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dimanche 27 juillet 2014

Lettre de prisonniers politiques s'opposant à l'exil de leurs camarades

Chers Iraniens épris de liberté,

On admet habituellement et c’est ce que dit la loi : une peine doit être personnelle et ne doit pas s’appliquer aux membres de la famille. Et pourtant, la république islamique exile les prisonniers politiques et punit ainsi les familles de ces prisonniers. L’exil, en lui-même, est un châtiment sévère et doit être décidé par un tribunal.

L’article 168 de la constitution a reconnu aux prisonniers politiques des droits sur leurs conditions de détention ; incarcérer des prisonniers politiques avec des prisonniers de droit commun est contraire à la loi et à la morale. Suivant leur politique de ségrégation des prisonniers suivant leurs crimes et après l’attaque de la section politique 350 de la prison d’Evine (Jeudi Noir) les autorités viennent de déporter beaucoup de prisonniers politiques dans différentes villes du pays comme Mashhad, Tabriz, Nideh, Borazdjan et d’autres encore que nous ne connaissons pas. Ces prisonniers sont actuellement incarcérés avec ceux de droit commun.

Quelques-uns de ces prisonniers politiques et de conscience déportés : Arjang Davoudi - Gholamreza Ghanbari - Zia Nabavi - Mahmoud Fazli - Ayat Mehrali Beyglou – Shahram Radmehr – Behrouz Ghorbani – le docteur Latif Hassani – Shahram Tchinian – Siamak Mehr – Nategh Mahmoudi – Hassan Djavani – Mohammad Djarrahi – Ali Moezzi – Negar Haeri – Mehdi Khazali – Saïd Shahghaleh – Gholam Kalbi – Mohammad-Reza Seifzadeh – Ali-Asghar Mahmoudian – Hassan Tarlani – Mohammad-Ali Gholizadeh – Farzad Mardani – Reza Mollahzadeh et beaucoup d’autres

Apparemment, le but du régime est de casser l’unité et la force des prisonniers et de les torturer eux et leurs familles en les emprisonnant en exil. 
Comme vous le savez, ces déplacements font peser un lourd fardeau sur les épaules des familles de prisonniers, ils ont même causé des morts : des membres de la famille de Shahram Ahmadi et la mère et l’épouse d’Hamid-Reza Aref dans des accidents de la route en revenant de visite.

D’après notre expérience, nous prévoyons d’autres menaces pour les prisonniers exilés mélangés à ceux de droit commun :

1. L’accès aux drogues et le risque d’addiction

2. Les risques de problèmes psychologiques dus à l’insécurité régnant parmi les prisonniers de droit commun

3. Des risques pour la santé à cause de l’hygiène insuffisante et la présence de diverses maladies comme le SIDA ou les hépatites

4. La probabilité de manque de respect et de bagarres entre les prisonniers de droit commun dans les cellules et les salles de réunion

Donc, nous, signataires de cette déclaration, condamnons les déportations illégales des prisonniers politiques par le régime et demandons aux organisations internationales de défense des droits humains et au grand peuple d’Iran de presser le gouvernement d’arrêter ces déportations, les châtiments durs infligés aux familles et la torture des prisonniers politiques.

Signé :

Reza Akbari-Monfared
Mohammad Amir-Khizi
Asghar Ghotan
Khaled Hardani
Afshine Heyratian
Saleh Kohandel
Mohammad-Ali Mansouri
Ali Salan-Pour
Reza Shahabi
Sharokh Zamani

Source : https://hra-news.org/en/statements/political-prisoners-condemn-illegal-deportations

dimanche 19 janvier 2014

Lettre de soutien à Ahmad Daneshpour-Moghadam

« Ahmad Daneshpour-Moghadam est l’un de nos codétenus; il souffre d’une maladie dévastatrice appelée colite ulcéreuse. Son état de santé s’est gravement détérioré durant ces quatre dernières années à cause de la négligence des fonctionnaires pénitentiaires. Ne serait-ce que pendant la seconde moitié de 2013, les autorités et l’opinion publique ont été avertis de la situation sanitaire et des problèmes que rencontrent les prisonniers du bloc 350 à de nombreuses reprises. Et ceci inclut l’état de santé d’Ahmad Daneshpour-Moghadam. Ceux qui se rappellent à quoi il ressemblait quand il est entré en prison comprennent combien il a changé et à quel point sa santé s’est détériorée par rapport à ne serait-ce qu’il y a deux mois. Il a perdu plus de 40 kilos en un an ce qui est un des points pour justifier cette plainte. Les médecins de la prison, le dispensaire de la prison ou les hôpitaux où Ahmad a été admis confirment tous qu’il souffre de colite ulcéreuse, une maladie dévastatrice qui affecte le système gastro-entérique. D’autre part, les médicaments qui traitent cette maladie font perdre l’appétit, et la piètre qualité de la nourriture en prison n’aide pas non plus. Tout cela a produit sur Ahmad des hémorragies stomacales, de la constipation et des hémorroïdes graves. Tout ce qui précède a produit un tel stress que son système nerveux s’est gravement détérioré et que son cycle du sommeil et totalement perturbé. Récemment, il est tombé et s’est blessé au menton à cause d’une grave perte d’équilibre. Après son hospitalisation à Tajrish-Shoada et en dépit de son état critique, il est sorti de l’hôpital en raison des règles compliquées et sévères qui encadrent l’accueil et le traitement des prisonniers politiques. 

