jeudi 25 décembre 2014

Les Modérés et le Chemin vers le prochain Parlement – Issa Saharkhiz – 6 décembre 2014

Alors que les principaux partis politiques, que les religieux les plus en vue n’ont encore rien fait pour les prochaines élections législatives en Iran, sauf les nouveaux partis qui visent des sièges de modérés au parlement qui compte 290 sièges, les rapports indiquent que le peu de députés critiques restant ne seront pas réélus.

Il y aurait de larges disqualifications pour les candidats au prochain parlement ainsi qu’une surveillance et un contrôle illimité par des organismes mis en place. En fait, la peur d’une telle surveillance est telle qu’on suspecte le conseil des gardiens de vouloir reproduire ce qu’il avait fait lors des élections à la septième législature en 2004 ; la plupart des députés réformateurs et indépendants avaient organisé un sit-in contre les agissements illégaux du conseil.

En 2004, 139 députés avaient fait une grève de la faim et avaient fini par démissionner pour protester contre la disqualification de 3.500 candidats, plus de la moitié d’un total de 4.679, à la septième législature. Beaucoup se souviennent encore du résultat de la réunion organisée entre le président de la république, de celui du parlement et du guide suprême pour résoudre le problème.

11 ans sont passés depuis ce sit-in mais beaucoup de ces députés sont toujours en prison ; en ce qui concerne les dirigeants de cette époque, le président de la république Mohammad Khatami est aujourd’hui interdit de sortie du territoire, les photos sont toujours interdites, et le président du parlement Mehdi Karroubi est toujours assigné à domicile.

Lors de cette réunion fatidique, après des mises en garde répétées du chef de la justice et de la majorité des réformateurs demandant l’ajournement d’élections illégales, on avait promis au dernier moment que les disqualifications seraient limitées et ne concerneraient qu’une poignée de candidats réformateurs, concluant qu’il vaudrait mieux qu’ils se désistent volontairement.

Finalement, cette promesse a été jetée aux oubliettes et la plainte déposée par le secrétaire d’état à l’intérieur Mostafa Tadjzadeh contre Ahmad Djanati du conseil des gardiens a fini par le conduire en prison à l’isolement pour longtemps.

De nos jours, la majorité des députés réformateurs et indépendants de la neuvième législature ont choisi de garder le silence par peur de subir le même sort que leurs collègues il y a dix ans. Ils ont délégué la poursuite de leurs demandes sur l’élection de 2009 au député conservateur respecté Ali Motahari, qui pourrait lui aussi perdre son accréditation à cause de ses demandes de libération de Moussavi, Karroubi et Rahnavard et de son hostilité à Mahmoud Ahmadinejad, président favori de l’ayatollah Khamenei, ce qui l’a poussé à se retirer de la course à l’élection au prochain parlement.

On a entendu dire que Motahari pourrait être emprisonné, mais à cause du scandale public que cela créerait, beaucoup plus important que celui causé par l’emprisonnement du fils du vétéran religieux de la révolution Mohammad Beheshti, l’arrestation est pour l’instant en suspens.

Un rapide regard aux médias conservateurs modérés ou encore aux remarques des députés révèle que ces peurs de rejet ou d’arrestation, sont sérieuses et très répandues. Il suffit de voir la demande que Djavad Karimi-Ghodoussi, député conservateur de la faction dure, a adressé au bureau de l’assemblée : réexaminer les justificatifs de Motahari, pour non seulement l’empêcher d’être réélu, mais aussi pour le révoquer avant la fin de son mandat.

Ghodoussi, ancien commandant de la force paramilitaire bassidj qui s’est glissé au parlement avec moins de dix pour-cent des suffrages a dit à un journaliste : « J’ai dit à Monsieur Motahari qu’il recevrait une claque pour ses positions politiques et que son problème était qu’il était passé de l’école à l’université puis au parlement sans avoir pris part à la révolution ; bien qu’il vienne d’une famille martyre, il manque de vision politique. »

Cet avertissement menaçant est le signe d’un plan plus important rédigé dans un article de Jahan News : « Monsieur le Docteur Ali Motari est professeur de philosophie ; c'est un intellectuel qui a l’expérience des affaires culturelles ; maintenant qu’il est arrivé à ce poste, nous lui conseillons fraternellement de prendre ses distances avec la politique, au moins pour son père martyr à qui nous devons tant. »

L’autre côté de la médaille : les positions prises par l’extrémiste Ahmad Tavakoli. Le site web Alef, qui lui est affilié, a récemment écrit qu’il avait critiqué ceux qui se servaient des dirigeants des manifestations de l’élection de 2009 pour se débarrasser de leurs rivaux, qui pourraient être candidats à la prochaine élection législative, et appelaient à la création d’une autorité pour définir les critères de la « sédition », terme utilisé pour les dirigeants des manifestations de 2009. Il a averti ceux qui avaient le privilège de pouvoir approuver les candidatures aux élections nationales et qui pourraient s’en servir pour des vengeances personnelles.

