ministère de l’intérieur, qu’ils avaient l’intention de déconnecter tous les ordinateurs et les connexions SMS le jour et le lendemain des élections, ce qui posait problème. Le lendemain, les deux ministères de l’intérieur et des communications ont nié, prétendant qu’il était totalement impossible de déconnecter ou saboter ce système. Mais le 21 Khordad et la veille des élections, nous avons remarqué que tout notre système SMS était coupé. A 23h00 le vendredi 21 Khordad, nos connexions SMS privées étaient également coupées. Donc, notre connexion avec le pays tout entier était bien coupée. Ceci constitue une violation claire et à grande échelle et une fraude à tous les niveaux des élections.

Nous avons alors tiré la sonnette d’alarme et, le 22 Khordad, nous avons écrit au ministre de l’intérieur et pris la mesure de la fraude et des violations qu’ils avaient eux-mêmes commises et que le gouvernement avait commises par intention.

Troisième irrégularité : La loi stipule et notre représentant auprès du conseil des gardiens avait obtenu cet accord : une heure avant l’ouverture du scrutin, les représentants des candidats viennent superviser l’inspection des urnes, s’assurer qu’elles soient bien vides et qu’elles soient correctement scellées. Ceci se rapporte également à l’accord intervenu entre notre représentant et le conseil des gardiens. Nous avons donc demandé à tous nos représentants d’être présents une heure avant et de superviser le scellement des urnes.

Ils ont expulsé nos représentants, loin des urnes. Qu’y avait-il dans ces urnes, messieurs les membres du conseil des gardiens et monsieur le ministre de l’intérieur pour que vous n’ayez pas le courage de laisser les représentants de nos candidats de le voir par eux-mêmes, comment ont-elles été scellées ? Pourquoi expulser ces personnes à vous présentées des bureaux de vote et des mosquées ? Puis de leur interdire d’entrer ? C’est un énorme point d’interrogation pour le conseil des gardiens et qui n’a pas reçu de réponse. Il en va de même pour le ministère de l’intérieur qui n’a pas non plus de réponse à fournir.

L’autre problème, lié à celui-ci est celui de la direction de l’évaluation [vu ce qui suit, je pense qu’il veut dire scrutin] Ce problème a été documenté dans les lettres envoyées au conseil des gardiens et au ministre de l’intérieur avant les élections. Se basant sur les informations disponibles, le ministère de l’intérieur a édité 59.600.000 bulletins de votes alors qu’il avait annoncé 46.200.000 électeurs. Ce qui veut dire qu’il y a eu plus de 13 millions de bulletins en surplus. Et cependant, le jour des élections, il y a eu pénurie de bulletins dans de nombreux bureaux de vote. En Azerbaïdjan occidental par exemple, le ministère de l’intérieur a envoyé 2.650.000 bulletins alors qu’il y a 2.400.000 électeurs. Même si tous les électeurs avaient voté, il y aurait eu besoin de 2.400.000 bulletins. Le ministère de l’intérieur a donc envoyé 2.500 bulletins de plus que d’électeurs dans cette province.

Et malgré cela, 50 bureaux de vote, dont les numéros et les estimations sont disponibles, de la ville de Tabriz n’avaient pas reçu les bulletins. Et il y avait beaucoup de monde aux bureaux de vote sans bulletins de vote. Les bureaux avaient ouvert à 08h00 et à 10h00 d’un seul coup, on annonce qu’il n’y a plus de bulletins de vote. Où sont-ils partis ? Et les gens ont attendu jusqu’à 17h00 derrière les portes pour voter et il n’y avait toujours pas de bulletins.

Alors, en raison des pressions endurées, le ministère de l’intérieur envoya quelques bulletins qui ne durèrent qu’un moment puis de nouveau la pénurie. Et c’est ainsi qu’un grand nombre d’électeurs de Tabriz et d’Azerbaïdjan occidental ont été privé de vote.

A Ardebil, on l’a annoncé dès le matin : pas de bulletins de vote. A Kermanshah et dans d’autres villes, on l’a annoncé à midi : plus de bulletins de vote ; au Guilan, au Mazandaran, à Téhéran et dans d’autres villes et provinces (j’essaie de me rappeler les noms de quelques villes) il n’y avait pas de bulletins de vote. Où étaient-ils partis ? Et comment se sont-ils retrouvés dans les urnes ? De nouveau, un grand point d’interrogation : il y avait trop de bulletins de vote d’envoyés mais il y a eu pénurie dès le matin ou le midi. Je vais vous expliquer pourquoi les bulletins ont manqué si tôt dans la journée.

