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lundi 30 mai 2011
dimanche 31 octobre 2010
Semaine 43 pour un Iran Libre et Démocratique
NB: Ce bulletin d'information peut être téléchargé en PDF à cette adresse (document également visible en PDF plus bas)
Nouvelles des Prisonniers
1-Transferts
- Zahra Bahrami transférée de la section 209 à la 350 à Evine après 11 mois de prison.
- Afshin Baymani, condamné à perpétuité a été battu et transféré à l’isolement.
- Kouhyar Goudarzi transféré d’Evin à Radjaï-Shahr
- Mohammad-Ali Mansouri enlevé de la prison de Gohardahst et transféré à l’isolement
- Le prisonnier kurde Dalir Roozgard transféré à la prison centrale de Sanandadj
- Mohammad Amin Hadavi économiste et journaliste a été arrêté vendredi dernier ; c’est le fils du 1er procureur de Téhéran après la révolution
- Payman Khanjari tué par les tortionnaires de la prison Dieselabad de Kermanshah
- Mohammad Reza Moghayese, qui était libéré sous caution, a été réarrêté dimanche lors de l’attaque de son domicile
- Mehdi Nezamolsalami, fils d’un ancien député, arrêté.
- Le militant azéri Hamid Valaï arrêté à Tabriz pour purger sa peine d’un an de prison
- Trois membres du groupe terroriste Jundollah arrêtés.
- Deux employés du député de Sanandadj arrêtés
- 3829 personnes arrêtées en Azerbaïdjan pendant l’année en cours pour troubles à l’ordre public
- Prisonniers politiques actuellement emprisonnés au bloc 3 de la prison de Radjaï Shahr : Heshmatallah Tabrizi, Mansour Radpour, Mostafa Eskandari, Masoud Bastani, Ahmad Zeidabadi, Mehdi Mahmoudian, Reza Rafii, Mansour Osanloo, Ali Reza Karami Kheyr Abadi, Arjang Davoodi, Rasoul Badaghi, Isa Saharkhiz, Davood Solymani & Majid Tavakoli
- Amir Hossein Kazemi, membre du Mouvement de la Liberté en liberté provisoire après 8 mois de prison. Kazemi a été condamné à 3 ans de prison pour adhésion au Mouvement de la Liberté, possession d’un blog et participation aux manifestations de l’Ashoura.
- Le journaliste kurde Amin Madani a été libéré.
- Safar Moussavi, directeur du conseil de la province d’Ispahan, est libéré sous caution au bout de 40 jours de prison.
- Zoleykha Moussavi et Asghar Ravanbakhsh, deux citoyens Bahaï, libérés sous caution
- Maryam Najafi et Elnaz Zeinali libérées après 12 ans de détention
- La journaliste Hengameh Shahidi libérée pour raisons médicales. Une lettre de ses co-détenues suggère que si elle a les a dénoncées, c’était sous la pression exercée par les autorités de la prison.
- Roya Yazdani, Bahaï libérée
- Les 2 filles des mères en deuil sont libérées, leurs mères restent en prison.
- Afshin Baymani à l’isolement depuis le 3 octobre est soumis à la torture
- Mohammad Davari, enseignant emprisonné écrit pour se plaindre de l’interdiction des appels téléphoniques au bloc 350 d’Evine.
- La mère de Mehdi Mahmoudian écrit à Laridjani
- Les épouses des réformistes emprisonnés Mirdamadi et Tadjzadeh rendent visite à la famille de l’étudiant emprisonné Majid Dori
- Le militant des droits humains Mehdi Khazali en est à son 8ème jour de grève de la faim
- L’ayatollah Bayat Zandjani a appelé la famille du militant étudiant emprisonné Zia Nabavi et le militant du Front de la Participation récemment libéré Hossein Nourinedjad.
- 172 médecins et professeurs d’université écrivent au responsable de la justice pour exiger la libération d’Ali Shakouri-Rad
- La prison centrale de Mashhad contient 11.000 prisonniers pour une capacité de 2.500
- Le directeur des prisons iraniennes déclare qu’elles ressemblent à des hôtels
- Un prisonnier kurde meurt à l’hôpital d’Oroumieh
- Lundi, les prisonniers de la prison de Gohardasht ont accompagné la libération de l’un des leurs en chantant l’Hymne national Ey Iran. En représailles, mardi matin, les gardes de la section 4 ont attaqué les prisonniers, détruisant leurs objets personnels pendant 2 heures et ont transféré Mohammad-Ali Mansouri à l’isolement.