Il est peu probable que Motahari se retire des prochaines élections législatives, même si ses rivaux accueilleraient favorablement sa décision de ne pas être candidat, car ce serait ce qui leur coûterait le moins cher.

C’est exactement l’attitude que les adversaires des réformateurs, forces extrémistes et totalitaires, défendent pour que les candidats réformateurs abandonnent volontairement leurs candidatures aux prochaines élections.

Une telle décision signifie également que l’on permet aux forces tyranniques de préparer le chemin pour l’élection de pseudo-réformateurs ou de réformateurs incompétents, groupe auquel même Ali Laridjani, actuel président du parlement est censé appartenir.

Source : http://www.roozonline.com/english/news3/newsitem/archive/2014/december/06/article/moderates-and-the-road-to-the-next-majlis.html

mercredi 24 décembre 2014

Semaine 50 pour un Iran Libre et Démocratique

Nouvelles des Prisonniers
A-Transferts
  • Ghasem Abesteh transféré de l’hôpital à Radjaï Shahr avant la fin de son traitement.
  • Djamshid Dehghani transféré de l’hôpital à Radjaï Shahr avant la fin de son traitement.
  • Djafar Eghdami transféré de l’hôpital à Radjaï Shahr avant la fin de son traitement.
  • Afshine Karampour, derviche Gonabadi, hospitalisé.
  • Khazar-Rassoul Maravat, en grève de la faim à la prison d’Ourmia, hospitalisé.
  • Ali Salanpour transféré de l’hôpital à Radjaï Shahr avant la fin de son traitement.
  • Hakimeh Shokri, féministe, transférée à la prison de Ghartchak.
  • Mohammad-Hassan Youssef-Pourseifi hospitalisé.

B-Arrestations-Incarcérations
  • Amir Amir-Gholi, militant politique, arrêté à Téhéran.
  • Assou Azizi, militant étudiant kurde, arrêté à Mahabad.
  • Djamshid Eblis, chanteur de rap, arrêté à Mahabad.
  • Neda Farsatipour, bahaïe, commence à purger sa peine de 6 mois à la prison d’Ourmia.
  • Ali Khoshnamak, militant kurde, arrêté à Mahabad.
  • Farahnaz Moghadam, bahaïe, commence à purger sa peine de 3 ans à la prison d’Ourmia.
  • Mohsen Rahmani, militant étudiant et politique, commence à purger sa peine de 7 ans à Evine.

C-Libérations
  • Seyyed Mathias-Abdolreza Ali-Haghnejad, converti au christianisme,  acquitté et libéré de Radjaï Shahr.
  • Seyyed Mahmoud Bagheri en liberté provisoire.
  • Emad Bahavar, militant étudiant et politique, libéré à la fin de sa peine.
  • Rahman Bahmani (Zia), converti au christianisme, libéré de la prison de Dezfoul.
  • Hossein Barounzadeh, converti au christianisme, libéré de la prison de Dezfoul.
  • Alireza Beheshti-Shirazi en liberté provisoire.
  • Nassour Naghipour en liberté provisoire.
  • Reza Rabani (Silas), converti au christianisme,  acquitté et libéré de Radjaï Shahr.

D-Autres Nouvelles
  • Behnam Ebrahimzadeh, syndicaliste, est en grève de la faim.
  • Amir Mirzaei-Hekmati en grève de la faim à la prison d’Evine.
  • Mohammad-Sedigh Kaboudvand reçoit le prix 2014 de l’ICHRI.
  • Mohammad-Ali Taheri est en grève de la faim.

