jeudi 15 juillet 2010

Les chiffres choquants de la capitale

Nazanin Kamdar - 30 juin 2010

58 % de déprimés, 400.000 drogués, 14 % de chômage
 
Alors que les médias d’état utilisent les taux de dépression et de suicide en Europe et aux USA pour proclamer la désintégration de l’occident, un rapport du centre d’études stratégiques Aria révèle que 58% des habitants de Téhéran souffrent de dépression légère ou sévère. Dans le même temps, le chef de la police de Téhéran a annoncé que l’âge du début de la dépendance aux drogues a baissé et que Téhéran a dépassé le « point critique » sur ce point. Et le taux de chômage, particulièrement parmi les jeunes et les diplômés sortant de l’université a atteint 14%.

Le centre d’études stratégiques Aria a publié un rapport mettant en garde contre le bien être psychologique des résidents de Téhéran.

Suivant l’agence de presse iranienne du travail (ILNA), ce rapport indique que 30% des résidents de Téhéran souffrent de dépression grave et 28 % d’une forme plus légère.

Le rapport ajoute que les soucis pour le mariage, le logement, le travail et le revenu font partie des causes de l’anxiété et du malaise des havitants de Téhéran.

Le chef de la police de Téhéran a encore augmenté l’inquiétude hier en annonçant les derniers chiffres du nombre de drogués à Téhéran.

L’agence de presse Fars news cite également le chef de la police de Téhéran, les dires de Hossein Sadjedinia : « 400.000 drogués vivent à Téhéran et des mesures sont en cours pour les traiter. »

Suivant les experts, la violence des force de l’ordre et sécuritaire, la fraude lors des élections présidentielles de l’année dernière, les arrestations en masse et le meurtre des citoyens arrêtés dans les centres de torture ou durant les manifestations ont contribué à augmenter le taux de dépressions et de pessimisme parmi les résidents de Téhéran.

La détérioration des conditions économiques et l’augmentation du nombre de jeunes sans emploi sont également citées pour expliquer le taux élevé de de dépressions et de pessimisme parmi les résidents de Téhéran.

Suivant ISNA, le rapport de l’année dernière du centre des statistiques d’Iran disait : « Aujourd’hui, en raison du chômage, de l’inflation et de la perte de la valeur monétaire, et en dépit des ressources élevées du pays, plus de dix millions de personnes vivent dans la pauvreté absolue et trente autres millions dans une pauvreté relative.

ILNA rapporte que le taux de chômage a fait un bond de 2% pour atteindre 14% losr du second semestre de l’année dernière alors que les citoyens désabusés étaient réprimés et arrêtés en masse.

Suivant l’agence de presse Mehr, le centre iranien des statistiques a cité le chiffre de 24% pour le chômage des jeunes dans un rapport officiel datant du mois dernier.

ILNA rapporte également que « suivant des sources internationales fiables, l’Iran se classe 143ème sur 180 pays pour le chômage.

L’incompétence de l’administration d’Ahamadinedjad additionnée à sa politique étrangère provocante qui a conduit à des sanctions contre l’Iran prises par le conseil de sécurité de l’ONU révèlent peu à peu l’impact qu’elles sont sur la société : dépression, drogue et chômage.

Dans le même temps, les officiels de la république islamique,Mahmoud Ahmadinedjad et ses conseillers y compris, prétendent que les sanctions économiques ont aidé l’Iran à atteindre son « indépendance » et son « autosuffisance ».Ces déclarations ont été rejetées par des politiciens de premier plan comme les dirigeants du mouvement vert et Seyyed Hassan Khomeiny, le petit-fils du fondateur révolutionnaire du régime.

Source : http://www.roozonline.com/english/news/newsitem/article/2010/june/30//58-percent-depressed-400-thousand-addicts-14-percent-unemployed.html



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