Nous soussignés, codétenus d’Ahmad Daneshpour-Moghadam, attestons de son état de santé critique qui pourrait conduire à son décès. Nous exhortons les autorités à prêter attention à l’état de santé grave d’Ahmad et à lui fournir le traitement médical approprié.

Reza Shahabi 
Saïd Matinepour
Fereydoun Seyedi-Rad
Yashar Daralshafa
Saïd Haeri
Soroush Sabet
Omid Zareïnejad
Farshid Fathi
Alireza Seyedian
Ibrahim Firouzi
Ali Rezaï
Reza Taghi-Pour
Arash Moghadam
Gholamreza Khosravi
Hani Yazerlou
Asghar Ghatan
Mohammad Sayemi
Madjid Assadi
Hassan Sadeghi
Assadollah Hadi
Reza Akbari-Monfares
Assadollah Assadi
Abolghassem Fouladvant
Seyyed Hamed Houriaband
Abbas Omidi
Reza Samiei-Monfared
Behzad Abbassu
Gholam-Reza Hosseini
Madjid Mohammadi Moein
Mohammad-Mehdi Sadjedi-Far
Omid Shah-Moradi Sanandaj
Mohammad Rezaï

Source : https://hra-news.org/en/collective-testimony-political-prisoners-ahmad-daneshpour#more-8938

dimanche 18 décembre 2011

Lettre du Blogger Hossein Ronaghi Maleki au procureur général pour annoncer sa grève de la faim


A Monsieur Djafari Dowlatabadi, procureur général de Téhéran, mes salutations et mes respects 

Je suis Seyyed Hossein Ronaghi Maleki, fils de Seyyed Ahmad, né le 5 juillet 1985. Dans le passé, j’ai informé votre excellence dans plusieurs courriers de différents problèmes, mes problèmes rénaux, les procédures d’interrogatoires et l’énoncé des verdicts, l’absence de défenseurs lors du verdict en première instance, la situation de la prison et des prisonniers affligés de diverses maladies, le flou du statut des prisonniers et la pression accrue sur les prisonniers et leurs familles, les arrestations, l’emprisonnement à l’isolement et les lois de ce pays qui ne sont pas respectées ni mises en place.

Aujourd’hui, n’ayant vu aucune solution mise en œuvre pour résoudre ces problèmes, j’ai décidé de poursuivre mes protestations différemment.

Monsieur le procureur, 

A la veille du début de ma deuxième année d’incarcération (12 décembre 2009), pour protester contre le refus de m’accorder une liberté provisoire pour raisons médicales pour que je puisse me soigner les reins, contre le refus d’accorder une liberté provisoire pour raisons médicales à des prisonniers qui en ont besoin comme le docteur Maasoum Fardis, contre les arrestations et les pressions sur les militants des droits humains comme Rojine Mohammadi, contre la situation déplorable des familles des prisonniers politiques et pour soutenir le syndicaliste Reza Shahabi qui fait une grève de la faim pour protester comme le flou de son statut en prison et enfin pour protester contre les violations généralisées des droits humains des prisonniers politiques, j’ai commencé une grève de la faim au soir du vendredi 9 décembre 2011.

Monsieur le procureur, 

J’ai gardé le silence deux ans en prison, mais aujourd’hui, devant mon état de santé dramatique, devant la santé précaire de Reza Sahabi, du docteur Maasoum Fardis et d’autres prisonniers politiques, je me dois de vous dire que nous ne devrions plus rester coi devant la situation déplorable des prisonniers et la violation de leurs droits humains.

En tout cas, ma santé court un grand risque en raison des mauvaises conditions carcérales et de mon incarcération même. Je vais donc maintenant avoir recours à la grève de la faim qui est la seule option offerte aux prisonniers politiques pour faire respecter leurs droits.

Je vous informe donc, vous et tous les autres, que c’est la méthode que j’ai choisie pour protester contre la situation décrite ci-dessus et pour vous informer, vous et tous les autres, des conditions déplorables des prisonniers politiques ; je vous informe en sus que je suis prêt à en payer le prix.

Même  si ce prix, c’est ma vie.

Je vous prie de croire, Monsieur le procureur général, à mes salutations respectueuses.
Seyyed Hossein Ronaghi Maleki, le 12 décembre 2011, prison d’Evine, bloc 350

Source: http://www.rahana.org/archives/46566