Nouvelles de l’injustice en Iran
  • Mohammad-Reza Ali-Payam "Haloo" condamné en appel à 15 mois de prison.
  • La cour suprême réduit la peine du militant étudiant Emad Bahavar à 2 ans de prison.
  • Ebrahim Firouzi, converti au christianisme, condamné en appel à 3 ans de mise à l’épreuve, un an de prison et deux ans d’exil.
  • Une femme a été pendue à la prison d’Ourmia.
  • Une pendaison à la prison d’Evine.
  • Un homme et une femme pendus à la prison de Radjaï Shahr mercredi.
  • 2 hommes fouettés en public dans le Mazandaran.
  • 2 pendaisons à Shiraz.

Manifestations 
  • Manifestation durant le discours de Shariat-Madari à l’université de Téhéran.
  • Des soufis se rassemblent devant la prison d’Evine et le Barreau.

L’Iran à l’étranger 
  • L’Iran étend le visa de 450.000 réfugiés afghans.
  • Wael al-Halqi, premier ministre syrien, en visite à Téhéran.

L’économie en Iran 
  • $1 = 3250 tomans.

Nouvelles en vrac
  • Le représentant des sous-traitants de la cimenterie d’Ispahan licencié.

Sur le blog cette semaine


Et toujours, la liste des prisonniers politiques en Iran (en Anglais) : http://hyperactivist.info/ipr.html
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lundi 15 décembre 2014

Lettre de Rassoul Hardani après 14 ans de souffrance en prison


Rassoul Hardani a été arrêté à l’âge de 19 ans suite au détournement d’un avion des lignes intérieures ; il a passé plus de 14 ans en prison. La raison de ce détournement est le sujet d’un film du metteur en scène iranien Ebrahim Hatami-Kia : c’est la pauvreté et des conditions de vie misérables d’après les aveux des prisonniers.

Au nom de Dieu qui lui seul peut juger.

Voici ma plainte, l’histoire d’un jeune-homme pauvre.

Les yeux grands ouverts, j’ai peur et j’ai des cauchemars très pénibles. 

La rivière Karoun que j’aime tant et qui traverse ma ville, s’est changée en pierres.

Ma lamentation, faite de peines et de souffrances reflète mes blessures qui suppurent.

Mes rêves sont pleins de fer et de pierre et j’ai vraiment peur des nuits en prison.

Je vous salue, que la paix soit sur vous qui lisez la lettre de Rassoul Hardani ! Le 14 novembre 2000, mes frères Khaled et Abou-Amir, ma famille et moi, nous avons été contraints d’émigrer en détournant un avion pour pouvoir commencer une nouvelle vie dans un autre pays et mettre ainsi fin à huit ans de souffrance et de tyrannie au Khouzestan, où nous avons perdu notre père. Il faut préciser que je n’étais pas au courant du plan que je n’ai découvert que quelques minutes après le décollage de l’avion qui se rendait d’Ahvaz à Bandar-Abbas ; j’ai été choqué de voir mon frère blessé. Quand j’ai vu que mon frère saignait, j’ai perdu la tête et j’ai lutté contre les forces de sécurité, qui ont fini par m’arrêter. J’ai alors passé plusieurs mois dans les geôles du ministère du renseignement dans une situation très difficile. J’ai fini par être condamné à 22 ans de prison sans connaitre la raison d’un verdict si injuste. J’ai demandé au juge à plusieurs reprises la justification du verdict, et à chaque fois, il m’a répondu : tu comprendras quand tu auras perdu tes dents et que tu auras les cheveux blancs. Cela fait maintenant plus de 15 ans et j’ai passé la plus grande partie de ma jeunesse en prison. Mes lettres, mes demandes de libération pour raisons médicales ont été perdues ou ignorées. A chaque fois, on m’envoie vers un médecin différent qui me prescrit d’autres médicaments. Je voudrais maintenant exprimer la volonté d’être exécuté et de donner mes organes à des malades, car je ne veux pas mourir en prison comme Akbar Mohammadi ; on a refusé à sa famille de l’enterrer dans sa ville. Je voudrais mourir dans ma ville.