Quatrième vidéo:

Le prochain point est un problème de direction pendant la période des élections. Durant ces 30 dernières années, accorder une extension n’a jamais voulu dire une heure d’extension. Lors de toutes les élections précédentes, lorsqu’il y avait encore beaucoup d’électeurs en attente de vote tard dans l’après-midi, on étendait la durée du scrutin de deux heures et quelquefois à deux reprises. C’est bien la première fois que l’on ne l’étend que d’une heure. Suite aux nombreuses pressions venant de toutes parts, on a encore accordé une seconde extension d’une heure et à 21h00 pile, le scrutin a été déclaré clos. Suivant la loi, même s’il ne reste qu’une personne, on doit continuer à accepter son vote, mais ces messieurs ont fermé les bureaux de vote et expulsé ceux qui voulaient voter à 22h00. Pourquoi ?

Une explication possible : si tous les gens qui avaient attendu les bulletins du matin au soir avaient pu voter, on aurait eu peur que les votants soient plus nombreux que les électeurs, ce qui veut dire qu’il y aurait soudainement eu 50 millions de bulletins dans les urnes, et comment aurait-on pu l’expliquer ? D’où seraient venus ces 50 millions alors qu’il n’y avait que 46.200.000 électeurs ? Il n’y avait pas d’explication plausible à cela et il valait donc mieux clore le scrutin. Voilà un autre signe d’une fraude préméditée des élections.

Suit une vidéo de personnes commentant les votes et la fermeture des bureaux :
  • Le premier homme dit: « Ils ont clos le scrutin à 21h30. Je suis venu de Pirouzi [avenue de la Victoire] et tous les autres sont dans la même situation. »
  • Puis une femme : « Puis on dit que les gens s’énervent ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Ce sont eux la cause de la rébellion. »
  • Le premier homme dit : « Ils ont arrêté des gens et appelé les gardes anti-émeute »
  • Un deuxième homme dit : « Est-ce qu’il existe pire insulte au peuple ? »
  • Puis le premier homme : « Pendant combien de temps vont-ils nous garder ici ? »
  • Une deuxième femme dit : « Regardez, ils sont venus nous bastonner. »

Puis retour à Mohtashamipour.

A 16h00, Raja News, l’organe de communication présidentiel, a sorti des statistiques et des pourcentages et à minuit, le ministre et le ministère de l’intérieur ont annoncé 63% pour Ahmadinedjad, 32% pour Moussavi ainsi que le reste des pourcentages. Comment ont-ils trouvé ces chiffres ?

A 23h00, l’agence Fars News, avant même le début du comptage des voix, a annoncé la victoire de Mr. Ahmadinedjad avec le pourcentage ci-dessus mentionné. Cela veut-il dire que la fraude n’a pas commencé dans les urnes mais a été organisée bien à l’avance ? Ces élections sont donc nulles et non avenues par essence.

Une autre irrégularité : la loi stipule que les représentants des candidats doivent être présent depuis les urnes, jusqu’au comptage des voix et à l’enregistrement des résultats. Ils doivent également être présents au ministère de l’intérieur, l’endroit où sont rassemblés tous les votes du pays. Pourquoi avoir expulser nos représentants, les représentants des candidats ? Pourquoi les représentants de trois candidats, Karroubi, Rezaï et Moussavi n’ont-ils pas eu le droit d’être présents et n’ont dû qu’à leur persévérance de pouvoir rentrer ? Vous les avez alors gardés là jusqu’à 02h30 alors qu’aucun résultat n’était reçu et qu’ils voyaient à la télévision l’annonce des votes par le ministre de l’intérieur ?

La loi stipule que le premier endroit où les chiffres doivent être envoyés est le ministère de l’intérieur sous la surveillance des représentants des candidats. Alors, ces trois personnes ont écrit une lettre à Mr. Mahsouli, ministre de l’intérieur [une copie en est montrée] expliquant qu’ils étaient présents jusqu’à 02h30/03h00, qu’aucune information n’arrivait alors que la loi stipule très clairement que les résultats de tout le pays doivent y être envoyés en premier lieu, qu’ils doivent être inspectés par les représentants des candidats PUIS annoncés, et que leur présence étant sans objet, ils quittaient le ministère de l’intérieur.