- Les familles des prisonniers politiques publient leur 31ème déclaration http://is.gd/gtj9l
- La journaliste Mahsa Amrabadi condamnée à un an de prison ; elle est l’épouse de Massoud Bastani condamné à 6 ans de prison qu’il purge actuellement à la prison de Radjaï-Shahr
- Le militant étudiant Hassan Assadi-Zeidabadi est condamné à 5 ans de prison
- 10 mois de prison confirmés par la cour d’appel pour Mas’oud Atayan
- La journaliste Jila Baniyaghoub a vu sa condemnation à 1 an de prison et 30 ans d’interdiction d’écrire confirmée en appel. Elle est l’épouse de journaliste Bahman Amoui qui purge une peine de 5 ans à la prison d’Evine.
- L’avocat des droits humains Mohammad-Ali Dadkhah est inculpé de possession d’arme à feu
- Ali Djamali, membre d’Advar a été condamné à 4 ans de prison. Il est actuellement à la section 350 d’Evine
- Mansour Faraji, militant politique condamné à 3 ans et 30 coups de fouet.
- Samy Hosseini condamné à mort lors d’un procès qui a duré 7 minutes
- Parissa Kakaï, membre du comité des reporters pour les droits humains condamnée à 6 ans
- Le verdict de 33 mois de prison et 75 coups de fouet confirmé par la cour d’appels pour Navid Kamran arrêté lors de l’Ashoura
- Saïd Malekpour, informaticien, condamné à mort pour violations des règles de l’Internet
- Le manifestant Rouhollah Mohammadi Moïn condamné à 2 ans de prison.
- Abdolaziz Noti-Zehi, accusé de possession d’armes à feu et d’avoir tué 5 policiers a été execute jeudi à Zahedan.
- Yousef Rahmanpour, prisonnier politique kurde arrêté il y a 3 ans à Bokan et condamné à 5 ans de prison qu’il purge actuellement à la prison Shahr Rezaï d’Ispahan est maintenant inculpé de Moharebeh
- Farid Rowhani, Bahaï détenu pendant 20 jours après l’Ashoura, cite à comparaître.
- Le photoreporter Madjid Saïdi est condamné à 3 ans de prison
- Fakhredin Samimi, condamné à 6 mois de prison par le tribunal de Sari pour promotion de la foi bahaï
- Le dossier de Nasrin Sotoudeh est envoyé à la 26ème chambre du tribunal révolutionnaire
- Un homme de 32 ans a été amputé en public d’une main pour vol à Yazd.
- De nombreux rapports parlent d’exécutions de groupe gardées secrètes à la prison de Vakilabad de Mashhad.
- Un homme condamné pour viol a été pendu dimanche dernier à la prison Karoun d’Ahvaz.
- L’Iran pend un homme « satanique »
- 10 ans d’emprisonnement pour plusieurs étudiants de l’université Elm-o-Sanat
- 5 personnes exécutées pour trafic de drogue
- De 10 à 15 ans de prison pour 15 personnes accusées d’espionnage
- Quatre personnes accusées de viol sont condamnées à mort à Ramsar
- Condamnation à mort confirmée en appel pour deux Iraniens accusés de meurtre
- Le professeur Seifzadeh a été interrogé pendant 3 heures et demi par les agents du renseignement sur le contenu de ses conférences
- 5 professeurs de l’université de Khajeh Nasir « démissionnent »
- Vahid et Naghdi se rendent à l’université de sciences et technologie pour mettre en place de nouvelles mesures de répression
- 12 disciplines suspendues dans les universités jusqu’à ce que les programmes soient mis en conformité avec les principes de l’islam : le droit – les études féministes – les droits humains – l’administration – l’administration des arts et de la culture – la sociologie – les sciences sociales – la philosophie- la psychologie – les sciences politiques et l’éducation
- Trois étudiants kurdes de l’université de Tabriz portés disparus
- Payam Haider Qazvini expulsé de l’université de Qazvin
- Pressions accrues sur les étudiants de gauche de l’université de Yazd.
- 18% d’augmentation des prix du fer et de l’acier en une année calendaire
- Le Venezuela va investir 780.000 USD dans le gaz iranien.