Je prie Dieu de mettre fin à ma vie misérable. Vous pourriez me dire de garder espoir et patience, mais même les murs épais de la prison ne supportent plus la tyrannie et la souffrance. Je suis injustement emprisonné et je dois passer de longues années dans cette situation uniquement parce que je suis le frère de Khaled et d’Abou-Amir Herdani. Je dois souligner que j’ai perdu ma jeunesse et que j’ai passé mes 15 meilleures années en prison. J’ai perdu plusieurs membres de ma famille que j’aimais tendrement pendant ces années :

  1. En 2007, les autorités ont décidé d’exécuter mon frère Khaled qui était le soutien de ses huit frères et cinq sœurs
  2. J’ai passé les plus belles années de ma jeunesse en prison
  3. Au bout de 14 ans de prison, j’ai pu me marier. Mais, en raison de ma longue peine et de la campagne de dénigrement contre notre famille, mon épouse a décidé de me quitter. Je suis gravement malade, j’ai des douleurs chroniques aux jambes et au dos et aucun médecin n’a pu déterminer la raison de ce problème de santé.
  4. Mes demandes de libération provisoire et d’amnistie ont été ignorées. Les médias nationaux ont également refusé l’accès sous prétexte que je n’étais pas dans leurs critères.
  5. Tous les avocats que j’ai contactés pour nous défendre ont été soit emprisonnés, par exemple Madame Nasrine Sotoudeh ou Alizadeh Tabatabaei, ou bien ont eu peur.
  6. Pendant mon emprisonnement, le ministère du renseignement a ordonné la fouille de notre domicile et ne nous a toujours pas rendu nos effets personnels au bout de huit mois.
  7. J’ai demandé à travailler en prison, mais cela m’a été refusé et j’ai été transféré à la section publique fermée. On ne m’a autorisé qu’à reprendre mes études à l’université par correspondance et aussi quelquefois à pratiquer la lutte iranienne traditionnelle. Les moments les plus heureux de ma vie sont ceux où je m’adonne à la lutte et ceux où je prie Dieu, parce que, dans la section publique, la plupart des prisonniers s’occupent de corruption et d’actions illégales. Vous pouvez maintenant voir par vous-même ma situation : vivre avec des prisonniers qui n’ont aucune morale.

Je demande maintenant à ceux qui voudraient aider des prisonniers sans défense : Pouvez-vous me sauver de cette situation inextricable ? Je vous demande de devenir ma voix et de souligner l’oppression qui m’a frappé. S’il vous plait, demandez aux autorités de m’exécuter et de donner tous mes organes aux patients qui en ont besoin. J’exprime ici mon consentement à le faire et je prie Dieu de donner la paix à mon âme.

Rassoul Hardani, prisonnier et étudiant en sciences appliquées - Code 92126003160006
16 heures le 9 novembre 2014

Seul à jamais dans mon lit à la prison

Source : https://hra-news.org/en/articles/letter-rasoul-hardani-14-years-suffering-prison

Condoléances de Rassoul Badaghi pour le meurtre d’un enseignant


Rassoul Badaghi, enseignant retraité emprisonné à la prison de Radjai Shahr de Karadj, envoie ses condoléances au monde enseignant à l’occasion du meurtre de Mohsen Khashkhashi, un enseignant de Boroudjerd.

Je voudrais exprimer ma peine pour le martyre d’un enseignant dévoué et compétent, Mohsen Khashkhashi, que son nom soit béni, et envoyer mes condoléances à tous ceux qui s’occupent d’éducation et de culture dans ce pays, à la population de Boroudjerd et à tous ceux pour qui la culture est importante dans notre pays.

Pour montrer notre peine profonde et notre sympathie avec la famille de ce martyr du savoir et de la science, nous organisons une commémoration à la prison de Radjai Shahr comme tous mes collègues le 29 novembre 2014 et nous partagerons la douleur de son départ dans nos cœurs affligés en prison.

Dans l’espoir du jour où la source de la violence se tarira grâce à l’unité nationale, la coopération, la communauté de pensée et la camaraderie dans notre pays.

Rassoul Badaghi, le 27 novembre 2014, prison de Gohar-Dasht

Source : https://hra-news.org/en/articles/condolences-letter-rasoul-badaghi-murder-teacher

dimanche 14 décembre 2014

Semaine 49 pour un Iran Libre et Démocratique

Nouvelles des Prisonniers
A-Transferts
  • Le syndicaliste Behnam Ebrahimzadeh a été transféré a la section 1 de la prison de Radjai Shahr.
  • Hamid-Reza Moradi, derviche Gonabadi, hospitalisé.
  • Shahram Pourmansouri hospitalisé.

