vendredi 10 juillet 2009

Revue de Presse: 18 Tir 1388

Magnifique récit de la journée héroïque du 18 Tir dans le New York Times:

Des milliers d'iraniens sont descendus dans les rues de Téhéran et ont défié le pouvoir malgré la forte menace de répression annoncée par les autorités. Les voitures étaient à l'arrêt pour bloquer les rues et klaxonnaient en signe de solidarité avec les manifestants. "Dites au monde ce qui se passe ici. C'est notre Révolution! Nous n'abandonnerons pas. Nous voulons la démocratie", lance un manifestant, étudiant de 26 ans. Un autre témoin: les manifestants étaient trop nombreux pour être contenus. Les policiers anti-émeute courraient dans tous le sens sur l'Avenue Fatemi, frappant les manifestants, qui se dispersaient mais qui revenaient tout de suite après. Des scènes comme celle-là ont été rapportés de beaucoup d'autres endroits. Mais les heurts les plus importants ont eu lieu près de l'Université de Téhéran et sur la Place de la Révolution. La police a fait usage de gaz lacrymogène à de très nombreuses reprises, comme dans le Parc Laleh. A la tombée de la nuit, les heurts sont devenus plus importants. L'air devenu suffocant par une accumulation de fumée, de gaz lacrymogène. Les forces de l'ordre (Police et Basij couraient dans tous les sens. Il y avait comme un sens de mission à accomplir et d'unité chez les manifestants en réponse à la réponse brutale du gouvernement. Une femme de 55 ans: "C'est ça l'Iran, Nous sommes tous ensemble!". Les forces de sécurité n'ont pas ouvert le feu sur les manifestants d'après les témoins. Beaucoup de gens levaient leurs mains avec le signe V de la Victoire. La foule est restée calme dans l'ensemble et a essayé de stopper les miliciens qui voulaient frapper les manifestants. Il y avait, comme depuis le début de cette révolte, beaucoup de femmes dans les rures. Des milliers de manifestants ont voulu montrer leur solidarité et défiance. "Nous ne voulons pas la guerre. Nous voulons juste des libertés!", dit un homme de 27 ans.




Le Washington Post consacre aussi un très bon papier aux manifestations d'hier dans son édition du 10 Juillet:

Deux femmes ont demandé aux forces de l'ordre, en se moquant, s'il était déjà 17h (l'heure annoncée pour le début de la manifestation). "Oh, il reste encore 20 minutes", dit l'une d'elles en riant, "Il vous reste encore du temps pour partir".

Mais l'ambiance a rapidement changé quand des personnels de sécurité habillés en civil ont commencé à trainer certains manifestants dans des vans avec des vitres teintées. "Une fille commença à crier et trois hommes se sont mis à la frapper fortement avec des bâtons. Elle était sur le sol, insultait ses agresseurs, les appelant "ordures", un témoin rapporte. Quand des groupes de manifestants ont commencé à crier contre les hommes pour les arrêter, un jeune officiel barbu habillé en civil a couru rapidement dans leur direction, brandissant un revolver et en tirant en l'air. Tout le monde s'est alors dispersé dans les rues voisines.

Sur la Place Ferdowsi, les membres de Basij qui étaient clairement des adolescents, s'étaient positionnés épaules contre épaules, formant un très grand cercle, portant des habits et des casques qui étaient visiblement trop grands pour eux et armés de bâtons.

Les forces de sécurité ont réussi à éviter un grand rassemblement des manifestants en faisant usage de gaz lacrymogène et en tirant en l'air.

Dans une rue du Centre de Téhéran, un étudiant nommé Hadi a rapporté que des policiers ont attaqué un groupe d'individus. Les manifestants se sont dispersés mais ont été bloqués par des Basijis. Alors, au lieu de s'enfuir, la foule a attaqué les Basijis, en essayant de les frapper!"


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