- L’Iran offre 80 milliards de USD pour les exportateurs
- 100 unités industrielles se sont arrêtées au Kurdistan iranien ces deux dernières années
- Le prix de l’électricité va augmenter de 265% pour atteindre 4.3 cents le KWH
- L’Iran va ouvrir une chambre de commerce à Astrakhan.
- L’Iran arrête de ravitailler les avions britanniques en carburant.
- Arrêt de l’interdiction d’importer de la viande
- 1000 personnes perdent leur emploi à ChahrBahar
- Les troubles continuent à l’usine Kian Tires
- Le coût du voyage de Khamenei à Qom estimé à 700 millions de dollars
- L’électricité augmente de 450% pour les agriculteurs de 2 cents à 9 cents le KWH
- Rapport du FMI : croissance iranienne en 2009 1.1%, la plus faible du Moyen-Orient ; prévision pour 2010 : 1.6%
- Inspection générale des services : les enquêtes sur plusieurs cas de corruption sont retardées pour suivre les recommandations du guide suprême
- Trafic de safran entre l’Iran et l’Inde
- Bank Melli : 8 milliards de dollars d’impayés selon Mehr.
- Les ouvriers de la municipalité d’Abadan manifestent pour les salaires non payés depuis 3 mois
- La banque nationale indienne rejoint les sanctions contre l’Iran
- Le prix des voitures va augmenter de 15 à 20 %
- Les marchands du bazar de Mahabad cités à comparaître pour avoir fermé leurs échoppes pendant les manifestations contre les exécutions.
- Les 1300 ouvriers d’Alborz Tire de Téhéran sont toujours en grève pour obtenir le paiement de leurs salaires
- Des centaines d’ouvriers de Safa Pipe de Téhéran en grève de la faim pour le paiement de leurs salaires en retard
- Les automobiles pourraient augmenter de 20%
- La Fédération Internationale des Droits de l’Homme publie un rapport sur l’Iran http://is.gd/gdq1u
- Mardi 26 octobre à Paris, conférence-débat autour d’Ahmad Salamatian à l’occasion de la sortie de son nouveau livre
- 5 millions d’Iraniens vivent à l’étranger et l’émigration ne s’arrête pas
- Le secrétaire général de l’ONU publie un rapport sur la situation des droits humains en Iran en 2010 http://bit.ly/ccVb68
- Le président bolivien arrive en Iran dimanche.
- Le premier ministre arménien arrive en Iran lundi.
- Classement de l’Iran dans le classement de l’égalité homme/femme : 123 sur 134
- Iran & Co : exposition de groupes d’artistes iraniens à Bruges
- Shirin Ebadi dédie son prix Exodus à Nasrin Sotoudeh
- Exposition consacrée aux manifestations post-électorales à la gare de Cologne
- Manifestation à l’université de Boston sur l’Iran, le journalisme et la liberté en état de siège
- Lettre des pasteurs canadiens en soutien des réfugiés iraniens en Turquie
- Le président bolivien Evo Morales est arrivé à Tabriz lundi à la tête d’une délégation économique.
- L’union européenne adopte de nouvelles sanctions contre l’Iran.
- L’union européenne approuve les sanctions contre l’Iran
- Le député Djalalian : le carburant fabriqué en Iran est cancérigène et de mauvaise qualité, l’autosuffisance tue la population.
- Les étudiants grecs soutiennent les iraniens en grève de la faim : http://fb.me/E01lO6UF
- L’Iran continuera à soutenir financièrement l’Afghanistan d’après le porte-parole des affaires étrangères
- Le trésor américain poursuit la compagnie maritime IRISLine ; sont sanctionnés :
- Mohammad Talai – Mansour Eslami – Ahmad Sarkandi – Ghassem Nabipour – Nasser Bateni
- A Hambourg : Darya Capital Adm. - >HTTS – Nari Shipping & Chartering - Ocean Capital Adm
- A Malte: Tongham Shipping – Vobster Shipping Co. - Woking Shipping Investments
- Euronews lance son site en persan
- Un tribunal arménien condamne un Iranien
- L’hodjatoleslam Ahmad Jahan Bozorgui, chargé de la section Sarallah de l’IRGC est Moshfegh mais aussi Beheshti; il a travaillé avec Saïd Emami lors des assassinats en chaîne des années 90. Après le suicide d’Emami en prison, il a travaillé avec Hossein Taeb, actuellement chef des Bassidj. Dans les années 90, Bozorgui dirigeait les services secrets parallèles établis au quartier général de la section Sarallah.