B-Arrestations-Incarcérations
  • Ribvar Abdollahi, syndicaliste kurde, arrêté à Sanandaj.
  • Mahtab Afshari, instructrice d’Halgheh Erfan, arrêtée.
  • Soheila Aghdasi commence à purger sa peine de 6 mois.
  • Fardine Aghsani commence à purger sa peine de 3 ans.
  • Le militant kurde de Mahabad Hassan Ahmadi arrêté.
  • Mokhtar Assadi, syndicaliste kurde et enseignant, commence à purger son année de prison.
  • Mohsen Biglarbeigi, membre de Nedai Iranian arrêté.
  • Shahram Dinaroui, converti au christianisme, arrêté à Ispahan.
  • Mohammad-Reza Djosheshan arrêté.
  • Djavid Fakhrian, membre de Nedai Iranian arrêté.
  • Ali Ghazali, éditeur de sites web, arrêté et envoyé à Evine.
  • Mitra Goudarzi, membre de Erfan Halgheh, arrêtée sur l’île de Kish.
  • Saïd Hosseini, militant national-religieux, arrêté.
  • Ebrahim Hosseinzadeh, converti au christianisme arrêté à Shiraz.
  • Aida Izadi, membre de Erfan Halgheh, arrêtée sur l’île de Kish.
  • Reza Khandan arrêté pendant quelques heures.
  • Amir Khorram de retour à Evin à la fin de sa liberté provisoire.
  • Ilkha Missaghi, bahaïe de Tabriz, arrêtée.
  • Noushine Missaghi commence à purger sa peine de 6 mois.
  • Madjid Moghadam a été arrêté.
  • Farzad Moradi-Nia, syndicaliste, arrêté.
  • Sina Rahimpour, membre de Nedai Iranian arrêté.
  • Atta Rajabi, Bahaï, arrêté à son domicile à Hamadan.
  • Adel Shirdjang, membre de Erfan Halgheh, arrêté sur l’île de Kish.
  • Adib Sho’a’i commence à purger sa peine de 6 mois à Mashhad.
  • Kourosh Soleimani, membre de Erfan Halgheh, arrêté sur l’île de Kish.
  • Nasrine Sotoudeh arrêtée pendant quelques heures.
  • Ali Tabarzadi, fils d’Heshmatollah Tabrzadi arrêté et libéré 3 jours plus tard.
  • Mostafa Tadjzadeh est de retour en prison à la fin de sa liberté provisoire.
  • Mohammad-Reza Vahedi, converti au christianisme, arrêté à Ispahan.

C-Libérations
  • Nader Djani a été provisoirement libéré d’Evine.
  • Asghar Ghatan, 60 ans, en liberté provisoire pendant 3 jours puis de retour en prison.
  • Le journaliste Ali Ghazali, libéré d’Evine au bout de 9 jours.
  • Mashallah Haeri en liberté provisoire pour raisons médicales.
  • Hamid Karvassi a été provisoirement libéré d’Evine.
  • Le bahaï Payman Kashfi libéré de la prison de Radjai Shahr à la fin de sa peine de 4 ans.
  • Amir Khorram a été provisoirement libéré d’Evine.
  • Mostafa Rahpish a été libéré sous caution.
  • Ali Rashidi en liberté provisoire.
  • Mohammad Shafie, militant politique vert, libéré à la fin de ses 4 ans de prison.
  • Said Yassaei a été libéré sous caution.

D-Autres Nouvelles
  • Ali, Djafar et Habib Afshari sont en grève de la faim à la prison d’Oroumieh.
  • Badi Hossein Panahi, prisonnier politique kurde de la prison de Bandar Langueh, est en grève de la faim en solidarité avec les prisonniers d’Oroumieh.
  • Les prisonniers de Ghezel Hessar sont en grève de la faim pour protester contre les exécutions de masse.

Nouvelles de l’injustice en Iran
  • Apres 7 ans en détention, le cyber-militant Vahid Asghari est condamné à 18 ans de prison.
  • Le journaliste Serajoddine Mirdamadi condamné en appel à 3 ans de prison et 2 ans d’interdiction de sortie du territoire.
  • La peine de 5 ans du bahaï Hassan Momtazi confirmée en appel.
  • La détention provisoire du journaliste Jason Rezaian a été prorogée.
  • 5 pendaisons à la prison de Redjai Shahr.
  • Une pendaison à la prison de Kachan lundi.
  • Une pendaison à Qom samedi.
  • Une pendaison à Ardebil.
  • 17 hommes et une femme pendus mercredi.
  • 2 pendaisons publiques.
  • Un Afghan pendu à Karadj.
  • Une femme a été pendue à Ghazvine.