Voilà les points qui ont été manipulés et nous en avons communiqués deux ou trois au conseil des gardiens.

Premièrement, le conseil des gardiens a soutenu un candidat et a donc fait fi de son impartialité. L’autorité d’inspection des élections doit être donné à un conseil des gardiens impartial et sans parti pris, par à un conseil des gardiens qui soutient l’un des candidats. Vous êtes donc illégitimes et ses élections qui auraient du avoir lieu en présence d’observateurs impartiaux sont de fait illégitimes, nulles et non avenues en raison de la présence d’observateurs de parti pris.

Cinquième vidéo:

Mr. Djannati, secrétaire général du conseil des gardiens et grand patron de ces élections est monté en chaire à la prière du vendredi et a exprimé son soutien pour Mr. Ahmadinedjad ; il l’a félicité et complimenté.

Mr. Mohammad Yazdi, l’un des membres influents du conseil des gardiens, a ouvertement exprimé son soutien à Ahmadinedjad et a dénigré les autres candidats.

Mr. Elham a prononcé un discours dans lequel il a également offert son soutien. Et d’autres membres du conseil des gardiens, au moins sept, ont soutenu Ahmadinedjad. Ces personnes manquent en fait de légitimité en tant qu’observateurs. Et des élections sans observateurs sont nulles et non avenues.

En l’absence d’observateurs impartiaux du conseil des gardiens dans un bureau de vote, les élections ne peuvent avoir lieu. Et sans observateurs impartiaux, les élections sont nulles et non avenues.

Et maintenant, la suite de ces observations. Etant donné que le conseil des gardiens n’a pas su prouver son impartialité, qu’il a soutenu un seul candidat, que ce soutien de la part de plusieurs membres du conseil a été prouvé, le conseil des gardiens ne peut donc confirmer ou infirmer les résultats de 10èmes élections présidentielles (Il répète le même concept sous différentes formes en quelques phrases, en insistant dessus)

Suit une vidéo de Khamenei disant :
  • D’après la loi, la structure de nos élections présidentielles ne permet aucune fraude. Ceux qui sont impliqués dans le processus et ont à connaître du processus électoral en sont garants, même en cas d’une différence de 11 millions. Si la différence entre deux scrutins était de 100.000, 500.000 ou un million de votes, alors on pourrait dire qu’il y a eu tricherie, qu’on a changé des choses, mais comment tricher sur 11 millions de votes ?


Retour à Mohtashamipour :

Notre suggestion pendant la réunion a été la suivante : Former une commission d’enquête pour sortir de ce bourbier. Cette commission devait s’intéresser aux 15 ou 16 points que nous avons mentionnés, dont l’un est l’impartialité du conseil des gardiens qui doit être examinée. Elle devait aussi s’intéresser au fait que les membres du conseil des gardiens ont agi frauduleusement, soutenant un candidat et s’opposant aux autres et que ce fait en lui-même est suffisant pour annuler les élections. Ce serait une preuve pour nous.

La commission d’enquête devrait être composée comme suit :
  • Chacun des Marjas de Qom aurait un représentant
  • Chacun des candidats à l’élection présidentielle aurait un représentant
  • Un représentant du conseil des gardiens ; ce représentant doit n’avoir jamais dénigré un seul candidat et son impartialité doit être prouvée
  • Une personne du ministère de l’intérieur qui réponde aux mêmes critères.
  • Un juriste renommé, professeur à l’université, présenté par le barreau.
  • Le responsable de la justice
  • Le responsable national des enquêtes
  • Le procureur général

Ce groupe formerait la commission d’enquête et instruirait les évidents cas de fraude commis et les raisons de l’annulation des 10èmes élections présidentielles. Toutes leurs conclusions devraient être communiquées au peuple et au guide suprême. Ainsi cette commission d’enquête renouvellerait l’intérêt du peuple pour les élections et le peuple pourrait faire parvenir à la commission ses points de vue et suggestions pour l’organisation des futures élections.

Telle était notre recommandation pratique à la session d’hier du conseil des gardiens (mardi 27 khordad 1388) qui devait être examinée en session publique du conseil des gardiens pour que leur opinion soit connue de tous.

Liens vers la vidéo originale : YouTube: http://bit.ly/gBgkuJ 
Vimeo: http://bit.ly/fvTGcg

Source: http://greenrevolutioniran.blogspot.com/2010/12/blog-post_7248.html


L