- Le commandant de l’IRGC Tavakolinedjad est nommé directeur de Beheshté Zahra
- Les étudiants favorables au gouvernement annulent le discours de Mashaï
- Mohsen Safaï Farahani démissionne de son poste à l’AFC.
- Le président du Parlement Ali Laridjani porte plainte contre le gouvernement auprès du ministre de la justice, son frère Sadegh Laridjani.
- Hodjatollah Souri remplace Farajollah Sedaghat à la tête de la prison d’Evine. Farajollah Sedaghat devient l’assistant de Soleymani, directeur général des prisons de Téhéran
- Réza Maghadassi est le nouveau directeur de l’agence de presse Mehr et du Tehran Times
- Le Front de la Participation a écrit à Rafsandjani pour lui demander de mettre en place une commission d’enquête sur les points suivants :
- Les élections présidentielles
- Ce qui s’en est suivi
- L’incompétence du gouvernement à contrôler les problèmes intérieurs
- Le problème des sanctions et la menace de guerre
- La soi-disant indépendance de la justice
- Les restrictions sur les ONG et la société civile
- La répression dans les universités
- L’atmosphère militaire et le gouvernement semi-militaire
- Des enseignants se rassemblent devant le Majlis
- Les diplomates ayant fait défection déclarent que leur but est la dissolution du gouvernement
- Rafsandjani a rencontré un groupe d’étudiants
- Le rôle joué par le guide suprême dans l’élection d’Ahmedinedjad révélé par Hossein Mohammadi http://bit.ly/aWcHJB
- La mobilisation pour sauver Sakineh gagne les stades de football
- Comme révélé par Wikileaks, Karzaï reconnaît avoir touché de l’argent en liquide de la main de l’Iran; l’Iran dement
- Rahnavard donne une nouvelle interview à Kalameh http://is.gd/ghtwZ
- Les troubles continuent au Lorestan
- Le parlement demande des comptes sur l’aide verse à l’Afghanistan
- Le Parlement convoque les ministres du renseignement, des affaires étrangères, du commerce et du travail.
- Taghi, professeur de droit à l’université Elm-o-Farhang, fils de Karroubi a été licencié sur ordre de Mohsen Rézaï
- La Finlande accorde l’asile politique à Hossein Alizadeh, ancien diplomate
- Des agents du ministère du renseignement ont tenté de convaincre l’ayatollah Bayat Zanjani d’aller visiter Khamenei, il a refusé.
- Sadegh Laridajani déclare que la justice a préparé un nouveau projet de loi sur les crimes politiques.
- La police va créer 2000 nouveaux postes à Téhéran à compter du 30 octobre
- L’IRGC a formé 1500 brigades pour faire face aux futures manifestations ; la sécurité de Téhéran est dévolue à la brigade Mohammad Rassoulollah.
- Un local technique des bassidj a été incendié
- Les mauvaises herbes menacent une tour vieille de 1000 ans
- Le pavillon de l’Arménie attaqué par les Azerbaïdjanais à l’exposition des médias à Téhéran.
- Le cancer de l’estomac 3ème cause de décès pour les hommes iraniens.
- Empoisonnement de plusieurs étudiants de la faculté de médecine de l’université de Zanjan.
- Le chef de la délégation d’haltérophilie et Hossein Khodadadi interdits de sport à vie
- Des sceaux royaux découverts sur le site de Haft Tappeh
Des nouvelles de Nasrin
- 26/10 (4 Aban): Bonne Nouvelle! Nasrin Sotoudeh a arrêté sa grève de la faim vendredi dernier (22 Octobre). Sa soeur Guiti a pu la rencontrer aujourd'hui à la prison d'Evin. Nasrin allait bien dans l'ensemble. Elle perdu du poids en raison de la grève de la faim mais elle était dans un bon état psychologique. La rencontre de Nasrin et de sa soeur a duré 30 minutes. SourceFeminist School.