L’université – la Culture
  • Alizadeh refuse la légion d’honneur.
  • Les concerts de rap ne seront pas autorisés en Iran.
  • Personnalité de l’année pour le Time, le Docteur Pardis Sabeti, 38 ans, généticienne qui a séquencé le génome du virus Ebola.

Manifestations 
  • Un rassemblement d’étudiants de l’université d’Ispahan en faveur des leaders de l’opposition attaqué et battu.
  • Des bahaïs rejoignent la protestation de Nasrine Sotoudeh.
  • Manifestation à Ahvaz devant le bureau du gouverneur.

L’Iran à l’étranger 
  • Une délégation officielle de défense des droits humains se rend en Italie.
  • L’Iran nie avoir opéré des frappes aériennes sur l’EI en Irak puis les confirme précisant qu’elles ont été effectuées à la demande de l’Irak.
  • Attaque à la voiture suicide contre le domicile de l’envoyé iranien au Yémen, trois morts selon les autorités et les services médicaux.
  • Le ministre irakien des affaires étrangères Ibrahim al-Jafari rencontre Zarif.
  • Le ministre iranien de l’économie rencontre le premier ministre irakien.
  • Une délégation du Hamas se rend à Téhéran.
  • Les ministres des affaires étrangères iranien, syrien et irakien se rencontrent.

L’économie en Iran 
  • $1 = 34,040 rials.
  • L’augmentation des prix du carburant booste le commerce des ânes.

Politique en Iran
  • Un nouveau parti politique réformateur est approuvé.
  • Le ministre de la justice a déclaré : La prise de décision sur “l’assignation à domicile” n’est pas du ressort de l’autorité administrative. L’administration n’interviendra donc pas.
  • L’interdiction du mariage des enfants est contraire à la charia islamique.
  • L’Iran annonce l‘arrestation de 109 employés de l’OTAN à Bandar Abbas.
  • 11 salons de beauté et cafés de Tabriz fermes pour non-conformité avec les règles islamiques.

Nouvelles en vrac
  • Le directeur d’un hôpital de Téhéran attaqué à l’acide ; il est blessé aux deux yeux ; les assaillants arrêtés.
  • Au moins 6 femmes attaquées au couteau à Djahrom.


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Semaine 48 pour un Iran Libre et Démocratique

Nouvelles des Prisonniers
A-Transferts
  • Molavi Hafez-Tohid Ghoreishi transféré à l’isolement à la prison d’Evine.
  • Mashallah Haeri transféré de Radjaï Shahr à l’hôpital.
  • Ali Moradi, prisonnier politique kurde, de retour à la section générale à la prison de Minab.
  • Mamousta Nasser Piri transféré au renseignement de Sanandaj à l’isolement.
  • Ali Salanpour transféré de Radjaï Shahr à l’hôpital.
  • Afshine Sohrabzadeh, prisonnier politique kurde souffrant d’un cancer, hospitalisé.
  • Mohammad-Ali Taheri est de retour à la section 2A d’Evine au 27ème jour de grève de la faim.

B-Arrestations-Incarcérations
  • Mohammad-Ali Hashemi-Rad, militant politique, envoyé à Evine pour purger ses 11 ans de prison.
  • Fardine Mirki, syndicaliste kurde, arrêté à Sanandaj.
  • Mostafa Rah-Pish, militant de la société civile, arrêté sur l’île d’Abou Moussa.
  • Manijeh Sadeghi, féministe kurde, arrêtée à Sanandaj.

C-Libérations
  • Gholamhossein Assadi prisonnier politique, libéré à la fin de sa peine de deux ans.
  • Ghontcheh Ghavami, citoyenne britannique, libérée sous une caution de 100 million de tomans.
  • Seyyed Mostafa Tadjzadeh en liberté provisoire pour trois jours.

D-Autres Nouvelles
  • La cérémonie commémorative pour les dissidents assassinés Dariush et Parvaneh Forouhar, arrêtée, arrestation des participants.
  • Rassoul Herdani, prisonnier politique, en grève de la faim à Evine.
  • Heshmatollah Tabarzadi refuse de comparaître au tribunal suite à une citation verbale.

Nouvelles de l’injustice en Iran
  • La peine de mort du bloggeur Soheil Arabi a été confirmée par la cour suprême.
  • 4 flagellations publiques à Tchoram.
  • Une pendaison à Mashhad lundi.
  • 2 pendaisons à Ghazvine.
  • 5 pendaisons à Radjaï Shahr jeudi.
  • 2 pendaisons publiques à Mashhad une à Djoghataï.

L’Iran à l’étranger 
  • Un 2ème lieutenant de l’IRGC, Hassan Hezbavi, a été tué au combat en Syrie à Dar’a.
  • Une délégation parlementaire se rend au Mexique pour la première fois depuis la révolution de 1979..

L’économie en Iran 
  • La banque centrale a reçu $2.8 milliards d’avoirs gelés.

Politique en Iran
  • Plus de 20 cafés fermés à Téhéran à cause de la présence de mal-voilées.
  • Le parlement approuve le 5ème candidat présenté par Rouhani au poste de ministre des sciences, Mohammad Farhadi par 197 votes pour, 28 contre et 10 abstentions.
  • Le parlement convoque le ministre du renseignement à propos d’un rapport.

Nouvelles en vrac
  • Un religieux battu par deux femmes après leur avoir ordonné de resserrer leur hidjab.
  • 1.345.000 drogués en Iran.

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dimanche 23 novembre 2014

Lettre de Behnam Ebrahimzadeh, syndicaliste et prisonnier de Radjaï Shahr


Il y a eu le massacre de masse des enfants de Gaza, le massacre et le viol des femmes et des jeunes-filles de Shingal en Irak et de Kobanh en Syrie par Daesh, les milliers de vies perdues à cause du virus Ebola en Afrique Occidentale, et maintenant les attaques des femmes iraniennes à l’acide à Ispahan ont attiré l’attention des médias et des réseaux sociaux. Les attaques à l’acide sont aujourd’hui devenues l’évènement qui fait le buzz.

Il est intéressant de noter que la justice et les forces de sécurité n’ont pas réussi à attraper les criminels qui ont commis ces attaques acides. Le récent discours d’un membre du parlement iranien et plusieurs autres officiels indiquent clairement que ces attaques sont dans la droite ligne du décret religieux appelé « promotion de la vertu » qui a pour but le contrôle des femmes dans la société. Les attaques à l’acide ont créé une situation amère et lamentable pour tous. L’attaque brutale des femmes et le jet d’acide à leur visage est un acte sale, répugnant et inexcusable. Cette action vicieuse vise à miner la sécurité publique en utilisant les méthodes les plus inhumaines ; de mon point de vue, c’est le pire des crimes, comparable aux activités terroriste de Daesh.

Malheureusement, en dépit des grandes manifestations dans plusieurs régions d’Iran et surtout à Ispahan, les criminels qui ont commis ce crime barbare n’ont toujours pas été arrêtés. Il est évident que les forces de sécurité arrivent à arrêter immédiatement les militants politiques et sociaux qui préparent une manifestation, mais qu’ils n’arrivent pas à identifier les responsables de ces attaques acides. Leur conduite et leur pratique mettent la dignité et les valeurs humaines en question. L’empathie avec la peine et les souffrances des victimes de ce crime violent n’est qu’une petite étape il est du devoir de tous de soutenir les victimes pour alléger tant soit peu leur souffrance. Il est important en même temps d’extirper ce danger de la société et c’est ce que la population attend au minimum du gouvernement.

En conclusion, il est critique de renforcer l’unité sociale pour tenter de soigner les anxiétés et les peurs causées par des crimes aussi dérangeants. Les victimes des attaques acides devraient recevoir un traitement acceptable et répondant aux normes et bien sûr gratuitement. Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour aider les victimes des attaques acides à guérir complètement et ne pas hésiter à remonter le moral de leurs familles. Nous devons condamner fermement les attaques acides contre les femmes.

Le 25 novembre est la journée internationale de protestation contre les violences faites aux femmes. C’est la meilleure occasion de manifester notre soutien aux victimes des attaques à l’acide et dénoncer toute violence faite aux femmes.

Behnam Ebrahimzadeh (Assad) prisonnier politique détenu à la prison de Radjaï-Shahr, section 4 du département 12, le 26 octobre 2014, Karadj, Iran

Source : https://hra-news.org/en/articles/throwing-acid-women-doomed-behnam-ebrahimzadeh