- 25/10 (3 Aban): Dans un entretien avec RadioFarda, l'époux de Nasrin Sotoudeh, Reza Khandan affirme que Nasrin est certainement toujours en grève de la faim car ses demandes n'ont pas été satisfaites. Khandan précise que Nasrin est dans son 31ème jour de grève de la faim (ce lundi, 25 Octobre). Khandan ajoute: "Depuis son arrestation il y a 51 jours, elle a été maintenue à l'isolement. Sa principale demande pour rompre sa grève de la faim a été de pouvoir contacter sa famille. Nous avons essayé d'entrer en contact avec Nasrin par tous les moyens imaginables, par tous les canaux, par le biais d’intermédiaires, mais les autorités judiciaires n'ont pas voulu donner suite. Nous voulions transmettre à Nasrin les lettres de soutien dans lesquelles de très nombreuses personnalités avaient demandé à Nasrin d'arrêter sa grève de la faim. Je suis certain que Nasrin aurait accepté d'arrêter sa grève de la faim si elle avait reçu ces demandes et ces lettres. Depuis 51 jours, ni les avocats, ni la famille n'ont pu rencontrer Nasrin ne serait-ce que pour quelques secondes". Sources (audio en persan) RadioFarda et DaneshjooNews
- 24/10 (2 Aban): Shirin Ebadi, prix Nobel de la Paix, a reçu samedi dernier en Italie le prix "Exodus 2010 (Les hommes exilés)" qu'elle a immédiatement dédié à l'avocate iranienne Nasrin Sotoudeh. Mme Ebadi a par ailleurs précisé dans un entretien au Deutsche Welle: "Nasrin a été arrêtée pour avoir défendu les droits de l'hommes et ses clients. Elle a été soumise à une très forte pression physique et psychologique pour faire des aveux contre elle-même. C'est pour l'ensemble de ces raisons qu'elle a décidé de faire une grève de la faim, ce qui nous rend extrêmement inquiets. Ce prix est en réalité le sien. Elle le mérite. J'aurais aimé qu'elle puisse s’asseoir à ma place à cette table pour recevoir ce prix. Nasrin a toujours oeuvré de façon remarquable pour la défense de la diversité culturelle et des droits de l'homme en Iran". Madame Ebadi a par ailleurs annoncé qu'elle initierait prochainement une campagne pour la libération de Nasrin Sotoudeh et qu'elle demanderait au gouvernement italien de faire le maximum pour libérer cette jeune avocate innocente. Source: DW, DaneshjooNews
- 24/10 (2 Aban): 50 jours après l'arrestation de Nasrin Sotoudeh, son époux Reza Khandan a rencontré le chef du tribunal révolutionnaire. Ce sera la section 16 de ce tribunal qui jugera Nasrin. Khandan s'est adressé au chef du tribunal en disant: "Je ne suis pas venu pour parler des accusations et des péripéties judiciaires. Je suis venu réclamer les droits de notre famille. Je suis venu réclamer le droit de pouvoir appeler et rencontrer Nasrin. Cela fait 50 jours que mes enfants n'ont même pas pu entendre la voix de leur mère". source
- 24/10 (2 Aban): Nasrin Sotoudeh entame sa 5ème semaine de grève de la faim
- La république islamique avant et après les élections de 2009 - Roozbeh Mirebrahimi- (article de Rooz Online)
- La Campagne "Un Million de Voix pour l'IRAN" est lancée!
- Comment traîner la république islamique en justice?
- Iran: La bataille pour la défense des droits de l’homme
- Déni de justice en Iran, Tarbarzadi cherche à poursuivre Khamenei devant des tribunaux internationaux
- De l’amour, de la torture et du pouvoir - Houshang Asadi - (article de Rooz Online)
- Les forces de sécurité envahissent le domicile de Zoya Samadi, bru de Mansour Ossanlou
- Le prétexte de la condamnation de Hossein Derakhshan - Nooshabeh Amiri - (article de Rooz Online)
dimanche 10 octobre 2010
Défense d’Heshmatollah Tabarzadi 7 septembre 2010
Au nom de Dieu, créateur de vie et de sagesse
Depuis le 29 décembre 2010, j’ai été détenu illégalement pendant 8 mois et demi. D’après mes avocats, on ne sait pas d’où est venu l’ordre de m’arrêter.
Pendant les interrogatoires, j’ai été soumis à la contrainte et à la torture. Comme je le souligne dans ma lettre de plaidoirie, j’ai été informé illégalement des charges qui pesaient contre moi. Mon arrestation ainsi que mon lieu de détention étaient illégales. J’ai été placé à l’isolement pendant 40 jours à la section 40 de la prison d’Evine et j’ai passé deux mois à la section 209. J’ai également passé 24 jours à la prison de Katchouéï et je suis actuellement exilé à la prison de Rajaï Shahr depuis plus de trois mois.
Dans le même temps, mes deux avocats, Nasrine Sotoudeh et Mohammad Oliaïfar ont été arrêtés et emprisonnés. Mon autre avocat, Monsieur Mahmoudi a été détenu pendant 20 jours et une autre encore, Madame Guiti Pourfazel a été convoquée et intimidée. Le système judiciaire-sécuritaire m’a accusé de crimes divers et variés de façon globale, ambiguë et non fondée. L’appareil sécuritaire a demandé au juge de m’infliger la peine maximale et l’exil. La cour ne siège pas suivant l’article 168 de la constitution iranienne [Article 168 : les délits politiques et de presse seront jugés en public et en présence d’un jury par des cours de justice. La sélection du jury, ses pouvoirs et la définition des délits politiques seront déterminés par la loi suivant les critères islamiques]
Je ne peux donc pas reconnaître cette cour comme étant juste et équitable. Cette parodie de procès a lieu de par la volonté de l’appareil sécuritaire et au service du régime. Je me réserve bien sûr le droit de faire reconnaître mes droits par des cours de justice internationales impartiales et dépose plainte pour la façon dont la cour m’a jugé, dont l’appareil sécuritaire m’a traité et pour exiger des dommages et intérêts contre ceux qui ont initié et mis en œuvre la perte de mes droits.
Ce qui m’importe c’est que la loi et les procédures soient respectées. Quand les lois sont respectées, même si les désirs du représentant du ministère de l’information qui a requis la peine maximale, l’exil et la privation à vie de mes droits civiques sont réalisés, cela m’importe peu. C’est pourquoi je présente cette défense, la conscience légère et de mon plein gré en me souhaitant le droit à la liberté. Un jugement équitable pour moi, spécialement par le public, me suffit.
Il m’est nécessaire de présenter un rapport réaliste et objectif, bien que court, sur mon arrestation, ma détention et mon procès, pour montrer à quel point les procédures ont été suivies.
Au matin du 27 décembre 2009, quatre hommes prétendant appartenir au bureau du procureur ont pénétré à mon domicile sans mandat d’arrêt et présentant un ordre en blanc. Après avoir perquisitionné les lieux, ils m’emmenèrent ainsi que deux disques durs et quelques autres effets. Comme je ne pensais pas qu’ils agissaient légalement, je n’ai pas signé la liste des effets qu’ils emportaient. Je ne les ai suivis que par souci pour les membres de ma famille. En fait, si j’avais eu la possibilité de résister à cette action illégale et menée par la force, je ne les aurais pas autorisés à perquisitionner mon domicile ni à pénétrer ma vie privée ou à m’emmener. Je dois ajouter que l’ordre en blanc portait la signature du procureur en bas du document.
Ils m’emmenèrent à la section 209, me firent changer de vêtements, me bandèrent les yeux et me transférèrent à la section 240. Dès que je pénétrai dans la section, quelqu’un me demanda mon nom. Je répondis : « Je suis Tabarzadi » Il me posa une question à laquelle je répondis. Après quelques autres questions et réponses, il me menaça en disant : « On va te mettre un bâton dans le … On va te juger en membre communiste du parti Toudeh. ». J’avais les yeux bandés, je tenais une serviette de toilette, une brosse à dents et mes lunettes à la main. Parce que j’avais simplement dit : « Faites comme vous le voulez », il me donna un coup de poing sur le cou, me poussa et avec l’aide de quelqu’un d’autre me poussa dans ma cellule. Je suis resté dans cette cellule 40 jours, après quoi on me transféra dans une autre cellule où je suis resté 61 jours. Durant les 40 premiers jours, je fus interrogé à de nombreuses reprises, sous la menace, l’insulte et les humiliations. Durant les 15 ou 16 premiers jours, je n’avais jamais entendu de telles insultes ni subi de telles pressions lors de mes incarcérations et interrogatoires précédents. Ils détournaient les interrogatoires de la voie normale et légale, ce qui me rendait entêté plutôt qu’intimidé et je ne reconnais donc pas du tout la légalité de ces interrogatoires. De plus, je ne les ai pas cru, et ne les crois toujours pas, quand ils ont prétendu avoir trouvé des documents dans mes ordinateurs, ou sur mes blogs ou écrits de ma main. Et cela parce que je n’ai pas eu la possibilité de comparer leurs allégations avec mes écrits.
De plus, tous les interrogatoires étaient détournés et s’intéressaient à des sphères qui n’avaient rien à voir avec les accusations qu’ils auraient du me communiquer. Ils ont tenté de me contraindre par des menaces répétées, des intimidations et des insultes de céder à leurs demandes illégales de faux aveux, par exemple avouer que j’aurais reçu de l’argent de l’étranger pour mes interviews ou mes activités légales.
Il est encore plus triste de savoir comment on m’a communiqué les charges pesant contre moi et le mandat d’amener me concernant. Ils m’ont arrêté, détenu et interrogé pendant trois jours et le 31 décembre 2009, ils m’ont emmené ainsi que plusieurs autres détenus, les yeux bandés et de la manière la plus insultante, de la section 240, au rez-de-chaussée de la section 209. Ils nous ont fait asseoir sur le sol, face au mur sans nous permettre de retirer le bandeau et m’ont remis le mandat d’amener et une autre feuille de papier supposée contenir les accusations me concernant. Toutes les personnes arrêtées lors de l’Ashoura [27 décembre 2009] ont reçu une photocopie contenant des accusations générales. M’informer ainsi me fit penser à l’armée ! L’ordre de détention temporaire me concernant n’a jamais été prorogé. Je suis resté en prison durant les six derniers mois, ayant été informé des charges qui pesaient contre moi et du mandat d’amener de la façon que je viens de relater et j’ignore ce que disaient ces papiers. On m’a changé cinq fois de cellule. J’ai été à l’isolement à la section 240 pendant 40 jours, environ deux mois à la section 209, un mois à la section 350, 25 jours à la prison de Katchouéï et cela fait maintenant plus d’un mois que j’ai été transféré à la prison de Rajaï Shahr. Vous jugerez vous-mêmes de cette méthode de détention.
Le point suivant concerne la cour. Suivant l’article 168 de la constitution iranienne, les crimes politiques doivent être jugés en public, en présence d’un avocat de la défense et d’un jury. Le jury doit être composé de professionnels reconnus et de l’élite de la société et on lui demande d’exprimer un jugement équitable sur les chefs d’accusation. Le procès doit être public pour que la presse libre puisse publier les procédures judiciaires pour en informer le public. Voilà les conditions nécessaires pour qu’une décision du tribunal et une défense de l’accusé aient un sens. Au fait, le procès se tient maintenant, le procès est basé sur les chefs d’accusation préparés par le substitut du procureur et le juge a été nommé par le régime. Le juge peut bien essayer d’être indépendant, il ne réussira pas à sortir du cadre des intérêts du régime et des politiques sécuritaires. Le procès se tient en l’absence de représentants de l’opinion publique et de jury. Les décisions prises par cette cour sont par avance réputées illégales puisque la cour n’est pas qualifiée pour traiter les chefs d’accusation mentionnés.
J’en appelle à l’opinion publique, aux êtres humains éduqués et impartiaux pour juger de la façon dont les lois et les procédures judiciaires ont été observées lors de mon arrestation, de ma détention, de mes interrogatoires, de mon procès et de ma condamnation. J’espère que ce jugement trouvera sa place dans l’histoire de notre époque pour montrer comment j’ai du supporter la situation actuelle, alors que mes meilleurs atouts, ma vie, étaient hors de mon contrôle. Si l’on se concentrait sur le fait que la vie de chacun est son atout le plus précieux, on ferait plus attention en condamnant à la prison ou en ordonnant illégalement de la détention. Je n’ai escroqué personne, je n’ai opprimé personne et je n’ai pas trahi mon pays, ma nation ni ses intérêts ou sa sécurité. Pourquoi dois-je subir une détention illégale et être privé de l’application des lois ? N’y a-t-il personne, aucune organisation en Iran pour en répondre, ou alors comment devrais-je poursuivre cette injustice ailleurs que par des organisations internationales ?
Heshmatollah Tabarzadi, prisonnier
Karadj, Gohardasht, prison de Rajaï Shahr
Source : http://www.iranhumanrights.org/2010/10/tabarzadi-defense/
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